‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 235 sur 864 · OPP · texte numérisé non relu

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OPORIN (Jean), savant imprimeur, qui changea en grec son nom allemand de Herbst ( automne) , né à Bâle en 1507, m. en 1568, fit ses études à Strasbourg, fut correcteur d’épreuves chez Froben, devint directeur du gymnase de Bâle, renonça à cette place pour étudier la médecine sous Paracelse, occupa plus tard la chaire de langue grecque à l’université de Bâle, et finit par établir, avec Robert Winter, son parent, une imprimerie qui obtint bientôt une grande célébrité. Outre de bonnes éditions d’auteurs classiques, il donna des Notes estimées sur Solin, Pline, et Plutarque.

OPORTO, v. de Portugal. V. Pokto.

OPOTSCHNA, v. de Bohème, à 15 kil. E.-N.-E. de Koniggrâtz; 1,450 hab. Château, parc et haras des princes de Colloredo-Mansfeld.

OPPA, riv. d’Allemagne, sépare la Silésie prussienne de la Moravie, et se jette dans l’Oder. Cours de 90 kil.

OPPÈDE (Jean Maynier, baron d’ ) , né à Aix en 1495, m. en 1558, conseiller, puis 1er président au parlement de sa ville natale, s’est acquis une triste célébrité par les rigueurs qu’il exerça envers les Vaudois. Il provoqua la mise à exécution de l’arrêt qu’il avait rendu, en 1544, contre ces sectaires, et procéda au massacre des habitants de Cabrières et de Mérindol, 1545, avec une cruauté qu’animait, dit-on, son ressentiment contre la comtesse de Cental, protectrice des Vaudois, et qui lui avait refusé sa main. Des plaintes furent portées à la cour ; d’Oppède y parut pour se défendre, mais François Ier refusa de le recevoir. Accusé de nouveau, sous Henri II, devant le parlement de Paris, 1550, il fut acquitté, et reprit ses fonctions. On a de lui une traduction en vers français des Triomphes de Pétrarque, 1538, in-8°. B.

OPPELN, en polonais Oppolie, v. des Etats prussiens (Silésie), eh.-l. de régence, sur la rive dr. de l’Oder, à 80 kil. S.-E. de Breslau, 420 kil. S.-E. de Berlin; 7,000 liab. Hôtel du gouvernement, hôtel-de-ville , gymnase catholique, institution de sages-femmes, trois hôpitaux. L'église de S^Adalbert, érigée en 995 par l'évêque de Gnesne, est regardée comme la pins ancienne église chrétienne de la Silésie supérieure. Belles promenades dans les environs. Commerce très-actif de vins, bestiaux, produits minéraux. Tanneries, poterie. Oppeln fut autrefois la capitale de la principauté souveraine de ce nom, et, depuis 1200, la résidence des ducs de la Silésie supérieure de la maison des Piast. Dévasté en 1260 par les Tartares, il passa, en 1532, sous la domination de l’Autriche, jusqu’à ce qu’il fut incorporée par Frédéric II, en 1742, avec le reste de la Silésie, a la monarchie prussienne. — La régence d’Oppeln est bornée au N. par celle de Breslau et le grand-duché de Posen . à l’E. par le royaume de Pologne, au S. par la Moravie, à l’ü. par la Bohême; 13,122 kil. carr.; 1,077,663 hab. .■sol montagneux, riche en mines de ter et de zinc. Divisé en 16 cercles. E. S.

OPPENHEIM, Bonconica, v. de la Hesse-Darmstadt, sur la rive g. du Rhin, à 17 kil. S. de Mayence; 2,500 hab. Belle église gothique dè Sle-Catherine, contenant les tombeaux de la famille Dalherg; ruines du château impérial de Landskron, bâti par Lothaire II, et détruit par les Français en 1689. Pont de bateaux. Vins renommés. Forteresse romaine du Ier siècle av. J.-C., ville impériale en 1079, elle fut brûlée en 1689 par les Français, qui la prirent encore en 1792 et 1794.

