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OPH

OPO

OPALES, Opalin, fête d’Ops , épouse de Saturne , chez les Romains. Elle se célébrait tous les ans, le xiv des calendes de janvier (19 décembre On s’asseyait à terre pour invoquer Ops, et marquer ainsi qu’elle était elle-même la Terre, mère que devaient désirer les mortels.

OPÉRA , le plus pompeux spectacle de Paris , consacré à la représentation de tragédies ou drames lyriques et de ballets. Il est d'origine italienne, ainsi que son nom , qui signifie œuvre. En 1645, Mazarin fit venir d’Italie des chanteurs qui jouaient des opéras de leur pays. Un abbé Perrin eut l’idée , en 1659 , de donner des opéras français, et, 10 ans après, obtint nu privilège pour établir dans toute la France des Académies de Musique. 11 en ouvrit une à Paris , où l’on joua des opéras avec grand appareil de décorations et de machines. Lulli reçut du roi le privilège de l’abbé Perrin , en 1672 , et fonda véritablement l’opéra français , qui fut alors appelé Académie royale de Musique. Depuis ce temps , ce théâtre n’a cessé d'être protégé et soutenu par le gouvernement ou par la ville de Paris ; car bien qu’il ne donne que trois représentations par semaine, le spectacle est si dispendieux, que les recettes ne couvrent pas les dépenses. Pendant la Révolution, l’Académie royale de Musique fut appelée Opéra National , puis Théâtre de la République et des Arts ; en 1604 , Académie impériale de Musique, qui devint royale pendant la Restauration, et enfin, en 1654, simplement Opéra , nom que d’ailleurs l’usage n’avait cessé de lui donner. L’Académie de Musique débuta sur le théâtre du Petit-Bourbon, situé où est auj. la colonnade du Louvre ; en 1669, elle alla rue Mazarine, vis-à-vis la rue Guénégaud ; Lulli établit la sienne rue de Vaugirard, près du Luxembourg, puis, en 1673, daus 1 anc. salle des Comédiens français, joignant le Palais- Royal à l’E. , à peu près où est auj. la cour des Fontaines. Cette salle fut brûlée en 1763, réédifiée au même endroit, et brûlée une 2* fois en juin 1781. Alors on en éleva, en 75 jours, sur le boulevard Sl-Martin , une autre, qui existe encore sous le nom de théâtre de la Porte St-Martin. En 1794 , l’Upéra fut transféré rue de Richelieu , dans une salle qui occupait toute la place Louvois. Démolie en 1820, à la suite de l'assassinat du duc de Berri, le gouvernement fit élever, rue Le Pelletier, une salle provisoire qui fut ouverte le 15 août 1821 ; c’est la salle actuelle. Autrefois à l’Opéra, les changements de décorations dans une même pièce se faisaient à vue ; en 1831, le théâtre ayant été donné à l’entreprise, cet usage se perdit, et n’a pas été repris. Une salle définitive et monumentale s’élève auj. (186 1 , près du boulevard des Capucines, sur les plans de H. Charles Garnier, et sera finie dans peu d’années.

opéra -comique, théâtre où l’on joue des pièces mêlées de chant et de dialogue. Ce genre prit naissance en 1717, et fut un perfectionnement du théâtre de la Foire. 11 ob-

tint un succès qui excita la jalousie des grands théâtres: ils obtinrent sa fermeture eu 1745. En 1752, il fut rétabli, L'Opéra-Comique fut ainsi nommé de ce qu’on ne jouait, originairement, que des ouvrages d’un genre comique ei même bouffon, tandis que le Grand-Opéra jouait des pièces sérieuses. Pendant tout le xvme siècle, et le commencement du xixe, les opéras-comiques n’étaient que des pièces à ai jettes, comme nos vaudevilles, mais sur de la musique nouvelle ; ce n’est que de nos jours qu’ils ont acquis une véritable importance musicale. Ce spectacle sc produis t d’abord aux foires Sl-Germain et S'-Laurent; reuni à la Comédie italienne en 1762, il occupait la salle de la rue Mauconseil, et fut transféré, en 178.J, à la salle Favart. Une 2e troupe d’opéra-comique s’établit rue Feydeau en 1791, mais en 1800 les deux troupes se réunirent, et occupèrent la salle leydeau jusqu’en 1820, époque où elle fut démolie pour ouvrir la rue de la Bourse; de là il alla a la salle \entadour, puis au théâtre de la place de la Bourse; enfin, en 1840, il revint à l’anc. salle Favart, où il est maintenant.

Ol’HELTE. V. H ypsipyt.e.

O PH I OMANC1E, divination par les serpents, qui consistait a tirer des préages de leurs mouvements divers.

OI’lllR, contrée de l'Orient, où les flottes de Salomon allaient chercher de l’or. C’est, selon les uns, la côte de Sofal.i en Afrique; selon les antres, le littoral de l’Arabie Heureuse, ou la région de l’Inde.

opnm^niont volcanique de l’ile de Sumatra, nommé par

m , l"eiS Gounon9fasaman i 4,200 mèt. de hauteur. - mont de la presqu île de Malacca , au N. de la ville de

Ol H1LSA nom anc. de l’ile Fomentera , ainsi appel

OPICONS1YES , Opiconsivœ , fête d’Ops-Consiva, ainsi surnommée chez les Romains , parce qu’à l’époque où elle revenait, le vm des calendes d’octobre (25 août), on j commençait diverses semailles.

