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PER — 2085
réparti entre les départements de la Marne et de la Haute-Marne.
PERTI (Jacques- Antoine) , compositeur de musique, né à Bologne en 1656, m. à Venise en 1723, eut une grande célébrité comme professeur. On a do lui une trentaine d’opéras, et de la musique sacrée.
PERTICUM, nom latin du Perche.
PERTINAX (Publius-Helvius), empereur romain, né en Ligurie, l’an 879 de Rome , 126 de J.-C. , était fils d’un affranchi riche marchand de bois , reçut une éducation distinguée, ouvrit une école, servit contre les Parthes, fut sénateur, puis consul sous Marc-Aurèle, combattit Avidius Cassius révolté , et gouverna les deux Mésies , la Dacie et la Syrie. Commode le fit proconsul en Afrique et préfet de Rome. Salué empereur par les prétoriens, l’an 946 de Rome, 193 de J.-C., son élection fut confirmée par le sénat; il montra les sentiments d’un bon prince, prit les Antonins pour modèles, voulut réformer les abus et l'établir l’ancienne discipline ; alors les prétoriens, qui l’avaient proclamé malgré lui , l’assassinèrent, après un règne de 87 jours.
PERTISUS pagus , nom latin du Perthois.
PERTUIS, ch.-l. de cant. (Vaucluse) , arr. et à 31 kil. S.-S.-E. d’Apt, sur la Lèze et près de la Durance ; 3,969 hab. Tribunal de commerce, collège. Commerce de vins, huile, garance, grains. Distilleries d’eaux-de-vie , fabr. de vermicelle, briqueteries et tuileries.
pertuis breton (Le). K. breton (Pertuis).
pertuis d’antioche (Le). V. ant;ochf. (Pertuis d’).
PERTUISANE , ancienne arme qui participait de la pique et de la hallebarde. La lame, longue de 32 centimèt., large de 54 à 108 millimèt., était pointue et tranchante des deux côtés, quelquefois cannelée, ou bien en forme de fiamme ou de hache. Cette arme servait à arrêter l'élan do la cavalerie, à défendre les retranchements, les remparts , l’abordage des bâtiments. On en interdit l'usage dans les armées françaises en 1670 ; les invalides seuls la conservèrent, et on l’employa pour la garde des églises , des poudrières , des arsenaux et des magasins militaires.
TERUGIA, nom italien de Pérouse.
PÉRUGIN ou PÉROUSIN (Le) , territoire de Pérouse, anc. prov. des Etals de l’Eglise, est auj. compris dans le N. -O. de la province d’Ombrie, roy. d’Italie.
pérugin ( Pietro vannucci , dit le ) , peintre célèbre, né en 1446 à Castello délia Pieve , près de Pérouse , m. en 1524, fut élève d’un peintre médiocre, dont le nom est inconnu, vint se perfectionner à Florence sous Andrea del Verocchio, et bientôt s’acquit une grande réputation. Le pape Sixte IV l’appela à Rome, où il exécuta plusieurs compositions dans la chapelle Sixtine, 1488-95 ; il alla faire à Pérouse un grand nombre de peintures à la détrempe , à l’huile et à fresque. On cite surtout celles dont il orna la salle du Cambio, vers 1500. Il en exécuta d’autres dans le couvent de Sle-Madeleine des Pazzi, à Florence, une Pieta au palais Pitti, et une Assomption au Vatican. Le Pérugin eut à Rome une école nombreuse , d’où il sortit beaucoup de peintres distingués, et le plus illustre de tous, Raphaël. Son style a un peu de sécheresse et de crudité, ses draperies sontpauvres, et ses compositions peu variées; mais ses tètes, celles de Vierges surtout , ont un caractère céleste , et l’on distingue la grâce de ses mouvements , le charme de son coloris. Son plus bel ouvrage est le Mariage de la Vierge , au musée de Caen. Le Louvre possède : la Nativité de Jésus-Christ ; la Vierge tenant l'Enfant Jésus adoré par deux saints et deux anges; la Vierge , V Enfant-J ésus , St Joseph et Ste Catherine ; le Combat de l'amour et de la chasteté ; ce dernier tableau est peint en détrempe. B.
PERUSIA , nom latin de Pérouse.
PERUWELZ, v. de Belgique (Hainaut), à 20 kil. S.-E. de Tournai; 6,880 hab. Fabr. de bas et de bonneterie, tanneries, corroieries , mégisseries, sucreries, filatures de laine. Carrières de grès et de pierres à bâtir. Chapelle très-fréquentée de Notre Dame-de-Bon-Secours. Aux environs, magnifique propriété de l'Ermitage, qui appartient à la maison de Croy.
