PEE
les enfants étant considérés , en vertu du droit paternel , comme esclaves de leur père , tout ce qu’ils possédaient était réputé pécule. — Dans les monastères, on appelait pécule les économies faites par un religieux , et dont il pomait disposer de son vivant. S'il mourait intestat, le pécule appartenait à l’abbé ou au couvent. C. D — Y.
PÉDAGOGUE, esclave ou affranchi qui, chez les anc. Grecs et les anciens Romains, était gouverneur des enfants dans les grandes maisons, les accompagnait quand ils sortaient, dirigeait leurs actions, et veillait sur leurs mœurs. — Les Romains appelaient aussi Pédagogues de jeunes esclaves, beaux et bien faits, qu’ils attachaient au service de leur personne. C’étaient surtout des enfants tirés d’Egypte. C. D — Y.
PEDA1RES (Sénateurs). V. Sénateurs.
PEDEE, nom de 2 riv. des Etats-Unis : le Grnnd-Pedee naît dans la Caroline du N., à 40 kil. S. -O de Wilkesborough, sous le nom d ’Yadsliin, et se jette dans la baie de Winiaw (Caroline du S.) formée par l’Atlantique , après un cours de 550 kil. ; le Petit-Pedee naît à l’E. île Rockingb.am, et se jette dans le Grand-Pedee, à 60 kil. de son embouchure, après un cours de 200 kil.
PÉDLRNEC, vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 11 kil. O. dcGuingamp; 427 hab.
PÉDICULES, Pœdiculi , anc. peuple de l’Italie méridionale, que Strabon identifie aux Peucétiens.
PEDXEL1SSUS, anc. v. d’Asie-Mineure (Pamphylie). Ruines considérables , mais d’un goût qui annonce l’influence romaine par l’excès des ornements. Théâtre antique parfaitement conservé.
PÈDRE. V. Pedro et Pierre.
PEDRO |Don), empereur du Brésil (Pierre Ier! et roi de Portugal (Pierre IV). Né en 1798 de l’infant Jean, qui gouvernait ce royaume au nom de sa mère, et de Charlotte-Joachine de Bourbon, sœur de Ferdinand Vil d’Espagne, ni. /e 24 septembre 1834. Quand les Français envahirent sa patrie en 1807, il partit avec toute sa famille pour ie Brésil. Ses opinions libérales l’y firent aimer, et, soit de son propre mouvement, soit avec le consentement calculé de son père, roi depuis 1816, il y avait même joué un rôle dans quelques manifestations révolutionnaires, lorsque Jean VI, en 1821, partit pour Lisbonne, où l’ap pelait une autre révolution. Pedro resta dans le Brésil avec Te titre de régent, et fut assez adroit pour conserver à la maison de Bragance, sinon au Portugal , cette riche contrée, qui, sans son habileté, se serait probablement érigée en république, comme tout le reste du Nouveau- Monde. 11 fut secondé par l’aveugle tyrannie des Cortès de Lisbonne, qui voulaient replacer sous l’ancien régime colonial, avec tous ses vices et ses entraves, un pays récemment élevé au rang de royaume par Jean VI, 1815, et devenu en quelque sorte métropole pendant les 13 années de son séjour en Amérique, se fit inviter solennellement à résister au décret par lequel cette assemblée le rappelait en Europe (janvier 1822), et fut successivement proclamé défenseur et protecteur, puis empereur constitutionnel du Brésil (mai et octobre 1822). Jean VI venait de reconnaître ce titre, 1825, lorsque sa mort (10 mars 1826) donna à Pedro une nouvelle couronne. Jugeant impossible de les conserver toutes deux, il abdiqua aussitôt ( 2 mai), en octroyant au royaume une charte libérale , celle de Portugal pour son second enfant , Dona Maria II , alors âgée de 7 ans : cette princesse devait épouser son oncle, l’infant D. Miguel, frère cadet de D. Pedro, qui fut, l’année suivante, nommé régent du royaume. Quelques mois après, exploitant habilement les défiances qu’inspirait aux grands, au clergé, et, par suite, aux masses de la population, l’alliance que ses tendances absolutistes avaient fait naître entre le radicalisme de 1820 et le libéralisme de 1826, D. Miguel protestait contre cette combinaison, à laquelle il avait d’abord ouvertement et publiquement applaudi , renversait la charte , détrônait sa nièce , et devenait roi absolu 1 30 juin 1828). D'un autre côté, la constitution libérale donnée au Brésil par D. Pedro, 1824, n’avait pu faire oublier au parti démocratique de ce pays qu'il avait, peu auparavant, 1823, violemment dissous l’Assemblée constituante; on lui reprochait une guerre malheureuse, 1825-28, contre Montevideo, et l'abandon de ce pays, vieille colonie espagnole devei*ie province brésilienne eu 1823 : une insurrection le força (janvier 1831 ) d'abdiquer pour son jeune fils Pedro II. L’année suivante, avec une petite flotte achetée ou empruntée en Angleterre et en France, il reparut en Portugal, et, après une guerre de deux ans, pendant laquelle il supprima tous les monastères portugais, et où se distinguèrent surtout, avec l’amiral anglais Napier, les généraux portugais comte de
Villaflor, créé bientôt duc de Tereeira, le maréchal de Sa!danha, et le marquis de Palmella, il releva le trône de sa fille (22 septembre 1833) , assura la couronne de Dona Maria par le traité de la quadruple alliance, 22 avril l'834 ( V. ce mot), força D. Miguel à quitter le pays (juin 1834), et rétablit la charte de 1826. D. Pedro avait successivement épousé : en 1817, l’archiduchesse Léopoldiue d’Autriche, qui mourut en 1825, et, en 1829, Marie-Amélie de Leuchtenberg, fille du prince Eugène de Beauharnais. On a imprimé, sous le titre de Correspondance constitutionnelle ( trad. en français par Eug. de Monglave, Paris, 1828) les lettres de D. Pedro à son père, du 8 juin 1821 au 24 août 1822. R.
