‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 257 sur 864 · OZA · texte numérisé non relu

OZA

Moyenne, sur la rive g. du Nil, ch.-l. de nome, fut ainsi nommée d’un poisson au bec pointu qu’on y adorait,

OYAPOK , riv. de l’Amérique du Sud , a sa source dans la Guyane française, qu’elle sépare du Brésil , et , après un cours de 300 kil. vers le N.-E., se jette dans l’Atlantique près du cap Orange.

OYARZUN , OEaso, v. d’Espagne (Guipuzcoa), sur une riv. de même nom, à 13 kil. S.-E. de Sl-Sébastien ; 4,580 hab.

OYE (Pays d’), Oviensis pagus, petit pays de l’anc. France (Basse-Picardie), auj. compris dans le départ, du Pas-de-Calais.

OYONNAX, ch.-l. de cant. (Ain), arr. et à 20 kil. N.-E. de Nantua; 3,324 hab. Fabr. de peignes, tabletterie en corne et en buis.

OYRON, vge (Deux-Sèvres), arr. et à 35 kil. N.-E. de Bressuire ; 867 hab. Hospice. Eglise avec des tombeaux remarquables. Restes d’un château construit du temps de François 1er; Louis XIV l’acheta pour Mmede Montespan,

04SANS, petit pays de l’anc. France (Dauphiné), où étaient Bourg-d'Oysans (Isère), la Grave-d’Oysans (Hautes-Alpes ), etc.

OYSTER-BAY, v. des Etats-Unis (New-York), sur la baie d Oyster, à 9 kil. S. -O. de Barnstable; 6,000 hab.

OZANAM (Jacques), mathématicien, né en 1640 à Bouligneux (principauté de Dornbes), m. en 1717, a publié, entre autres ouvrages : Traité de ynomonique, Paris, 1673 , in-12, réimpr. avec augmentations sous le titre de Méthode generale pour tracer les cadrans, 1685, in-12 ; Traité des lignes de premier genre, de la construction des équateurs , etc. , 1687 , in-8» ; Usage du compas de proportion expliqué, 1688, in-8°, nouv. édit, par Garnier, 1794, in-12; Récréations mathématiques et physiques, 1694, 2 vol. in-8°, ouvrage curieux, dont Montucla a donné une nouv. édit, augmentée et modifiée, Paris, 1778, 4 vol. in-H«; Nouveaux éléments d'algèbre, Amst., 1702, dont Leibniz faisait grande estime.

ozanam (Frédéric), petit-neveu du précédent, né à Milan en 1813, m. en 1853, fut initié aux études classiques par son père, qui était médecin et bon latiniste, et les termina au collège de Lyon. Placé chez un notaire, il s’occupa d’apprendre l’anglais, l’allemand, et même l'hébreu. Des l'âge de 17 ans, il publiait une brochure contre le saint-simon sme. Il vint faire son droit à Paris, se plongea dans une foule d’études diverses, lut énormément , et, tout plein des traditions de la piété et de la charité maternelles, fut un des fondateurs de. la Société de Sl-Vincent-de-Paul, et un des membres les plus actifs de 1 ’OEuvre de la Propagation de la Foi. Après un voyage en Italie, il se fit recevoir docteur en droit. Les thèses qu’il présenta pour le doctorat ès lettres, 1838, furent le germe d’ur. ouvrage remarquable, Dante, ou la philosophie catholique au xmc siècle, Paris, 1845, in-8°. Il retourna à Lyon, afin d’occuper une chaire de droit commercial créée pour lui , et, malgré les succès qu’il remporta, ne tarda point à, concourir pour l’agrégation des Facultés de lettres. Après de brillantes épreuves, il fut appelé à suppléer I'auriel dans la chaire de littérature étrangère à la Faculté de Paris, et lui succéda au bout de quatre ans, en 1844. Ses cours furent très-brillants, et il en sortit de sérieux travaux : Eludes germaniques, pour servir d l'histoire des Francs, Paris, 1847-49, 2 vol. in-8«; Documents inédits pour servir à l'histoire de l'Italie depuis le VIIIe siècle jusqu'au xile, Paris, 1850, iu-8°; les Poètes franciscains en Italie au XIIIe siècle, Paris, 1850, 1 vol. in-8». Ozanam unissait une foi sincère et éclairée à l’amour de la science, des convictions trèsarrêtées sur les choses à une grande modération euvers les personnes. Son érudition , puisée aux sources les plus variées, se revêtait d’une parole entraînante et colorée, où respirait le double enthousiasme de la religion et de la poésie. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Paris, 1855-56, 8 vol. in-8°, avec une notice par le P. Lacordaire; elles contiennent des écrits inédits jusque-là mais

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on n’y trouve pas certains opuscules insérés dans des Revues. B.