PERUZZI (Balthazar), peintre, architecte, et ingénieur, né en 1481 , à Volterre , m. en 1536 , était fils d’un noble Florentin qui , ruiné par la guerre , le laissa sans fortune, et encore en bas âge. Il chercha des ressources dans l’étude du dessin et de la peinture, et devint bientôt assez habile pour vivre du produit de son art, et soutenir sa mère et sa sœur. Conduit à Rome , il s’y fit promptement connaître par quelques fresques, obtint des commandes assez importantes qui lui donnèrent quelque aisance et des loisirs dont il profita pour étudier l’architecture. 11 fut, comme peintre, un des imitateurs de
Raphaël , surtout dans les Saintes Familles , et plus d’une fois approcha de sa perfection ; il se distingue par la science du dessin , mais il est faible coloriste ; on cite parmi ses principaux tableaux : la Vierge entre St Jean- Baptiste et St Jérôme, à Torre-Balbiana; la Sibylle prédisant à Auguste l'enfantement de la Vierge, fresque à Sienne; la Vierge couvrant d'un voile l' Enfant-Jésus endormi ; la Présentation de Jésus-Christ au Temple, etc. Le rang qu’il occupe comme architecte est aussi très-élevé ; il a construit la Farnesine , un des plus charmants et des plus élégants palais de Rome, et le palais de' Convertendi , commencé par Bramante, dans la même capitale; à Bologne, le palais Albergati; à Carpi, la cathédrale, et l’église de SVNicolas; à Sienne , les fortifications de la ville. Après la mort de Bramante , Léon X le nomma architecte de la basilique de Sl-Pierre ; il fit, pour rectifier les plans de son prédécesseur, un nouveau et très-beau projet , mais qui n’a point été exécuté. En même temps , il construisait une foule de maisons ou de petits palais d’un goût excellent, et que l’on étudie encore auj. Son chef-d’œuvre est le palais Massimi, à Rome , l’un des plus remarquables de la ville. Peruzzi eut encore une autre supériorité : joignant à ses autres talents celui de grand perspectiviste, il créa, chez les modernes , l’architecture feinte , renouvela l’art de la décoration scénique, et la porta à un point de perfection que l’on n’a pas surpassé depuis. De ces travaux éphémères et fragiles, il ne reste que l'Histoire de Méduse, qu’il peignit dans, la loggia de sa Farnesine : l imitation de l’architecture par la peinture y produit l’illusion la plus complète, et le toucher seul peut désabuser la vue. C. 1) — y.
PERVENCHÈRES, ch.-l. de cant. (Orne), arr. et à 15 kil. S. -O. deMortagne; 179 hab.
PÉSARÈSE (Le), peintre. V. Cantarini.
PESARO, anc. Pisaurum , v. forte du royaume d’Italie, port à l’embouch. de la Foglia dans l’Adriatique, à 32 kil. N.-N.-E. d’Urbin; par 43° 55' 1" lat. N., et 10» 32’ 32" long. E.; 19,883 hab. Ch.-l. de la prov. de Pesaro-et-Urbino; évêché; collège. Belles églises : celles de St-Charles, de la Miséricorde, et de S‘-Jean. Bibliothèque, musée. Fabr. de faïence, verres, cristaux. — Ville très-ancienne, Pesaro reçut une colonie romaine en 184 avant J.-C. Prise et détruite par Totila, elle fut rebâtie peu après par Bélisaire. Patrie du compositeur Ilossini.
pesaro-et-urbino (Prov. de). V. Supplément.
pesaro (Cap), cap de la Turquie d’Asie, sur la côte S.-O. de l’ile de Chio.
PESCAIRE, en italien Pescara , anc. Atcrnum , v. forte du royaume d’Italie , dans la province et à 14 kil. N.-E. de Chieti, sur la Pescara; 3,112 hab.
pescaire (le marquis de). V. avalos.
PESCARA, rivière du royaume d’Italie. V. Aterno.
PESCENNIUS NIGER (Caius) , général romain, né à Aquinum, d’une famille riche et puissante, servit sous les Antonins, et fut nommé par Commode gouverneur de la Syrie. Il était déjà âgé, lorsque le sénat l’engagea à venir à Rome venger le meurtre de Pertinax. Sur cette nouvelle, il fut proclamé empereur par les légions de Syrie, au moment où les prétoriens venaient de vendre l’empire à Didius Julianus , l’an 946 de Rome, 193 de J.-C. Cependant Septime-Sévère , proclamé en Illyrie, prit possession de Rome, puis marcha contre lui ; Pescennius Niger fut battu à Nicée et près d’issus, et s’enfuit à Antioche; il voulait se réfugier chez les Parthes , lorsqu’il fut dé couvert par des soldats , et tué près de Cyzique , 195. Pescennius avait l’amour de la justice , la modération , le zèle pour la discipline.
PESCI-IAOUER ou PEICHAOUER, en anglais Peshawer, v. de l’Hindoustan anglais (Pendjab), jadis capit. d’un pcL.t royaume de même nom, à 224 kil. E.-S.-E. de Kaboul; 60*000 hab. On y remarque le Bala-Hissar, ancienne résidence des rois afghans. — Cette ville futfondée par Akbar.
PESCHIERA, Ardelica ou Piscaria , ville forte du royaume d’Italie (Vénétie), dans la province et à 33 kil. N.-N.-U. de Mantoue , 24 O. de Vérone, sur le Min- ^ cio, à l’extrémité S. du lac de Garda; 2,500 hab. Prise par les Français en 1796, occupée par les Austro-Russes en 1799, rendue aux Français de 1801 à 1811, prise à : l’Autriche par les Italiens en 1848.
PESCIA, v. du roy. d’Italie, prov. et à 16 kil. N.-E. de ! Lucques; 12,339 hab. Evêché. Belle cathédrale. Verreries, i papeteries, filatures de soie; fabr. d’huiles, pâtes il Italie.
PESC1NA, v. du royaume d’Italie, située dans la proj viuec et à 48 kil. S.-O. d’Aquila; 4,369 hab. Evêché. Patrie de Mazarin.
PESELLO (Giuliano d’Arrigo, dit il), peintre, ne à ! Florence en 1380, réussit particulièrement dans les ta-