pedro (Ordre de Don), ordre fondé au Brésil, en 1822. par l’empereur Don Pedro I«. L’insigne est une étoile à 5 rayons émaillés de blanc et bordés d'or, ayant au milieu un phénix, et suspendue à un ruban vert moiré.
pedro (san-), v. du Brésil, dans la province de son nom, sur le San-Podr > ou Rio-Grande-do-Sul, à 225 kil. S. de Portalègre; 6,000 hab. Elle est appelée aussi San- Pedro-du-Sul. — Laprnv. deSan-Pedro ou du Rio-Grandedo-Sul. entre celles de Parana au N., de Su-Cathcrine au N.-E., l’ Atlantique à l’E. et au S., l’Uruguay au S. -O., et 1 Eutre-Rios à l’O. , a 319,186 kil. carr. environ, 720 kil. sur 400, et 201,000 hab. Ch.-l., Poi to-Alegre. Sol montagneux, excepté au N. et au ceutie; très-fertile en riz, blé, orge, chanvre, millet, vin, fruits, etc. Elève de bétail. Mines d’or, d’argent, de soufre, de houille.
pedro-mat a pas (san-), v. de l’Amérique centrale, dans l’Etat et à 60 kil. N.-É. de San-Salvador ; 4,000 hab. Fonderie de fer; cumin, de sucre.
PEEBLES, v. d’Ecosse, capitale du comté de son nom, sur la Tweed, à 35 kil. S. d’Edimbourg; 2,050 bah. Fabr. de bonneterie et de draps. Ruines de l’anc. forteresse de Neidpalli. — Le comté de Peebles ou Tweeddalc (vallée de la Tweed) est au S. de l’Ecosse, entre ceux d'Edimbourg au N., de Selkirk à l’E., de Lanark à l’O., et de Dumfries au S.; 93,312 hect., dont 1/3 en culture et 2/5 en prairies; 46 kil. sur 35 ; 12,000 hab. Sol montagneux, bien boisé. Quelques marais. Elève considérable de moutons; laine excellente. Houillères au N. -O. Donne le titre de marquis à la famille Hay.
PELE (Sir Robert) , homme d’Etat anglais , né en 1788 à Tamworth (Straffbrd-Shire), mort en 1850, était fils d’un riche filateur, que Pitt avait créé baronnet en 1800. Il fit de brillantes études à Oxford, entra à la Chambre des Communes en 1809, prit place d'abord parmi les tories, fut nommé en 1812 secrétaire au département de l’Irlande, fit passer en 1818 un bill important qui avait pour but de limiter l’émission du papier-monnaie, et accepta en 1822 le portefeuille de l'intérieur dans le ministère de lord Liverpool. Ce fut alors qu’il fonda sa réputation comme homme d’Etat. Conservateur pour tout ce qui touchait au système politique, il se montra libéral en ce qui concernait l’administration et la législation criminelle : il soutint Vatien-bilP combattit l’émancipation des catholiques, exalta la Sainte- Alliance, mais en même temps encouragea l’instruction populaire, et adoucit la pénalité. Il quitta le ministère en 1827 , mais y rentra avec lord Wellington en 1828. Le rappel de vieilles lois, qui frappaient les dissidents d’incapacité pour certains emplois, lui avait aliéné déjà le parti tory , lorsqu’on 1829 il vint proposer le bill d’émancipation des catholiques, et souleva contre lui un déchaînement universel ; tories et whigs l’accablèrent d’injures ; sa famille même s» déclara contre lui. Il traversa cette crise avec fermeté et poursuivit le cours des réformes qui lui semblaient nécessaires. Le contre-coup de la révolution de France, en 1830 , renversa le ministère dont il faisait partie , et cette chute le réconcilia avec le parti tory. Il lutta durant 18 mois contre la réforme parlementaire ; mais son éloquence fut impuissante, et le relorm-bill passa. Le Parlement fut dissous, et les élections de 1833 diminuèrent sensiblement le nombre des tories dans la Chambre; Robert Peel devint le chef du parti. Il était allé , en 1834 , faire un voyage en Italie, lorsque le roi Guillaume IV le rappela brusquement pour former un ministère; l’entreprise était prématurée, et Peel dut bientôt se retirer. La chute du ministère Melbourne le ramena au pouvoir, 184 1 ; il s'adjoignit cette fois quelques whigs modérés. Les whigs lui léguaient un déficit de plus de 50 millions : par la mesure audacieuse de l’ income-tax, 1842, il rétablit miraculeusement l'équilibre, et ouvrit une source nouvelle de revenus, qui permit de faire une révolution radicale dans le système commercial. L'abolition radicale des lois de prohibition sur les céréales fut la conséquence des réformes financières , et par ses résultats immenses pour le bien-être des classes