1 OPIE I John), l'un des meilleurs peintres de l’école anglaise, né dans le comté de Cornouailles en 1761, m. en 1807, était fils d’un charpentier. Sa rudesse et son défaut I d’éducation eurent une grande influence sur les sujets et le caractère de ses tableaux, et l’empêchèrent de réussir dans le grand monde à Londres. On admire surtout son coloris, la vérité et la perfection de son exécution. On cite de lui : le Meurtre de Rizzio, la Mort de Jacques Ier, la Mort de Saphira.

OPIMES (Dépouilles), Spolia opima; c’était, chez les anc. Romains, l’armure du chef d’une armée ennemie qu’un général romain avait tué de sa propre main. Il la rapportait arrangée en trophée, et la consacrait à Rome, dans le temple de Jupiter-Férétrien ; on l’appelait Opime, parce que c’était la plus belle, la plus riche des dépouilles. Les dépouilles opimes ne furent remportées que 3 fois : par Romulus , sur Acron , roi des Céniniens; par Cornélius Cossus, sur Lars Tolumnius, roi des Véiens; et par Marcellus, sur Viriilomar, chef des Gésates.

OPIMIUS (Lucius), consul romain l’an 632 de Rome, 121 av. J.-C., entreprit d’abolir les lois des Gracques, saisit le prétexte du meurtre d’un licteur pour se faire investir par le sénat de pouvoirs illimités, cita Caïus Gracchus à comparaître devant son tribunal, mit sa tête à prix, tailla en pièces ses partisans sur le mont Aventin, et, quand le tribun se fut donné la mort, éleva un temple à la Concorde. Plus tard, envoyé en Afrique contre Jugurtha, il se laissa corrompre par l’or de ce prince, fut condamné à i’exil, et mourut dans la misère à Dyrrachium. Sous son consulat, on récolta d’excellent vin de Falerne, dont on avait encore du temps d’Auguste et même de Trajan, et que les gourmets appelaient vin du vieux consul.

OPIQUES. V. Osques.

OP1S, un des noms de la Diane Taurique, à laquelle les Scythes sacrifiaient des victimes humaines.

OPITERGIUM, nom latin d’ODERZo.

OPITZ (Martin), en latin Opitius, poëte allemand, né en 1597 à Bunzlau (Silésie), m. de la peste à Dantzick en 1639, voyagea beaucoup en Allemagne, enseigna les humanités à Weissenburg (Transylvanie), vint à Paris en 1630, se lia avec Grotius, et obtint la place de secrétaire et d’historiographe du roi de Pologne. Les Allemands l’ont appelé le Père et le Restaurateur de leur poésie : il a, en effet, exercé une grande influence sur la langue, par ses préceptes, par l’indication des ressources qu’elle contenait, par l’usage qu'il en fit lui-même. Il est le chef d’une école entre les Meistersængers et l’école de Gottsched. Il a cultivé tous les genres de littérature, principalement la poésie didactique. La meilleure édition de ses Œuvres complètes a paru à Breslau, 1690, 3 vol. in-H».

opitz (Henri), théologien et orientaliste, né ên 1642 à Altenbourg (Misnie), m. en 1712 à Kiel, où il enseignait l’hébreu et la théologie, a laissé : Salellilium Davidis et Salomonis, Iéna, 1672, et 1684, in-4°; Grœcismus fucilitati suœ reslitutus methodonovâ, Leips., 1687, 1697,in-4°; Instilutiones accenluationis hebrœœ, Iéna, 1674, in-4°; Atrium linquœ sanctœ, Hambourg, 1671, in-4°; Lericon hebrœo-chaldœobiblicum, Leipz , 1692, in-4°; Synopsis linquœ chaldaïcœ, Iéna, 1674, in-4°; Biblia hebraica, Kiel, 1709, 2 vol. in-4°, édition très-estimée ; Novum Teslamenlum syriacum cutn versione latind, Hambourg, 1694, in-8° ; Theoloyia exeejetica , Kiel, 1704, in-fol.

OPI.1TE ou OPLITODROME, athlète qui, dans certains jeux de la Grèce, disputait le prix de la course à pied , et courait coiffé d’un casque, chaussé de bottines militaires, et un bouclier au bras. Les Oplites figuraient dans les jeux Néméens; plus tard, ils furent admis aux jeux Olympiques, Pythiques, et Isthmiques. Leur nom signifiait coureur armé.

OPLITES, soldats pesamment armés , chez les anc. Grecs; ils avaient pour armes défensives un casque, une cuirasse, un bouclier rond, et des bottines garnies de fer; pour armes offensives , une longue pique et une épée. Chaque oplite Athénien avait un valet pour porter ses armes et ses vivres ; on le renvoyait aux bagages au moment de l’action.

OPOCZNO, v. de Pologne (gouvernement et à 66 kil. O. de Radom), au confluent de la Drzewioa et de la Weglanka; 4,110 hab. Forges, mercerie.

O PONTE, Opus, auj. Bodonitza ou Atalanti, v. de Pane. Locride, à l’E., près de l’Euripe, capit. des Locriens Opontiens. Patrie de Patrocle. Ajax, fils d'Oilée, y régna.

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