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eionna pour la découverte des frères Montgolfier, fit plusieurs ascensions en aérostat, mais périt, par l'incendie de son ballon , en voulant traverser la Manche, de Boulogne en Angleterre,
PILCOMAYO , riv. de l’Amérique du S., sort des Andes au centre de la Bolivie, à peu de distance de Chuquisaca, coule à l’O.-S.-O., puis au S.-O., en traversant le grand Cliaco, reçoit le San-Juan, le Caeliimayo, la Paspaya, et se jette par deux branches dans le Paraguay, un peu audessous de l’Assomption. Cours de 1,400 kil.
PILENTUM , char à 4 roues, couvert, et suspendu , à l’usage des matrones et des Vestales, chez les anc. Pujmains, et dont elles se servaient pour se rendre aux jeux ou aux sacrifices publics. Sous le Bas-Empire, les matrones s’en servaient aussi dans les pompes nuptiales. C. D — y.
PILES (Fortia de), anc. famille noble de Provence, dont les membres ont rempli presque sans interruption, de 1660 à 17tti), les fonctions de gouverneurs de Marseille. Parmi eux on distingue : Ludovic de Piles, baron de Baumes, qui tua en duel le fils de Malherbe en 1629.
piles (roger de), peintre, né à Clamecy en 1605, m. en 1709, a laissé des portraits remarquables de Boileau et de Mmc Dacier, et plusieurs écrits estimés relatifs à son art, entre autres: Conversations sur la connaissance de la peinture, Paris, 1677, in-12; Dissertations sur les ouvrages îles plus fameux peintres, avec la Vie de Rubens, 1681, in-12; Les premiers éléments de la peinture pratique, 1684, in-12; Abrégé de la vie des peintres, 1699, in-12; Cours de peinture pur principes, 1708, in-8», etc. Tous ses ouvrages ont été réunis sous le titre d 'OEuvres diverses, Paris, 1767,
P1LEUM ou PILETJS , bonnet d’affranchi chez les anc. Romains; espèce de petite coiffe unie, hémisphérique ou un peu conique, eu laine blanche ou en feutre blanc. L’esclave le recevait le jour de son affranchissement, dont ce bonnet devenait le signe distinctif. Sous les empereurs, les citoyens s’en coiffaient quelquefois, en hiver. C. D — y.
PILE RAM , v. des Etats autrichiens (Bohême), à 43 kil. E. de Tabor; 9,000 hab. Filatures de laine, fabr. de draps.
P1LLAU, v. forte des Etats prussiens (Prusse), à 45 kil. O. -S. -O. de Kœnigsberg, sur la langue de terre qui sépare le Frische-IIaff de la mer Baltique; 4,600 hab. Construction de navires. Pêche de l’esturgeon, dont les œufs servent à préparer le caviar, objet d’une exportation considérable. — Cette ville fut prise par les Suédois en 1626, et par les Russes en 1758.
riI.LEMENT (Victor), graveur français, né à Vienne (Autriche), m. à Paris en 1814, s’adonna au genre du paysage, et sut rendre, par l’alliance de l’eau-forte et du burin, les effets les plus vigoureux et les plus piquants de la peinture. Il était aussi très- habile dessinateur. Le nombre de ses eaux-fortes est considérable; on en trouve plusieurs dans la galerie du Musée Napoléon , par Robiliard et par Filhol.
PILLNITZ , vge du royaume de Saxe, cercle et à 9 kil. E.-S.-E. de Dresde, sur la rive dr. de l’Elbe; 550 hab. Beau château royal. L’empereur Léopold II et le roi de Prusse Frédéric- Guillaume II s’y réunirent, du 25 au 27 août 1791, pour les affaires de Pologne, et l'on étendit à l’état de la France l’objet de l'entrevue. Le comte d’Artois, de Galonné, Bonillé et divers personnages de l’émigratiou, s’y étaient rendus. On confirma le traité de Vienne du 25 juillet de la même année, définitivement conclu à Berlin le 17 février de l’année suivante ; on y déclara la situation de Louis XVI un intérêt commun à tous les souverains de l’Europe, et cette déclaration, qui annonçait des ordres aux troupes pour se mettre en campagne, fut regardée comme la base de la coalition contre la France.
