‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 245 sur 864 · ORT · texte numérisé non relu

ORT

ORU

dages des Narentins, et, avec leur aide, il soumit ces pirates, réduits à un tel état de faiblesse, qu’ils ne purent jamais s’en relever, 997. R.

ORSI (Joseph-Augustin), né à Florence en 1692, m. en 1761, entra dans l’ordre de S1- Dominique, enseigna la philosophie et la théologie, devint membre de la congrégation de l’Index à Rome, maître du Sacré-Palais en 1749, et cardinal en 1759. On a de lui : Histoire ecclésiastique, Rome, 1746-62, 21 vol. inA°, continuée en 17 vol. par Becehetti, et qu'on peut regarder comme la contre-partie de celle de Fleury ; de la Puissance du pape sur les conciles généraux et sur leurs canons, en latin, 1740, 3 vol. in-4° ; de V Infaillibilité et de l'autorité du pontife romain , en italien, 1741, in-4°; de l'Origine du domaine et de la souveraineté des pontifes romains, en italien, 1742. B.

ORSINI (Les), famille puissante des Etats de l’Eglise, célèbre par sa longue rivalité avec la maison des Colonna. Elle était Guelfe, et soutint, en général, la cause des papes et de l’indépendance italienne. Parmi ses membres, on distingue : Jordan o Orsini, cardinal en 1145, et légat près de l’empereur Conrad II en 1152; — Malteo Orsini, neveu du précédent, préfet de Rome en 1153; — Nicolas Orsini, comte de Pitigliano (V. ce nom ) ; — Lorenzo Orsini, seigneur de Ceri, qui servit successivement Venise, Léon X et François Ier, etc. Les papes Nicolas III et Benoit XIII étaient de la famille des Orsini.

Orsini (Fulvio) , Fulvius Ursinus , antiquaire et philologue , né à Rome en 1529 , m. en 1600, fut bibliothécaire du cardinal Farnèse, et honoré des bienfaits du pape Grégoire XIII. On lui doit : Novem illustrium feminarum et septem lyritorum carmina , Anvers, 1568; des éditions de Festus, de Verborum significations, Rome, 1581; d’Arnobe, Adversus Genles, Rome, 1583 ; Virgilius collatione scriptorum græcorum illustratus, Anvers, 1568, in-8°, et Leeuwarden, 1747, in-S-o ; Familiæ romance quœ reperiunlur in antiquis numismalibus, Rome, 1577, et Paris, 1663, in-fol.; Imagines et elogia virorum illustrium et eruditorum ex antiquis lapidibus et numismatibus expressa , Rome, 1579, in-fol., traduit en français par Baudelot de Dairval sous le titre de Portraits d’hommes et de femmes illustres, Paris, 1770, in-4°. D — R.

ORSK. V. Orenbourg.

ORSKAIA , fort de Russie, gvt et à 60 kil. E. d’Orenbourg; 2,000 hab.

ORSUGNA, v. du royaume d’Italie (Prov. de Chieti), près de Lanciano-, 6,395 hab.

0R50VA (NEU-), v. des Principautés-Unies (Valachie), sur la rive g. du Danube, avec une forteresse dans une île du fleuve, à 72 kil. de Viddin; 2,800 hab. Disputée longtemps par les Impériaux et les Turcs, ceux-ci la gardèrent par le traité de Sistova, 1791.

orsova (ai.t-), v. forte des Etats autrichiens. Confins Militaires, à 10 kil. S. -O. de Neu-OfSova, sur la rive g. du Danube, qui y coule par un passage rapide nommé les Portes-de- Fer, à l’embouchure de la Czerna.

ORSOY, v. des Etats prussiens (prov. du Rhin), à 32 kil. N. -N .-O. de Dusseldorf, 40 S.-E. de Clèves, sur la rive g. du Rhin; 1,500 hab. Prise et démantelée par Louis XIV en 1672.

ORT, mot allemand qui signifie hameau, village , entre dans la composition de beaucoup de noms géographiques.

OKTA, vge du roy. d’Italie, prov. et à 52 kil. N. -N. -O. de Novare, sur la rive E. d’un lac du même nom et près du lac Majeur, au pied du Mont-Sacré , que couronne un monastère de S1 François d’ Assise, dont l’église est un sanctuaire renommé ; 19 chapelles , renfermant de belles fresques, s’échelonnent sur le mont, et font des stations pour les pèlerins. — Le lac d’Orta, Cusius lacus, a 13 kil. sur 3.

ORTE , anc. IJorta, Hortanum, v. des Etats de l’Eglise, délégation et à 26 kil. N.-E. de Viterbe, sur le Tibre; 1,800 hab. Evêché.

ORTEGA (Casimir Gomez de) , botaniste , né à Madrid en 1730, m. en 1810, fit ses études à Bologne, et devint professeur au jardin botanique de Madrid. On a de lui : Commentarius de cicutd, Madrid, 1761, Tabulæ botanicœ, 1773, in-4°; Ilistoria nalurul de la malagueta , 1780, in-4°; Curso elemcntal de botanica , 1785, in-8°, etc. Son nom a été donné à un genre de la famille des caryophyllées.

ORTEGAL (Cap), par corruption de Norle de Galicia (nord de la Galice) ; pointe N. -N. -O. de l’Espagne ( Galice), uur l'océan Atlantique ; c’est le Trileacum promontorium des Romains : par 43° 46’ 40” lat. N., et 10° 16’ 31” long. O.

