‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 268 sur 864 · PAM · texte numérisé non relu

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traduction anglaise d’une comédie latine alors célèbre dans les écoles, Acolastus, et dont le sujet était la parabole de l’Enfant prodigue, il a aussi publié en 1530 •• Lesclaircissement de la langue françoyse, » en anglais , 1 vol. petit in-fol. de 1,134 pages. Cette grammaire française est la plus ancienne connue; l'auteur a pris dans les poètes et les auteurs du xive et du xve siècle tous les exemples qu’il cite comme autorités. Il montre une grande sagacité dans ses remarques , et son livre est utile pour l’histoire de notre langue. Ce livre était excessivement rare, quand Génin l’a réimprimé en 1852, 1 vol. iu-4°, dans la Collection des Documents inédits sur V Histoire de France.

PACTE (Lac J. V. Yar-bkok.

PALUD (la), brg (Vaucluse), arr. et à 27 ldi. N.- N.- O. d’Orange, à 2 kil. de la rive g. du Rhône; 2,055 hab.

PALUDAMENTUM , manteau militaire chez les anc. Romains, à l’usage des tribuns des soldats, des généraux et des empereurs. Il était de forme ovale, en laine blanche pour les tribuns, et de pourpre écar late pour les généraux et les empereurs. Il se mettait par-dessus la cuirasse, couvrait l’épaule gauche, s’attachait sur la droite avec un gros bouton , et retombait en arrière, à peu près jusqu’à mi-jambe. Jamais on ne le portait dans Rome. C. D — y.

PALUDELLUM, nom latin de Palluau.

PALUM , nom latin de Pau.

PALUS (Les). V. Ambez.

PALUS MÆOT1S. V. MEOTIDE.

PAMBAMARCA , montagne de la Nouvelle-Grenade , prov. et à 33 kil. N. de Quito. Station principale des académiciens français, qui mesurèrent un degré du méridien sous l’équateur, en 1739.

PAMBÉOTIES, fêtes de Minerve à Coronée, où les Béotiens se rendaient en foule.

PAMIERS, s.-préf. (Ariége), à 22 kil. N. de Foix, sur la rive dr. de l’Ariége ; 5,989 hab. Evêché suffragant de Toulouse, érigé en 1296. Trib. de lre instance. Collège. Celte ville se forma autour d’une abbaye et d’un châteaufort que Roger de Foix fit construire en 1104, et auquel, en souvenir de la lre croisade, il donna le nom d'Apamée ( d’où , par corruption , Pamiers ) . Elle fut dévastée par la peste en 1553, prise et saccagée par le prince de Condé en 1628. L’emplacement du château forme auj. une promenade, dite le Castellat, et d’où l’on jouit d’une vue magnifique. Fabr. d’étoflês de laine, fers et aciers. Comm. de fromages et de bestiaux.

PAMISUS , riv. de la Messénie, se jetait dans le golfe de Messénie, au N.; auj. Pirnalza. — riv. de la Messénie, qu’elle séparait de la Laconie. — riv. de Thessalie, affl. du Pénée.

PAMLICO-SOUND , vaste golfe dans les Etats-Unis (Caroline du Nord ) ; 110 kil. sur 45. Il est fermé, du côté de l’Atlantique, par 3 îles, dont l’une projette le cap Hatteras. U reçoit le Tar ou Pamlico et la Neuse.

PAMPAS , vastes plaines de l’Amérique du Sud , couvertes de broussailles et de forêts, et où régnent des vents violents , appelés pamperos. Elles s’étendent entre le Rio de la Plata et les Andes, et sont peuplées de bœufs et de chevaux sauvages, à la chasse desquels vont les Gauchos, peuplades féroces et à peu près indépendantes. — U y a aussi, dans le N. du Pérou, des plaines de ce genre, dites Pampas del Sacramenlo.

PAMPELONNE, ch.-l. de cant. (Tarn), arr. et à 30 kil. N.-E. d’Albi , sur le Viaur, et environné de fossés; 784 hab.

PAMPELUNE, en espagnol Pamplona , v. forte d’Espagne, capitale de la province de Navarre, sur l’Arga, affl. de l’ Aragon , à 320 kil. N.- N.-E. de Madrid; par 42° 49' 57” lat. N., et 4° 1’ 30” long. O.; pop. de la commune : 22,900 hab. Evêché suffragant de Burgos. Cour d’appel. La citadelle et les fortifications sont considérables. On remarque la cathédrale, et un beau cirque pour les combats de taureaux, achevé en 1844, et pouvant contenir 8,000 personnes. Fabr. de tissus de laine et de soie bien déchues. Foires fréquentées. Forges, fonderie de projectiles de fer, fabr. de plaques en fer et en acier. Comm. de vins. — Cette ville fut peut-être fondée par Pompée, qui lui aurait donné son nom ; Charlemagne la prit en 778. Elle devint la capitale du royaume de Navarre. Elle se révolta contre Ferdinand YII , qui la prit en 1512, mais ne put la retenir dans la soumission qu’en reconnaissant ses Fueros. Les Français s’en emparèrent en 1521 ; c’est à ce siège que fut blessé Ignace de Loyola. Us la prirent encore

3,200 hab. Evêché. Mines d’or et de cuivre. Capitale de l’Etat de Santander, et le ch.-l. d’une des 4 prov. qui le composent; pop. de cette province, 90,000 hab.

PAMPHUS , poète grec, né à Athènes, est placé tantôt avant, tantôt après Olen. On chantait ses hymnes aux mystères d’Eleusis. Il ne reste rien de lui.

PAMPHYLE ou PAMPHILE, peintre grec, né en Macédoine sous le règne de Philippe, père d’Alexandre, fonda l’école de Sicyone, et fut le maître d’Apelle.

pamphyle. ( Saint), prêtre et martyr, était magistrat à Béryte, lorsqu’il embrassa le christianisme. Il ouvrit une école à Césarée ; il occupait ses élèves à transcrire les livres anciens, et forma une bibliothèque de 30,000 vol., qu’il donna à l’église de Césarée. Il souffrit le martyre sous Maximin, en 309. Fête, le 1er juin. On lui doit une bonne édition de la Bible , et un commentaire sur les Actes des Apôtres. Il avait aussi écrit une Apologie d’Origène en 5 livres; il n’en reste qu’un , traduit en latin par Rufin, et inséré dans les œuvres de S1 Jérôme.

