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Pictoricus , comme il a signé plusieurs fois , vient de son habileté dans l’exécution des îresques.
PINZON, navigateur espagnol. V. Pinçon.
PIOLEN, vge (Vaucluse), arr. et à 7 kilomètres N. -O. d’Orange, sur la rive gauche du Rhône; 1,222 hab. Filatures de soie; exploitation de houille.
PIÜA1I51.NO, anc. Populonium , v. forte de Toscane, à 50 kil. O.-N.-O. de Grosseto, sur le canal de Piombino, et en face de l'ile d’Elbe; 2,718 hab. Arsenal et hôpital militaire. Palais grand-ducal. C’est le ch. -1. d’une principauté enclavée dans la province de Pise, et qui compte 21,000 hab. Elle fut fief de l’Empire, puis appartint successivement aux Appiani, aux Ludovisi, et aux Buoncompagni , sous la suzeraineté de Naples. Napoléon Ier en forma , avec le duché de Lucques, la principauté de Lucques-et-Piombino , qu’il donna à sa sœur Elisa ; en 1815 , elle fut rendue aux Buoncompagni, mais placée sous la suzeraineté de la Toscane.
piombino (Canal de) , détroit entre la ville de Piombino et l’ile d’Elbe; 8 lcil. de large.
piombino (Lac de), anc. Vclulonius lacus , lac de Toscane , à 5 kil. N.- E. de Piombino ; 7 kil. sur 5. 11 communique au S. avec la mer Tyrrhénienne,
PIOAIBO ( Sébastien del). V. Sébastien.
PIONNIERS , nom que l’on donne , en Amérique , à ceux qui défrichent les pays nouveaux.
PIONSAT , ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme) , arr. et à 50 kil. N.-O. de Riom; 735 hab.
PIOTRKOW, en allemand Petrikau , v. de Pologne, sur la Strada , a 112 kil. E.-S.-E. de Kalisch ; 11,200 hab. Collège de Piaristes.
PIPE , anc. mesure pour les vins et les esprits, valait 1 muid 1/2. Elle variait, comme le rnuid, selon les localités.
PIPER (Charles, comte de) , homme d’Etat suédois, Dé vers lfifiO dans une condition obscure, m. en 1716, parvint aux honneurs et aux places par ses talents et la souplesse de son caractère , jouit de la confiance entière de Charles XI , fut élevé par Charles XII au rang de premier ministre , et le suivit dans ses campagnes. Fait prisonnier par les Russes à la bataille de Pultawa , il mourut dans la forteresse de Schlusselbourg. — Son fils , Charles-Frédéric, devint le favori du roi de Suède Adolphe-Frédéric; mais le comte de Brahé, son gendre, ayant été décapité en 1756, il quitta la cour, et se retira dans une de ses terres, où il mourut en 1770.
P1PERI , nom moderne de Péparètiie.
P1PERNO, v. des Etats de l’Eglise, à 24 kil. S.- O. de Frosinone, 20 N. deTerracine; 4,000 hab. Evêché. — Aux environs sont les ruines de l’anc. Privernum.
PIPLEY, v. de l’Hindoustan anglais (Calcutta), à 36 kil. N.-E. de Balasore, à 16 kil. de la mer, sur la Samarinka. Autrefois port considérable, auj. abandonné.
PI P PI (Giulio). V. Jules Romain.
I’IPRIAC, ch.-l. de cant. (Ille-et- Vilaine), arr. età23 kil. N. N.-E. de Redon; 670 hab.
PKJUE, arme que l’on donna à la populace de Paris, en 1792, pour l’opposer à la garde nationale. Ce fut sous prétexte d’égalité que l’on arma ainsi la plebe, et comme les fusils manquaient, le journaliste Carra imagina la création des piques. La province applaudit à celte idée ; les piques devinrent à la mode, et il y eut à Paris une division de la ville qui prit le nom de section des piques, dans le quartier de la place Vendôme. A la journée du 20 juin, Petion mêla des hommes à piques dans la garde nationale, afin, dit-il, qu'elle les empêchât de commettre des désordres, mais, en fait, pour déconsidérer la garde nationale, et la soumettre à la populace.
