‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 285 sur 864 · PAZ · texte numérisé non relu

PAZ

N. -E. de Gourdon; 555 hab. Carrières de chaux hydraulique.

PAYSANS (Guerre des). F. Rcstauds.

PAYS-PAS, dénomination sous laquelle furent réunies , au temps de Charles-Quint, les 17 prov. qui composèrent, avec la Franche-Comté, le cercle de Bourgogne De ces prov., Il provenaient de l’héritage de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne; c’étaient:le I. imbourg, le Luxembourg, la Zélande, la Hollande, la Flandre, l’Artois, le Hainaut, le Brabant, les comtés de Namur, d’Anvers et de Malines; les 6 autres (Gueldre, Zutphen, Over-Yssel, Frise, Groningue avec Drenlhe, et Utrecht), étaient des acquisitions de Charles-Quint. Les Pays-Bas passèrent à l’Espagne en 1556. Les 7 provinces septentrionales secouèrent bientôt le joug, et formèrent la république des Frovinces-Unies ( F . ce mol). Louis XIV s’empara de l’Artois, d’une partie de la Flandre, de la Franche-Comté. Ce qui restait à l’Espagne s’appela Pays-Bas catholiques, ou Pays-Bas espayno/s; c’étaient la Flandre allemande, le Hainaut, le Brabant méridional, le Limbourg, le Luxembourg, Namur, Anvers et Malines. Mais ces provinces, cédées à l'Autriche lors du traité de Rastadt, 1714, prirent dès lors le nom de Pays-Bas autrichiens. Conquises par Dumouriez et Jourdan, cédées à la France en vertu du traité de Lunéville, 1801 , elles formèrent 8 départements : la Lys, Jemmapes, la Sambre-et-Meuse, les Forêts, l’Escaut, la Dyle, la Meuse- Inférieure, et les Deux-Nèthes. La réunion des Provinces- Unies à la France fit encore créer 8 départements : les Bouches-de-l’Eseaut, lesBouches-du-Rhiu, les Bouches-dela-Meusc, le Zuyderzée, l’ Yssel-snpérieur, les Bouchesde-l’Yssel, la Frise, et l’Ems-Occidendal. En 1814, les 16 départements formèrent le Boyaume des Pays-Bas , divisé, depuis 1830, en royaumes de Hollande et de Belgique (F. ces mots).

pays-bas (nouveaux-), nom donné par les Hollandais en 1621 à leur colonie de l'Amérique du N., comprise entre la Delaware et le Connecticut, et dont les Anglais s’emparèrent en 1664. Elle avait pour ch.-l. Fort-Amsterdam, où est auj. New- York.

Pays-Bas français , nom donné, avant 1790, à un grand-gouvernement du nord de la France ; il avait pour capitale Lille, et comprenait : la Flandre française, ch.-l. Lille; le Cambrésis, ch.-l. Cambrai; le Hainaut, ch.-l. Valenciennes; une partie de l’évêché de Liège, ch.-l. Charlemont; et une partie du comté de Naniur. Il est anj. réparti entre le département français du Nord et le royaume de Belgique.

PAYS D ÉLECTIONS. V. Elections.

• PAYS D’É l'ATS. F. Etats (Pays d’ ).

PAYS DES ÉTATS-GÉNÉRAUX. F. Généralité.

PAYS RECONQUIS. F. Calaisis.

PAYS REDIMES. F. Gabelle.

PA Y TA, v. du Pérou (Puira) , à 400 kil. N.-O. de Truxillo, port sur une baie de l’océan Pacifique, par 5" 5' 30” lat. S. et 83'’32'28'' long. O., dans un désert privé d’eau. Les nui sons sont construites en bambous; 7,000 liai». Climat brûlant, où il ne pleut jamais. Navigation active avec Guayaquil, Panama, Callao, Buenaventura, etc.

PAZ-D’A YACUCHO (La), v. de la Bolivie , sur la pente

O. des Andes, près du lac Titicaca, ch.-l. du département de La Paz ou Ayaeucho (F. ce mol), à 312 kil. N.-N.-O. de Chuquisaca, par 16» 29' 57” lat. S , et 70° 29' 25" long. O.; 76,372 liai). Evêché. Fondée en 1548, en commémoration de la paix qui suivit la défaite de Gonzalo Pizarre. Le général américain Sucre y défit les Espagnols en 1814. Sa victoire assura l’indépendance du pays.

faz (la), v. du Mexique, ch.-l. du dép. de Californie, à 101 kil. N.-U. de Valladolid; 3,000 hab.

PAZZI (Les), famille gibeline de Florence, originaire du Val d’Arno, et ennemie des Médicis. En 1478, Jacques Pazzi, qui était banquier, son neveu François, établi à

Rome, et Jérôme Riario, neveu du pape Sixte IV, formèrent un complot contre Julien et Laurent de Médicis; Julien fut tué dans la cathédrale de Florence, et Laurent fit pendre les Pazzi. L’histoire de cette conjuration a été écrite en latin par Ange Politien, sous le titre de Pactianœ conjurations commentariolum , Florence, 1478, in-4®. Alfieri en a tiré le sujet d’une tragédie.

pazzi ( 5* Madeleine de). F. madeleine.

”, (Saint-), ch.-l. de canton (II. -Pyrénées), arr. et à 2L lai. L.-U. d’Argelès, sur le Gave de Pau; 1,729 hab. Fa br. de mouchoirs. Un monastère bénédictin, dédié à S‘ I lerre, y ayant été fondé en 1020 par un duc de Gascogne, la ville, appelée jusqu’alors S‘-Hilaire de Lassun de Geneves, prit le nom de St-Pierre, et, par syncope, de b1-! e. Ecole secondaire ecclésiastique.