PAMPHYLIE , pays du S. de l’Asie-Mineure , le long de la Méditerranée, qui formait le golfe de Pamphylie- I Ada/iaj , était bornée à l’O., vers la Lycie, par le mont Climax [Delik-Tagh) , au N. par la Pisidie, à l’E., vers l’Isaurie, par le cap Leucotheon ou Leucolla ( Kara- Bournou). Traversée de l’O. à l’E. par le Taurus, montagneuse dans sa partie septentrionale, elle présentait sur le bord de la mer une côte basse, arrosée par le C'a tar rh actes ( Douden-Sou ) , le Cestros (Ak-Sou) , l’Eurymédon (Kapri- Sou) , le Mêlas [Menovgat-So u) , et coupée par une lagune appelée lac Capria \Capri). La Pamphylie fut occupée, après la guerre de Troie , par des bandes grecques , sous la conduite de Mopsus, d’où le pays fut appelé Mopsopia. Le nom de Pamphylie est tiré de la diversité des peuples qui l’avaient colonisée. Les principales villes étaient, de l’O. à l’E. : Olbia ; Atlalia, fondée par Attale II , roi de Pergame ; Pergc , dans les terres ; Aspendos , colonie argienne ; Sidé , colonie des Cyméens ( Eski-Adalia) ; Cibyra ; Ptolémaïs ( Alara). Soumise aux Perses, puis à Alexandre et aux rois de Syrie, donnée à Euméne par les Romains après la défaite d’Antioehus le Grand, la Pamphylie fit retour à Rome avec le reste du royaume de Pergame , et fut comprise dans la province d’Asie. Cédée en grande partie par Antoine, avec la Lycaonie et la Galatie, au Galate Amyntas, elle forma, après sa mort (25 av. J.-C.), une province impériale, à laquelle Claude joignit la Lycie. Lors de la réorganisation de l’Empire par Constantin, elle fut comprise dans le vicariat d’Asie, puis dans le diocèse d’Asie et la préfecture d’Orient, avec Aspendos pour capitale. Elle a, depuis, subi toutes les vicissitudes de l’Asie-Mineure, et forme auj., dans l’empire ottoman , les livahs d’Hamid (le Sud), Téké, Beischehr (le Sud) dans l’eyalet de Caraman. C. P.

PAMPLONA. V. Pampelune.

PAMPROUX, vge (Deux-Sèvres), arr. et à 23 kilom. N. -N. -El de Nielle ; 1,330 hab.

PAN, dieu des anc. Grecs, fils de Mercure ou bien de Jupiter et de Callisto , confondu à tort avec Sylvain et Faune, présidait aux troupeaux et aux pâturages, et passait pour l'inventeur du chalumeau. Epris de Syrinx, il allait la saisir, quand elle fut changée en roseau. Son amour pour Echo ne fut pas plus heureux. On le représentait avec des cornes sur la tête , un bâton recourbé à la main , et la partie inférieure du corps semblable à celle d’un bouc. Les anciens croyaient que Pan courait la nuit par les montagnes, et que ses apparitions soudaines jetaient partout l’effroi; de là le nom de terreur panique. Les fêtes de Pan, en Arcadie, s’appelaient têtes Lycéennes ; à Rome, ce furent les Lupercales. Au temps de l’empire romain , on fit de Pan un dieu suprême, identique à la nature. On l’identifia aussi avec deux divinités de l’Egypte, Osiris et Mendès. B.

PANACILEA , PANAC’HÆIS , surnom de Cérès et de Minerve, comme protectrices de la confédération achéenne.

PANÆTIUS , philosophe stoïcien, né à Rhodes dans les premières années du IIe siècle av. J.-C., étudia d’abord les lettres à Pergame, puis la philosophie à Athènes, sous Diogène de Babylone et Antipater de Tarse. Le premier l’ayant fait connaître à Lælius, celui-ci le présenta à Scipion, qui l’admit dans son intimité, l’emmena en Afrique, et plus tard en Egypte et en Asie. Panætius vivait à. i Rome au milieu des hommes les plus distingués, lorsque, 1 Antipater étant venu à mourir, il retourna à Athènes pour j le remplacer comme chef de l’école stoïcienne. Ce fut là qu’il mourut à l’âge d’environ 90 ans. Panætius fut , à son époque, le représentant le plus illustre du stoïcisme, mais du stoïcisme cédant à l’influence de l’Académie et

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du Lycée, et mitigé par le bon sens pratique des Romains.

Il confondit la logique avec la grammaire et la rliéto rique ; en physiologie ou physique , il n’admet que six facultés de l’âme , et il ne croit pas que le monde doive périr par un embrasement. Il est le premier parmi les stoïciens qui ait élevé des doutes sur l’art divinatoire. En morale, il divisa, comme Aristote, les vertus en actives et en contemplatives. Outre son Traité du devoir, qui servit de modèle à Cicéron, il en avait composé d’autres qui avaient pour titres : des Magistrats, de la Divination, de la Providence, de la Tranquillité de l'âme, V. les recherches de l’abbé Sevin sur l’anætius, dans les Mémoires de l’Académie des Inscriptions, t. x; VanLynden, Disputatio hislorico - critica de Pancetio Rhodio, in-8°, Leyde, 1802. ’ R — T.

PANÆTOLIUM. V. Etolie.

FAX AGIOTES. V. Pàngotaki.

PANAMA , v. forte de la Nouvelle- Grenade, ch.-l. de l’Etat de son rom, sur le golfe de Panama, à 900 kil. O. -N. -O. de Bogota, et à l’extrémité d’un chemin de fer qtd réunit l’océan Atlantique à l’océan Pacifique ; par 11° 57' 10” lat. N., et 81» 50' 22" long. O.; 11,000 hab. Evêché; collège. Belle cathédrale. Rade où mouillent les navires allant d’Europe dans l’océan Pacifique. Cette ville ! est un peu à l’E. de celle qui fut fondée en 1518, et que 1 brûla l’aventurier Morgan en 1070. Transit considérable ; i climat malsain. — Jusqu’en 1855, il y eut une province de Panama, qui 'était une des quatre du département grenadin de l’Isthme. En 1855, le Congrès de la Nouvelle- Grenade a créé un Etat de Panama, comprenant l’Isthme entier. D’après la Constitution de cet Etat, le pouvoir législatif réside dans une assemblée de députés élus pour deux ans par les citoyens, et rééligibles; le pouvoir exécutif est exercé par un président nommé de même, mais non rééligible immédiatement; le pouvoir judiciaire appartient à une Cour suprême, dont les membres sont élus pour quatre ans, et à des tribunaux de département et de district. Pop., 173,729 hab. *

panama (Isthme de), langue de terre qui unit les deux Amériques, entre la mer des Antilles au N., et l’océan Pacifique au S.; longueur d’environ 200 kil., sur 40 à 160 kil. de largeur. Il est traversé par un chemin de fer, ouvert en 1855. Une compagnie a aussi entrepris, en 1850, un canal pour couper l’isthme; mais elle a dû y renoncer.

panama (Golfe de), portion du Grand-Océan qui s’enfonce dans la côte méridionale de l’isthme de Panama, entre 6° 50’ et 7° 13’ lat. N., 80» 10’ et 82° 45’ long. O.

