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finesse un peu molle : peu d’artistes ont mieux peint les moutons. Ses tableaux lui valurent à l’exposition de Paris, en 1799, le 1er prix de paysage. Napoléon Ier lui accorda une médaille d’or en 1808, et, depuis, l’impératrice Joséphine lui acheta tous les ans un tableau. C’est le seul peintre supérieur que la Belgique ait produit pendant le xvme siècle. A. M.
OMMERAPOURA. V. Umer apura.
OMM1ADES, dynastie arabe, prit son nom d’un membre de la tribu des Koraïchites, Ommiah ou Ommeyya, aïeul d’Abou-Sofyân, père de Moawiah qui la fonda en 661, à la mort d’Ali. Abou-Sofyân était chef du temple de la Mecque, avant l’islamisme. Ses descendants, qui se regardaient comme les vrais souverains de la Mecque , n’avaient adopté l’islamisme que dans l’espoir d’exercer un jour le pouvoir. Pendant 30 ans, les Ommiades cachèrent leurs desseins. Cette dynastie, dont le siège était à Damas, régna 89 ans, jusqu’en 750. Pendant cette période, l'empire des Arabes s’étendit depuis les Indes jusqu’en Espagne, où cette dynastie se perpétua depuis 756 avec Abdérame sous le nom de califat de Cordoue, après avoir été détrônée en Orient par les Abbassides. Cet empire nouveau s’éteignit en 1031. On compte 14 califes de cette famille (V. Califes). D.
OMMIAH. Ommiades.
OMNIBUS , grande voiture publique de transport en commun. On en attribue l’invention à Pascal , qui imagina aussi le nom, signifiant « à tous » ou » pour tous ». Il y eut, en 1672, un certain nombre de ces carrosses dans Paris; on payait 6 sous par place. L’entreprise dura peu d’années. Cette idée fut reprise en 1828 à Paris : on en établit sur les boulevards 2 lignes, partant de la Porte- SMVlartin, l’une allant à la place de la Bastille, et l’autre à la Madeleine. Le prix de la place était de 25 c., et, peu après, fut porté à 30 c. A chaque départ, une fanfare de trompettes, jouée par un orgue placé aux pieds du cocher, et qu’il mettait en mouvement par une pédale, avertissait les passants et appelait les voyageurs. Ces voitures eurent d’abord peu de succès ; cependant on en établit encore dans beaucoup d’autres directions, le public y prit goût , et l’omnibus est auj. un véhicule dont la population se passerait difficilement. Il y a maintenant (1868) à Paris 32 lignes, desservies par 550 voitures longues, à 2 chevaux, sillonnant la ville d’un bout à l’autre, dans tous les sens ; elles transportent annnellement 9 1 millions de voyageurs. En 1855, on les a réunies toutes sous une seule administration dite Compagnie générale des Omnibus. Chaque voiture contint d’abord 16 ou 17 places ; en 1854 on en établit à 14 places d’intérieur, et 10 à découvert î sur l’impériale, au prix de 15 cent.; en 1857 tous les omnibus furent ainsi disposés. Les grandes villes de France et les capitales de l’Europe ont adopté les Omnibus.
OMULuNE, riv. de la Russie d’Asie (Sibérie), naît dans les monts Stanovoï, et se jette dans la Kolima, rive dr. Cours de 900 kil.
OMON1, ch.-I. de cant. (Ardennes), arr. et à 22 kil. S. de Mézières; 437 hab. Restes d'un vieux château.
OMOPHAGIES, fêtes de Bacchus à Chio et à Ténédos. On lui sacrifiait un homme, dont on déchirait les membres les uns après les autres.
OMOKCA, déesse ehaldéenne, femme de Baal, coexistait avec lui dans 1 éternité. Lors de la création, elle fut coupée en deux par son époux; de sa tête naquit la race humaine ; la partie supérieure du corps forma le ciel et 1 inférieure fut la terre.
OMPHALE, reine de Lydie, conserva le trône après la mort de 1 molus, son époux, acheta Hercule, que Mercure vendait en punition des massacres dont il s'était souillé, le condamna à filer à ses pieds, puis, s’étant éprise de lui , en eut Agélaiis ou Lamus. Une dynastie de rois lydiens prit le nom d’Héraclides. Une autre tradition, dit q'u’Her-
CUnvioV"i'--Volontairement resclllve d’Omphale. O.MRAL’1'1, v. de l’Hindoustan (Bérar|, à 160 kilom. nvrci? de «"«P°up- Comm. de coton avec le Bengale, r i ' ,v* foite <le la Russie d’Asie (Sibérie occid ); ch.-l. du district d’Omsk, à 480 kil. S.-E. de Tobolsk, sui a i ive dr. de 1 Irtisch ; 16,275 hab. Là commençait la ligne l|'o’ :,v?lnt ,a soumission des Kirghis-Kaizaks, détendait 1 Empire russe contre ce peuple. Entrepôt de vivres pour 1 armée, école d’agriculture. — La province IV? a fte remlllacée, en 1838 par le district d’Omsk, J ' ,?Àme 1;l partie S.-E. du gvt de Tobolsk, est arrosée par I Um et 1 Irtisch, et bornée par les districts de Tara ?Uj\” ,d 1«l"“ *1 des Kirghis de Sibérie au S., et par ii c'f Tomskà 1 O. Superf., 100,520 kil. carr.; 86,937 nao. bol plat. Mines de cuivre et de plomb. C. P.