PILON (Germain), célèbre sculpteur, né vers 1515 à Paris, non à Loué, m. ver- 1590, vint à Paris en 1550, et fut l’émule de Jean Goujon, avec lequel il contribua à entretenir le goût de l’antique. Parmi ses ouvrages, ou cite : le Mausolée de Guillaume Du Bellay, dans la cathédrale du Mans, dont on n’a conservé que les bas-reliefs, qui sont d’une pureté antique; les admirables ha— reliefs du beau mausolée d’Henri II, dans l'église abbatiale de S'-Denis; la Foi, l’ Espérance, la Charité, les lionnes œuvres, et les s. alites en bronze de Catherine de Médicis et de Henri II, snr le monument; le Mausolée du chancelier de B ir agite, au musée des Beaux- Arts: u t groupe 'les Trois Grâces, vêtues de robes légères, au Louvre, et ’un des chefs-d’œuvre de la sculpture française. Germain Pilon fut un artiste de génie, et nul ne lui servit de modèle; il sut allier, lorsqu’il le fallut, la foive et la grâce. B,
PILORI, genre de supplice jadis en usage en France, et consistant en une exposition publique. On l’appliquait aux gens que la justice voulait noter d’infamie, tels que les concussionnaires et les banqueroutiers frauduleux. Tout seigneur haut-justicier avait droit de pilori. L’instrument du supplice était un pilier, muni de chaînes et de carcans pour attacher les exposés. A Paris, il existait plusieurs piloris, un , entre autres, au carrefour devant la place de l’abbaye St-Germain. Le plus fameux était celui des Halles : il avait la forme d’une tour octogone, surmontée, à 7 ou 8 met. du sol environ, d’une lanterne de bois, à l’intérieur de laquelle se trouvait un grand cercle de fer percé de place en place de 3 trous, par où l’on faisait passer la tête et les mains des condamnés. La lanterne tournait sur pivot , et, de demi-heure en demi-heure, on lui faisait faire un demi-tour, afin d’offrir les exposés de face à toute la multitude. Les expositions duraient deux heures pendant trois jours de marchés consécutifs. Le pilori fut aboli en 1789.
PILPAY ou BIDPAY, brahmine et gymnosophiste indien, dont on ignore l’époque et la vie, fut, à ce qu’on croit, gouverneur d’une partie de l’IIindoustan. Quelquesuns le placent 2,000 ans avant J. -C.; d’autres, au 111e siècle avant l’ère chrétienne. Son nom est attaché à un recueil de Fables ingénieuses et pleines de sagesse. Ces Fables, écrites primitivement en sanscrit, sous les titres de Pantcha-Tanlra (les Cinq livres), etd ' Hitopadesa, furenttraduites en pehlvi par Burzouyèh, mage du vif siècle de notre ère, d’après l’ordre du roi Khosrou-Nouschirwan , puis en arabe sous le titre de Caliluh et Dimnah, en hébreu par le rabbin Joël, et en latin par Jean de Capoue, vers 1262, sous le titre de Directorium vilœ , parabolœ anliqnorum sapientium. L’ Hitopadesa a été éditée par Schlegel et Lassen, Bonn, 1829-31. Sylvestre de Sacy a publié la traduction arabe, en 1816. Il en existe des traductions françaises par Galland, 1724, et par l’abbé Dubois, 1826. Des savants modernes pensent que le véritable auteur des Fables de Pilpay est un brahmine appelé Vichnou-Sarma.
PILSEN, v. des Etats autrichiens (Bohème), ch.-l. de cercle, à 116 kil. S.-O. de Prague, 40 N. de Klattau ; 10,000 hab. Gymnase , haute école de sciences et belleslettres, maison d’éducation pour les enfants de militaires. Fabr. de lainages, draps, cuirs. Bière estimée. — Le cercle de Pilsen, à l’O. de la Bohême, entre ceux de Saatz et d’Eger au N. , de Prague à l’E. , de Pisek au S , et la Bavière à l’O., a 4,941 kil. carr., 100 kil. sur 70 ; 358,617 hab.
