ORM
ORL
cable de S'-Ferdinand. Instruit, protecteur des artistes, des littérateurs, des savants, défenseur des idées libérales, le duc d'Orléans était généralement populaire.
Orléans (la princesse Marie d’), 2e fille du roi Louis- Philippe, née en 1813 à Palcrme, fut célèbre par son goût pour les arts et son talent de statuaire. On lui doit la Jeanne cl'Arc du musée de Versailles, la Péri, l’Ange gardien du ciel, et une grande quantité de bas-reliefs, bustes, statuettes, etc. Les vitraux de la chapelle de St-Saturnin, à Fontainebleau, ont été faits d’après ses dessins. Elle exécuta aussi d’excellentes eaux-fortes. Mariée en 1837 au prince Alexandre de Wurtemberg, elle en eut un fils, et fut enlevée prématurément à Pise (2 janvier 1839). Dans le palais du prince près de Baireuth, on a réuni diverses œuvres dont elle est l’auteur. A. C.
Orléans (nouvelle-), v. forte et port des Etats-Unis (Louisiane), sur la rive g. du Mississipi, à 170 kil. de son embouchure, à 2,310 ldi. S. -O. de Washington, 2,297 de New- York; par 29°57'47" lat. N., et 92° 27' 27" long. O.; 170,766 hab. Evêché catholique; cour suprême [C'ircuil- Courl) ; tribunaux civil, criminel, et de commerce ; école de médecine, collège, bibliothèque. Monnaie, douane, bourse; théâtres français et anglais; consulats européens. Bien percée, avec des rues se coupant à angle droit, la ville a 6 quartiers, qui n’en forment en réalité que 2, séparés par une seule rue : l’un moderne, où l’on parle généralement anglais; l’autre ancien, où l’on ne parle que français, et où cette langue et l’anglais s’enseignent simultanément dans les écoles publiques. Beaux édifices : la cathédrale catholique, les palais de l’Etat, et du gouvernement, le palais de justice, l’arsenal, la douane, un marché construit sur le modèle des Propylées d’Athènes, et le Charity-Hospital. Centre d’un vaste commerce : exportation de coton, tabac, café, sucre, peaux, grains, farines, porc salé, plomb ; importation de soieries, vins, esprits, etc. Quais magnifiques, très-animés d’octobre à juin, saison des affaires, qui sont interrompues en juillet, août, et septembre, époque où sévit la fièvre jaune. La ville, bâtie dans un terrain bas et marécageux, est protégée contre les inondations du Mississipi par une digue longue de 162 kilomètres. — La Nouvelle-Orléans fut fondée par les Français en 1717, et ainsi nommée du régent Philippe d’Orléans. Elle passa à l'Espagne en 1763, et aux Etats-Unis en 1803. Elle a été la capitale de la Louisiane jusqu’en 1849, époque où Bâton- Rouge l’a remplacée.
Orléans, île de la mer de Chine. V. condor.
ORLÉANS, île de l’Amérique du Nord (Bas-Canada), dans le fleuve Sl-Laurent , à 16 kil. N.-E. de Québec; 4,000 hab. Découverte en 1535 par Jacques Cartier.
ORI.ËANSVILLE, v. d’Algérie, province et à 210 kil. O. -S. -O. d’Alger, 50 S. de Tenez, sur la rive gauche du Chélif; 1,851 hab.; chef-lieu de subdivision militaire. Fondée par les Français en 1843, en mémoire du jeune duc d’Orléans. Pépinière. Commissariat civil institué en 1858.
ORLEY (Bernard Van), peintre, né à Bruxelles en 1471 , d’une famille noble , m. en 1541 , voyagea en Italie, et devint à Rome l’imitateur passionné de Raphaël , qui lui témoigna la plus vive amitié. Marguerite d'Autriche , régente des Pays-Bas, le nomma son peintre officiel, et il remplit les mêmes fonctions auprès de Marie d’Autriche , qui lui succéda. Vau Orley est un des types de l’école flamande au xvi° siècle , où l’imitation opiniâtre de l’Italie étouffa chez les artistes néerlandais presque toutes les qualités nationales. On doit citer son Jugement dernier et son Histoire de Job. A. M.
ORLOFF , famille puissante en Russie, remonte à un strélitz épargné par Pierre le Grand.
orloff (Grégoire) , né en 1734, m. en 1783 , servit d’abord dans l'artillerie , et devint aide-de-camp du grandmaître de cette arme, le comte Schouwaloff. Une aventure galante qu’il eut avec la princesse Kourakin, maîtresse de ce seigneur, attira sur lui l’attention de la grande-duchesse Catherine. Il tut, en 1762, l’âme de la conspiration qui éleva sur le trône celte princesse, alors femme de Pierre III, jouit de sa faveur pendant 12 ans, se montra néanmoins indiscret , capricieux , hautain , refusa un mariage secret avec la tzarine , reçut l’ordre de voyager à l’étranger, vit avec dépit, lors de son retour, la toutepuissance de Potemkim, et mourut en démence à Moscou.
