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protecteur, et de chah, roi; protecteur de roi). C’est le plus grand titre qu’on puisse donner, en Orient, à un monarque; il est porté par les sultans ottomans. Depuis François Ier, auquel Soliman II accorda cette qualification, les rois de France sont les seuls souverains de l’Europe qui aient jamais reçu ce titre, en Turquie, en Perse et dans l’Inde. De nos jours seulement, il a été aussi donné aux empereurs de Russie et d’Autriche. D.
PAD1HAM, brg d'Angleterre (Lancaster) , sur la Calder, à 25 kil. E. de Preston; 3,600 hab. Fabr. de cotons.
PADILLA ( Maria de), demoiselle espagnole d'une rare beauté et de beaucoup d’esprit , qui fut favorite de Pierre le Cruel, roi de Castille. Ce prince, ayant épousé Blanche de Bourbon , ne put se détacher de Maria Padilla , prit sa femme en haine, et lui fit subir d’indignes traitements; Mariana n’accuse point Maria de Padilla d’avoir provoqué cette conduite. Elle mourut en 1361. Pierre déclara qu’il était uni avec elle par un mariage secret, fit placer ses restes dans les sépultures des rois de Castille, et élever ses enfants comme héritiers présomptifs de la couronne.
padili.a ( Don Juan de) , fils d'un commandeur de Castille, se déclara pour les Comuneros soulevés contre Charles- Quint, 1520, commanda les troupes que Tolède envoya au secours de Ségovie, organisa la Ligue nationale à l’Assemblée d’Avila , prit Tordésillas et Valladolid, et, maître de la personne de Jeanne la Folle, promulgua des décrets en son nom. Quelques concessions de Charles-Quint amenèrent plusieurs nobles et le clergé à se séparer des Comuneros; Padilla , nommé général en chef à la place de Don Pedro Giron, qui avait fait défection , pilla les trésors de la cathédrale de Tolède pour payer ses soldats , laissa reprendre Tordésillas, fut vaincu et pris h Villalar, et exécuté le lendemain, 1522. Il avait épousé Maria Pacheco (V. ce nom). B.
fadilla-de-abaxo , vge d’Espagne , à 44 kil. N. -O. de Burgos , près de la rive g. de la Pisuerga ; 700 hab. Patrie de Maria de Padilla.
padilla (sant-antonio de) , vge du Mexique, à 31 kil. O. de Nouveau-Santander. lturbide y fut pris et fusillé en 1H24.
PADINUM, anc. v. d’Italie, sur le Padus, aux confins de la Vénétie et de la Gaule Cisalpine; auj. Bondeno.
PADOUAN (Le), graveur. V. Cavino. ”
padou an (Le), anc. pays d'Italie, dépendance de la république de Venise , entre le Trévisan au N., le Dogado à l'E., la Polésine de Rovigo au S., et le Véronèse à 10.; ch.-l., Padoue.
PA DO UE , en italien Padova, en latin Patavium , v. forte du royaume d’Italie (Vénétie), sur la Bacchiglione, située à 35 kil. O. de Venise; ch.-l. de province ; par 45® 24’ 3” lat. N., et 9® 31’ 44” long. E.; 53,993 hab. Un canal la joint à la Brenta. Evêché suflragant de Venise; tribunaux. Université fondée en 1228, et illustrée par ses professeurs, Galilée, Guglielmini , Fallopius, etc., et par des élèves comme Dante, Pétrarque et le Tasse. Deux riches bibliothèques, celle du chapitre et celle de la ville. Séminaire ; école rabbinique ; Académie des sciences, lettres et arts; jardin botanique, musée, observatoire; hôtel d’invalides; asile d’orphelins et d'enfants trouvés, etc. Padoue est une ville assez mal bâtie, mais remplie de beaux édifices et de merveilles d’art, entre autres: le Palais de Justice, avec une grande salle de 100 mèt. de long sur 33 de largeur et autant de hauteur; la cathédrale ou Dôme, avec une Vierge du Giotto et le monument de Pétrarque;
1 église de Sle- Justine; celle de S1- Antoine, vaste monument gothique, avec 5 coupoles, 3 tours, et 4 orgues gigantesques; la statue équestre en bronze de Gattamelata, œuvre de Donatello, sur la place de cette église; Santa- Maria dell’ Arena, ornée de fresques de Giotto ; le Collège, où sont des fresques du Titien; le palais de l’Université, construit par Palladio ; la place dite Prato délia Vallc, contenant une île entourée d’un canal dont les bords sont ornés de 74 statues; l'amphithéâtre, le pont Molino, le palais Zarabella, la porte Savonarole, le théâtre, etc. Fabr. de soieries, rubans, draps, cordes a violon; teintureries. Comin. de vins , grains , huile, bétail. — Déjà florissante sous les Romains, Padoue, dont on fait remonter la fondation à Anténor, guerrier troyen, fut deux fois détruite ! par Alaric et par Attila. Relevée par Charlemagne, érigée en république au moyen âge, elle fut sans cesse agitée par des factions; les Macarnffi et les Carrare se la disputèrent. Elle tomba au pouvoir de Venise en 1405, et de l’Autriche ! en 1797. Napoléon I" en fit , en 1H05, le ch.-l. du département de la Brenta. Le général Arrighi reçut le titre de duc de Padoue. Patrie de Tite-Live, du grammairien Asconius Pediauus, de Belzoïii , Mantegna, etc.
| padoue (Province de), division administrative du | royaume d’Italie, une des 9 provinces de la Vénétie,
| entre celles de Trévise au N., de Vicence à l’O., de Ro- ! vigo au S., de Venise à l’E., a 2,160 kil. carr. ; 308,329 j hab. Arrosée par la Brenta et le Bacchiglione. Sol plat, j excepté dans l’O., où sont les monts Euganéens ; fertile ! en céréales, maïs, riz, vin, huile, chanvre, lin, safran, i fruits. Elève de moutons et de vers à soie. Fabr. de draps, lainages, soieries, toiles.