OZANEAUX (Georges), né â Paris en 1795, m. en 1852, fut élève de l’Ecole normale, puis professeur au lycée Charlemagne à Paris. Après 1830, il quitta l’enseignement pour entrer dans l’administration universitaire, et fut successivement recteur à Bourges, à Clermont-Ferrand, à Toulouse, enfin inspecteur-général des études et conseiller de l’Université. Homme de goût et d’imagination , en même temps que professeur instruit , Ozaneaux se délassa de l’enseignement par divers travaux poétiques, dont les principaux sont : le Dernier jour de Missolonghi , drame en 3 actes et en vers libres, mêlé de chants dont Hérold fit la musique, et joué à l’Odéon en 1828; La Pérouse, tragédie en 5 actes, en vers libres, 1829, non représentée ; le Nègre, drame en 4 actes, en vers libres, joué au Théâtre-Français en 1830; la Mission de Jeanne d'Arc, chronique en vers, 1835, 1 vol. in-8° ; Timour et Bayzed , tragédie en 5 actes, 1839, non représentée. Ces ouvrages sont facilement écrits, avec une correction qui manque un peu d'originalité, mais non pas de chaleur. Il les a réunis sous le titre plaisant, mais trop modeste, d 'Erreurs poétiques, Paris, 1849, 3 vol. in-8°. Dans le genre Classique, Ozaneaux a laissé : les Romains , ou Tableau des institutions politiques , religieuses et sociales de la République romaine, Paris, 1845, 1 vol. in-8°, ouvrage superficiel ; un Dictionnaire français-grec , à l’usage des classes, composé en collaboration avec MM. Roger et Ebling, Paris, 1847, 1 vol. gr. in-8°; Nouveau système d’études philosophiques , 1830, 1 vol. in-8°. Dans le genre historique, on lui doit : Histoire de France , depuis l'origine de la nation jusqu’au régné de Louis-Philippe Ie1, Paris, 1846, 2 vol. in-12; 2e et 3e éditions, continuées jusqu’à nos jours (proclamation de la république en 1848) , avec vignettes historiques, Paris, 1850, 2 vol. in-8° ou in-12. C'est un précis très-habilement composé, écrit avec élégance, une sorte de verve de style, et une grande sagesse de vues. La lre édition fut couronnée par l’Académie Française.

OZANNE (Nicolas-Marie), dessinateur de la marine, né à Brest en 1728 , m. en 1811, enseigna aux enfants de France ( Louis XVI et ses frères) la construction des vais- .seaux , les manœuvres et la tactique navale. 11 a gravé à l’eau-forte, d’après ses propres dessins, prés de 300 planches , remarquables par une grande facilité d’exécution , notamment un Traité de la marine militaire , qui contient 50 pl. in-8° représentant les vaisseaux de guerre , les manœuvres de combat , d’attaque et de défense des ports. — oon frère , Pierre, né à Brest en 1737 , m. en 1813, trèshabile ingénieur-constructeur de la marine, a gravé une suite de dessins représentant des vaisseaux , des ports de mer, des paysages. Il a dessiné et gravé, avec son frère et ses sœurs ; Vues des principaux ports et rades du royaume de France et de ses colonies , in-fol. , collection qui se distingue par une grande vérité dans le rendu.

OZARIv (Monts), chaîne de montagnes de l’Amérique du Nord (Arkansas et Missouri), s’étendent du N.-E. au S. -O., entre le Missouri et la Red-River, 700 kil. de développement. Ils donnent leur nom au District des Oznrk, dans la partie N. -O. de l’Etat d’Arkansas (Etats-Unis).

OZENE, nom anc. d’ÜUDJKiN.

OZEROV ( Wladislas-Alcxandrovitch), poëte tragique russe, né près de T ver en 1770, m. en 1816, fut d’abord militaire, parvint au grade de général-major, puis abandonna cette carrière pour se livrer à la poésie. 11 a laissé : la Mort d Olcg, 1798; OEdipe à Athènes, 1804, son cliefd œuvre ; F ingai , 1805; Dmilri Donsltoï, 1807; Polyxène, 1809. Fingal et üniitri ont été trad. en français par Alexis de Saint-Priest dans les Chefs d'œuvre des Théâtres étrangers. Üzerov est au rang des meilleurs poètes russes; ses tragédies sont habilement conçues et élégamment écrites.

OZIAS. V. Azauias.