ORTELIUS ou ORTEL ( Abraham), géographe de Philippe II en 1575, l’un des restaurateurs de la science

(avec Munster et Mercator), né à Anvers en 1527, m. en 1598. Il parcourut une grande partie de l'Europe, recueillant des médailles, des bronzes et des antiques, dont il forma un cabinet curieux. Il est auteur du premier atlas : Thealrum orbis terrarum, Anvers, 1570, in-fol., auquel il faut joindre le Theatri orbis terrarum parergon , su e veleris geographiæ tabulæ, 1595, in-fol.; et, à vrai dire, du premier dictionnaire géographique : Synonymia geographica, 1578, in-4°, devenu le Thésaurus geographicus, 1596 et 1624, in-4°. On lui doit encore : Itinerarium per nonnullas Galliœ belgicœ parles, 1584, in-8° ; Aurei sœculi imags, 1598, in-4° ; Deorum Dearumque capila, è veleribus numismalibus, 1573, in-4°.

ORTELSPITZE ou ORTLER , montagne des Etats autrichiens, sur la limite du Tyrol et du royaume d'Italie (Valteline), près de Bormio; par 46° 30' lat. N., et 88 12' long. E. C’est la plus élevée des Alpes Rhétiques; 3,917 mèt.

ORTENAU, contrée du gr. -duché de Bade, partie N. du Brisgau, en face du département français du Bas- Rhin; v. princip. : Offenbacli, Gengenbach, Zell. L’Ortenau est auj. compris dans le cercle du Rhin-Moyen.

ORTEVIELLE ou ORTHEV1ELLE, dite aussi Aorte, vge (Laudes), arr. et à 27 kil. S. de Dax; 900 hab. Jadis vicomté.

ORTHEZ, Orthesium, s.-préf. (Basses-Pyrénées), à 40 kil. N. -O. de Pau, dans une situation pittoresque, sur une colline élevée et près du Gave de Pau; 4,885 hab. Trib. de lre instance, collège, église calviniste. Fabr. de lainages, d’huile de lin ; tanneries renommées, teintureries, scieries "hydrauliques, etc. Commerce de jambons dits de Bayonne, plumes d’oie, marbres, bois de construction. — Cette ville devint au xine siècle la capitale du Béarn ; Gaston Vil de Moncade y fit bâtir le château de Moncade ou Château Noble, qui fut, jusqu’en 1460,1a résidence des vicomtes de Béarn, et où ils tenaient une cour splendide. Au xvl' siècle, Orthez devint un foyer du protestantisme ; les catholiques s’en emparèrent; Montgommery la reprit, et massacra tous les prêtres. Louis XIII supprima l’université calviniste, qu’y avait fondée Jeanne d’Albret. 11 ne reste du vieux château qu’une tour délabrée; on remarque encore deux églises anciennes, et le pont sur le Gave. *’

ORTHEZ ( H. d’APREMONT , vicomte d’ ) , gouverneur de Bayonne sous Charles IX , refusa , selon la tradition , d’exécuter la S'-Barihélemy, et répondit aux ordres du roi : « Sire , j’ai communiqué la lettre de Votre Majesté à la garnison et aux habitants de cette ville; je n’y ai trouve que de braves soldats , de bons citoyens , et pas un bourreau. » Cette réponse doit être apocryphe ; le vicomte d’Orthez se montra cruel envers les protestants , qu’il faisait poursuivre par des chiens.

ORTIGUES ( Annibal d’ ) ou de LORTIGUES, poëte français, né à Apt ( Provence ) en 1570, m. vers 1640, alaissé sous le titre de : Poésies diverses , où il traite de guerre , d'amour, gaieté, point de controverse , hymnes , sonnets, etc., Paris, 1617 , 1 vol. in-12 , un recueil de poésies , plein de jolies pièces , très-bien tournées , où il y a de la verve , de la grâce, du naturel , et, dans quelques-unes, de la grandeur. Malherbe estimait beaucoup le talent d’Ortigues.

ORTLER. V. Ortelspitze.

ORTOCIDES, c.-à-d. fils d’Ortoh , dynastie turcomane de l’Arménie et de la Syrie au XIe siècle. Ils possédèrent Jérusalem, de 1082 à la lre Croisade, et Alep de 1117 à 1126. Miafarékin et Marédin étaient encore deux de leurs principautés. r . -. ■

ORTONA, v. du royaume d’Italie (Prov. rie Clneti), à 10 kil. N. de Lanciano, sur l’Adriatique; 11,862 hab. Evêché ; belle cathédrale.

ORTOSPANA ou ORTOSPANUM , appelée aussi par Ptolémée Caroura, v. du pays des Paropamisades , â la source d’un affluent occidental du Coas, et â la rencontre de trois routes qui menaient, l’une au N. vers la Bactriane, les deux autres à l’E. et au S. dans l’Inde. On pense que c’est la ville actuelle de Caboul.

ORTYGIE , Orlygia , anc. nom de Délos , qui lui venait de ce que les cailles y abondaient. — lieu voisin d'Ephèse , près du Cenehrius. — quartier de Pane. Syracuse , sur un îlot de la rade , et où était la fontaine d’Aréthusc ; en 1854, on a découvert un aqueduc situé au-dessous du niveau de. la mer, ce qui donnerait lieu de croire aune communication sous-marine entre Ortygie et Syracuse.

ORURO , v. delà Bolivie, ch.-l. du département de sou nom, à’ '335 kil. N.-O. de Chuquisaea, 265 N. -N. -O. do Potosi; 7,980 hab. Jadis célèbre par ses mines d’or. — Le départem. d’Oruro, au S. de celui de La Paz, au S. de celui de Potosi , au N. de celui d'Atacama, et à l’E. du Pérou,

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