PANA KD (Charles-François), chansonnier, né vers 1694 à Courville (Eure-et-Loir), m. en 1765, fut longtemps obscur employé de bureau, rimant à ses heures, et faisant parfois des chansons excellentes. L’acteur-auteur Legrand en vit qui le frappèrent; il alla trouver Panard , et l’engagea à travailler pour le théâtre. Panard , à qui les vers coûtaient peu, et qui savait présenter les idées morales sous une forme piquante, travailla surtout pour l’Opéra- Comique. Malgré une comédie, faite avec Laffichard, et représentée sur le Théâtre-Français en 1735, trois autres comédies et une parodie de Roland, jouées aux Italiens, et 13 opéras-comiques sur le théâtre de la Foire, Panard n’est connu que comme un chansonnier, presque aussi moral que spirituel et gai. Il fut membre du Caveau. Son Théâtre et œuvres diverses, Paris, 1763, 4 vol. in-12, se compose, outre les pièces ci-dessus, de Divertissements pour 18 autres pièces, de Chansons et de Fugitives. Armand Gouffé publia, en 1803, les OEuvres choisies de Panard, 3 vol. in-lH. Aucune pièce de théâtre n’a trouvé place dans cette édition, parce qu’aucune ne mérite d’être conservée. J. T,

PANARIA, une des îles Lipari.

PANARIÜLUM. V. SroRTüLE.

PANA KO, Scullcnna, riv. d’Italie, prend sa source au mont Cimone, séparait le Bolonais de l’ancien duché de Modène, et se jette dans le Pô, rive dr. Cours de 125 kil.

Il donna son nom à un département du roy. d’Italie, formé de la partie E. du duché de Modène; ch.-l., Modène.

PANATHÉNÉES, fêtes de Minerve ou Athéna, chez les Athéniens. On en attribue l’origine à Erichthonius , qui les institua sous le nom d’d(/i«nccs. Elles furent de nouveau consacrées par Thésée, ‘après qu’il eut réuni en une seule cité les diverses bourgades de l’Attique; et il leur donna le nom de Panathénées, pour indiquer que c’était la fête île tous les peuples placés sous la protection de Minerve (du grec pas, tous, Athéné, Minerve). Il y avait les grandes et les petites Panathénées : les premières se. célébraient tous les cinq ans, dans le mois hécatombéon ; les secondes, tous les trois ans, ou même tous les ans, dans le mois thargélion. Les unes et les autres ne duraient d’abord qu un jour; dans la suite, on y consacra plusieurs jour-

nées, remplies par différents jeux et exercices. C’étaient : des combats d’athlètes ; des courses à pied où chaque coureur tenait une torche à la main (Lampadodromies) , et qui devinrent plus tard équestres, et avaient lieu dans l’Académie ou dans le Céramique; des concours de musique et de chant, où. dans les derniers temps, se célébraient les louanges d’Harmodius, d’Aristog'iton, de Thrasybule ; des danses , qui représentaient le combat de Minerve contre les Titans. Le prix des vainqueurs était une couronne d’olivier et un vase d’huile. On offrait aussi à la déesse des sacrifices, pour lesquels chacun des peuples de l’Attique envoyait un bœuf, et ce qui restait de ces victimes était distribué à la multitude. Pour donner aux grandes Panathénées plus d’éclat, on avait ajouté à ces cérémonies la procession du Péplum, sorte de longue robe consacrée à Minerve, brodée par les jeunes filles de l’Attique, et où étaient représentées les principales actions de la déesse; plus tard, on y fit aussi inscrire les noms des grands hommes qui avaient bien mérité de la patrie. Le Péplum était porté sur un vaisseau mis en mouvement sur la terre par un mécanisme caché. Le cortège, composé des habitants et des étrangers domiciliés dans l’Attique, de tout rang et de tout âge, auxquels se joignaient les femmes et les jeunes filles, se rendait en grande pompe, en s’arrêtant à diverses stations, du Céramique à la citadelle. Un passage de Lucien ( Nigrinus ) nous apprend qu’une loi défendait d’assister aux fêtes des Panathénées en vêtements teints d’aucune couleur. S. R.

PANAY , une des îles Philippines, au N.-O. de Negros; par 11° 15’ lat. N. et 120° 10’ long. E.; 160 kil. sur 130;

300.000 hab. Elle est de forme triangulaire, montagneuse et boisée; fertile en riz, canne à sucre, épices. Elève de bétail et de chevaux. Les Espagnols l’ont divisée en 3 provinces : Capis, Ylo-Ylo (où se trouvent les villes de Xaro,

17.000 hab. , et de Cabanatuam , 16,000 hab. ) , et Antique. Les habitants sont Papous ; ils fabriquent , avec les fibres d’une espèce de bananier, des toiles, dites Sinimayas, d’une très-grande finesse. M. de Rienzi a trouvé à Panay une race de noirs , très-petits, et qu’il nomma Mélano-Pygmces.

PANCFIÆA , île située , disent les anciens , près des côtes de l' Arabie-Heureuse, et découverte par Ëvhémère. La véracité du voyageur, et l’existence de l’ile , étaient déjà contestées par Polybe , Strabon et Plutarque. D’après Diodore,Panchæa était habitée par des autochthones nommés Panehéens, par des Océanides , des Indiens, des Scythes et des Cretois. La population était divisée en trois castes : les prêtres et les artisans, les laboureurs, les soldats et les pasteurs. Le gouvernement était une sorte de république aristocratique entre les mains des prêtres. Chaque année on élisait trois magistrats chargés de rendre la justice; mais le droit de prononcer la peine de mort n'appartenait qu’au collège des prêtres. Les Panehéens ne pouvaient posséder en propre qu’une maison et un jardin ; tous les produits du sol et les revenus de l’Etat étaient aux mains des prêtres, qui distribuaient à chacun sa part, en retenant pour eux le double. L’ile était d’une fertilité prodigieuse , et jouissait d’un climat enchanteur. La capitale se nommait Panara, et, à quelque distance , s’élevait un temple magnifique de Jupiter-Triphylien, orné d’inscriptions en hiéroglyphes égyptiens. L’ile renfermait des animaux sauvages, éléphants, lions, panthères, gazelles. A 30 stades de Panchæa se trouvaient deux autres îles, habitées aussi par les Panehéens , et dont l’une , Hier a ,

\ avait 200 stades (37 kil.) de large, et produisait tous les parfums , la myrrhe et l’encens , en assez grande quantité pour en fournir à toute la terre. Parmi les modernes qui ont admis l’existence de Panchæa, les uns la voient dans l’ile A' Abdal-Kuria , située entre Socotora et le cap Guardafui , à la pointe orientale de l’Afrique , et pensent que Hiéra est ce promontoire même. Pomponius Mêla place ses Panehéens, non plus dans une île, mais sur la côte de la mer Erythrée, au delà du golfe Arabique. D’autres croient retrouver Panchæa dans l’ile Moœira, sur la côte S.-E. d’Arabie, en face du pays d’Oman. C. P.