OZIER1, v. de l’ile de Sardaigne, à 176 kil. N. de Cagliari ; 7,183 hab. Evêché ; ch.-l. d’arr. de la pr. de SassarL

OZOLES (Locriens). V. Lociude,

PAC

PAC

PAC (Louis -Michel, comte) , né à Strasbourg en 1780, d’une famille lithuanienne qu’on fait remonter aux Pazzi de Florence, m. à Smyrne en 1835, servit avec distinction dans les troupes françaises sous le 1er Empire , fut chef d’escadron des chevau-lépers de la garde, colonel du 15e de cavalerie polonaise , et général attaché à l’état- majôr de l’empereur. Après 1814, il s’occupa de l’agriculture et des beaux-arts, fit bâtir un beau palais à Varsovie, et fut membre du sénat. Il prit part à l’insurrection de Pologne, on 1831, reçut deux blessures à Ostrolenka, et, après le triomphe des Russes, abandonna sa patrie.

PACAKAD , satrape arménien, Juif d’origine, reçut, vers l’an 150 av. J.-C., de Vagharschag Ier, roi d’Avménie, en récompense de ses services, pour lui et pour sa postérité , les titres de Takalir ( qui pose la couronne sur la tète des rois), et d’Asfted (général de la cavalerie). C’est de lui que descend la noble famille des Pacradouni ou Bagratides, qui plus tard régna sur l’Arménie. C — a.

PACATIEN , Tilus-Claudius-Marcius-Pacalianus , prit la pourpre dans le midi de la Gaule en 249, et fut défait par l’empereur Décius.

PACATUS DREPANIUS. V. Drepanius.

PACAUDIÈRE (la) , ch.-l. de cant. (Loire) , arr. et à 24 kil. N.-O. de Roanne; 655 hab. Toiles, blé, vins.

PACCA (Barthélemy), né à Bénévent en 1756 , m. eu 1844, évêque et légat de Vellétri, cardinal en 1801 , ministre camerlingue de Pie Vil en 1808, rédigea et publia la bulle d’excommunication contre Napoléon 1er en 1809, fut enlevé de Rome avec le pontife, enfermé au fort de Eénestrelle, où il subit une captivité de 3 ans et demi, qu’il supporta avec beaucoup de courage , fut mis en liberté en 1812, rejoignit Pie VII à Fontainebleau , lui fit rétracter le concordat du 25 janvier 1813 , rentra avec lui à Rome en 1814, fit rétablir l’ordre des Jésuites, et renonça aux affaires en 1816. Il a laissé des Mémoires intéressants sur les événements de sa vie ; ils ont été trad. en français par l'abbé Jamet , Caen , 1832 , 2 vol. in-8» ; par M. L. Bellaguet, Paris , 1833 ; et par M. Queyras, 1845.

PACCANARI , Tyrolien, m. vers 1802, fonda à Rome, vers la fin du xvnie siècle, l’ordre des Pères de la Foi, destiné à remplacer celui des Jésuites qu’on venait d’abolir.

PACHA , titre des gouverneurs de provinces , et des principaux dignitaires de l’empire turc. Employé seul, il désigne ordinairement le grand-vizir. Le pachalik , ou plus ordinairement eyalet, est la charge, le gvt d’un pacha. On porte devant les pachas, comme insigne d’autorité, suivant leur importance, une, deux, ou trois queues de cheval. Les pachas à une queue s’appellent Ferilc; à deux queues, Miri- Miran; à trois queues, Mouchir. Devant la porte de leurs maisons, on place sur la balustrade, suivant le grade, un, deux ou trois globes plaqués en argent ou dorés, et surmontés d’un plumet rose et blanc. Les pachas à trois queues reçoivent 50,000 piastres (12,500 fr.), et, de plus, des rations en blé, orge, riz, etc. D.

PACHALIK. V. l'art, précédent.

PACHE (Jean- Nicolas), né à Paris vers 1740, m. en 1823, était fils du suisse de l'hôtel de Castries; le duc le fit instruire et lui confia ensuite l’éducation de ses propres enfants. Il lui procura plus tard un emploi dans les bureaux de la marine. Après 1789, Paehe se fit remarquer par l’exaltation de ses opinions démocratiques. Su rnuméraire au ministère de l’intérieur, puis chargé d’une mission dans le Midi, à son retour, 18 octobre 1792, 1 Assemblée le nomma ministre de la guerre, et il se prononça pour les Montagnards. Destitué le 2 février 1793 , et bientôt élu maire de Paris, il contribua puissamment à la chute des Girondins , devint suspect par suite de ses liaisons avec le parti Hébertiste, fut poursuivi après le 9 thermidor, et acquitté par le tribunal criminel d’Eureet-Loir. Inquiété encore sous le Directoire, lors de la conspiration de Babeuf, il publia 3 Mémoires apologétiques, puis se retira près de Charleville , où il mourut dans l’obscurité. Ce fut Pache qui imagina cette inscription fameuse, que le gouvernement révolutionnaire fit peindre sur les monuments publics , et que l’on voyait encore sur plusieurs

j de ceux de Paris au commencement du xixv siècle : UNITE, i INDIVISIBILITE DE LA RÉPUBLIQUE , LIBERTÉ , ÉGALITÉ,

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