‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 233 sur 864 · ONS · texte numérisé non relu

ONS

OOT

gouverna les Hébreux de 321 à 300 av. J.-C., et son fils Simon le Juste lui succéda. Onias II , fils de Simon le Juste, régna de 241 à 229, et se signala par son avarice. Onias III, fils de Simon II, devint grand-prêtre en 199; calomnié auprès d’Antiochus Epipliane, il se rendit à Antioche pour se justifier. Pendant son séjour dans cette ville, sa dignité fut tour à tour vendue à ses frères Jason et Ménélaüs; enfin Antiochus ayant laissé provisoirement le gouvernement d’Antioche entre les mains d'Andronic, celui-ci livra Onias à l'ambition de Ménélaüs, 168. Onias IV, fils du précédent , ayant perdu tout espoir de recouvrer la dignité de son père, se rendit auprès du roi d’Egypte, Ptolémée Philométor, qui lui permit de bâtir un temple dans la préfecture d’Héliopolis. Ce temple s’appela Onion , du nom de son fondateur, 150. Philométor étant mort, sa veuve Cléopâtre implora le secours d’Onias contre Ptolémée Physcon , compétiteur de son fils pour le trône d'Egypte. Onias marcha sur Alexandrie, fut pris par Physcon , et livré au supplice. L — h.

ONION. V. Onias IV.

ONIROMANCIE, ONIROCRITIE et ONIROSCOPIE, divination par les songes.

ONKELÔS, rabbin que les uns prétendent avoir été disciple de Gamaliel et condisciple de S1 Paul, et que d’autres confondent avec Aquila, auteur d’une traduction grecque de l’Ancien-Testament et contemporain de l’empereur Adrien. On lui attribue le Targum , paraphrase chaldaique du Penlateuque, imprimé à Bologne en 1482.

ONNAING, vge (Nord), arr. et à 7 kil. N.-E. de Valenciennes ; 3,497 hab. Berceau de l’industrie de la chicorée-café en France; fabr. de sucre indigène.

ONOBRISATE3, peuple gaulois, que Danville place dans le Nébouzan ( Hles-Py rénées).

ONOCHONUS, riv. de Thessalie, affluent du Pénée à Larisse. La tradition rapporte qu’il fut mis à sec pour le passage de l’armée de Xerxès.

ONOD, brg de Hongrie (Borsod), à 16 kil. S.-S.-E. de Miskolcz, sur le Sajo ; 2,700 hab. Défaite des Hongrois par les Mongols en 1241.

ONOLD1NUM , nom latin d’ANSPACH.

ONOLSBACH. V. Anspach.

ONOMACR1TE, poète et devin d’Athènes au vie siècle av. J.-C., fut chassé par Hipparque, fils de Pisistrate. On le croit l’auteur des poésies attribuées à Orphée et à Musée. V. EichhofT, de Onomacrito Alheniensi commenlatio, Elberfeld, 1840.

ONOMANCIE ou ONOMATOMANCIE , divination par les noms. De deux personnes celle-là était la plus heureuse dans le nom de laquelle les lettres numérales, jointes ensemble, formaient la plus grande somme. Ou tirait encore des présages du nombre de voyelles comprises dans le nom.

ONOMARQUE , général des Phocidiens pendant la guerre Sacrée, partagea d’abord le commandement avec son frère Philomèle. Celui-ci ayant été tué, en 353 av. J.-C., il le venirea par la prise de Thronium, d’Amphissa, et de toute la Doride; mais il fut vaincu près de Plières par Philippe, roi de Macédoine, qui le fit attacher à un gibet.

ONONDAGA, v. des Etats-Unis (New-York), à 80 kil. O. d'Utica; 6,000 hab. Importantes salines, qui ont produit, en 1853, plus de 124 millions de kilog. de sel.

ONORE ou HANA1VAR, v. de l’Hindoustan anglais (Madras), près de la mer d’Oman, à 180 kil. de Mangalore. Jadis ch.-l. d’un petitEtat. AuxAnglais depuis 1799.

ONOSANDER, écrivain grec, que l’on croit contemporain de l’empereur Claude, est auteur d’un livre intitulé : la Science du chef d'armée, dans lequel il a recueilli néthodiquement les traditions sur l’expérience militaire des Romains. Son ouvrage a été publié par Camerarius, Nuremberg, 1595, in-8°, puis par Rigault, avec traduction latine, Paris, 1599, in-4°, et par Schwebel, avec trad. française de Zurlauben, Nuremb., 1762, in-fol., avec gravures représentant les armes et machines des Romains. Guischard a donné aussi une traduction française d'Onosander, dans ses Mémoires militaires sur les Itomains. L’empereur grec Léon et le maréchal de Saxe faisaient estime du traité d’Onosander.