OPPENORD (Gilles-Marie), architecte, né à Paris en 1672, m. en 1742, élève de J.-H. Mansart, construisit le portail du midi de l’église Sl-Sulpice de Paris, et eut la réputation d’un grand décorateur. Il fit beaucoup de travaux de ce genre au Palais-Royal et dans divers hôtels, montra partout un goût bizarre et maniéré, et contribua à la décadence de l’architecture.

OPPIDO, ane. Mamertum, v. du royaume d’Italie, dans la provime (t a 44 kil. N.-E. de Keggio; 6,211 hab. Evêché. Ruinée par un tremblement de terre en 1783.

o r pi i>i >. Opinum, brg du royaume d’Italie, province et à 22 kil. N.-r.. de Potenza; 3,537 hab.

OPPIDOI.O, v. du royaume d’Italie, ch.-l. de l’ile Pantellaria, prov. de Trapani; 3,500 hab.

UPPll.N , poète grec du n« siècle de l’ère chrétienne , né a Goryce (Cilicie), accompagna dans l'exil son père qui n avait pas voulu reconnaître Septime-Sévère , alla plus tar<l a Rome, sut plaire à Marc-Aurèle, et fut enlevé par une maladie contagieuse, à peine âgé de 30 ans II est auteur <1 un poème didactique sur la pêche marine ( Halitu ftca) : scs peintures sont bien coloriées, de bon goût, fidele-. , en égard à son temps, et exécutées avec âme, avec un sentiment qui se communique au lecteur et soutient intérêt. Un second poème, sur la chasse aux bêtes sauvages (Cynegtlica), de beaucoup inférieur, parait avoir

été composé sous Caracalla et à l’imitation du précédent par un autre poëte. On les réunit cependant. La meilleure édition est celle de Schneider, Strasbourg, 1776, in-8°. Les Halieutique': , ont été traduites en français par Limes, 1817^ in-8°; les Cynégétiques, par Florent Chrestien, Paris, 1575, in-4°; par Fermât, Paris, 1690, in-12 ; et par Belin de Ballu, Paris, 1787, in-8°. V. H. Martin, Etudes sur la vie et les OEuvres d'Oppien de Cilicie, Paris, 1863, in-8°.

OPP1US (Caïus), tribun du peuple, fit rendre, l’an 538 de Rome, 215 av. J.-C. , au milieu de la 2e guerre punique , une loi qui défendait aux femmes de porter dans leur parure plus d'une demi-once d’or (13 gramm. 1/2 environ ). Les dames romaines, en 556, envahirent le Forum; malgré Caton , et grâce au tribun Valéri us , elles obtinrent l’abolition de cette loi.

oppius ( Caïus) , lieutenant et ami de César, est regardé comme l’auteur des Guerres d1 Alexandrie , d'Afrique et d'Espagne , imprimées à la suite des Commentaires de César; d’autres les attribuent à César lui-même ou à Hirtius.

OPPOLIE. V. Oppeln.

OPPORTUNE ( Sainte) , abbesse du monastère de Montreuil, prés de Séez, m. en 770. Fête, le 22 avril.

OPS , déesse italique de la fécondité, de la production, des richesses , que les mythologues latins disaient femme de Saturne , et identifiaient avec Rhéa , Cybèle et la Terre. Au mois d’avril , on lui immolait une vache pleine et une truie. V. Opales.

OPSLŒ, ane. v. de Norvège, fondée près de Christiania, en 1058, par le roi Harold Haardraade, qui succomba à Stamford contre Harold , le dernier des rois saxons d’Angleterre. Elle devint , après l’union avec le Danemark , la capitale du royaume. Elle fut entièrement détruite par un incendie en 1624 , et Christian IV fit construire alors près de là la ville de Christiania. A. G.