PANCIATICI (Les) , famille gibeline de Pistoia. Ils chassèrent les Tedici, qui avaient livré cette ville à Castruccio Castracani, et la mirent sous la domination de Florence en 1327. Ennemis d’abord des Médieis, ils les soutinrent ensuite à Pistoia contre les Strozzi.

PANCIROLI (Guy), jurisconsulte, né à Reggio en 1523 , m. à Padoue en 1599, professa le droit dans cette dernière ville et à Turin. Il publia : Notitia utraque dignitalum cum Orientis, tum Occidenlis , et in eam commentarius , Venise, 1593, in-fol. , et Lyon, 1608; c’est une explication du tableau des charges publiques du Bas-Empire, dressé par ordre de Théodose II ; de Jlfagistratibus munici-

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palibus et Corporibus artificum ; de Claris legum interpretibus , Venise, 1637 et 1655, in-4°, et Francfort, 1721, in-4°; de Ilebus inventis et perditis , 1599 , 2 vol. in-8°, traduit en français par P. de La Noue , Lyon , 1617 , in-8°. Tous ses ouvrages ont été recueillis et publiés à Venise, 1584 , sous le titre de Tractatus universi jvris. C. N.

PANCKOUCKE (André-Joseph), libraire, né à Lille en 1700, m. en 1753, a laissé : Dictionnaire historique et géographique de la châtellenie de Lille , 1733 , in— 12 ; Eléments d'astronomie , 1739, in-12; Eléments de géographie, 1740, in-12 ; Essai sur les philosophes, ou les Egaremen ts de la raison sans la foi , 174.3, in-12; la Bataille de Eonlenoy, poëme burlesque, 1745, in-8°; Manuel philosophique, ou Précis universel des sciences, 1748, 2 vol. in-12; Dictionnaire des proverbes français , 1749, in-12; Amusements mathématiques , 1739 , in-12; Art de désopiler la rate, 1749, et 1773, 2 vol. in-12; Abrégé chronologique de l'histoire de Flandre, 1762, in-12.

panckoucke (Charles-Joseph) , imprimeur-libraire et littérateur, fils du précédent, né à Lille en 1736, m. en 179 -! , s’établit à Paris à l’âge de 28 ans , et entreprit des opérations qui rendirent sa maison célèbre dans toute 1 Europe. Devenu éditeur du Mercure de France, il éleva ce recueil périodique à un haut degré de prospérité. Il fit paraître les OEuvres de Buffon , le Grand Vocabulaire français, le Répertoire universel de jurisprudence , l 'Abrégé des voyages de La Harpe, l’édition de Voltaire dite de Kehl ( avec Leaumarchais) , conçut le plan de V Encyclopédie méthodique et en commença l’exécution , et créa en 1789 le Moniteur universel , qui devint plus tard la feuille officielle du gouvernement. Outre des traductions du Tasse et de l’Arioste, faites en commun avec Framery, il composa : Traité historique et pratique des changes, 1760, in-12; une traduction libre de Lucrèce, 1768, 2 vol. in-12; Discours philosophique sur le beau, 1779, in-8° ; Nouvelle Grammaire raisonnée, 1795, in-8°; Grammaire élémentaire et mécanique . 1795, in-12, etc.

panckoucke (Charles-Louis-Fleury), fils du précédent, littérateur, imprimeur-libraire-éditeur, né à Paris eu 1780, m. en 1844, a publié, comme auteur : V lie de Staffa et sa grotte, Paris, 1831, in-fol., 12 pl. ; Facile, traduction complète, Paris, 1837-38, 7 vol. in-8°, avec d’utiles recherches ; comme éditeur : Diclionnaiic des Sciences médicales, Paris, 1812 et suiv. , 60 vol. in-8°; Victoires et conquêtes des Français de 1772 à 1823, 34 vol. in-8»; Description de l’Egypte, 2« édition, Paris, 1820 - 30 ’ atlas gr. in-fol., tiré sur les cuivres de 1 édition originale; Bibliothèque latine- française , Paris, 1825-39 , 178 vol. in-8°. C’est un choix de 41 auteurs latins les plus estimés, avec traductions françaises nouvelles en regard du texte ; 2e série , contenant près de 60 auteurs de second ordre, dont plusieurs traduits pour la De fois Paris, 1842-50, 33 vol. in-8°. Panckoucke était amateur d objets d’art , et il en avait formé diverses collections ; il a ordonné par son testament qu’elles devront former, 100 ans après sa mort, un musée communal à Meudon ; ce sont des vases grecs, des antiquités égyptiennes, grecques et romaines , des tableaux , des livres rares des objets de curiosité , etc.

PANCRACE, combat de force et d’adresse dans les jeux publics des anc. Grecs. 11 avait lieu entre deux athlètes, qui s’attaquaient par tous les moyens du pugilat et de la lutte. Le Pancrace fut admis pour la première fois aux jeux Olympiques de la 28e olympiade, 668 ans av. J.-C. — Quand les Romains eurent conquis la Grèce, ils introduisirent aussi le Pancrace parmi leurs jeux du cirque.

PANCRAF1ASTE, athlète qui s’adonnait au Pancrace. Le nom venait du grec pan, tout, et cratos, force; les rancratiastes se reconnaissaient à ce qu’ils avaient les oreilles' brisées.

PANCSOVA, PANCZOVA ou PANTCHOVA, v. fort des Etats autrichiens (Confins militaires), eli.-l. du ré°ment allemand du Banat, au confluent de la Témès et d Danube, à 100 kil. S.-S.-O. de Temesvar, 170 S.-E d Bude; 12,000 hab. Siège d’un protopapa. Commerce d bestiaux et de bois. Fabr. de soie.

PA ND a 1 tUS , fils du Troyen Lycaon et ami de Paris viola , a 1 instigation de Minerve, en décochant un trai sur JYlenelas, une trêve conclue entre les Grecs et le 1 ’p'a'v n Par. Diomède , qu’il venait de blesser.

rAiXUAiAlvlA, auj. Vendotena , petite île de la me Tyrrhenienne , sur la côte du Latium , au S. , vis-à-vis d cap de Cncé ( Monte -Circello). Julie, fille d’Auguste Agrippine , femme de Germanicus, et Octavie , femme d •Néron, y moururent en exil.