PIQUIERS, soldats armés de la pique, étaient au l*r rang lorsqu’ils combattaient contre la cavalerie, et au 2° lorsqu’ils étaieût engagés avec l’infanterie. Ils formaient encore le tiers des hommes de chaque régiment après la substitution du fusil au mousquet. L’invention de la baïonnette à douille les fit disparaître à la fin du règne de i Louis XIV.
Plt^UlNIS ou PIQUICHINIS, mauvais soldats, sortes de valets d’armée, fort nombreux dans les troupes de Charles VL Ils étaient presque tous d’origine italienne, méprisés des véritables soldats, détestés pour leur maraude; leur nom devint un terme de dédain.
PI RA NESI (Jean-Baptiste), dessinateur, graveur à l’eauforte et au burin, né à Rome en 1707, m. en 1778, excellait à rendre les monuments d’architecture et les ruines. Son OPuvre sc compose de 16 vol. gr. in-fol., représentant tout ce que Rome ancienne et moderne offre d’édifices remarquables, et ce que l’antiquité a laissé de plus précieux en bas-reliefs, vases, autels, tombeaux, etc. Nul ne
l’a surpassé pour la vérité, le pittoresque, la chaleur et l’animation de ses planches : il a une manière qui, de près, parait lâchée et confuse, et cependant rend bien la physionomie et l’effet; sa fougue et sa facilité sont merveilleuses, et l’on peut dire que le burin est pour lui comme un pinceau. Piranesi joignait à ces talents une vive et belle imagination, qu’il a tait admirer dans un grand nombre de frontispices de son ouvrage, et montrée aussi, mais moins heureusement au point de vue archéologique et historique, dans diverses restaurations de monuments antiques placées à côté de leurs ruines. Il avait fondé à Rome, pour le commerce des estampes, une maison importante. V. l'art, suiv. C. D— y.
piranesi (François), fils du précédent, né à Rome en 1748, m. en 1810, se livra, comme son père, au dessin et à la gravure des monuments antiques de Rome et de l’Italie, prit part à la révolution de Rome lors de l’arrivée des Français, et fut envoyé à Paris en 1798 comme ministre de la nouvelle république romaine. A son retour, il vit bientôt changer la face des affaires, et, ne se croyant pas en sûreté à Rome, se rendit à Naples avec sa collection de planches; arrêté par ordre du roi, il dut son élargissement à l’intervention du premier consul Bonaparte, et se fixa à Paris. Il y publia une édition complète de ses Antiquités romaines, une magnifique collection de dessins coloriés, et fonda une manufacture de vases peints, candélabres, trépieds, etc., en terre cuite, à l’imitation des vases étrusques. L’œuvre de Fr. Piranesi se confond avec celui de son père, dont il fut élève et dont il a la manière. Il se compose de 29 vol. gr. in -roi., contenant 1,594 planches. Les principales collections sont : Antiquités romaines, 220 planch. ; Panthéon, colonnes Trnjnne et Antonine, Antiquités d'Albano, Tombeau des Scipions, Champde-Mars, etc., en tout 300 pi.; Magnificence de V architectun romaine, 47 pl., etc. Toutes ces gravures sont accompagnées d’un texte en italien. Une édition de l’œuvre des Piranesi a été publiée par Didot frères, Paris, 1836, 29 vol. gr. in-fol.
PIRANO, v. des Etats autrichiens (Ulyrie), port sur le golfe de Trieste, à 27 kil. S.-O. de Trieste; 6,000 hab. Salines considérables. Vins et huiles d’olive.
PIRATES, bandits qui infestaient les mers depuis la Phénicie jusqu’aux Colonnes d’Hercule, rançonnaient les navires, pillaient les villes des côtes d’Italie, et finirent même par couper les approvisionnements de Rome. On les vit se réunir, quand cette ville, après avoir ruiné Carthage, cessa d'entretenir des flottes sur la Méditerranée ; et les troubles qui éclatèrent depuis les Gracques, favorisèrent leurs entreprises. Leur principal repaire était en Cilicie ; mais ils avaient , sur toutes les côtes, des arsenaux et des lieux de retraite. Lorsque Mithridate fut contraint de licencier ses flottes, ses matelots allèrent grossir leur nombre, 84 a v. J.- C., et plus tard ils lui amenèrent les envoyés de Sertorius. Plus disciplinés, ils auraient pu, en servant de lien entre ces deux alliés, susciter de graves difficultés à Rome. Servilius et Métellus, envoyés contre eux, méritèrent, l'un le surnom d' Isauricus, 78, l’autre, celui de Creticus, 68. Pompée, armé, parla loi Gabinia, de forces immenses et de pouvoirs illimités, 67 , n’eut besoin que de 90 jours pour balayer toutes les mers, et détruire les pirates jusque dans leurs repaires. O.