PILTEN, v. de la Russie d’Europe (Courlande), à 166 kil. N.- O. de Mittau. Autrefois évêché, fondé en 1220 par Waldemar II , roi de Danemark, et sécularisé en 1552. — Cette ville passa aux Russes en 1795.
PILUM, grand et fort javelot, moitié fer et moitié bois, à l’usage des princes et des hastats, dans la légion romaine. Du temps de Scipion, il avait une hampe longue de 3 coudées ( lm,33l, sur un palme (0m,07) de diamètre, et un fer long aussi de 3 coudées; le fer était triangulaire et très-aigu. L’arme entière, longue de 2m,66, était trèslourde, et ne se lançait qu’à petite distance, en allant à la charge. Chaque soldat n’avait qu’un pilum. Sous le Bas- Empire, on allongea la hampe jusqu'à 5 pieds 1/2 |1“>,63), et le fer n’eut plus que 9 onces (0ra,22). Alors ou en donna deux à chaque soldat. C. D — y.
P1LUMNUS, roi de la Daunie et père de Turnus; on le met au rang des dieux, et on lui attribue l’invention du pilon à piler le blé pour le convertir en pain. Il était frère de Pieumnus, et, comme lui, présidait aux auspices des noces.
PIMOLIS , v. d’Asie-Mineure (Pont), capitale de la Pi. molisrne. Auj. Osmandjik.
PIMPLA, montagne de Macédoine, dans la Piérie, sur les confins de la Thessalie. Au pied était une fontaine consacrée aux Muses, dites pour cette raison Pimpléides.
PIN (Lit), vge (Orne), arr et à J.3 kil. E. d’Argentan ; 413 hab. Ancien haras, fondé eu 1717. Courses de chevaux.
PIN A (Ruy de), hi-tor’ographe de Portugal sous le roi Emmanuel, m. en 1521, écrivit des Cltro tiques longtemps -enfon es aux archives de Torre do Tumho. On a publié, sous le titrede Cronicasdos seis reis primeiros, Lisb., 1653, 1727-29. les règnes de 'anche 1er, Alphon e II, SancheH, Alphonse III, Denis, et Alphonse IV : les règnes de Duar e ou Ed mard, Alphonse IV, et Jean II, ont été insérés dans le Recueil de livres inédits de T histoire portugaise, i79 >-92, in-4°.
im n a , v. d’E-pag ne r Aragon), prov. et à 45 kil. S.-E. de Saragosse, sur la rive gauche de l’Ebre; 2,9 >0 hab.
PINACOTHEQUEjdugrecpmatr, tableau, oUhèlcè, dépôt,
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galerie de tableaux dans les riches maisons des anc. Romains. Ils la plaçaient au nord. On a ressuscité ce mot dans quelques grandes villes de l’Allemagne, notamment à Munich , pour désigner les musées publics de peinture.
PINAIGRIER (Robert), habile peintre sur verre, né vers 1490, on ne sait en quel endroit, se fixa à Tours vers la fin de sa vie. Beaucoup de ses œuvres ont été détruites ; on en voit encore d’admirables dans l’église de S'-Père, à Chartres, et dans l’église S'-Gervais, à Paris; Sl-Merry, dans la même capitale, possède aussi de cet artiste V Histoire de Joseph en vitraux. Les peintures de Pinaigrier se distinguent par la richesse des couleurs, de belles têtes, et des draperies d'un bon style. B.
PINANG ou PENANG. V. Gali.es (Ile du Prince de).
PINARA, v. de l’anc. Lycie, au pied du mont Cragus. Belles ruines de temples, théâtres, et tombeaux antiques. Restes nombreux d’édifices privés. Inscriptions lyciennes. C’est auj. le petit village de Minara, au S.-O. de Tlos.
PINARIUS et POTITIUS, compagnons d’Evandre, sont la tige de deux familles de prêtres d’Hercule en Italie, et particulièrement dans l’ancienne Rome, les Pinarii et les Polilii. V. PoTITlENS.