I PAN DA VAS. V. Pandous.

PANDÉMOS, c.-à-d. commune, surnom de Vénus courtisane, ou de Vénus présidant aux dèmes de l’Attique.

PANDECTES. V. Digeste.

PANDERPOÜR, v. de l’Hindoustan anglais (Bombay), sur la Bimah, à 300 kil. S.-E. de Pounah ; 15,000 hab. Statue de Vichnou-Ouittoba, en grande vénération.

PANDION Ier, roi d’Athènes de 1556 à 1525 av. J.-C., fils et successeur d’Erichthouius, fut le père d’Ereehthée, de Progné et de Philomèle. 11 institua, en l’honneur de Jupiter, les fêtes nommées Pandies. 11 vainquit Labdacus , roi de Thèbes.

pandion il , roi d’Athènes de 1405 à 1381 , fut chassé du trône par les Métionides, issus d’Erechthée. Il fut le père d'Egée.

PANDIONS , nom qui , sous les formes analogues de Pandœ, Pandovi , se retrouve sur divers points de l'Inde, et désigne des peuples et des rois soumis ou appartenant à la dynastie Pandou , issue des Pandavas ou des cinq fils du héros Pandou. On trouve d’abord , d’après Strabon, entre l’Indus et ses affluents, le Pays de Pandion, sans doute ■ analogue au Pays des Pandovi ou de Pandoïts , que Ptolcmée place entre l’Indus et l’Hydaspe , c.-à-d. dans la partie O. du Pendjab actuel, avec les villes de Labaca , Sagala, Bucéphalie, et Jomusa; puis, dans le pays actuel des Radjepoutes, entre le Bas-Indus et les affluents occidentaux du Gange, les Pandœ, le seul peuple de l’Inde qui fût soumis ?u gouvernement des femmes, nation puissante, habitant 300 villes , et pouvant armer 150,000 hommes et 500 éléphants de guerre ; enfin le Pays de Pandion , au S. de l’Inde, ayant pour capitale Modura ( auj . Madura, en face de Ceylan) : ce royaume comprenait, à l’époque d’Alexandre, toute la pointe de la presqu’île , la côte du Malabar et celle de Coromandel jusqu’au cap Calimere; mais au temps de Ptolémée, il était réduit à l’intérieur du pays, et à la côte de Coromandel jusqu’au cap Cory, en face de Ceylan. C. P.

PANDIT, titre ordinairement porté par les Brahmines qui se destinent à l’enseignement, et qui correspond à peu prés à notre titre de docteur.

PANDJAB , PANDJNAB. V. Pendjab, Pendjnab.

PANDJIM. V. Goa.

PANDOLFE ou PANDULFE , nom de plusieurs princes lombards.de Capoue et de Bénévent; ils descendaient de Landolfe , premier comte de Capoue, 840-879 , et de son fils Aténolfe, qui enleva Bénévent au duc Radelgise II 900. Le plus connu est Pandolfe Ier, dit Téle-de Fer, fils et successeur de Landolfe IV, 961-981. 11 prêta hommage à Othon le Grand, roi d’Italie et empereur, 963, en obtint le duché de Spolète et de Camerino, 967, combattit avec lui contre les Grecs de la Pouilie , et, après son départ, fut vaincu à Bovino , 968, resta deux ans prisonnier à Constantinople, essaya vainement de prendre Naples, 973, et se fit proclamer prince de Salerne par les habitants, 978. — Un de ses successeurs, Pandolfe V, parvint à soumettre Naples, 1027, mais la perdit bientôt, par l’appui que le prince dépossédé, Sergius IV, obtint de Rainulfe et de ses Normands, 1029. G.

PANDORE , la lre femme selon la mythologie grecque,

t modelée par Vulcain, et animée par le souffle de Mierve. Chacune des divinités concourut à l’orner de qua- Ptés précieuses, en lui faisant un don ; de là vient son nom (du grec pan, tout; dôron, présent). Jupiter, voulant punir Prométhée d’avoir ravi le feu céleste pour animer les hommes, lui envoya comme épouse Pandore, après l’avoir gratifiée d’une boite où tous les maux étaient enfermés. Prométhée, soupçonnant un piège, ne voulut pas la recevoir. Mais son frère, Epiméthée, accepta Pandore pour femme, ouvrit la boite, et tous les maux se répandirent sur la terre; il ne resta au fond que l’espérance. Telle fut, selon les poètes, l’origine de l’âge de fer.

PANDOS1E, Pandosia, v. d’Epire, au S., dans la Thesprotie, près de la Molosside, et sur la rivière Achéron. — v. du Brutium , au N. -O., à l’embouchure du l.aüs; colonie de la Pandosie d’Epire; auj. Anglona.

PANDOUR, vge de Hongrie (comitat de Pesth), à 36 kilomètres S. de Coloosa. Ses habitants, organisés en corps francs, ont valu le nom de Pandours aux corps semblables employés dans les troupes autrichiennes, pendant le xvnic siècle.

PANDOUS ou PANDAVAS, cinq frères célèbres dans la mythologie indienne, étaient fils de Pandou, et avaient pour mère, les uns Xounti, et les autres Mâdri. Ils épousèrent une seule femme, Drôpadi. Les Kourous, leurs cousins, leur disputant le trône, ils triomphèrent par la prote tion de Krichna. Cette lutte a fourni des épisodes au 1 Maliabharata.

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RANEAS, v. de Palestine (Galilée) , près du Jourdain, la même que Césarée ; auj. Banias.

PANETIER ( GRAND-) , officier de la couronne , dans l’anc. France, commandait à tous les employés de la paneterie du roi, et, avec le grand-échanson , servait le monarque à table dans les jours de cérémonies. Il eut, jusqu’en 1711, droit de juridiction sur tous les boulangers, et recevait les maîtres de cette corporation. Cette charge date du commencement du xill' siècle.

PANFILI. V. Innocent X.

PANGE, ch.-l. de cant. ( Moselle), arr. et à 20 kil. S.-E. de Metz, sur la Nied; 276 hab.

PANGÉE, Pangceus , petite chaîne de montagnes de la ‘L'hrace et de la Macédoine, ramification du Rhodope; le Nestus en descend. Il y avait des mines d’or et d’argent. Auj, Caslaijnia ou Pounhar-daglx.

PANGOTAKI (Nicosias), vulgairement Panagiolès, né à Scio au commencement du xvn8 siècle, d’une famille de Fanariotes, m. en 1673 , étudia la médecine en Italie, fut attaché comme interprète au grand-vizir Achmet-Kiuperli, le suivit au siège de Candie, et fut le 1er des Grecs qui obtint la place de drogman de la Porte. On a de lui une Confession de foi orthodoxe des Eglises catholiques d'Orient , en grec, Amsterdam, 1662, trad. en latin par Normann, Leipzig, 1695.