pirates ( Côte des), côte de l’Hindoustan, dans le pays des Dachinabades, à l’O.
pirates (lies des), groupe d’iles au N. du golfe de Tonquin.
PIRE, brg (Ille-et-Vilaine), arr. et à 22 kil. E.-S.-E. de Rennes; 627 hab.
PI R ÉE, port d’Athènes, à l'embouchure du Céphise et à 8 kil. de la ville, à laquelle il était réuni par deux longs murs que Thémistoole et Périclès avaient bâtis. Il appartenait à la tribu llippothoontide, et était formé de 3 bassins appelés Canlharos, A/ihrodision, et Zèa; il pouvait contenir 400 navires. Lysandre, ayant pris Athènes, rasa les murs du l’irée, en 404 av. J.-C. Ils furent en partie relevés par Conon, et de nouveau détruits par Sylla. Auj. le Pirée (naguère Porto-Leonc ) est peuplé de 10,000 habitants: station de la navigation â vapeur dans la Méditerranée; le port est petit, mais bon, et peut recevoir des vaisseaux de ligne. 11 fait partie du diocèse d’Attique, et est uni à Athènes par une belle chaussée; il y a une douane, un chantier de construction, une école de génie et d'artillerie; 7,000 bâtiments y entrent annuellement. De l’anc. Pirée, on ne trouve plus que quelques débris des longs murs, les restes d’un aqueduc, d’un égout, et de thermes, un tombeau qu’on dit être celui de Thémistocle, et les ruines d’un temple de Vénus élevé par Co-
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non, après la bataille de Cnide, sur la colline qui sépare le Pirée de Munychie.
PIRÈNE. V. Corinthe. .
P1R1THOUS, fils d’ixion et de la Nue, ou de Jupiter et de Dia, était roi des Lapithes en Thessalie. Ami inséparable de Thésée, il épousa Hippodamie , et invita les Dieux à ses noces; Mars, seul oublié, se vengea, en y suscitant le combat des Centaures et des Lapithes. Pirithous descendit avec Thésée aux Enfers, pour enlever Pioserpine; Pluton les enferma dans une étroite prison; Thésée fut délivré par Hercule , mais Pirithous tut tué.
PIRMASENS, v. de Bavière (cercle du Rhin), à 57 kd. O. -S.- O. de Spire, 20 S.-E. de Deux-Ponts; 6,000 hab. Chapeaux de paille.
PIRNA, v. du royaume de Saxe, sur la rive g. de l'Elbe, à 16 kil. S.-E. de Dresde; 7,441 hab. Douane; belle église ; grand hospice d’aliénés dans le château de Sonnenstein. Fabr. de lainages, poteries, cotons, bonneterie, cuirs. — Les Prussiens y battirent les Autrichiens et les Saxons on 1745, et y prirent 15,000 Saxons par famine en 1756. Les Français et les Alliés s’y rencontrèrent plusieurs fois en 1813.
PIRNAZZA, nom moderne du Pamisus.
PI RO Ml , le dieu suprême dans l’anc. Egypte, au-dessus meme de Knepli, Phtha et Phré; il contenait en germe toutes les divinités.
