‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 259 sur 864 · PAD · texte numérisé non relu

PAD

tins, professa la philosophie au collège de Gênes, se livra ensuite à prédication, obtint par son mérite les premières dignités de son ordre, fut nommé bibliothécaire du duc de Parme en 1761, et devint membre correspondant de l’Académie des Inscriptions de France. Il a laissé, entre antres ouvrages : de Sacris cliristianorum balneis, Venise, 1750, in-4°, et Rome, 1758, in-4° ; de Umbellœ gestatione commentarius, Rome, 1752, in-4°, fig.; Anliquitales chrislianœ : de cullu S. Johannis-Bnptistœ, Rome, 1755, in-4°; de Athletarum cubistesi in palœslrâ Grcecorum commentarius , ibid. , 1756, in-4°; Monumenta Peloponnesiaca commentariis explicata , ibid., 1761, 2 vol. gr. in-4°, fig.; Memorie de' yran maestri dell' ordine G erosolimitano , Parme, 1780, 3 vol. gr. in-4°, fig.: Lettres au comte de Caylus, Paris, 1802, in-8°, fig.

PACIFICUS, archidiacre de Vérone au IXe siècle, est regardé comme l’inventeur des horloges à roues et à ressorts, divisant le jour en 24 parties égales.

pacificus, frère Mineur, surnommé Picenus parce qu’il naquit dans la Marche de Fermo (anc. Picenum ) , eut d'abord une grande réputation comme poète au xme siècle, et fut surnommé le Roi des vers par l’empereur Frédéric II. Quand il fut entré en religion , il mérita par sa douceur le nom de Pacificus sous lequel il est connu , et devint le 1er provincial de son ordre en France.

pacificus (Maximus), poète latin moderne, né à Ascoli, d’une famille noble, m. vers 1500. Ses poésies ont été réunies sous le titre d ' Hecatelegium , Florende, 1489, in-4°. Il a de la facilité, mais peu d’élégance, et ne mérite pas, comme l’ont dit ses admirateurs, d’être comparé à Ovide.

PACIFIQUE (le P.), de Provins, missionnaire capucin, fut envoyé dans le Levant en 1622, éleva des couvents à Alep et dans l’ile de Chypre, partit en 1628 pour la Perse, dont le roi lui permit de fonder des monastères à Ispahan et à Bagdad , se rendit ensuite aux Antilles françaises en qualité de supérieur de son ordre en Amérique, et revint à Paris , où il mourut en 1653. On a de lui ; Voyage de Perse, contenant les remarques particulières de la Terre-Sainte et le testament de Mahomet, Paris, 1631, in-8°, ouvrage très-prolixe ; Relation ou description des iles St-Chrislophe et de la Guadeloupe, ibid., 1648, in-12.

pacifique (Océan J, ou grand-océan, ou mer du sud , entre l’Amérique à l’E., l’Australie et l’Asie à l’O., se col fond au S. avec l’océan Glacial antarctique, et communique au N., par le détroit de Behring, avec l’océan Glacial arctique. Ses principales divisions sont : dans l’E., le golfe de Californie ou mer Vermeille, et la baie de Panama ; dans l’O., les mers d’Okhotsk, du Japon, la mer Jaune, la mer de la Cl ine, de Célèbes ; au N., la mer de Behring. Selon M. de Humboldt, son niveau est de 3 met. j au plus au-dessus de celui de la mer des Antilles; différence réduite à 1 mèt. , d’après un nivellement que fit exécuter Bolivar en 1828-29. C’est dans l’océan Pacifique qu’est située la 5e partie du monde, nommée Océanie. In- j connue des anciens, cette mer fut aperçue en 1513 par Balboa, du sommet d’une des montagnes de l’isthme de Panama; et Magellan, qui la traversa le premier en 1520, lui donna le nom de Pacifique , à cause de la facilité avec laquelle il se rendit de l’Amérique aux îles Malaises. Le nom de mer du Sud vient de ce que Balboa avait, pour la découvrir, traversé du N. au S. l’isthme de Darien. Il y a dans cet Océan un courant qui se dirige au N. et à l’E. de la côte d’Asie, et qui parait coïncider avec celui de l’océan Atlantique ; les eaux en ont partout une température plus élevée que celle de l’atmosphère. M.

PACIO (Jules), en latin Pacius , jurisconsulte, né à Vicence en 1550, m. en 1635, professa le droit en Suisse, en Allemagne, en Hongrie, en France et à Padoue. On lui doit: de Jure maris Adriatici , ouvrage pour lequel la république de Venise lui conféra le collier de St-Mare: De co ntractibus, Lyon , 1606, in-foh; Synopsis juris , ibid., 1616, in-fol.; In Deaetales libri V, in-8° ; Corpus juris civilis, Genève, 1580, in-fol., etc.

PACOME I Saint), né dans la Thébaïde vers 292, de parents païens, m. en 348, était soldat de l’empire romain , lorsqu’il se fit disciple du saint solitaire Palémon , et réunit à son tour, dans la Thébaïde, environ 5,000 chrétiens, auxquels il donna une règle. Calomnié au concile de Latopolis, 348, son humilité et la pureté de sa doctrine lui attirèrent les éloges des Pères de l’assemblée. Fête, le 14 mai. Il nous reste de lui: Prœcepla, judicia et rnonita, Pc;*- ®n latin par S1 Jérôme; Codex regularum , Paris, 1663. Sa Vie, écrite par un moine contemporain, a été «raduite en français par Arnaud d’Andilly dans les Vies des Pères du désert.