OPSOPŒUS (Vincent) , philologue et poëte latin, né enFranconie vers la fin du XVe siècle, m. en 1540, tint une école à Anspach pour l’enseignement des langues anciennes. Il a laissé : Castigationes — in Vemoslhenis oraliones, Nuremberg, 1534, in-4° ; de Arte bibendi libri ni , poëme, ibid. , 1536, in-4° ; Annotaliones in iv lib. grœcor. epigrammatum , Bâle , 1540 , in-8°. On lui doit les premières éditions de l’olybe , de Diodore de Sicile , des Lettres de S1 Basile et de S1 Grégoire de Nazianze. C. N.

opsopœüs (Jean) , médecin allemand , ne à Bretten en 1556 , m. à Heidelberg en 1596, a édité Hippocrate, avec des Remarques , et les Oracles sibyllins. On a aussi de lui des Notessnr Frontin, Macrobe et Sénèque le Philosophe. C. N.

OPTAT (Saint), Optatus , évêque de Milève en Numidie dans le ive siècle, combattit l’erreur des Donatistes. Il reste de lui : de Scliismate Donatislarum , Paris, 1700, in- fol. S‘ Augustin parle de S‘ Optât comme d’un des prélats les plus savants et les plus illustres de son temps. Fête , le 4 juin.

OPTA TIEN ( Publius-Porphyrius-Optatianus), poëte latin, contemporain de Constantin le Grand, a laissé un Panégyrique en vers de ce prince, publié dans les Potmata vetera de Pithou, Paris, 1590, et séparément par Welser, Augsbourg, 1595, in-fol. C’est une collection de vers contournés , tourmentés de toutes les façons , de manière à les accourcir ou à les allonger à propos , pour leur faire figurer des autels , des orgues , etc.

OPTIO, aide donné par les tribuns militaires à un centurion, chez les anc. Romains, et qui le remplaçait quand il était malade. — Préposé, lieutenant, ou aide, dans une foule de services militaires ou civils , sous le Bas- Empire.

CRUS. V. Oponte.

OR, riv. de la Russie d’Europe (Orenbourg) , naît dans le pays des Kirghiz, coule au N. , puis à l’E. , et se jette dans l’Oural. Cours de 120 kil.

OR (Côte d'). V. côte d’or.

or (Mont il’), y. dore (Mont).

OR CORONAIRE, Aurum coronarium , couronnes d’or offertes par les villes alliées du peuple romain , et quelquefois aussi par les légions, à un général qui devait triompher. Ces couronnes étaient fort nombreuses et fort pesantes, et souvent on les comptait par centaines. Le triomphateur les faisait porter immédiatement devant son char. On appelait aussi Or coronaire une grosse contribution que les généraux vainqueurs levaient dans les pays conquis, pour payer les frais de leur triomphe futur. Sous les empereurs, les colonies et les municipes même de l’Italie , offraient un or coronaire au chef de l'empire quand il devait triompher. C. D — y.

ORACLES. Les païens nommaient ainsi l’expression de la volonté des dieux , interprétée par des prêtres ou des

