ORS
ORO (Monte d’), montagne de la Corse, au centre, à 35 kil. N. d’Ajaccio; 2,652 mèt. de hauteur.
oro (monte Dell’), montagne des Alpes Rhétiques, entre le canton des Grisons et la Valteline; 2,590 mèt. de hauteur.
OROBIENS, Orobii, peuple de la Gaule Cisalpine , au N. du Pô ; ch.-l. Cômc.
OROBIO (Isaac), écrivain juif, né en Portugal ou en Espagne, m. en 1687, fut élevé dans la religion chrétienne, étudia à l’université de Salamanque , y devint professeur de philosophie , se livra ensuite à la médecine , dont il donna des leçons à Séville, et , ayant subi une captivité de trois ans dans les cachots de l’Iuquisition, passa en France, puis en Hollande, où il embrassa le judaïsme. On a de lui : Cerlamen philosophicum propugnatœ veritatis divinœ ac naturalis, Amsterdam, 1681, 1684, in-4», ouvrage dirigé contre Spinoza ; et trois écrits contre la religion chrétienne, publiés et réfutés par Ph. de Limborch dans le De veritate religionis chrislianœ collatio cum Judæâ , Gouda, 1687.
ORODES , roi des Parthes au 1er siècle av. J.- C. , fils de Phraate III, assassina et remplaça son frère MithridatellI, envoya contre Crassus son général Suréna , qui gagna la bataille de Carrhes , en 53 , mais fut battu en personne par Ventidius, en 39, et périt assassiné par l’un de ses fils, Phraate, en 37.
OROLANUM , nom latin d’AitLON.
OROMAZE. V. Ormuzd.
ORONSAY, île d’Ecosse , l’une des petites Hébrides. Ruines d’un ane. prieuré.
ORONTE, Orontes ou Axius, auj . El-Aasi ou Ahssy, lleuve de Syrie, prend sa source dans le Djebel-el-Scheikh ou Anti-Liban, à 80 kil. N. de Damas, passe à Homs, Hammah et Antakièh (Antioche), et se jette dans la Méditerranée. Cours de 400 kil. Anguilles renommées.
OROPA (Monastère d’). V. Biella.
OROPESA, v. de Bolivie, est dans le département et à 30 kilom. N. de Cochabamha ; 17,000 hab. — v. d’Esuagne (Tolède), à 36 kil. S. -O. de Talavera; 1,500 hab. \ aste palais. Patrie du navigateur F. de Maldonado.— v. d'Espagne, prov. et à 22 kil. N.-E. de Castellon-dela-Plana. Les Français eu firent sauter le château-fort, en 1813.
OROPOS , v. de l’anc. Grèce , sur la frontière de la Béotie et de l’Attique , non loin de l’embouchure de l’Asopus dans l'Euripe , en face d’Erétrie , appartint dans l'origine aux Béotiens , et fut prise vers 506 par les Athéniens. Les T hébains , s’en étant emparés en 402 , en transportèrent les habitants dans une nouvelle ville sur la rive béotienne de l’Asopus. Il y eut alors deux Oropos : l’ancienne, appelée encore auj. Oropo; et la nouvelle, représentée par le village actuel de Sycamino. Oropos avait pour port sur l’Euripe Detphinion ou le Port Sacré, auj. Shala, et était le ch.-l. d’un petit district, appelé Oropia , qui renfermait la ville de Psaphis , et l’oracle célèbre d’Amphiaraüs.
OROSCH, v. de la Turquie d’Europe (Albanie), dans l’eyalet de Roumélie, au N. de Croïa; 1,500 hab. Ch.-l. des Myrdites.
OROSE (Paul) , historien et controversiste latin, né à la fin du ive siècle , probablement à Tarragone , embrassa l’état ecclésiastique, se distingua par son ardeur dans les disputes de son temps , et fut appelé à la conférence qui se tint à Jérusalem, en 415, au sujet de l’hérésie de Pélage. L’évêque de Jérusalem, partisan secret de Pélage, accusa Orose de blasphème ; ce dernier se justifia dans un ouvrage intitulé : Apologeticus de arbitrii libertate. L’année suivante les Gentils attribuant les calamités de l’Empire à l’abolition du paganisme , Orose composa , à la demande de S1 Augustin, une Histoire du monde , dans laquelle il essaie de démontrer que la terre a toujours été affligée des plus grandes calamités. Cette Histoire est en 7 livres, qui embrassent le temps écoulé depuis l’origine du monde jusqu’à 1 an 417 , c.-à-d. , d’après l’auteur, 5,618 ans. Il y a peu de critique et de style, et ce n’est guère qu’une sorte de factum en faveur de la cause des chrétiens. La meilleure édition est celle de Sig. Havercamp : Adversùs paganos Historiorum libri vu, ut et Apologeticus contra Pelagium , Leyde, 1738, in-4°. Une traduction anglo-saxonne de l’Histoire d’Orose, faite par le roi Alfred à la fin du ix® siècle , fut publiée à Londres en 1773. On recherche la trad. française publiée par Vérard, Paris , 1491 , in-fol. V. Beck, de Orosii historici fontibus et auctoritate , Gotha, 1834, in-8° ; Moerner, de Orosii cita, etc., Berlin, 1844, in-8°. J. T.
OROSHAZA, v. de Hongrie, comitat et à 53 kil. S.-O. de Belles; 6,000 hab. Vins estimés; élève de bétail.