PANI1ELLÉNIENS (Jeux) , jeux très-anciens que la Grèce célébrait en commun, d’ou leur nom (du grec pan , tout, ellènè, grec). Ils étaient consacrés à Jupiter-Panhellénien, c.-à-d. protecteur de tous les Grecs. On avait cessé depuis longtemps de célébrer ces jeux, lorsque Adrien les rétablit en faisant ériger dansAthènesun temple à Jupiter.

PANIANI, v. de l’IIindoustan anglais (Madras), dans l’anc. Malabar, à 60 kil. S. -S.-E. de Calicut , à l’embouchure d'une riv. de même nom dans la mer des Indes. Port de commerce : bois de tek, poivre, riz.

PANIGAROLA (François), célèbre prédicateur milanais, né en 1548, m. en 1594, mena une jeunesse déréglée, se fit cordelier en 1567, devint suffragant de l’évêque de Ferrare en 1586, évêque d’Asti, et vint en France avec le cardinal Cajétan pour appuyer la Ligue. On a de lui des Sermons, Rome, 1596, in-4°, et II predicatore , traité de l’éloquence de la chaire, Venise, 1609, in-4°.

PANIN (Nikita-Ivanovitch), né à S*-Pétersbourg en 1718, d’une ancienne famille issue des Pagnini de Lucques, m. en 1783, était fils de Jean Panin, général de Pierre Ier, -et frère de P. Panin, qui se signala à la bataille de Bender et arrêta Pugatcheff devant Moscou. Il commença par être soldat dans les gardes de l’impératrice Elisabeth , devint son chambellan, puis son écuyer, fut ambassadeur à Copenhague, 1747, et à Stockholm, 1749, gouverneur de 1760 à 1773 du grand-duc Paul Pétrowitch, et enfin ministre de Catherine II , qu’il avait aidée à monter sur le trône.

PANINI (Giovanni-Paolo), peintre de paysages et surtout d’architecture, né à Plaisance en 1695, m. en 1768, étudia d’abord l’architecture et la perspective, puis vint à Rome, où il prit des leçons d’A. Lucatelli et de B. Luti, et exécuta un grand nombre de perspectives. Ses tableaux ont beaucoup de charme et de vérité, et sont fort estimés. Le musée du Louvre en possède 10.

PANIONIUM, temple bâti sur le mont Mycale, en l’honneur de Neptune Héliconien, par les colonies ioniennes de l’Asie-Mineure, Milet, Ephèse, Clazomènes, Erythrée, Priène, Lébédos, Téos, Colophon, Myonte, Phocée, Samos, Chios, auxquelles se joignit plus tard Smyrne. Les Ioniens y célébraient en commun des fêtes appelées Panionia, mêlées de sacrifices en l’honneur du Dieu, et de jeux solennels, dont le soin était toujours confié à un jeune homme de Priène, qui portait à cette occasion le titre de roi des sacrifices. D’après les marbres de Paros, l’établissement de ces jeux, destinés à resserrer les liens qui unissaient les villes ioniennes, et à former entre elles une sorte de gouvernement fédératif, remontait à l’année qui précéda l’ère des olympiades, 777 av. J.-C. C. P.

PANIPOi', v. de l’Hindoustan anglais (prov. N.-Ouest), il 90 kil. N.-O. de Delhi. Victoire des Mongols sur les Afghans en 1525, et des Afghans sur les Mahrattes en 1761.

PANIS (Etienne-Jean), né dans le Périgord en 1757, m. en 1832, était avocat fort obscur à Paris lors de la Révolution, épousa la sœur du brasseur Santerre, fut un des chefs de l’insurrection du 20 juin et de celle du 10 août 1792, membre de la Commune de Paris, député à la Convention, où il vota la mort de Louis XVl sans appel ni sursis, se fit l’apologiste des massacres de septembre, participa activement aux événements du 9 thermidor, tenta vainement de sauver les insurgés du 1er prairial

PAN

an m, fut lui-même décrété d’accusation, recouvra la liberté par l’amnistie du 4 brumaire an iv, eut ensuite un emploi dans l’administration des hospices de Paris fut exilé par la Restauration en 1816, alla vivre en Italie jusqu’en 1830, et mourut à Marly-le-Roi.

panis, peuple d’Amérique. V. pawnees.

PANISQUES, c.-à-d. petits Pans, dieux champêtres qu’on croyait tout au plus de la taille des Pygmées.

PANISSIÈRES, brg- ( Loire), arr. et à 38 kil. N.-E. de Montbrison; 1,523 hab. Toiles, linge de table.

PANNAR ou PENNAR, riv. de l’Hindoustan, naît dans le roy. de Maïssour, coule au S.-E., traverse le Balaghat et le Karnatic, et se jette dans le golfe du Bengale. Cours de 450 kil.

PANNONIE, Pannonia, région de l’Europe ancienne, était bornée à l’0., vers le Norique, par le mont Cetius ( Mener- IFaM), et, vers l’Italie, par les Alpes Juliennes ; au S., elle dépassait la Save, et touchait par une ceinture de places à l’Illyrie ; au N. et à l’E., le Danube la séparait de la Germanie et des Daces. C’est auj. l’E. de l’Autriche propre, de la Styrie, de la Carniole, la plus grande partie de la Croatie, l’Esclavonie, le N. de la Bosnie, les Confins militaires et la Hongrie à l’O. du Danube. La P annonie était arrosée par le Danube et ses nombreux affluents, VArrabo (Raab), la Drave , et la Save , grossie du Colapis (Guipa) et du Drinus (Dtin). Les anciens connaissaient aussi le lac Pelso ou Pchodis (Platten ou Balaton), et le lac Ulcea (Lacinczé). Le pays ne paraît pas avoir été aussi fertile dans l’antiquité que de nos jours: les principales productions étaient l’orge et l’avoine, dont les Pannoniens tiraient une sorte de bière appelée Sabaia. On ne commença à y récolter du vin que lorsque Probus y eut fait planter des vignes. — Les Pannoniens, que les Grecs ont confondus avec les Péoniens, et appelés même de ce nom, n’appartenaient pas à une race unique. Les populations de l’O. et du N., voisines du Norique et du Danube, étaient celtiques, et s’étaient établies dans le pays à la suite des expéditions des Gaulois audelà du Rhin et des Alpes : leur langue était , au témoignage de Tacite, tout à fait différente de celle des tribus méridionales voisines de la Drave et de la Save, et qui appartenaient à la race illyrienne. Les Pannoniens étaient belliqueux, et pouvaient mettre 100,000 hommes sous les armes. Auguste leur prit Siscia , et laissa son lieutenant Vibius achever la soumission du pays. Mais. ils se liguèrent avec Marbod, et Auguste dut envoyer Tibère, qui, après une terrible guerre de plusieurs annéess réduisit la Pannonie en province romaine. Elle fut d’abord unie au gouvernement de Dalmatie , puis forma une province particulière. A l’époque de Trajan, elle était divisée en deux parties, séparées par une ligne allant de l’embouchure du Raab dans le Danube à celle du Vorbas dans la Save : 1° à l’O. de cette ligne, la Pannonie Supérieure ; 2 ° à l’E., la Pannonie Inférieure. Dans la lre étaient : les Azali , les Cytni , les Boiens , peuples celtiques émigrés du Norique; au S. , vers la Drave, les Coletiani , les Oseriales , les Serrètes , les Sandrizètes ; vers la Save , les Lntobici, les Varciani; et, vers l’embouchure de la Culpa , les Colupiani et les Scordisques. Dans la 2e étaient, du N. au S., les Arabisci , les Hercuniatœ , les Andiantes , les Jasii , et, entre la Drave et la Save, les Amantes , les Amanlini et les Cornacales. Au ivc siècle, Galérius retrancha de l’E. de la Pannonie Inférieure la partie la plus voisine du Danube, et en fit une province particulière, qu’il appela, en l’honneur de sa femme , Valêria. Mais comme la Pannonie Inférieure eût été trop réduite, Constantin y ajouta quelques