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prêtresses que l’on interrogeait soit sur l’avenir, soit sur la signification d’un événement ou d’un phénomène accompli. On appelait aussi Oracles , les lieux où se donnaient les consultations de ce genre. Aucune affaire punlique un peu importante ne se décidait sans qu’on eût consulté les oracles, et leur réponse dictait la décision à prendre. Il y avait des oracles régulièrement établis dans certains temples; on cite, parmi les plus célèbres , ceux d’Apollon à Delphes, à Claros, à Héliopolis, à Patara ; de Jupiter, à Dodone, Olympie, Ammon , et en Crète; de Mars, dans la Thrace; de Mercure, à Patras ; d’Esculape, à Epidaure; de Minerve , à Mycènes; d’Hercule, à Athènes; de Pan, dans l’Arcadie; de Sérapis , à Alexandrie; du héros Trophonius, en Grèce, etc. Toutes les divinités, suivant l’habileté des prêtres et la crédulité des peuples, rendaient des oracles; car on les consultait pour les affaires privées bien plus souvent encore que pour les affaires publiques. Leur crédit général était grand dans ces religions païennes qui reposaient sur le culte de la nature , et où les éléments étaient divinisés. En Italie , les oracles étrusques furent célèbres dès la plus haute antiquité , et gardèrent leur crédit pendant bien des siècles. Il y eut aussi ceux d’Antium, de Préneste , et surtout, pour les affaires publiques, à Rome, les fameux oracles sibyllins ( V . Sibyllins |. Les oracles se rendaient en termes obscurs et ambigus , de sorte que les prêtres pouvaient toujours les adapter à l’événement accompli , quelle qu’ait été son issue. Cette facilité diminua beaucoup à mesure que les peuples s’éclairèrent; l’incrédulité descendit des hautes classes aux classes moyennes, puis vint le christianisme, qui acheva de ruiner ces vaines divinations. Sur les oracles dans l'antiquité, V. Arusrices, Aruspicine, Augures, Auspices, Devins, Pythie, - Quindécemvirs, Songes, Sorts, Sibylles, Trophonius. — Il y eut aussi des oracles dans toutes les religions idolâtres de l’Inde et du Nord : dans les Gaules, la Germanie, la Scandinavie, l’Islande, etc.

ORADOUR-SUR-VA YRES , ch.-l. de cant. (Haute- Vienne], arr. et à 12 kil. S.-S.-E. de Rochechouart ; 429 hab. Grande exploitation de marne; fabr. de blanc d’Espagne. Gants de peau d’agneau.

ORAISON (Ile). V. Caen. ,

ORAN, v. forte d’Algérie, ch.-l. de la prov. et d’une division militaire de son nom, à 365 kil. S.-O. d’Alger, sur la Méditerranée, au fond de la baie d’Oran, que limitent les caps Falcon et Ferrât; par 35° 42' 40" lat. N., et 2° 59' 39" long. O ; 30,529 hab. en 1861, dont8,3l2 Français, 14,079 étrangers, 7,305 indigènes. Préfecture. Tribunaux de P' instance et de commerce. Collège, école libre. Petit port de commerce, créé en 1857, avec quais et magasins; les gros bâtiments s’arrêtent à Mers-el-Kébir. — Oran fut fondé par des Maures chassés d’Espagne, sur l’emplacem. de Kouiza et Gilua de Ptolémée. Les Espagnols en furent maîtres de 1505 à 1791 , et y firent de magnifiques travaux de défense et d’embellissement , qui avaient valu à Oran le surnom de petite ville royale. Les Français l’ont occupée en 1831. B.

oran (Province, département et division d’). La prov. d’Oran est située entre le Maroc à 10., dont la sépare l’Oued-Kis vers la mer, la Méditerranée au N., la prov. d’Alger, depuis le cap Aghmiss à l’E., et le Sahara au S. Superf , 20,500,000 hect. Elle est arrosée par la Tafna, le Sig, le Cheliff inférieur, le Nemours, le Metlili, etc. Vallées fertiles dans le lell; terrains salifères propres â la culture du coton; forêts considérables. Popul. en 1861, 99,371 hab , dont 27,722 Français, 29,877 musulmans, et le reste étrangers européens. — Le département d’Oran, comprenant l’ensemble de tous les territoires civils répandus dans la province, et augmenté en 1858, comprend une préfecture, Oran; 3 sous-préfect., Mostaganem, Mascara, Tlemcen : 2 commissariats civils, Sl-Denis-du-Sig, Nemours. — La division militaire, comprenant tout ce qui est placé dans la province eu dehors des territoires civils, se partage en 5 subdivisions, Ornn, Mostai/anem , Sidi-bd- Abbés, Mascara Tlemcen , et les subdiv. en 10 cercles. C. P. ’

