FRATERNITÉ OU LA MORT. J. T
PACHECO, noble famille d’origine portugaise, dont une branche vint s’établir en Castille en 1358.
facheco (Jean), favori d'Henri IV de Castille, 1454-74. Bien que tout puissant et créé marquis de Villena , sa jalousie contre Bertrand de la Cuéva, et quelques reproches, peut-être mérités , sur la nature suspecte de ses rapports avec Louis XI, roi de France, le mirent, en 1464, à la tête des mécontents, qui proclamèrent Alphonse, frère de Henri. Redevenu bientôt maître de la faveur royale , il | voulut en vain empêcher l’union d’Isabelle, sœur du roi, avec Ferdinand d’Aragon , 1469 , et soutint alors les droits delà princesse Jeanne, qu’il avait fait déclarer illégitime, à la succession de son père. Il mourut peu avant Henri IV, 1474. R.
pacheco (Dona Maria), femme de Juan de Padilla [V. ce nom). Après la défaite de Villalar et l’exécution de son mari, 1521, elle soutint encore avec l’énergie du désespoir la cause des Comuneros contre Charles-Quint , se défendit plusieurs mois dans la ville , puis dans la citadelle de Tolède , mais fut enfin forcée de s’évader, 1522. Elle se réfugia en Portugal , où elle mourut peu après. R.
pacheco (Edouard), Y Achille portugais. Avec huit à neuf cents Portugais et quelques mauvaises troupes indiennes, il soutint héroïquement, dans les Etats du radjah de Cochin . allié fidèle , plusieurs attaques du zamoriu de Calicut, qui, malgré ses 50,000 hommes , son artillerie et ses vaisseaux , perdit la moitié de son armée, et fut contraint au tribut, 1503-5. Desservi plus tard dans l'esprit d’Emmanuel le Fortuné, il fut emprisonné, et finit par mourir misérablement dans un hôpital. R.
pacheco (François), peintre espagnol, qui cultiva l’histoire, le portrait et la fresque , né à Séville en 1571, m. en 1654, eut pour maître Louis Fernandez, célèbre alors par sa manière de peindre les toiles de tenture, dont on décorait les appartements. Il dessinait, composait bien, et donnait une grande vérité aux attitudes de ses personnages : il faisait un emploi très-judicieux de la lumière, et observait exactement les lois de la perspective aérienne. Son exécution manque un peu de hardiesse , et son coloris de suavité. Pacheco publia un Traité de la peinture, dont on fait un grand cas en Espagne, mais que l’on trouve difficilement. Ses meilleurs tableaux sont un St Michel et le Jugement dernier. A. M.
pacheco, v. d’Espagne (Murcie), à 22 kil. N.-O. de Carthagène ; 4,500 hab.
PACH1NO, anc. Pacltynum, v. de Sicile, province et & 22 kil. S. de Noto, près du cap Passaro; 4,553 hab.
PACHO (Jean-Raymond), voyageur, né à Nice en 1794, m. en 1829, visita plusieurs fois l’Egypte, explora en 1824 les monuments de la Marmarique et de la Cyrénaïque, reçut à Paris le grand prix de la Société de géographie, et se tua dans un accès de folie. On a de lui : Voyage dans la Marmarique et la Cyrénaïque, Paris, 1827-29, in-4°.
PACHYMEIîE (Georges), historien byzantin, né vers 1242 à Nicée, m. vers 1310, parvint aux premières dignités de l’Eglise et de l’Etat sous Michel VIII (Paléologue). On a de lui: Histoire d'Orient, en 13 livres, de 1258 à 1308, faisant suite à celles de Nicétas et d’Acropolite ; elle est intéressante , écrite avec clarté, quoique un peu diffuse, et souvent avec éloquence. Le P. Poussines l’a publiée, avec traduction latine et notes, Rome, 1666-69, 2 volumes in- fol., et le président Cousin l’a traduite eu français; Paraphrase des œuvres de St Dcnys l'Arénpagite, de Processione spiritus sancti , traité publié dans le recueil d’AUatius ; Auyustalis in templo Sophiœ Constantinopolitano descripho, à la suite de l'histoire de Grégoras , édition de Boivin ; Epitome logicœ Aristolelis , en grec, Paris, 1447, in-8o, etc.
PACHYNUM, auj. Pachino, anc. v. de Sicile, au S.-E., près du cap Pachynum (auj. Passaro).
PACIAUDI (Paul-Marie), antiquaire, né à Turin en 1710, m. en 1785, entra dans la congrégation des Théa-
PAC