PEREIRA DE FIGUEIREDO. V. FIGUEIREDO
pereira de Castro (Gabriel ), poète portugais, né en 1571, m. en 1632, est auteur d’une épopée sur la fondation de Lisbonne, l'Ulyssea, publiée en 1636. La conception n’est pas originale , et l’imitation des anciens se montre sans cesse; mais le style est très-digne d'éloges.
fereira da silva ( Mathias ), éditeur d’un recueil de poètes portugais du xvue siècle ; cet ouvrage est intitulé le Phénir ressuscité, Lisbonne, 1746, 5 vol. in-8°.
PElîEIRE ( Jacob -Rodrigue ) , né en 1716 à Berlanda (Estramadure espagnole), m. à Paris en 1780, est le premier qui se soit occupé activement en France de l'éducation des sourds-muets. Il obtint les suffrages de l’Académie des Sciences et une pension de Louis XV, et fut membre de la Société royale de Londres. Il eut le tort de vouloir cacher sa méthode, et d’écrire contre l’abhé de l’Epée. On a de lui des Observations sur les sourds-muets , insérées dans le Recueil des savants étrangers, 5e vol., 1769.
PÉRÉKOP ( Isthme de) , partie la plus étroite de la langue de terre qui unit la presqu’île de Crimée au continent, par le N.- N.- O., entre la Sivache ou mer Putride à l’E., et le golfe de Kerkinit à l’O. dans la mer Noire. Sa largeur est de 8 kil. environ. L — y.
pÉrékop, v. de la Russie méridionale, gvt de la Tauride, sur la partie la plus étroite de l’isthme de son nom, et la grande route de Tauride en Crimée; par 31° 21’ long. E., et 46° 8’ lat. N., à 148 kil. N. de Simphéropol; importante position militaire , avec une forteresse . auj .
! délabrée, partie principale des défenses dites lignes de Pérékop , formées par un fossé à sec garni de redoutes , et coupant l’isthme dans toute sa largeur. La ville a 2 quartiers : l’un, au N., et hors des lignes, habité principalement par des employés, a 900 hab. au plus ; l'autre, au S., à l’intérieur et peu distant des lignes , est un gros bourg appelé Armianskoi-bazar , dont la population se compose surtout d' Arméniens , occupés à l’industrie du charronnage. Aux environs , lacs salés, objets d’une grande exploitation.— Pérékop est la Taphros des anc. Grecs. Menghéli-Ghinéi-Khan construisit sa forteresse en 1518 . et l’appela Farkermskia-palenk, c.-à-d. forteresse de» ’-'rancs; en 1551, les Tartares changèrent ce nom en celui d’Orcapi, porte des défenses. Le nom de Pérékop est russe, et signifie porte de l'isthme. Les Russes attaquèrent la ville en 1559, la prirent en 1697, 1736, 1737 et 1771 ; le traité de paix de 1791 leur en assura la possession. L — Y.
PERENNA (Anna). V. Anna Perenna.
PÉRENNIS, prefet du prétoire, impartial et sévère selon Hérodien et Lampride, injuste et cruel selon Dion Cassius, fut le favori de l’empereur Commode, et périt par son ordre, pour avoir tenté, dit-on , de le détrôner.
PÈRES CONSCRITS. V. Sénateurs.