PINARUS , rivière de la Cilicie orientale, affluent du golfe d’issus. Auj. Deli-tchaï (la folle rivière).
PINCERAIS (Le), Pinciacensis pagus, petit pays de l’anc. France (Ile-de-France), où était Poissy (Seine-et-Oise).
PINCHBECK , mécanicien anglais , né à Londres en 1783, inventa un alliage de cuivre et de zinc, imitant l’or, et auquel les Anglais ont donné son nom.
PINCHINAT (Pierre), homme de couleur de Sl-Domincrue, né à SCMarc en 1746, m. en 1804, fut élevé en France, Tevint dans la colonie quand les affranchis réclamèrent des droits politiques , et mérita par ses talents et sa sagesse d’être choisi par eux pour leur président. Arrivé en France, on le calomnia auprès du gouvernement, qui vit en lui un homme dangereux et le fit incarcérer. Il mourut en prison, de misère et de chagrin. B. A.
PINCIACUM , nom latin de Poissy.
P1NCIANUS (Nonnius), en espagnol Fernando Nunez, né vers 1473 à Valladolid (Pintium en latin), de l’illustre famille des Guzman , m. en 1553 , professa le grec à Alcala, puis la rhétorique à Salamanque. On a de lui : Annotations in Senecœ philosophi opéra , Venise, 1536, in-4°; Observationes in Pomponium Melam, Salamanque, 1543, in-8°; — in loca obscura et depravata Historiæ naturalis C. Plinii , ibid. , 1544; Commentaire sur les oeuvres de Juan de Mena, Séville, 1520; Refranos y Proverbios glosados, Salamanque, 1555, in-4°, etc.
PINÇON ou PINZON ( Martin-Alonzo et Vicente-Yanez), deux frères qui accompagnèrent Christophe Colomb dans son 1er voyage, 1492, et qui firent eux -mêmes des découvertes. Vicente fut le premier Espagnol qui passa la ligne, en 1499. L’année suivante, il reconnut le cap Sl-Augustin au Brésil, l’embouchure de la riv. des Amazones, et la riv. de Guyane qui a reçu son nom. Il s’attacha ensuite à Diaz de Solis ( V. ce mot ) .
PINCZOW, v. de Pologne, à 30 kil. O.- N.- O. de Stopnica ; 5,000 hab.
PINDAR (Peter). V. Wolcott.
PINDARE, le prince des poètes lyriques de la Grèce, né vers l’au 520 av. J.-C. à Cynoscéphales près de Thèbes, en Béotie, vécut peut-être jusque vers 440. Il était d’une famille de musiciens, et fut disciple du poète Lasos d’Hermione. Nul poète n’a été comblé de distinctions aussi glorieuses. Les tyrans de Sicile Gélon, Hiéron 1er, et Théron, le tyran de Cyrène Arcésilas, les rois de Macédoine Amyntas 1er, et Alexandre Ier, les Seopades, et surtout les Aleuades, célèbres familles dynastiques de Thessalie, l’admirent à leur cour et à leur table. Les Athéniens le déclarèrent hôte public de leur cité ; les Amphictyons lui décernèrent le droit d’hospitalité dans toutes les villes de la Grèce; la Pythie ordonna, au nom d'Apollon, qu’il recevrait la moitié des prémices qu’on offrait sur les autels du dieu, et ce glorieux privilège fut déclaré héréditaire dans la famille du poète : aux fêtes d’Apollon, il siégeait, couronné de lauriers, sur un trône de fer, et Thèbes lui éleva, de son vivant, une statue, où il était représenté une lyre en main et le front ceint d'un diadème. Après sa mort, des privilèges importants furent accordés à sa famille, et, dans le sac de Thèbes par les Macédoniens, plus d'un siècle après sa mort, sa maison fut épargnée par ordre d’Alexandre. Pindare avait composé un grand nombre d’ouvrages , dont la plupart sont perdus : des Odes triomphales ; des Hymnes ; des Prosodies, prières pour les processions; des Dithyrambes ; des Parthénies , odes sacrées, chautées par des chœurs de jeunes filles; des