jORANGE, Arausio , s.-préf. (Vaucluse), à 30 kil. N. d’Avignon, près de la rive droite de TAigues; 6,391 hab. Trib. de 1" instance, collège, bibliothèque. Filatures de soie, de coton, moulins à ouvrer la soie; scieries hydrau-’ liques, teintureries ; fabr. de mosaïques. Comra. de garance, truffes, safran, vins, eaux-de-vie, miel, laines, etc. Ruines d’un théâtre et d’un amphithéâtre romain ; bel arc de triomphe très-endommagé, élevé en l’honneur d’Auguste. — Située dans le pays des Cavares, et célèbre par une victoire des Teutons sur Manilius et Cépion, l’an 618 de Itome, 105 avant J-O., Orange reçut de César une

colonie romaine, fut prise successivement par les Wï’sigoths,les Bourguignons, et les Franlcs,et devint, au moyen âge, ch.-l. d’un comté, érigé plus tard en principauté. Elle souffrit beaucoup pendant les guerres de religion du xvie siècle, et fut cédée à la France en 1713.

orange (Principauté d’), anc. seigneurie enclavée dans le Comtat Venaissin, s’était formée au IXe ou xe siècle. Quatre maisons la possédèrent successivement ; 1° celle de Giraud d’Adhémar, éteinte en 1174, et à laquelle appartient Raimbaud, un des héros du Tasse; 2“ celle de Baux, 1185-1373; 3° celle de Châlons, éteinte en 1530; 4° celle de Nassau, 1530-1702. La possession de la principauté fut alors l’objet de contestations entre les Nassau-Dietz, le prince de Conti, et le roi de Prusse; mais elle fut cédée à Louis XIV par le traité d’Utrecht, en 1713. La maison de Nassau, qui règne en Hollande, n’en continue pas moins de donner le titre de prince d'Orange à l’héritier présomptif de la couronne.

orange (Philibert de Chalons, prince d’|, célèbre capitaine, né en 1502 au château de Nozeroy (Franche-Comté), m. en 1530, protesta vainement contre la suzeraineté que François Ier s’arrogeait sur la principauté d’Orange, et passa dans le parti de Charles-Quint, qui lui donna le comté de S' Pol Pris par les Français, 1525, il fut enfermé au château de Lusignan (Poitou), jusqu’au traité de Madrid. En 1527, il se trouvait au siège de Rome avec le connétable de Bourbon, auquel il succéda dans le commandement des Impériaux. Vice-roi deNaplesen 1528, il contraignit les Français à lever le siège de cette ville, et se déshonora par ses cruautés envers les barons napolitains qui avaient suivi le parti de la France. Envoyé en Toscane, il assiégeait Florence, quand il fut tué. B.

orange (Guillaume et Henri-Frédéric de Nassau, princes d’). V. Nassau.

orange, comté des Etats-Unis (Etat de New-York, auS.-E.); 50,000 hab.; v. princip. : Goshen, Newburg.

orange ou gariep, fleuve de l’Afrique australe (ilottentotie), formé de la réunion du Gariep septentrional ou fleuve Jaune, et du Gariep méridional ou fleuve Noir, coule â l’O. , arrose le pays des Namaquois, reçoit le Caledon, le Hoorn, l’Oup et le Visch, et se jette dans l’Océan Atlantique. Cours de 1,650 kil. Ses eaux, sujettes à des débordements périodiques, nourrissent beaucoup de crocodiles et d’hippopotames.

ORANGISTES , nom donné, en 1689, par les catholiques d’Irlande fidèles à Jacques II , roi d’Angleterre, aux protestants qui avaient reconnu Guillaume III. Il désigne encore auj. les membres du parti tory dans le parlement, qui combattent toute concession aux catholiques. — En Belgique, les Orangistes sont les partisans de la maison d’Oraage, qui a cessé d’y régner depuis 1830.