orloff (Alexis), frère du précédent, commença par ctre simple soldat aux gardes russes. Doué d’une force herculéenne et d’une audace à toute épreuve , il fut l’un des assassins de Pierre III, en 1762. Nommé amiral sans avoir jamais servi dans la marine, 1768, il gagna néanmoins sur les Turcs , 1770, avec le secours de l’Anglais Elphinstone, la victoire de Tchosmé, qui lui valut le surnom
de Tchesminski. Il alla séduire à Rome la princesse Tarakanoff, fille de la tzarine Elisabeth, l’épousa, la fit monter sur un vaisseau russe, où il la retint captive, l’amena en Russie, et la livra à Catherine II, son ennemie, qui la fit périr dans un cachot. Exilé par Paul Ier en 1796, il ne revint à Sl-Pétersbourg qu’après la mort de ce prince, et finit ses jours en 1808.
orloff (Grégoire-Vladimirovitch) , petit-fils de Grégoire Orloff, né à Sl-Pétersbourg en 1777, m. en 1826, séjourna longtemps en France et en Italie, et s’occupa beaucoup des lettres et des arts. On a de lui : Mémoire» historiques, politiques et littéraires sur le rpyaume de Naples, avec notes et additions d’Amaury Duval, 2e édit., Paris, 1825, 5 vol. in-8°; Essai sur l'histoire de la musique en Italie, ibid . , 1822, 2 vol. in-8°; Essai sur l’histoire de la peinture en Italie, ibid., 1823, 2 vol. in-8° ; Voyage dans une partie de la France, ibid., 1834, 3 vol. in-8°; une traduction française des Fables russes de Kryloff, etc.
ORME (Robert) ,. historien anglais, né en 1728 à Andjinga (Hindoustan) , m. en 1801, fit ses études en Angleterre, passa la plus grande partie de sa vie au service de la Compagnie des Indes , et fut membre du conseil de Madras. On a de lui : Histoire de la guerre des Anglais dans l’ Hindoustan de 1745 à 1763 , Lond., 1763-76, 2 vol. in-4°, dont le 1er a été traduit en français par Targe sous le titre d’ Histoire des guerres de l’Inde , Paris , 1765 , 2 vol. in-12 ; Fragments historiques sur l’Empire mogol , sur les Mahrattes et sur les affaires des Anglais dans l’Inde depuis 1659 , Lond. , 1782 , in-8°, et 1805 , in-4°.
ORMEA, v. forte du roy. d'Italie, arrond. et à 28 kil. S. de Mondovi, près de la rive g. du Tanaro; 4,760 hab. Fabr. de draps et de toiles.
ORMES (les), vge (Vienne), arr. et à 22 kil. N. de Châtellerault, sur la rive dr. de la Vienne; 1,422 hab. Beau château , avec parc.
ORMESSON (Olivier Lefebvre d’), né en 1525, m. eu 1600, fut appelé par le chancelier L’Hospital au conseil du roi Charles IX , devint intendant et contrôleur-général des finances , quitta cet emploi en 1577 , accepta plus tard une charge de président à la Chambre des Comptes, et fut l'un des premiers à reconnaître Henri IV.
ORMESSON ( Olivier lefebvre d’) , petit-fils du précédent, né vers 1610, m. en 1686, maître des requêtes en 1643, fut nommé rapporteur dans le procès du surintendant Fouquet, et opposa une ferme et noble résistance aux ministres qui voulaient la mort de l’accusé. Il est faux qu’il ait été, comme on l’a dit, l’un des magistrats appelés en 1666 à composer les Ordonnances de Louis XIV. Il a laissé des Mémoires de 1643 à 1672 , demeurés manuscrits à la bibliothèque de Rouen. V. Chéruel, De l' Administration de Louis XIV, 1661-1672 , Paris , 1850 , 1 vol. in-8».
ormesson (Henri-François-de-Paule lefebvre d’), petit-fils du précédent, né en 1681, m. en 1756, tut inaitie des requêtes pendant la minorité de Louis XV, puis intendant des finances.
ormesson ( Louis-François-de-Paule lefebvre d’), fils du précédent, né en 1718, m. en 1789, élevé sous les yeux de Daguesseau , son oncle maternel , fut avocat du roi an Châtelet de Paris en 1739, avocat-général du grand-conseil et avocat-général du parlement en 1741, président à mortier en 1755, et 1er président en 1788. Magistrat intègre, laborieux et éclairé, il fut plus d’une fois le médiateur entre la cour et le parlement. Il était membre honoraire de l’Académie des Inscriptions.
ormesson de noyseau ( Anne-Louis-FrançoD-de- Paule lefebvre d’ ) , fils du précédent, né en 1753, m. en 1794, fut reçu conseiller au parlement de Paris en 1770, remplaça son père dans la charge de président à mortier en 1788, fut député de la noblesse de Paris aux Etats- Généraux de 1789, occupa, après la session, les fonctions de bibliothécaire du roi, auxquelles il avait été nommé en 1790, fut arrêté en 1793, et envoyé au supplice, l’année suivante, par le tribunal révolutionnaire.
ormesson d’amboile (Henri-François-de-Paule lefebvre d’), cousin-germain du précédent, né en 1751, m. en 1807, fut successivement conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes, intendant des finances, contrôleur-général en 1783, et conseiller d’Etat. En 1792, il fut élu maire de Paris, mais refusa ces fonctions. B.
ormesson, hameau (Seine), â 6 kil. N.- O. de St- Denis (Seine) , dans la vallée de Montmorency. Beau château.
ORMOND (Jacques Butler, duc d’), homme d’Etat anglais, né à Londres en 1710, d’une anc. et noble filmille irlandaise, m. en 1688, consacra sa vie à la cause des Stuarts, fut le dernier appui de Charles Ier, et l’un des