‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 280 sur 864 · ROIS ARSACIDES · texte numérisé non relu

ROIS ARSACIDES

Arsace Ier

Phraatace. . . ap. J.-C.

Tiridate ou Arsace II. .

Orodes II

Artaban ou Arsace III.

Vononès Ier

Phriapatius

Artaban III

Phraate 1er

Vardanes

Mithridate Ier...

Gotarzès

Phraate II

Vononès II

Artaban II .... ,

Vologèse 1er

Mithridate II...

Paeorus 1er

Mnaskirés. . . . .

Chosroès 1er

SinatroUès

Vologèse II

Phraate 111 .... ,

Vologèse III.. 148 ou

Mithridate III. . .

Vologèse IV

Orodes Ier

Vologèse V. . . 206 ou

Phraate IV. . . .

Artaban IV 216-

PARTEIIE ou PARTHYÈNE. On désignait sous ces noms : 1° la totalité de l’empire des Parthes, borné à.l’O. par l’Euphrate, à l’E. par l’Indus, au N. par la mer Caspienne, au S. par la mer Erythrée, et dont Rhagés, Eebatane et Ctésiphon furent tour à tour la capitale ; 2° la province particulière de Parthie, noyau de l’Empire; 3° un district de cette province , appelé plus spécialement Parthyène. La Parthie propre était bornée au N. par le Taurus ( Demavend ), qui la séparait de l’Hyrcanie, à 10. parla Médie, au S. par la Parétacène, à l’E. par l’Asie, et correspondait à une partie du Khoraçan et du Kouhistan actuels; capitale, llécatompylos ; elle se divisait en 5 parties : Comisène, Parthyène , Choarene , Paranticène, et Tabicène : c’était un pays montagneux et peu fertile. C. P.

PAR1TDAS ( les Siete) , code castillan dont la rédaction fut commencée en 1256 sous Alphonse X, qui s’était préparé à cette œuvre par diverses compilations de lois existantes (1 ’Kspeculo, le Puerto real, etc.). Jaeome Ruiz, | Fernando Martinez et Maestre Roldan, docteurs ès lois, y

PAR

PAS

concoururent. Les Institutes et les Pandectes de Justinien , avec les Décrétâtes du saint-siège , leur fournirent les éléments de leur travail , où ils admirent aussi par ménagement quelques extraits des Fueros et du code gothique. Dans ce code , les deux seules bases du pacte social , ce sont les devoirs envers Dieu , c.-à-d. envers l’Eglise , et les devoirs envers le souverain; tous les droits sont en haut , tous les devoirs en bas; dix pages tracent les obligations du monarque ; il en faut deux cents pour définir celles des sujets. Les Partidas renferment quatre codes distincts, consacrés au droit ecclésiastique, monarchique, civil et pénal. — Le code ecclésiastique resserre l’alliance entre l’Eglise et la royauté, mais aux dépens des libertés publiques et de la couronne, qui renonce à ses droits essentiels. Les maximes de la loi canonique sur la suprématie du saint- siège et sa suzeraineté spirituelle sur toutes les couronnes de la chrétienté , repoussées jusque-là par l’Espagne, furent admises par les Partidas, et effectuèrent une révolution dans le droit public du pays. Les juridictions diocésaines furent atteintes comme celle du roi. Rome dès lcrs devint le centre de tous les intérêts et de tous les litiges de l'Eglise espagnole , et le clergé régulier, échappant à la juridiction épiscopale, fut entre ses mains un instrument docile. Ce que le clergé castillan perdait dans ce code en indépendance, il le regagnait en privilèges. L’immunité personnelle, acquise aux clercs et à leurs dépendants, devint une source d’abus et d'illégalités. Enfin les Partidas reconnaissent la prétention de l’Eglise à la dîme ■< sur les rois, seigneurs, chevaliers, marchands, laboureurs, tant de leurs héritages et troupeaux que de leurs gains, soldes et salaires >> , et ne règlent en aucune façon les acquisitions territoriales des clercs. — Le droit politique des Partidas revêt la royauté d’une inviolabilité moitié légale et moitié religieuse; il règle l’ordre de succession au trône, admet le principe de représentation qui ne devait triompher en Espagne qu'au xve siècle, fixe à 20 ans la majorité des rois, et impose au monarque le serment de ne rien aliéner du domaine, ni de l'autorité de la couronne. — Le droit civil, mêlé des prescriptions du droit canonique et féodal, traite du mariage, de la puissance paternelle, de l'autorité des maîtres sur leurs esclaves, et des lois des fiefs. — Le code pénal est presque entièrement emprunté au code de Justinien; cependant les Fueros ont fourni les titres des défis , des duels , trêves et sauvegardes , et les Décrétales les lois sur les Juifs , les Maures ot les hérétiques. — Le code des Partidas ne fut d’abord accepté ni par les communes, dont il tendait à abroger les Fueros, ni par la noblesse, dont il diminuait les privdéges. Pendant près d’un siècle, il ne fut point reconnu comme code national. L’usage du Fuero de los hijos J' Algo , et l’établissement de nouveaux Fueros particuliers, le rendirent d’abord impuissant; mais en 1348, Alphonse XI inséra dans un fameux Ordenamiento de Alr.alà , destiné à combler les lacunes des Fueros, une portion des Partidas comme complément à ses propres lois. Quant ai reste, il en sanctionna indirectement l’usage , en décidant que tous les procès se jugeraient d'abord d’après YUrdenamienlo , puis d’après les Fueros locaux et le Fuero real, et qu’enfin, à défaut de ceux-ci , on s’en référerait aux Partidas , placés ainsi au dernier degré de cette échelle législative. Leur autorité fut dès lors constamment reconnue comme celle d'un code supplémentaire , et confirmée par tous les rois depuis Henri II jusqu’à Philippe IL Enfin , malgré leur tardive adoption par la Castille, les Partidas tiennent une place considérable dans l'histoire du droit espagnol. Le code d’Alphonse X est une réaction contre la noblesse au profit du trône et surtout de l’Eglise. Son autorité , respectée en fait de droit civil , fut toujours impuissante pour fonder en Castille un droit politique : c’est un chaos législatif où se heurtent les principes les plus contraires; il a pour but de constituer le pouvoir monarchique , et il l'asservit à celui de l’Eglise : il veut restreindre les empiétements des nobles , et il enregistre la plupart de leurs privilèges. H.