PACORUS , fils ainé d’Orodes , roi des Parthes , contri-

bua au gain de la bataille de Carrhes sur Crassus , l’an 53 av. J.-C. Plus tard , uni à Titus Labiénus, qui avait priparti pour Pompée contre César, il traversa l’Euphrate es battit Déeidius , lieutenant d’Antoine , en 40 , mais fut dét fait, l’année suivante, par Ventidius.

pacorus, dit Firouz , roi des Parthes, fils d’Artahan, régna de 91 à 107. Ayant à combattre une rébellion de ses sujets , il en triompha à l’aide des secours du roi d’Arménie. Il fut ennemi de l’empereur Trajan, et allié de Déeébale, roi des Daces.

PACTA CONVENTA , conditions que les diètes de Pologne, depuis l’avénement des Jagellons, présentaient au roi nouvellement élu, et que celui-ci s’obligeait d’observer. C’était de ne p-roposer aucun candidat pour lui succéder au trône, de ne recevoir à l’insu du sénat aucun envoyé des puissances étrangères, de ne conférer les emplois et dignités qu’aux Polonais, d’accepter un conseil de 16 sénateurs chargés de veiller sur les libertés nationales, de laisser aux nobles le produit des mines et salines sur leurs terres, de ne pas traverser leurs terres sans leur consentement, de n’exiger d’eux ni vivres, ni fourrages, ni indemnité en argent , de ne lever que les impôts ordinaires, etc. B.

PACTE DE FAMILLE. — PACTE DE FAMINE. V. FA- MILLE, Famine.

PACTOLE, Pactolus , auj. Sart ou Bagoulet , riv. de Lydie, descendait du mont Tmolus, passait à Sardes , et se jetait dans l’Hermus. Les paillettes d’or qu’il roulait, depuis que , suivant la Fable, Midas ( V. ce nom) s’y était baigné, le firent encore appeler Chrysorrhoas.

PACTUM , ville des Indes, lieu le plus important de la fabrication des tissus d’or et d’argent.

PACUVIUS (Marcus) poète tragique romain, neveu d’Ennius, né à Brindes l’an 533 de Rome, 220 av. J.-C., m. à Tarente à l’âge de 90 ans. Ses ouvrages sont perdus, sauf quelques fragmeuts , qui justifient, par l’enflure pédantesque du style , les critiques de Perse et d’autres anciens ; cependant ses tragédies plaisaient aux Romains par l’énergie stoïcienne des personnages et la vivacité des situations. On l’a rangé, sur la foi du grammairien Diomède, parmi les satiriques précurseurs de Lucilius , quoique tous les vers cités de lui soient rapportés à des tragédies. Il se distingua aussi comme peintre. Les fragments de Pacuvius ont été réunis par H . Estienne, 1564 ; par Scriverius, Leyde, 1620; par Maittaire, dans le Corpus poelarum, Lond., 1713; par Bothe, Ilalb., 1823; ils sont traduits en français par Levée, dans le tome xv du Théâtre des Latins, Paris, 1823. D— R.

pacuvius calavius, sénateur de Capoue, poussa ses compatriotes, après la bataille de Cannes, 216 av. J.-C. , à se déclarer en faveur d’Annibal , qu’il reçut dans sa maison. Son fils Pérolla , partisan des Romains , voulant assassiner le général carthaginois , il sut l’en détourner. V. Tite-Live, xxin, 2.

PACY-SUR-EURE, ch.-l. de cant. (Eure), arr. et à 23 kil. E. d’Evreux; 1,630 hab. Autrefois fortifié.

PADAMO, rivière de la république de Vénézuéla (Cumana), affluent de l’Orénoque. Cours de 220 kil.

PADANG, v. de l’ile de Sumatra, sur la côte S. -O., à 420 kil. N. -O. de Bencoulen ; 25,000 hab. Etablissement hollandais; résidence du gouverneur et siège de l’administration de l’ile. Exportation de café, poivre, épices, camphre, ben)oin. — Les Anglais l’occupèrent de 1781 à 1784, et de 1791 à 1814.

PADDINGTON, vge d’Angleterre (Middlesex), sur un canal de son nom qui s’embranche sur celui de Great- Juuction, à l’O. de Londres; 8,000 hab.

PADERBORN, v. des Etats prussiens (Westphalie), sur la Pader (affluent de la Lippe), à 80 kil. S. de Minden; 10,661 hab. Evêché catholique, suffragant de Cologne. Cour d’appel, gymnase, séminaire; société d’histoire et d’antiquités westphaliennes. Université, fondée en 1623, supprimée en 1819. Sources minérales, froides en été, chaudes en hiver. Brasseries, distilleries, fabr. de tabac, toiles de lin, amidon. On remarque la cathédrale, avec une crypte , et l’hôtel-de-ville. — Charlemagne , pendant la guerre de Saxe, résida souvent à Paderborn, et y tint plusieurs diètes. L’évêché, qu’il fonda en 777, devintune principauté immédiate de l’Empire, comprise dans le cercle de Westphalie, entre la liesse, l’abbaye de Corvey, la principauté de Kalenberg, le comté de la Lippe, et renfermant 24 villes (Paderborn, Biiren, Brakel, Litchtenau, Lippspring, etc.). Cette principauté, sécularisée en 1801, fut donnée à la Prusse en 1802, et, de 1807 à 1813, au royaume français de Westphalie. B.

PADICHAH , mot persan , signifiant empereur (de pdd.

Page 1