ON , nom égyptien d’HÉLiorouis.
ONAGRE , Or.ager , machine militaire de siège ou da campagne, chez les anc. Romains. C’était à peu près la même que la catapulte ( V. ce mA)\ elle servait pour lancer des pierres ou des flèches. L’Onagre se plaçait sur un char à bœufs, et servait surtout à la défense du camp. 11 y en avait une par cohorte. On l’appelait aussi Scorpion.
ONATE , v. d’Espagne (Guipuzcoa ), à 45 kil. E.-S.-E. de Bilbao. Pop. de la commune : 5,990 hab. Belle église collégiale. Il y eut jadis une université, réunie à celle de Valladolid en 1842. Usines à fer; fabr. de draps et tissus de lin. Sources minérales et mines de fer aux environs.
ONCE, Uncia , 12e de la livre romaine, et valant 27 grammes 19 centigr. Les anc. Romains appelaient aussi once la 12e partie d’un tout dans les monnaies, dans les mesures, dans les comptes d’argent, etc. — Once, ancien poids français, en usage avant l’établissement du système métrique ; c’était le 16e de la livre. Son poids équivaut à 3 décagr. 125 centigr. — Monnaie d’or du royaume de Naples, valant 12 fr. 99 c., et en Sicile, 13 f.\ 75 c.
ÔNCÉE, v. d’Arcadie, sur les bords du Ladon. Apollon y avait un temple.
ONCHESTE, Onchestus, anc. v. de Grèce (Béotie), au S.-E. d’Haliarte, près du lac Copaïs. Fondée, disait-on, par Neptune, elle fut le siège d’une amphictyonie. Du temps de Pausanias, elle était déjà en ruines.
ONCIALE (Ecriture). V. Ecriture.
ONDA , Oronda, v. d’Espagne (Valence), prov. et à 18 kil. O. de Castellon-de-la-Plana, défendue par un château-fort. Pop. de la commune : 5,230 hab.
ONDINS, ONDINES, génies qui habitent les profondeurs des lacs, des fleuves et de l’Océan.
ONEGA (lac), lac de la Russie d’Europe (Olonetz), au N.-E. du Ladoga ; 12,000 kil. carr.; 200 kil. sur 60 à 80: profondeur moyenne de 10 à 15 mèt. Eaux limpides et poissonneuses. Navigation difficile, évitée par un canal latéral à la rive S. 11 communique au Ladoga par la Svir, et reçoit encore la Vitegra et la Chouia.
onéga, fleuve de la Russie d’Europe (Olonetz), a sa source au lac Latcha, coule au N.-E., puis au N.- O., à travers les gouv. d’Olonetz et d’Arkhangel , et tombe dans un golfe de la mer Blanche, dit golfe d’Onéga. Navigable par les grandes eaux. Cours de 500 kil.
onega, v. de la Russie d’Europe, sur la riv. Onéga, dans le gvt et à 238 kil. S. -O. d’Arkhangel; 1,800 hab. Port de pêche.
ONEGLIA,nom italien d’ONEiLLE.
ONEIDA , lac des Etats-Unis ( New- York), communique avec l’Ontario par l’Oswego ; 40 kil. sur 10. Il tire son nom de la tribu des Oneidas, appartenant au groupe des Iroquois.
O’NEIL ou O’NIAL, roi d’Irlande, 379-402, régna sut la Momonie , se joignit aux Pietés et aux Scots pour expulser les Romains de la Bretagne, porta ses armes jusqu’au détroit de Gaule, passa même en Armorique en 388, fit la guerre, à son retour, contre Eocha, roi de Lagénie, et fut assassiné par lui. Ses descendants régnèrent pendant 500 ans. Il en existait un encore au xvie siècle ; il excita une révolte contre Elisabeth, reine d’Angleterre, et se maintint pendant 7 ans.
ONE1LLE, en italien Orlfglia, v. forte du roy. d'Italie, prov. et à 5 kil. N. -O. de Porto-Maurizio ; port sur le golfe de Gênes; 6,439 hab. Ch-I. du canton de son nom. Bombardé par l’amiral français Truguet en 1792. Le général Bonaparte y vint prendre le commandement de l'armée d’Italie, en l'96. Patrie d’André Doria. L’ancienne principauté d’Oneille forme auj. l’arrondissement de Porto- Maurizio. Sol montagneux; marbre, pierre à chaux. Peu de céréales ; élève de bestiaux. Excellente huile.
ONESICRITE , historien grec, né à Egine, disciple de Diogène le Cynique, accompagna Alexandre le Grand en Asie comme commandant des trirèmes, et composa une Histoire de l’expédition, calquée sur le plan de la Cyropédi. de Xénophon. Cet ouvrage est perdu; mais Strabon, Elien et Pline, en ont tiré beaucoup de faits relatifs à la géographie et à l’histoire naturelle des Indes.
ONESIME (Saint), disciple de S* Paul, était d’abord esclave de Philémon, habitant de Colosses, et s’était enfui après l’avoir volé. Quand il se fut converti, S1 Paul écrivit pour lui à Philémon une lettre que nous avons, et le retint auprès de sa personne. Onésime subit le martyre en 95. Fête, le 16 février et le 10 avril.
ONESII , peuplade de la Gaule, habitait le territoire qu’occupe auj. Ozon (Hautes-Pyrénées).
ONFROI. V. Humfroi.
ONIAS, nom de quatre grands-prêtres des Juifs, Onias /«•