| llyporchèmes , chants pour les danses religieuses; des Thrènes, chants de deuil; des Pcans , chants d’allégresse; des Scolies , chansons de table; des Eloges, des Epigrammes, et peut-être même des tragédies. Il ne nous reste que les Odes, composées en l’honneur des athlètes vainqueurs aux différents exercices du stade , et rangées en quatre groupes , les Olympiques , les Pythiques , les Néméennes, et les Isthmiques. Nous n’avons des autres poésies que des fragments dénués d’intérêt. Les Odes ne paraissent pas avoir été les poésies de Pindare les plus goûtées de l’antiquité; malgré de grandes et incontestables beautés , beaucoup nous paraissent froides ou bizarres. Les vainqueurs aux quatre grands jeux solennels étaient souvent des hommes très-obscurs; le poète était donc fort embarrassé de la stérilité de son sujet. Lorsqu’il ne trouvait rien à dire du vainqueur, il se rejetait sur l’éloge des dieux protecteurs des jeux et dispensateurs de la victoire, ou sur celui des instituteurs de ces jeux, insérant comme ornements quelque légende mythologique, quelques prières aux dieux, quelquefois l’éloge de son art et de lui-même. Si le vainqueur est un homme connu, important, ou illustre, il fait son éloge, celui de sa famille ou des fondateurs de sa ville, celui des dieux qui protègent cette famille ou cette cité, et termine en revenant au héros, auquel il adresse quelquefois des préceptes de morale pratique, dont la partie épisodique même lui a donné la matière. Le style de Pindare est assez souvent obscur ( et il l'était déjà pour les anciens), parce qu’il parle fréquemment par allusion, que presque jamais il ne développe entièrement sa pensée par l’expression : ajoutez à cela de3 images très -hardies souvent imprévues, des métaphores audacieuses, extraordinaires, et parfois incohérentes, qui rendent la lecture des odes fort pénible; mais, une fois le sens à peu près élucidé, on reconnaît dans le style une harmonie sonore et pompeuse, et un mouvement rapide qui entraîne la voix avec l'esprit. Cette pompe, si extraordinaire pour nous, s’explique par la grandeur et l’importance des victoires semi-religieuses qui répandaient toujours un vif éclat sur le vainqueur et sur sa patrie. Les poésies de Pindare ont donné lieu chez les modernes à une discussion célèbre entre Perrault et. Boileau. V. dans les Réflexions critiques de ce dernier, la vin*, et la conclusion des neuf premières. — Les principales éditions de Pindare sont celles de Heyne, Gœttingue, 1798, 3 vol. in -8°; de Boeekh, Leipzig, 1811-21, 3 vol. in-4»; de Dissen, Gotha, 1830, et 1847- 50, 2 vol. in -8°, avec un excellent commentaire. Pindare a été traduit en prose française par Gin; par l’ourlet; par Muzae, 1823; par M. Colin, 1841; par M. Poyard, 1853,
I vol. in-8®, dont la traduction a été couronnée par l’Aca-
démie Française en 1851, et, en vers, par M. Fresse- Montval, 1851. Il existe des traductions séparées des Pythiques, en vers, par Vincent, 1825; des Olympiques , par Guichemerre , 1845; des Néméennes, p"r M. Olry, 1841. P— T.
pindare, riv. du Brésil (Maranhao), affluent du Miarim près de son embouchure ; cours de 450 kil.
P1NDARIS, c.-à-d. habitants des montagnes , peuple de l’Hindoustan (Malwah), dans les Etats d’Holkar, de Sindhya, et de Bopal , était un ramas de brigands et d’aventuriers qui commencèrent à soutenir les Mahrattes à la bataille de Panipet, 1761 , et que les Anglais n’exterminèrent à peu près complètement qu’en 1817.
PINDE, Pindus, auj. Mezzovo, chaîne de montagnes de la Grèce, entre l’Epire àl’O. et la Thessalie à l’E., depuis les monts Cambuniens jusqu’à la chaîne de l’Othrys. Le Pinde était consacré à Apollon et aux Muses.