ONSLOW (Georges), compositeur de musique, né à -Clermont-Ferrand en 1784, m. en 1852. Son père était d’une famille américaine, venue en Angleterre après la guerre des Etats-Unis; sa mère descendait du chroniqueur Brantôme. Envoyé à Londres pour y faire son éducation, il reçut les leçons de trois pianistes distingués, Ilullmandel, Dussek et Cramer. Uniquement occupé du talent de l’exécution, longtemps insensible aux œuvres mêmes de

Mozart, il sentit enfin le génie de la composition s’éveiller en lui à l’audition de l’opéra de Stralonice de Méhul. Il se fit l’élève de Reieha, puis s’adonna particulièrement à la musique instrumentale. Le genre de composition qui l’a illustré, est la musique de chambre. Trois fois il s’essaya au théâtre, et donna à l’Opéra-Comique l'Alcade de la Véga , 1824, le Colporteur , 1827, et le duc de Guise, 1837 ; mais de beaux chants, de pures harmonies, une orchestration à la fois brillante, élégante et ferme, ne suffirent pas pour donner à ces œuvres un succès durable. Onslow remplaça Cherubini à l’Institut, en 1842.

ONTARIO, lac de l’Amérique septentrionale, le plus oriental et le plus petit des 5 grands lacs, entre les Etats- Unis (New-York) au S. et le Canada au N., reçoit les eaux du lac Erié par le Niagara, et communique avec l’Atlantique par le Sl-Laurent, avec New-York par les canaux d’Oswego, d’Erié et d’Hudson; plus grande longueur, 289 kil.; largeur moyenne, 104 kil.; profondeur moyenne, 150 mèt.; niveau au-dessus de la mer, 80 mèt. Navigable pour les plus gros bâtiments. 11 n’est jamais entièrement envahi par les glaces. Houles et orages fréquents.

ontaiuo (Rrovince d’), nom du Haut-Canada dans la Confédération canadienne de 1867.

ONTENIENTE , v. d’Espagne, prov. et à 75 kil. S.-S.-O. de Valence; 11,000 hab. Palais des ducs d’Ahnodovar. Fabr. de draps, lainages, toiles. Moulins à farine et à huile; papeteries.

ONUBA, nom anc. d’huelva.

ONUPHIS, bœuf sacré de l’anc. Egypte, une des incarnations animales d’Osiris.

onuphis, anc. v. de la Basse-Egypte, ch.-l. du nome Onuphite , sur la branche Atarbéchite du Nil, au S. de Bouto.

ONYCHOMANCIE , divination par l’observation de l’ongle d’un enfant.

ONZAIN, vge (Loir-et-Cher), arr. et à 18 kil. S.- O. de Blois, sur le chemin de fer de Paris à Bordeaux; 968 hab. Ancien et beau château. ou

OO, vge (Haute-Garonne), arr. et à 52 kil. S.-S.-E. de St-Gaudens; 363 hab. Près de là sont le lac de Séculéjo , avec de magnifiques cascades , et un port ou passage des Pyrénées à 3,000 mèt. d’altitude.

OOMANCIE , divination par l’inspection des signes ou des figures qui paraissent dans les œufs.

OOST, c.-à-d. est, oriental, en hollandais : oost erwick, village oriental. t

oost (Jacques van), dit le Vieux , peintre, né à Bruges en 1600, m. en 1671 , alla étudier en Italie, et choisit pour modèle Annibal Carrache , dont il parvint à imiter fidèlement la manière. Mais Rubens et Van-Dyck lui ayant d’abord servi de guides, ses compositions témoignent de cette double influence. Il peignait de grandes toiles qui ne renferment que deux ou trois personnages : les accessoires occupent tout le reste. Ce procédé expéditif lui permettait, de multiplier ses œuvres. Une Descente de croix, dans l’église des Jésuites, à Bruges , et neuf tableaux dans l’abbaye de S^Trond , où sa fille avait pris le voile , sont au nombre des meilleurs. . At

oost ( Jacques van ) , dit le Jeune , peintre , ne à Bruges en 1637 , m. en 1713, voyagea quelque temps en France , puis en Italie, et passa presque toute sa vie à Lille. Il avait beaucoup étudié Van-Dyck, et s’était approprié la douceur de son coloris. Il dessinait bien , donnait une vive expression à ses figures, travaillait promptement, et accordait une grande place aux accessoires , afin d aller plus vite.

OOSTAKER, brg de Belgique (Flandre orientale), à 4 kil. N. de Gand; 5,000 hab. Distilleries, brasseries, fabr. de chocolat; foire aux chevaux.

OOSTERHOUT, v. du royaume de Hollande (Brabant septentrional ), à 10 kil. N.-N.-E. de Bréda; 6,500 hab.

Poterie , toiles , chaussures , laines.

OOSTERWYCK, vge du royaume de Hollande ( Brabant septentrional) , à 13 kil. S.- O. de Bois-le-Duc ; 1,700 hab. Toiles et lainages. . . , ,

OOSTERZEELE, brg de Belgique (Flandre orientale) , à 14 kil. S.-E. de Gand; 2,900 hab. Toiles, bétail.

OOSTNIEUWKERKE , brg de Belgique ( Flandre occidentale) , à 15 kil. N.-E. d’Ypres ; 2,400 hab. Cartes et

taOOSTROBETCE, brg de Belgique (Flandre occidentale), à 15 kil. N.-N -E. de Courtrai ; 4,082 hab. Dentelles,

t0 'oOTEGHEM , brg de Belgique (Flandre occidentale) ,

à 10 kil. E. de Courtrai ; 2,400 hab. Toiles.

OOTMARSUM, v. du royaume de Hollande (Overïssel) , à 65 kil. E. de Zwolle; 4,500 hab.

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