ORANIENBAUM , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 41 kil. S.-O. de Sl-Pétersbourg, sur le golfe de Kronstadt; 1,500 hab. Château impérial, école de Cadets, hôpital de marine.

ORANIENBURG, v. des Etats prussiens (Brandebourg), sur le Havel, à 28 kil. N. -O. de Berlin; 2,900 hab. Belle bibliothèque. Anc. château royal , transformé en fabr. de produits chimiques.

ORARIUM, pièce de linge que les anc. Romains portaient sur eux pour s’essuyer la figure , os. C’était la même chose que le Sudarium ( V. ce mot ) ; plus tard il servi t aussi de mouchoir. C. D— y.

ORATOIRE (Pères de 1’), congrégation religieuse fondée à Renie, en 1548, par S1 Philippe Néri , sous le nom de Confrérie de la Sle Trinité , pour recevoir les pèlerins pauvres ou infirmes. Quelque temps après, le fondateur ayant entrepris d’instruire les enfants, se fit aider par de jeunes ecclésiastiques qu’on nommait Oratoriens , parce qu’ils se plaçaient devant l’église pour appeler le peuple à ; la prière. Les Pères de l’Oratoire vivaient en communauté, sans aucun vœu spécial. Leur ordre, qui s’accrut rapidement, prit, en 1583, pour siège principal à Rome Notrcj Dame de la Valhcella. Introduite en France, en 1611, par le I cardinal de Bérulle, et confirmée en 1613 par Paul V, cette ! congrégation s'y voua à la prédication et a l’enseignement. Son chef-lieu à Paris, rue Sl-Honoré, dépendait de l'église qui , désignée encore sous le nom de l’Oratoire, est affectée auj au culte protestant. Parmi les collèges fondés par los Oratoriens, ceux du Mans et de Juilly acquirent le plus de renommée, surtout après la suppression des Jésuites en France. L’Oratoire en ce pays a produit Richard Simon, Mascaron , Malebranche, Massillon, Lelong, Dauuou , et un homme fort différent, Fouché de Nantes. Supprimé à la Révolution, il a été rétabli à Paris en 1852, sous le nom d 'Oratoire de l’Immacuh « Conception. D — T — b.

ORC

ORAVICZA, v. desEtats autrichiens (Hongrie, eomit. de Krasso), à 64 kil. S. de Lugos; 3,700 hab. Mines d’or, d’argOiit, de cuivre, et de fer; fonderies, laminerie de cuivre.

OUR , Orobis, riv. de France (Hérault), naît près du Caylar, passe à Béziers, et se jette dans la Méditerranée prés de l’ort-Vendres ; cours de 110 kil.

ORBE, riv. de Suisse (Vaud), a sa source au lac des Housses , et son embouchure dans celui de Neufchâtel , après avoir traversé celui de Joux, arrosé Orbe et Y Verdun. Cours de 60 kil. A sa sortie du lac de Joux il disparaît dans les rochers au-dessus de Vallorbe, et reparaît à 5 kil. plus bas.

oniiE, en allemand Orben, Orbach , en latin Urba , Urbigenum , v. de Suisse (Vaud), sur l’Orbe, à 26 kil. N. -O. de Lausanne; 2,000 hab. Beau pont. Château des rois francs. Elie fut la capitale des Urbigènes, tribu helvétique. Reprise aux Bourguignons par les Suisses en 1475.

ORBEC ou ORBEC-EN-AUGE , ch.-l. de cant. (Calvados), arr. et à 20 kil. S.-E. de Lisieux, sur l’Orbec , petit affluent de la Touque; 2,658 hab. Collège. Gros draps, bonneterie, tanneries.

ORBEGUE, riv. d’Espagne (Léon). Théodoric, roi des Wisigoths, défit sur ses bords Réchiaire, roi des Suèves, en 456.