PINDEMONTE ( Marc-Antoine), littérateur italien, né à Vérone en 1694, m. en 1744, publia des Poesie latine e volgari, Vérone, 1721, in-8°, et Venise, 1776, 2 vol. in-8°, ainsi qu’une traduction de l’Argonaulique de Valérius Flaccus, Vérone, 1776, in-4*.
PINDEMONTE (le marquis Jean ) , poète tragique, né à Vérone en 1751, m. en 1812, publia ses pièces sous le titre de Componimenti tealrali , Milan , 1804, 4 vol. in -8°.
II a plus de grâce et de charme que de génie, néglige la correction du plan, des caractères et du style, vise à la pompe et au bruit de la scène , et cherche l’éclat , 1 effet théâtral , plutôt que la profondeur de l’impression. Il est quelquefois déclamatoire.
pindemonte (le chevalier Hippolyte ) , poète et traducteur, frère du précédent, né à Vérone en 1757, m. en 1828, a traduit en vers les deux premiers chants de V Odyssée, 1810 , in-8°, V Hymne à Cérès , 1785, in-H®, des fragments des Gcorgiques, et composé une tragédie d’/lrminius, 1804. On lui doit aussi des Epitres en vers, Vérone, 1805; et Florence, 1809, in-12; des Poésies champêtres,
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1783 , remplies de sentiments nobles et purs* et dont le caractère de rêverie mélancolique rappelle Gray.
PINËGA , riv. de la Russie d’Europe, naît dans le gvt de Vologda, arrose celui d’Arkhangel, et se jette daus la Dvina. Cours de 450 kil.
PINDÉNISSE. V. Pendenisse.
PINEL (Philippe), célèbre médecin, né en 1745 à S1 -Paul, près de Lavaur (Tarn), m. en 1826, fut reçu docteur à la Faculté de Toulouse en 1764, alla se perfectionner dans son art à Montpellier, puis à Paris, 1771, coopéra à la Gazelle de sanlé et au recueil intitulé la Médecine éclairée par les sciences physiques , et fut nommé médecin en chef de Bicêtre en 1792. Aux châtiments et à la réclusion, qui empiraient l’état des aliénés, il substitua la douceur, l’exercice, le travail, un air salubre, et une certaine liberté. De Bicêtre, il passa en 1794 à la Salpêtrière , qui lui doit aussi d’importantes améliorations. Il fit , à l’Ecole de médecine de Paris, des cours d’hygiène et de pathologie interne qui eurent un très-grand succès, et il fut appelé à l’Institut. On a de lui : Trailé médico-philosophique sur l'aliénation mentale, Paris, 1791, et 1809, in-8°; Nosographie philosophique, ou la Méthode de l'analyse appliquée à la médecine, 1798, 2 vol. in- 8°, et 1818, 3 vol. in-8°; Médecine clinique, 3« édit., 1815, in-8°, etc.
PINÉLLI (Bartolomeo) , graveur et dessinateur, né à Rome en 1781, m. en 1835, montra dans ses œuvres beaucoup de force, de vivacité et de grâce. Il a gravé surtout des sujets de bataille tirés de l’histoire romaine, des rixes populaires, et, sous le titre de Meo-Petacca , une série de caricatures historiques très -piquantes. Il avait un talent distingué de peintre aquarelliste.
PINELO (Antonio de Léon-), écrivain espagnol du Pérou au xvii» siècle, rapporteur au conseil des Indes, a laissé : Recopilacion general de las leyes de las Indias, 1680, 4 vol. in -fol. ; Traité des confirmations royales , Madrid, 1630, in-4°, très- important pour la jurisprudence de l’Amérique espagnole ; Abrégé de la Bibliothèque orientale et occidentale , nautique et géographique, Madrid, 1739, in-fol., répertoire bibliographique des livres imprimés ou manuscrits sur les voyages, les missions et relations étrangères, etc.
PlNEROLO , nom italien de Pignerol.
PINETUS, nom anc. de Pinhel.