le pays était ainsi divisé : 1° Pannonie Première ou Supérieure, cap. Sabaria ( Steinam-Anger) ; v. princip. : Vindobona (Vienne), Carnuntum (Haimbourg), Arrabona (Raab); 2“ Pannonie Seconde ou Inférieure, appelée aussi Inlerramnia (entre rivières), Savia et Bipensis , cap. Bregetio; v. princip. , Siscia (Sziszek) , Sirmium sur la Save, Singidunum (Semlin); 3° Valérie, cap. Acincum ou Aquincum (Bude); v. principale, Mursa (Eszek). Ces provinces, dont chacune avait un gouverneur civil et un chef militaire [dur limitum ) , dépendaient du diocèse d’Illyrie, de la préfecture d’Italie, et de l’empire d'Occident. La Pannonie était importante à cause de la frontière du Danube et du voisinage des Germains; aussi était -elle gardée sous Auguste par quatre, plus tard par six légions; une flotte romaine stationnait à Vindobona. Des Romains, la Pannonie passa aux Huns, puis aux Ostrogoths, revint à l’Empire sous Justinien, fut ensuite conquise par les Lombards, les Avares, et comprise dans l’empire do

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Charlemagne. Les Hongrois en enlevèrent la plus graude partie à ses descendants. C. P.

PANOPOLIS. V. Akhmin.

PANORME , Panormus , nom ancien de Palerme.

PAKORMITA (Antoine Beccadelli , dit) , littérateur italien, né à Palerme en 1394, m. en 147 1 , reçut le diplôme et la couronne de l’empereur Sigismond. Il fonda l’Académie de Naples. On a de lui un poëme latin, Hermaphroditus, une Histoire du roi Alphonse, partiale, mais agréablement écrite, et divers autres ouvrages dont la diction latine est d’une pureté remarquable. Ses poésies ont été imprimées à Venise , 1553 , in-4°.

PANSA (Caius-Vibius) , consul l’an 710 de Rome, 43 av. J.-C. , marcha avec Hirtius contre Antoine, fut défait près de Modène, et mourut des blessures qu’il avait reçues d ans le combat.

PANTALÈON (Saint), né à Nicomédie , fut médecin. Il subit le martyre vers 305 , pendant la persécution de Galérius. Fête, ie 27 juillet.

PANTALON, personnage de vieillard dans l’anc. comédie italienne. Il portait une espèce de robe de palais, et une culotte longue, qui, de son nom, a été appelée pantalon.

PANTASMA, riv. de l’Amérique centrale (Honduras) , affluent de la baie des Mosquitos; cours de 700 kil.

PANTCHOVA. V. Pancsova.

PANPELLARIA, anc. Cosxjra, île de la Méditerranée, à 90 kil. de la côte de la Sicile, à qui elle appartient, et à 60 de celle d’Afrique; par 36° 55' lat. N., et 9» 35' long. E.; 7,000 hab. Circuit de 60 kil. Ch.-l., Oppidolo. Sol montagneux, fertile dans les vallées. Un volcan éteint. On y envoyait de Naples les prisonniers d’Etat.

PANTENE (Saint) , né en Sicile, m. vers 216 , était un philosophe stoïcien. Il se convertit au christianisme , et dirigea, vers 179, l’école d’Alexandrie. Saint Clément d’Alexandrie fut son élève. Le patriarche Démétrius l’ayant institué apôtre des nations orientales, il passa dans les Indes, où il trouva des traces de la mission de saint Barthélemy. Fête , le 7 juillet.

PANTHËE, femme d’Abradate, roi de Susiane, tomba au pouvoir de Cvrus, qui la traita avec respect. Abradate, par reconnaissance, servit dans les rangs des Perses contre les Lydiens : il périt à la bataille de Thymbrée, et Punthée s’immola sur son cadavre, 548 av. J.-C.

PANTHÉON de rome , temple situé hors de l’anc. ville , dans le Champ-de-Mars , et qui existe encore. Il est circulaire, couvert d’une voûte hémisphérique de 43“ 50e de diamètre, mesure qui est aussi celle de la hauteur de l’édifice. Sa façade, tournée au nord , se compose d’un portique de 33“ 50c de développement sur 15m de profondeur, formé de 16 colonnes de granit gris, 8 de front, et 4 de côté pour chacun des deux derniers rangs. Elles sont monolithes , mesurant 14m y compris leurs bases et leurs chapiteaux, et supportent un majestueux fronton. Le portique était autrefois voûté en plaques d’airain doré, avec des ornements d’argent. Au centre s’ouvre une superbe porte , l’unique par où l’on pénètre dans le temple. L’intérieur est une rotonde éclairée par un œil de 9“ de diamètre , percé au centre de la voûte en caissons jadis ornés de rosaces d’airain. Sept édicules, les uns circulaires, les autres quadrangulaires , sont ménagés tout autour de la rotonde, dans l’épaisseur du mur. Au-dessus, une corniche en marbre blanc contourne l’édifice, et repose, au droit des édicules, sur 2 colonnes et 2 pilastres d’angle, en marbre jaune, les unes et les autres d’ordre corinthien, cannelés, et de 10“ 95e de proportion. Sur la corniche s’élève un attique , jadis décoré de caryatides, et montant jusqu’à la naissance de la voûte. — On ignore qui a construit le Panthéon; toute la grosse œuvre, en briques, était faite, ou au moins commencée, avant Agrippa, qui finit l’édifice l’an 726 de Rome, 27 av. J.-C., et le consacra à tous les dieux, d’où vint le nom de Panthéon. Les Barbares l’avaient beaucoup endommagé, dépouillé de presque tous ses bronzes, et il courait risque d’être ruiné, lorsque le pape Boniface IV obtint ce temple de l’empereur Phocas, et le sauva en le consacrant, l’an 610, à Ste Marie aux Martyrs. Auj. il est toujours sous le même vocable, mais on l’appelle vulgairement la Rotonde. C. D — y.

