PA
signala au siège de Caen en 1620, au combat des Ponts-de- Cé et à la prise de Navarreins , perdit un œil au siège de Montauban , participa à celui de La Rochelle , et servit encore en Italie, en Picardie et en Flandre. 11 devint aveugle en 1642. On a de lui : Traité des fortifications, Paris, 1645 , in-fol. ; Théorèmes géométriques , Paris , 1651 ; Relation Je la rivière des Amazones , 1655, in-8°; Théorie des planètes, 1657, in-4»; Tables astronomiques , 1658, in-4°; Astrologie naturelle , 1659, in-12; OEuvres posthumes , 1669, in-12.
PAGANALES, Paganalia , fête champêtre, chez le3 anc. Romains. Elle revenait annuellement à la fin de janvier ou au commencement de février, sept jours après les Sémentines ( V. ce mot) , parce que les grains confiés à la terre commencent à germer au bout de 7 jours. C’était la fête des villages , pagi, et les villageois la célébraient en purifiant leurs maisons, offrant des gâteaux à leurs Lares, et sacrifiant à Proserpine, déesse de la germination. On profitait de cette fête pour faire le dénombrement des campagnes : tout le monde était obligé d’y venir et de remettre aux présidents de la fête une petite monnaie d’une sorte pour les hommes, d’une autre pour les femmes, et d’une autre pour les enfants. Servius Tullius avait établi cette coutume, qui s’observait encore du temps des empereurs. C. D — y.
PAGANEL (Pierre) , né à Villeneuve-d’Agen en 1745, m. en 1826 , entra de bonne heure dans l’enseignement , et était curé de Noaillae, quand la Révolution éclata. Il prêta le serment civique , fut élu procureur-syndic du district de Villeneuve en 1790, député à l’Assemblée législative en 1791 , membre de la Convention en 1792 , devint eliei du contentieux et secrétaire -général du ministère des relations extérieures sons le Directoire, chef de division à la grandechancellerie en 1803 , lut banni par la 2» Restauration , et acheva ses jours en Belgique. On a de lui : Essai historique et critique sur la Révolution française, 1810, 3 vol. in-8°; une traduction en prose des Animaux parlants de Casti ; et deux Mémoires sur l’ Ancienneté du globe et sur les Causes de la durée de l’empire des Chinois.
PAGANl,nom de 5 peintres italiens: 1“ Vincenzo vk- GAKt , né à Monte-Ruhiano vers la fin du xve siècle, élève de Rapiiaël , a laissé des ouvrages estimés, entre antres, une Assomption conservée dans sa ville natale ; — 2° Laltanzio pagani , fils du précédent, né à Rimini, continua plusieurs travaux de Jean Bellini, et renonça aux arts en devenant un des principaux magistrats de Pérouse; — 3° Francesco pagani , né à Florence en 1531 , m. en 1561 , imitateur du Caravage, orna de fresques le palais Giuliano de’ Ricasoli; on citait surtout celle de Jupiter et Junon ; — 4° Creyorio pagani, fils du précédent, né à Florence en 1558, m. en 1605, élève de Cigoli, se fit une grande réputation par un tableau de V Invention de la croix, détruit dans un incendie; on conserve de lui, à Pistoie , une Descente du St-Esprit ; — 5® Paul pagani , né dans le Milanais en 1661 , m. en 1716, a laissé un grand nombre d'ouvrages à Milan , une Madeleine en méditation , à Dresde, etc.
PAGAN1N1 |Nieoloj, violoniste extraordinaire, né à Gênes en 1784, m. à Nice en 1840, reçut les leçons de Costa , de Rolla et de Paër, dirigea l’orchestre de la princesse de Lucques , soeur de Napoléon l«r, Elisa Bacciochi, jusqu’en 1813, et parcourut ensuite l’Europe en donnant des concerts. Il excita l’étonnement universel par la force et l’adresse de son exécution, par l'habileté avec laquelle il triomphait des difficultés, plutôt que par la pureté et l’expression. Paganini jouit des succès les plus lucratifs : il laissa une fortune de plus de 4 millions de francs. On a gravé de lui, en France, 12 sonates, et des é.udes pour le violon.
PAGANISME , nom que l’on donna, dans les premiers siècles de l’ére chrétienne, au culte des faux dieux , parce qu’il fut surtout vivace dans les campagnes et les bourgades | pagi )
1 AGASES, Pagasœ, auj. Volo, v. de l’anc. Grèce (Th< salie), sur le golfe Pagasétique, servait de port à Phèn On y construisit le navire Argo. Apollon y avait un terni célèbre, élevé par Trophonius.
PAGE, jeune noble, de 7 à 14 ans , placé chez quelq seigneur féodal , pour remplir auprès de lui certains se vices domestiques , et faire son apprentissage du métier la guerre. Plus tard , quand les gentilshommes pure entrer de bonne heure dans l’armée , il n’y eut plus que I rois et les princes qui eurent des pages.