PARTIES CASUELLES. V. Casuelles (Parties].

PART1NTACUM , nom latin de Pahtjiena Y.

PARTISANS ou TRAITANTS. On appelait ainsi en France, avant 1789, ceux qui prenaient en parti, c.-à-d. affermaient les traites ou douanes de l’Etat.

PARU ou GOMPAPE, riv. du Brésil (Para), affluent de l'Amazone à Para. Cours de 450 kil.

PARURO, v. du Pérou, département et à 25 kil. S.-O. de Cuzco, sur un affluent de l’Apurimac; 10,000 hab. Grains, bestiaux, toiles.

PARU l’A | Paolo) , écrivain politique, né à Venise en I 1510 , m. eu 1598 , fut historiographe , sénateur, ambas- 1

sadeur, gouverneur de Brescia, et procurateur de Sl-Marc. II a laissé : des Discours politiques, 1599 , où il combat les doctrines de Machiavel ; un Traité de la perfection de la vie politique, 1579, in-4°, trad. en français; une Histoire de Venise , en 12 livres , de 1513 à 1552 , Venise , 1805, in-4°, révélant sa profonde connaissance des affaires publiques et des relations extérieures de son pays. V. Alt'. Mézières, Élude sur les OEuvres politiques de Paul Paruta, Paris, 1853, in-8°.

taruta (Philippe), antiquaire, né à Palerme vers le milieu du .\vie siècle, m. en 1629, fut longtemps secrétaire du sénat de sa ville natale. On a de lui ; la Sicilia descrilla cou medaqlie , Palerme, 1612, in-fol. , réimpr. à Rome, en 1619, avec une suite par Leonardo Agostini. Lo texte de cet ouvrage n'a jamais paru.

PARVAT1. V. Siva.

PARVIS, nom donné, dans l’ancienne Loi, à l’enceinte qui environnait le Tabernacle. C'était un carré oblong, de 100 coudées sur 50 (56m, 20, sur 28 m, 10 ) , fermé, par un voile transparent qui permettait de voir ce qui se passait à l'intérieur. On y immolait les victimes. Chez les chrétiens, le parvis est la place qui précède la principale entrée des grandes églises. Le nom vient de ce que c’est un lieu ouvert aux passants ( peroius ), ou de ce que jadis on y instruisait les enfants (à parvis educandis).

PARYSATIh, reine de Perse, sœur et femme de Darius II Nothus, mère d’Artaxercès Mnémon et de Cyrus le Jeune, favorisa l'ambition et la révolte de ce dernier contre son frère, 401 av. J.-C. Après la bataille de Cunaxa, elle empoisonna Stalira , femme d’Artaxercès, et poursuivit avec acharnement les ennemis de Cyrus ; ce fut ainsi qu’elle obtint la mort de Tissapherne, satrape de Lydie.

PAS, Passas, mesure itinéraire des anc. Romains. Elle valait 5 pieds I 1“ 48 c. ). — pas de voyageur , gressus ou gradus ; on l’estimait 2 pieds 1/2 (741 millimèt.). — pas militaire, militaris gradus. Il y avait le pas ordinaire, avec lequel on faisait 4 milles à l’heure ( 5 kil. 92 mètr.) , et le pas plein ( plénum gradus) , qui était de près de 5 milles |7 kil. 400 mètr.). C. D — Y.

pas, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), arr. et à 28 kil. S.-O. d’Arras ; 869 hab. Filature de coton , fabr. d'huiles, velours de coton ; tanneries.

pas d'armes, place, chemin ou pont que les anciens chevaliers se proposaient de défendre, et par où l’on ne pouvait passer sans combattre.

pas-de-calais , anc. Fretum Gallicum, bras de mer qui sépare la France de l’Angleterre, et fait communiquer la Manche avec la mer du Nord. Sa moindre largeur, entre Calais et Douvres , est de 34 kil.

pas-dk-calais (Le), département du Nord de la France, ch.-l. Arras ; formé de l’Artois, du Calaisis, du Boulonnais et du N. du Ponthieu ; situé au N. -O. sur le détroit du Pas-de-Calais et sur la Manche , et entre les départements du Nord au N.-E. , de la Somme au S. Superf., 663,518 hect. Pop., 749,777 hab. Arrosé par la Lys, la Scarpe, l'Aa , la Liane, la Canche , l’Authie; canaux de S1 -Orner à Calais , de Neuf-Fossé, d'Ardres, de la Marck, de la Bassée , etc. Peu de bois ; beaucoup de pâturages. Sol fertile en céréales, pommes de terre , betteraves, houblon, lin , graines oléagineuses , tabac; bons chevaux, moutons, porcs, volailles; pêche active sur toute la côte. Exploitation de tourbe, fer, houille, marbre, grès. Fabriques de sucre de betterave, huile, savons, toiles, fils, tulles, dentelles, lainage, bière, papier, verre, etc. Ce département forme le diocèse d’Arras, tt dépend de la cour impériale de Douai.

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