panthéon d’athènes, temple que l’empereur Adrien fit élever dans la partie méridionale de l’Acropole. Il avait, dit on, 120 colonnes de marbre. Il n’en reste rien.

panthéon français, originairement Eylise Sle-Geneeière, situé place du Panthéon, à Paris, 5e arrondissement. C est un des plus beaux et des plus importants édifices de Paris. Il a la forme d’une croix grecque. Sa façade , tournée à l’occident , se compose d’un vaste portique de 42«> 20c de développement, sur 13“ 64c de pro-

fondeur, orné de 22 colonnes corinthiennes canviùïêes, hautes de 19® 50c. Six forment avant-corps et supportent un vaste fronton dû au ciseau de David d’Angers; 4 en arrière-corps, prolongent cette façade; les autres doublent et triplent les premiers rangs , excepté pour les deux colonnes du milieu. Toutes reposent sur un perron de 11 degrés. Derrière le portique, les bras de la croix présentent une espèce de massif presque sans ornement, haut de 25 mètres, surmonté d’un soubassement octogone, puis circulaire, de 33ra 46c de diamètre, sur 15“ 50c de hauteur, servant de base à un temple circulaire percé de 16 fenêtres, et enveloppé de 32 colonnes corinthiennes de llra de proportion. Une terrasse avec balustrade couronne ce temple , dont la tour se prolonge au-dessus, en un attique haut de 9ro, avec 16 fenêtres en arcades, et sert de point de départ à un dôme ovoïde. Ce dôme termine l’édifice : il a 23“ 77c de diamètre sur 14 de hauteur ; une lanterne de 6 arcades avec colonnes adossées, et coiffée d’une petite coupole hémisphérique, lui sert d’amortissement. Dessus est une croix de fer doré , dont le pied se trouve à 80“ du sol. Trois magnifiques portes en bronze donnent entrée du portique dans le temple, qui répète la croix grecque un peu altérée : le bras formant la nef centrale a 91“ 60c de longueur, et le bras transversal, 79“ 90c. La largeur des nefs est de 32“ 48c; elles se composent d’une colonnade corinthienne cannelée , de 13“ 86c de proportion, formant des galeries latérales, sur lesquelles règne une tribune continue. Au point d’intersection de la croix, s’élève , à 57“ 80c de hauteur, une coupole de 20“ 14c de diamètre, sculptée en caissons avec rosaces , et percée à son centre d’un œil de 9“ 60e de diamètre. Elle repose sur une tour ornée de 16 colonnes corinthiennes adossées , de 10“ 75c de proportion , érigées sur un haut stylobate. Dans leurs entre-colonne;nents , 16 fenêtres quadrangulaires éclairent cette partit centrale du temple. Au-dessus de cette voûte, il y en a une seconde, à 66“ 45c du pave, et, au-dessus de celle-ci, une troisième, qui est la voûte ovoïde du dôme. La 2e- voûte est enrichie d’une superbe et colossale peinture à l’huile , représentant l’apothéose de Slt Geneviève. Les figures ont 5 mètres de proportion. Ce tableau est un des chefs-d’œuvre de Gros. Il fut commandé par Napoléon Ier, qui y figurait comme fondateur de dynastie, et auquel, en 1815, le peintre dut substituer Louis XVIII. Il y a sous l’église, à 5“ H5c en contre-bas de son pavé , une crypte , ornée de pilastres toscans, et dont plusieurs parties renferment quelques tombeaux. — Le Panthéon fut ordonné, en 1757, par Louis XV, par suite d’un vœu fait pendant sa maladie à Metz, en 1744, pour remplacer l’anc. église de S"-Geneviève, qui menaçait ruine. Les travaux, commencés en 1758, sur les plans et sous la direction de Souffiot , furent à peu près terminés vers 1790. L’Assemblée Constituante décréta, le 4 avril 1791, sur la demande du dép. de Paris, et a l’occasion de la mort de Mirabeau, que l’église Sle- Geneviève serait destinée à recevoir la sépulture des grands hommes. Le monument fut appelé Panthéon français; on en changea le système d’ornementation religieuse, et l’on inscrivit, en lettres de bronze, dans la frise du fronton, l’inscription suivante, qui s’y voit encore : aux grands hommes la patrie reconnaissante. Le Panthéon dut être rendu au culte catholique en vertu d’un décret du 20 février 1806, qui demeura sans exécution. Une ordonnance royale, publiée dans le même but en 1821, a été exécutée en 1822; en même temps on remplaça l’inscription du fronton par celle-ci : d. o. m. sub. invocat. s. geno-

VEFÆ. LUD. XV CONSECRAVIT, LUD. XVIII ItESTITUlT.

Lu 1830, une ordonnance de Louis-Philippe Ier convertit de nouveau 6“ Geneviève en Panthéon français, un décret du 22 mars 1852 l’a restitué à la patronne de Paris. Ce monument est fort beau; son élévation est plus imposante que celle du Panthéon de Rome; ses masses sont bien disposées, et d’un effet saisissant; mais le style de l’architecture manque de pureté. C. D — y.

PANT1CAPEE, nom anc. de Kertch (V. ce mol).

PANTIN, ch.-l. de cant. (Seine), arr. et à 7 kil. S.-E. de Sl-Denis, et à 2 kil. N.-E. des murs de Paris, près du canal de l’Oureq et du bois do Romainville, 3,863 hab. Carrières de pierre à plâtre, cristallerie. Un y a transporté le dépôt des immondices, et l’équarrissage, qui étaient autrefois à Moutfaucon.

PA.NTUJA de la Cruz, peintre. V. La Cruz.

PANTOMIMES, comédiens qui, chez les anc. Grecs et les anc. Romains, représentaient des (fvaines uniquement par des signes et des gestes, sans jamais s’aider du discours. Le nom est grec (*tâi, tout, et t/.tu.fop.ai, imiter), et annonce l’origine de cette invention; mais son dévelup.

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