PINEY-LUXEMBOURG , ch.-l. de cant. (Aube), arr. et a 25 kil. N.-E. de Troycs; 1,215 hab. Corderies, tuileries. Autrefois titre de duché-pairie, érigé, en 1581 , en faveur de François de Luxembourg.
PINGRÉ ( Alexandre- Gui) , astronome , né à Paris en 1711 , m. en 1796, fit ses études chez les Géuovéfains, et entra dans leur Ordre , où il enseigna la théologie. Les querelles du jansénisme et les conseils du chirurgien Lecat lui firent changer l’objet de ses études , et il s’appliqua à l’astronomie. L’observation du passage de Mercure en 1753 le fit entrer à l’Académie des Sciences comme correspondant, puis associé libre. Bibliothécaire de Ste-Geneviève, il trouva, dans la collection confiée à sa garde, les éléments du plus important de ses ouvrages : la Comélographie, ou Trailé historique et théorique des comètes, Paris, 1783, 2 vol. in-4°. Cet ouvrage, malgré les travaux postérieurs, n’a pas perdu tout mérite. De 1754 à 1757, il a publié un Etat du ciel, almanach nautique, suivant une méthode sur laquelle celle de Lacaille a prévalu. Le détail de ses observations se trouve dans la Bibliographie astronomique de Lalande. On lui doit encore une traduction estimable des Astronomiques de Manilius, Paris, 1786, 2 vol. in-8°. Lors de la formation de l’Institut, en 1795, Pingré en fut nommé membre. Y.
PINHEÎRO- FERREIRA (Sylvestre), publiciste, né à Lisbonne en 1769, m. en 1847 , professa la philosophie à Coimbre , fut ensuite secrétaire de légation à Paris et à La Haye, chargé d’affaires à Berlin, et ministre des affaires étrangères de 1821 à 1823. Il était membre correspondant de l’Institut de France. On lui doit plusieurs ouvrages écrits en français : Essai sur la psychologie , 1826 ; Coi.rs de droit public, 1830-35; Principes du droit constitutionnel , 1834 ; une édition du Précis du droit des gens de Marteus; un Supplément au Guide diplomatique du même auteur.
PIE IIEL , anc. Pinelus , v. de Portugal ( Beira ) , sur une colline près de la Pinhel, à 14 kil. N.-O. d’Almeida; 1,650 hab. Evêché suffïagant de Braga. On remarque la cathédrale, le palais épiscopal , et les fontaines.
PINKA1ELD , brg de Hongrie (Eisenburg), à 50 kil. O.-N.-O. de Stein-am-Anger, sur la Pinka (affluent g. de la Raab) ; 2,500 hab. Sources ferrugineuses acidulés. Château des comtes Batthiany.
PINKERTON (Jean), savant écossais, né à Edimbourg en 1758, m. en 1826, fut destiné au barreau, mais se rendit à Londres en 1780 , et y renonça au droit. Il publia quelques poésies élégiaques qui eurent du succès , mais se fit des ennemis par ses Lettres sur la littérature, 1785. Livré à des recherches historiques et géographiques , et à une étude approfondie de la numismatique , il devint membre de la Société des Antiquaires de Londres. On lui doit : Essai sur les médailles , 1784, 2 vol. in-8°, trad. en français avec notes et additions par J. -G. Lipsius , Dresde, 1794, in-4° ; Recherches sur l’origine et les progrès des Scythes ou Golhs, 1787, in-4°, trad. en français par Miol ; Histoire d’Ecosse depuis l’ avènement de la maison des Stuarts, 1794, 2 vol. in-4°, livre d’un haut mérite et très-bien fait; Géographie moderne, rédigée d'après un nouveau plan , 1802 , 2 vol. in-4°, et 1807, 3 vol. in-4», ouvrage où la géographie fut exposée pour la première fois d’une manière intéressante, et qui obtint un succès européen; Souvenirs de Paris, 1805, 2 vol. in-8°; Collection générale des voyages, 1808-17, 13 vol. in-4°, recueil fort médiocre , etc. B.
P1NNA , v. de l'Italie ancienne (Samnium), chez les Vestins. Auj. Civita-di-Penne.