OROSPEl)A, chaîne demont.d’Hispanie (Tarraconaise), commençait au milieu des monts Idubeda, et, se dirigeant
d’abord à l’O. , puis au S., finissait aux colonnes d’Hercule, près de Calpé. Elle renfermait de riches mines d’argent, surtout vers les sources du Bétis, dans la partie qui s’appelait mons Argentarius. Le mot Orospeda, d’origine phénicienne, signifie, d’après Strabon, montagne d'argent. Ce sont auj. les sierras de Mundo , d’Alcaraz, Nevada, et de Honda, qui enferment à l’E. et au S. le bassin du Guadalquivir. C. P.
OROTAVA (villa-de-la), jadis Taoro, v. de Pile de Ténériffe (Canaries|, près de la côte N. -O., à 31 kil. O. de Santa-Cruz; 7,000 hab. Autrefois capit. d’un royaume des Guanches. — A 5 kil. de là, et sur la côte, se trouve Puerto-de-la-Orotava, avec un port et 3,730 hab.
ORPHANITES ou ORPHELINS, secte de Hussitesqui, après la mort de Ziska, jugèrent que personne n’était digne de lui succéder, et qui remirent à un conseil la direction des affaires. Procope le Petit fut leur principal chef. Ils furent anéantis à Lomnicze par les Calixtins. en 1434.
ORPHÉE, poëte grec, dont l’existence est contestée : selon des traditions mythologiques, il naquit en Thrace dans le xme siècle av. J.-C., du roi Œagre et de la muse Calliope, ou d’Apollon et de Clio; il prit part à l’expédition des Argonautes, perdit en Egypte sa femme Eurydice, blessée au talon par un serpent, descendit aux Enfers pour obtenir de Pluton qu’elle lui fût rendue, l’obtint à condition qu’il ne la regarderait qu’après avoir quitté le séjour des morts , la reperdit pour toujours à cause de sa désobéissance, et, après avoir quelque temps erré, inconsolable dans sa douleur, mourut déchiré par des femmes Thraces, furieuses de ses mépris. Sa tête et sa lyre, jetées dans l’Hèbre , furent portées jusqu’à Lesbos. Les traditions lui attribuent le rôle de chantre-prophète, de prêtre civilisateur ; aux accents de sa voix, les bêtes féroces accouraient, les arbres agitaient leur feuillage, les fleuves suspendaient leur cours. On a, sous le nom d’Orphée, des ouvrages qui paraissent avoir été fabriqués en partie au temps de Pisistrate, en partie dans les premiers siècles de l’ère chrétienne. Ce sont : des hymnes d’initiation, un poème sur les Argonautes, un traité sur les vertus magiques des pierres, etc. Ces œuvres prouvent du moins l’antiquité des traditions sur Orphée et sur le rôle qu’il avait joué; il est difficile d’admettre que ce nom et ces souvenirs si vivaces ne répondent à rien de réel. Les meilleures éditions des œuvres Orphiques sont celles de Hamberger, Leipzig, 1764; d’Hermann, ibid. , 1805, in-8°, V . Bode , Quœsiiones de antiquissimd carminum Orphicorum œtate, Gœttingue, 1838, in-4°; Gerlach. de Hymnis Orphicis commenlatio , Gœttingue, 1797 ; Lobeek , Aglaophamo» , Ivœnigsberg, 1829, 2 vol. in-8°. B.
ORPHELINS. V. Orphanites.
ORPHYRREUS. V. Orffyré.
ORPIERRE, ch.-l. de cant. (H.- Alpes), arr. et à 50 kil. S.-O. de Gap; 522 hab.
ORRENTE (Pedro), peintre espagnol, qui cultiva l’histoire et le genre, né à Monte-Alegro (Murcie), dans la 2® moitié du xvie siècle, m. en 1644, se forma d’après les tableaux du Bassan qui se trouvaient en Espagne. On suppose qu’il étudia dans l’atelier du Greco, à Tolède. En 1611, il peignit pour la cathédrale de cette ville un épisode de l’histoire de S1 Ildefonse. Il dessinait habilement, composait avec originalité, employait toutes les ressources du clair-obscur, et terminait peu ses toiles. Il peignait très-bien les animaux. La plupart de ses œuvies représentent des intérieurs de fermes, ou des scènes de la vie patriarcale. A. M.
ORRERY. V. Botle.
ORRY (Philibert), né à Troyes vers la fin du xvn* siècle, m. en 1747, fut, de 1730 à 1745, contrôleur général des finances sous Louis XV, et se montra administrateur habile et intègre. En même temps, directeur des bâtiments du Roi, arts et manufactures, 1736, il rétablit, en 1737, les expositions annuelles de peinture du Louvre, suspendues depuis 1704. Contrôleur, il réduisit les charges, augmenta les revenus, et tenait tête au roi lui-même, quand il voulait faire des dépenses exagérées. Tout le monde se louait de son administration exacte et honnête, de sa ligueur pour lutter contre les abus; mais Mme de Pompa» dour, à laquelle il avait refusé une grâce, le fit renvoyer.
ORSARA , v. du royaume d’Italie, dans la province d’Avellino, à 19 kil. N.-E. d’Ariano; 4,983 hah.
ORSEULO ou URSEOLO (Famille), a donné à Venise 4 doges [fin du x« et conrai. du XIe siècle). Le plus célèbre, Pierre Orseolo II, 991-1009, reçut l’hommage volontaire des villes maritimes de l’Istrie et de la Dalmatie, qui avaient mis Venise à la tête de la ligue formé# contre les brigân-