PADRON (KL-), Iria Flavia, v. d’Espagne (Galice), dans la prov. de la Corogne, à 26 kil. S. -S. -O. de Santiago ; 3,900 hab.
l’ADULA, v. du royaume d’Italie, située dans la previn -e <t à 100 kil. S.-E. de Salerne; 8,274 hab.
PADUS , nom latin du Pô.
PÆAN. V. Tean.
PÆDOTR1BE , officier d’un gymnase chez les anciens Grecs. Il enseignait aux jeunes gens les principes et les exercices de la gymnastique.
PÆNULA, vêtement, chez les anc. Romains. Ce fut, originairement, un large manteau de voyage, en cuir, qui enveloppait le corps de toutes parts, tombait jusqu'aux talons, n’avait d’ouverture que pour la tête, et souvent était muni d’un capuchon: c’était l’accoutrement ordinaire des muletiers. Sous Domitien, on fit des Pænula en laine fine, on y perça des ouvertures pour les bras, et bien des gens les prirent pour habit de ville, en place de la tnge. La Pænula devint d’un usage général vers le temps d’Alexandre Sévère, et les femmes mêmes l’adoptèrent en y ajoutant des franges et des boutons. On eut alors des Pænula d'été et des Pænula d’hiver. C. D — Y.
PÆON1E. V. Péonie.
PAER (Ferdinand), compositeur de musique, né à Parme en 1771, m. à Paris en 1839, écrivit d'abord, pour les théâtres d’Italie, un grand nombre d’opéras, dans lesquels il prit pour modèles Cimarosa, Paisiello et Guglielmi. Il se rendit ensuite en Allemagne, où l’électeur de Saxe le nomma son maître de chapelle en remplacement de Naumann; l’étude des œuvres de Mozart transforma sa manière. Napoléon Ier l’emmena en France, en 1806. Paër a été tour à tour directeur du Théâtre-Italien et de l’Académie royale de musique , attaché à la chapelle de Louis XVIII , professeur de composition au Conservatoire, et membre de l’Institut. La verve comique est le trait distinctif de ses ouvrages, dont les principaux sont : Circé; Il princiiie di Tarento ; Griselda , 1796; Camilla , 1801; Achille, 1806; Aynese, 1811 ; et le Maître de chapelle, 1824.
PÆSANA, v. du royaume d’Italie, arr. et à 17 kil. O. de Saluées, sur la rive droite du Pô ; 6,451 hab.
PAES1ELLO. V. Paisiello.
PÆSTUM ou PŒSTUM, en grec Posidonia, v. de l’Italie ancienne (Lucanie), sur le golfe de son nom ; auj. Peslo ( Principauté-Citérieure), à 40 kil. S.-E de Naples. Dans l’antiquité, sa campagne, maintenant plaine insalubre et déserte, avait des champs de rosiers célèbres, qui fleurissaient deux fois l’an. Ruines magnifiques, près de la mer, des murailles d’enceinte de la ville, d’un grand et d’un petit temple périptère dorique, d’une basilique, d’un amphithéâtre, etc. Pæstum était une colonie dorienne, fondée au vm® siècle av. J.-C. Les Lucaniens la prirent vers 430. Les Sarrasins la détruisirent , l’an 915 de l’ère chrétienne. — Le golfe de Pæstum, formé par la mer Tyrrhénienne , est auj. le golfe de Salerne.
PÆTUS, c.-à-d. un peu louche, suvnom de plusieurs familles de l’anc. Rome (les Ælius, les Papirius, les Cæcinal.
pætus (Cæcina), complice de Scribonius dans une conspiration contre l’empereur Claude, fut condamué à mourir, Sa femme Arrie se tua avec lui.
pætus (Thraséas). V. thraséas.
pætus catus (Sextus ælius) , jurisconsulte romain, divulgua, l’an 200 av. J.-C., certaines formules de droit, dont les patriciens se réservaient la connaissance. Ce qu'il publia fut appelé le Droit Elien.
PAEZ (Bereinond et Ferdinand), fils de P. de Lima, comte de Transtamare, furent successivement les amants de Thérèse, veuve de Henri de Bourgogne, 1er roi de Portugal. Thérèse maria sa propre fille Urraque avec Bérémond, et épousa Ferdinand , vers 1124. En 1128, Alphonse Henriquez, fils et successeur de Henri, enferma sa mère dans un couvent, et chassa son époux.
PAGAHM-MIOU, v. auj. ruinée de l’Inde Transgangétique, sur la rive g. de l'Iraouaddy, à 160 kil. S. -O. d Ava, fut la capitale de l’empire birman.
PAGAN (Blaise-François, comte de), ingénieur et astronome, né près d’Avignon en 1604, m. eu 1665, se