PINNEBERG,v. des Etats prussiens (prov. de Slesvig- Holstein), à 35 kil. E.-S.-E. de Glückstadt, sur un petit affluent de l’Elbe; 2,818 hab. Ch.-l. d’un cercle de la régence de Holstein,
P1NOLS, ch.-l. de cant. (Haute-Loire), arr. et à 39 kil. S. de Brioude'; 318 hab.
PINOS, ou Ile desPins. V. Filipina-Noeva.
PINSK , v. de la Russie d’Europe , sur la Pina , dans le gouvernement et à 240 kil. S.-O. de Minsk; 4,500 hab. Évêché grec. Fabr. et comm. de cuirs renommés. Cette ville appartint autrefois aux Polonais. Elle se trouve au milieu des marais do Pinsk ou du Pripet , qui ont 500 kil. sur 200 , et s’étendent dans les gouvernements de Minsk , de Grodno et de Volhynie.
PINSON. V. Pinçon.
PINTE, anc. mesure de capacité pour les liquides, le 8e du setieret le double de la chopine. Elle variait selon les lieux. Celle de Paris équivalait à 93 centilitres.
PINTELLI (Baccio ) , architecte florentin de la 2e moitié du xv» siècle, fut employé par le pape Sixte IV, et construisit l’église et le couvent de Santa-Maria del Popolo , la chapelle Sixtine, le pont Sixte, et l'église de San-Pietro in Vincoli , monuments remarqués parmi ceux dont Rome abonde.
PTNTIA ou FINI IUM, anc. v. d’Hispanie (Tarraconaise); auj. Valladolil.
PINTO (Ferdinand Mendez-). V. Mendez.
pinto flsaac), Juif portugais, m. en 1784, a écrit: Réflexions critiques sut l'article de Voltaire au sujet des Juifs, 1762,in-8°,où ildéfen lses coreligionnaires et compatriotes; Essai sur 'e luxe, 1762, in-8° ; Traité de la circulation et du crédit, 1771 , in-81’ ; Précis des arguments contre les matérialistes, 1774, in-8°.
PlNTO-RliîEiRO (Jean) , né d’une famille noble à Amaranthe, devint, après s’être distingué par sa science comme magistrat, le surintendant des affaires du duc de Bragance. Son esprit ardent et son patriotisme le rendirent, en 1640, l’agent principal et l’habile organisateur de la conjuration qui, délivrant le Portugal du joug de l’Espagne , donna la couronne à ce prince ( V. Jean IV, Vasconcellos, Aclnha). Nommé plus tard grand-trésorier et garde-généi al des archives , il mourut en 1649. On a de lui, entre autres ouvrages, un récit italien de la révolution de 1640 : Liiscorso dell' usurpatione , retentione e risloratione del regno di Portogallo, Lisbonne , 1646. Ses écrits polit ques ont élé réunis et publiés à Coïmbre, 1729, 1 vol. in-fol. Il a laissé en manuscrit un Recueil des lois de Portugal, et un Commentaire sur les poésies lyriques de Camoëns. Pinto est le héros d’une comédie politique de N. Lemercier. R.
PINTURfCCHIO ( Bernardino m Benedetto , dit II) , peintre , né à Pérouse en 1454 , m. en 1513 , élève du Pérugin , suivit ce maître à Rome, l’aida dans ses travaux, et s’attacha Raphaël, alors âgé de 19 ans, qu’il emmena à Sienne. Il exécuta diverses peintures au Vatican, au château SVAnge à Rome, et des fresques dans la même capitale, et àliienne. Son chef-d’œuvre est une suite de 10 fresques dans la bibliothèque de la cathédrale de cette dernière vil’e, représentant les Faits mémorables de la vie du pape Pie H; on voie un autre tableau dans l’église, le Couronnemei t de Pie lit. Le musée du Louvre a de lui la Vierge et l’Enfant Jésus Pinturicchio est plein de vivacité dans l’expression de scs figures, et de magnificence dans ses fonds dt tableaux. On croit que son surnom, en latin