PÉE (Saint-), vge (B.-Pyrénées), arr. et à 20 kil. S. de Bayonne ; 3i2 liai). Forges à fer, clouterie.

PEAGE (Le;. F. Bourg-du péage.

PÉAN ou P/EAN, hymne joyeux en l’honneur d’Apollon, et aussi, selon quelques-uns, d’Artémis ou Diane. Il était destiné à écarter un fléau quelconque, guerre, peste, etc., et à remercier Apollon d’avoir exaucé ce vœu. lé pœan en était le refrain. Après une victoire, les vainqueurs chantaient aussi un Péan. On donnait encore- par extension le nom de Péan, non-seulement à l’hymne qu’on entonnait en l’honneur du Dieu Arès (Mars) au moment d’engager une bataille, mais quelquefois aussi aux hymnes adressés à toute autre divinité, même aux divinités infernales. Le Péan étant, avant tout, un hymne de reconnaissance et par conséquent d’allégresse, désigna même toute chanson joyeuse, par opposition à la chanson lugubre appelée Tlirène (F. ce mot). Le mot pœan pourrait bien être comme on le croyait déjà dans l’antiquité, une corruption de l’anc. mot ionien pœon, qui désigne dans Homère le médecin des Dieux de l’Olympe, et qui devint plus tard, même sous la forme Pœan, un des surnoms d’Eseulape et d’Apollon. Chez les poètes romains, Pæan désigne Apollon. On donne enfin quelquefois ce surnom à la Mort, consisidérée comme délivrant les mortels des maux d’ici— bas. P — T.

PEARCE (Zacharie), savant prélat anglais, né à Londres en 1690, m. en 1774, était doyen de Westminster. On lui doit : Essai sur l'origine et les progrès des temples p Défense des miracles de J.-C., 1727 et 1732, in-8®; Commentaire sur les quatre Evangélistes et sur les Actes des apôtres, 1777 ; Sermons, 1777, 4 vol. in-8® ; des éditions du traité de Oratore de Cicéron, 1716, de celui de Officiis, 1745, et de Longin, 1724.

PEARL-RIVER, riv. des Etats-Unis, naît dans l’Etat de Mississippi , qu’elle sépare de la Louisiane, et se jette dans le lac Borgne; cours d’environ 500 kil.

PEARSON (John), théologien anglais, né en 1612 dans le comté de Norfolk, m. en 1686. fut évêque de Chester. On a de lui : Vindiciœ epistolarum sancti Ignotii, 1672, in-4"; Annales de la vie et des ouvrages de St Cyprien, Oxford. 1684, in- fol. ; Eœpositio symboli aposlolorum , Francfort, 1691, in-4®, ouvrage très-estimé en Angleterre; Ojiera posthuma, 1688.

PECCAIS, fort de France (Gard), arr. et à 44 kil. S. de Niines, à 9 kil. S.-E. d’Aigues-Mortes, sur le canal de Silvéréal. Immenses salines aux environs.

PECH1A. F. Ipeks.

PÉOILE ou PŒCILE (du grec poikilos, varié), nom d’un célèbre portique à Athènes, où l’on conservait les chefs-d’œuvre de la peinture. 11 enfermait, entre quatre murailles parallèles, un espace carré, entouré d’une colonnade.

PECQ (Le), vge (Seine-et-Oise), arr. et à 12 kilomètres N. -N.-E. de Versailles, à 1 kil. de Saint-Germain -en- Laye, sur la rive gauche delà Seine; 1,601 hab. Ancien débarcadère du chemin de fer de Paris à Saint-Germain;, point de départ de la partie du chemin de fer rampant qui monte au débarcadère de Saint-Germain. Fabr. de céruse, cuir-, bonneterie.

PECQUET (Jean), anatomiste, né à Dieppe vers 1610, m. à Paris en 1674, pratiqua la médecine à Dieppe, puis à Paris, où il devint membre de l’Académie des sciences, et fut le constant ami du surintendant Fouquet. C’est lui qui découvrit le canal thoracique et le réservoir du chyle connu sous le nom de réservoir de Pecquel. Il a laissé sur ce sujet trois opuscules estimés, publiés à Paris, 1654, in-4®, et reproduits par Manget dans sa Bibliothèque anatomique. D — g.

PECQUIGNY. F. Picquigny.

PEC5. F. Fünfkirchen.

PÉCSVARAD, brg de Hongrie (Baranya), à 11 kil. N.-E. de Fünfkirchen ; 2,700 hab. Houille, marbre.

PÉCULE , propriété d’esclave dans l’antiquité. L’esclave l’amassait en économisant sur sa ration de vivres, ou en faisant quelques travaux pour lui, après avoir achevé la tâche quotidienne que lui donnait son maître. Le pécule se composait de biens meubles ou immeubles. Chez les Hébreux, la loi de Moïse en reconnaissait la propriété absolue aux esclaves, qui pouvaient l’employer à leur rachat. Chez les Romains, l’esclave n’était que l’usufruitier précaire de son pécule : le maître en pouvait disposer quand et comme il voulait, jusqu’à s’en emparer pour luimême. L’empereur Léon assura aux esclaves du domaine impérial la propriété absolue de leur pécule, avec les droits civils qui s’y rattachaient ; mais l’ancienne loi continua de subsister pour les autres. — Dans la législation romaine.

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