ORBÉLIAN (Etienne), historien arménien du XIIIe siècle, et archevêque de Sunik ( Grande-Arménie), est auteur d’une histoire intitulée : Livre historique sur la province de Sunik, ouvrage très-estimé pour l’exactitude des faits et des dates, quoique le style en soit peu correct. On a imprimé à Madras, en 1775, une Histoire des Géorgiens, contenant quelques renseignements sur la famille princière des Orbéliens, que Saint-Martin a attribuée à Etienne Orbélian. Il l’a traduite en français et publiée avec l’original sous le nom d 'Histoire des Urpélians. Confrontée avec le manuscrit d'Etienne, elle fut reconnue pour un ouvrage tout à fait différent. C — A.

ORBELUS, auj. Argentaro, montagne de Macédoine, sur la limite de la Thrace.

ORBEY, brg (Haut-Rhin), arr. et à 26 kil. N. -O. de Colmar ; 886 hab. Falir. de calicots, filature de coton.

OKBITELLO , v. de Toscane, sur le lac ou la lagune du même nom , à 100 kil. S. de Sienne, port et ville forte ; 3,607 hab. Prise par les Français en 1646.

ORBONA, déesse invoquée par les parents qui craignaient de perdre leurs enfants, ou qui, les ayant perdus, en désiraient de nouveaux. Elle avait un autel à Rome, près du temple des dieux Lares.

URCADES, en anglais Orlmeys , archipel au N. de l’Ecosse, dans le comté d’Orcades-et-Shetlands, séparé du comté de Caithness par le détroit de Pentland , par 58° 42’-59° 22’ lat. N., et 4° 35’-5° 35’ long. O.; 119,070 hect.; 32,400 hab. On compte 67 îles, dont 29 habitées; les principales sont: Pomona ou Mainland, Ronaldshay , Hoy, Flotta, Orærasay , Eday , Ronsay , Sanda, Shapinshay, Stronsay, et Westray. Climat tempéré. Peu de neige en hiver; les étés sont humides. Sol montueux ou sablonneux , presque sans arbres. Agriculture très-arriérée. La terre, peu fertile, est soumise à de lourdes taxes envers la couronne on le comte de Shetland. Les habitants chassent ou pèchent. Fabr. de chapeaux de paille de seigle. Agricole reconnut ces îles en 84 ap. J.-C. Elles appartinrent pendant le moyen âge à la Norvège. Elles furent réunies en 1468 â la couronne d’Ecosse. — Avec les Shetlands, les Urcades forment un comté ou stercarlry, qui a 64,065 hab. Cap. Kirkwall ; v. princip.: Lenvick.

orcades australes, dites aussi Nouvelles- Orcades et lies l’owell , groupe d’iles du Grand-Océan austral, par 61° lat. S., et 450-50° long. O., au S.-E. de l’Amérique, à l’E -N.-E. des Nouvelles-Shetlands. Les deux principales sont : Coronntion, dominée par deux montagnes, dont l’une a 1,645 mèt. de hauteur, et l’autre 1,320 met.; et Laurie , dont le point culminant a 940 mèt. Ces îles, glacées et arides, furent découvertes eu 1819 par le capitaine anglais Smith.

ORCAGNA ou mieux ORGAGNA (André), peintre, sculpteur, et architecte, né à Floreuce en 1329, m. en 1389, a laissé, sur les murs du Cautpo Santo de Pise, les sublimes fresques de la Vie humaine, du Triomphe de la Mort, et du Jugement dernier. 11 sculpta l’autel d Orsanmichele, et bâtit la Loggia de' Lanzi , à Floreuce, monument capital pour l’histoire de l’art.

O RC AS ou TARUEDRUM, cap de la Calédonie, au N.-E., sur l’océan Germanique; auj. Duncansby.

ORt’ELIS, nom latin d’ÜRliltJELA.

OliCllA, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 75 kil. N. de Mohilev, sur le Duiéper, à son confluent avec l’Or-

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