PAGES (Pierre-Marie-François, vicomte de), né Toulouse en 1748, m. en 1793 , entra à 19 ans dans marine , visita la Louisiane en 1767 , s’arrêta quelq temps à la Nouvelle-Orléans , se rendit à Mexico en 17t puis à Manille , Batavia , Bombay , Maskate , Bassora
revint à Marseille en 1771. En 1773 , il suivit Kerguelen aux Terres australes, servit plus tard dans la guerre d’Amérique , puis se retira à Sl-Domingue , où il fut égorgé dans une révolte des esclaves. On lui doit : Voyage autour du monde et vers les deux pôles par terre et par mer en 1767-76, Paris, 1782 , 2 vol. in-8®. avec cartes et fig.
pages ( Garnier) , né à Marseille en 1801 , m. en 1841, se fit inscrire à Paris sur le tableau des avocats, mais ne réussit point au barreau. Après avoir participé à la Révolution de juillet 1830 , il fut député de l’Isère de 1831 à 1835 , puis de la Sarthe. Il devint l’objet de quelques poursuites après l’insurrection des 5 et 6 juin 1832. 0’était un dialecticien spirituel , qui , sans être orateur , prit place parmi les chefs du parti radical.
PAGI (Antoine), religieux cordelier, né en 1624 à Rognes (Provence) , m. en 1690, a laissé : Itisserlatio hyjialica, seu de consulibus Ccesareis , Lyon, 1682, in-4®, ouvrage où il établit dans quelles circonstances les empereurs prenaient le consulat; Dissertation sur les consulats des empereurs romains , dans le Journal des Savants , novembre 1688, réponse aux critiques de l’ouvrage précédent; Critica historico-clironologica in Annales ecclesiastic.os curdinalis Baronii , 4 vol. in-fol., 1689-1705, ouvrage capital, dans lequel il rectifie année par année les erreurs de celui de Baronius.
pagi (François), neveu du précédent, et cordelier comme lui , né en 1654 à Lambesc, m. en 1721 , aida son oncle dans la critique des Annales de Baronius , et publia : Breviarium hislorico-üironologico-criticum , illustriurn pontificum romanorum gesta , conciliorum generalium acta , etc. , compleclens , Anvers (Genève), 1717-47, 4 vol. in-4®, ouvrage estimable. On lui attribue : Continualio historiæ clironologicce ab Alexandro XII usque ad Innocenlium XII , Lyon ,
pagi (P.-François) , neveu du précédent, né en 1690 à Martigues, m. en 1740, a laissé : Histoire de la révolution des Pays-Bas, Paris, 1727, 2 vol. in-12; Histoire de Cyrus le Jeune et de la retraite des Dix mille, 1736 , in-12.
PAGIDA , riv. de Phénicie. V. Belds.
PAGNINI ( Luc-Antoine) , littérateur italien, né à Pistoia en 1737 , m. en 1814, entra chez les Carmes de Mantoue, professa la philosophie et la rhétorique dans plusieurs maisons de son ordre , puis les humanités à l’université de Pise , quand cette université fut réunie à celle de France, et fut chanoine dans sa ville natale. On a de lui quelques opuscules sur les mathématiques , des traductions, très - estimées , en vers italiens, d’Hésiode, Anacréon, Callimaque, Théocri te, Bion, Moschus, Epietète, et Horace, et un recueil d’épigrammes latines, grecques et italiennes.
PAGNINO (Santé) , savant orientaliste, né à Lucques en 1470, m. à Lyon en 1541, entra à 16 ans dans l'ordre de Sl-Dominique. On a de lui : Thésaurus linyuœ sanctæ , Paris, 1548, in-4®, et Genève, 1614, in-fol.; Veteris et Novi Teslamenti nova trunslatio, Lyon, 1528, in-4®, et 1542, in-fol., avec notes de Servet; Calena argentea in Penlateuohum , ibid. , 1536, 6 vol. in-fol. ; Isagoges , seu inlroductio ni s ad sacras litteras lib. l , 1536, in-fol. ; Hcbralcurum institutionum lib. îv, ibid., 1526 et 1549 , in-4® ; Isagoge grœca, Avignon, 1525, in-fol., etc.
PAGO, île de l’Adriatique, dans le golfe de Quarnero, au S. de l’ile d’Arbe , dépend de la Dalmatie autrichienne, quoique sur la côte de Croatie ; 55 kil. sur 25 ; 4,500 hab. Ch.-l., Pago , à 37 kil. N. -O. de Zara.
PAGRAT1DES ou BAGRAT1DES, dynastie de rois Arméniens, régna de 859 â 1079. V. Arménie.
PAHANG , v. de l'Inde Transgangétique (Malacca), sur une riv. de son nom, à 20 kil. de la mer de Chine. Ch.-l. d’nn royaume situé entre ceux de Tringano au N. , de Salengore à l’O., et de Djohore au S. Sou commerce, jadis très-considérable, est auj. presque nul.
PAHLEN (fun der, comte), né en Courlande, vers 1760, m. en 1826, est célèbre pour avoir été le chef de la conspiration qui fit perdre la vie et le trône à l'empereur de Russie Paul Ier, le 24 mars 1801. Pahlen était gouverneur de la Livonie sous le règne de Catherine II ; Paul, alors grand-duc, le vit, le prit en amitié, et, monté sur le trône, le nomma gouverneur militaire de S1- Pétcrshourg. Le favori craignait que ce qu’un caprice lui donna, un caprice le lui ôtât : on explique ainsi l'origine de son complot. 11 n’en recueillit pas le fruit, car quatre mois après la catastrophe, Alexandre Ier lui écrivit que, prenant en considération ses infirmités, il lui accordait la démission de tous ses emplois.
PAILLET (Alphonse), avocat, né à Boissons en 1796. m. eu 1855, fit de brillantes études au lycée Charlemagne,