PIRON (Alexis ), poëte dramatique, né à Dijon en 1689, m. en 1773, était fils d’Aimé Piron, apothicaire et auteur de Noëls bourguignons qui n’ont été effacés que par ceux de La Monnoye. Destiné au barreau, il y renonça à la suite d'un revers de fortune , et se voua aux lettres faciles, c.-à-d. au petit genre des pièces fugitives, des épigrammes et des chansons. Il débuta par des guerres d’esprit avec les Beaunois, et, grâce à une très-belle écriture, vécut du métier de copiste. Cependant, ayant perdu la place qui formait sa principale ressource , il partit tout d’un coup pour Paris, en 1719, où il trouva à faire le même métier pour la modique somme de 60 fr. par mois. Il s’en dégoûta promptement, et, comme il avait déjà la réputation méritée d un homme de beaucoup d'esprit, l'entrepreneur de l'Opéra-Comique lui proposa de travailler pour son théâtre. Piron, pressé par le besoin, et d ailleurs trouvant une occupation analogue à ses goûts, accepta. En deux jours il écrivit une pièce bouffonne, intitulée Arlequin Veucalion, qui eut beaucoup de succès. Il composa successivement 19 ouvrages pour le théâtre de la Foire. Il faisait ces pièces en se jouant et en courant. Crébillon, jugeant mieux la portée de son esprit, l’engagea à travailler pour le Théâtre-Français; Piron y débuta, en 1728, par les Fils ingrats, ou l'Ecole des Pères, comédie en 5 actes, >' i vers, jouée avec succès. En 1730, il aborda le genre tragique, et donna Callisthène , qui échoua; il fit jouer, trois ans après, une 2e tragédie, Gustave IVasa, en 5 actes, qui réussit, quoiqu’elle soit très-médiocre pour la composition et pour le style. Il donna encore deux autres comédies, auj. oubliées, puis, en 1738, la Métromanie, ou le Poêle, comédie en 5 actes et en vers, dont le principal caractère est un reflet de lui-même. Cet ouvrage est un chef-d’œuvre d’esprit , de gaieté, et de bons sens ; et l’intrigue , sans être bien intéressante , en est très-ingénieusement inventée et tissue. Le style a de l’élégance, de la verve , et on y trouve beaucoup de vers qui sont devenus proverbes. Enfin c’est une des meilleures comédies de la scène française , mais de second ordre , parce qu’elle ne peint qu’un ridicule et non un caractère. Là se borne la carrière littéraire sérieuse de Piron, car il ne faut pas compter une tragédie de Fernand Cortez, jouée en 1741, sans aucun succès. Homme de plaisir, fondateur du Caveau avec Collé, Panard et quelques autres, il travaillait peu , et passa le reste de sa vie dans l’insouciance d'un véritable épicurien. Une autre réputation de Piron, qui ne vit plus guère que par le souvenir, est celle qu'il se fit par l’esprit merveilleux, la verve, l’entrain pour l’attaque ou la riposte, qu’il montrait en société. Cet esprit comptant forma plus de la moitié de sa renommée contemporaine. Chez lui , les bons mots et les épigrammes coulaient de source, et l’Académie Française fut souvent l’objet de sa folle gaieté. C’est de cette compagnie qu’il dit un jour, en traversant le Louvre, et montrant le lieu de ses séances : « Ils sont là quarante qui ont de l’esprit comme quatre. » Néanmoins l’Académie ne lui g'arda pas rancune, et, en 1753, voulutse l’adjoindre. Il fut élu, mais le roi refusa son agrément, à cause d’une ode licencieuse que le poëte avait composée dans sa jeunesse, et l’élection devint nulle. Piron s’est exercé dans tous les genres, odes, satires, contes, épigrammes, et n’a été supérieur en
rien , parce qu’il manquait de §tyle , et même d'imagination; ses vers sont durs, martelés, excepté dans la Métromanie, où ce défaut ne se montre que très-rarement. Un éditeur a colligé les OEuvres complètes de Piron eu 7 gros vol. in-8°, Paris, 1776 ; de tout cela, la postérité ne conservera qu'un mince volume, contenant la Métromanie , quelques jolies pièces fugitives, et un petit nombre d’épigrammes très-acérées, mais bien tournées ; enfin, et c’est beaucoup, >■ il sera nommé, dit M. Villemain , quand on ne répétera plus que sept ou huit noms de ce xvme siècle, où tant d'hommes furent célèbres. »
PIRRO LIGORIO. V. Ligokio.
PISAN (Thomas de), astrologue bolonais du xive siècle, se fixa en France en 1370, et jouit de toute la confiance de Charles V. Il est le père de Christine de Pisan (V. Christine).
PISANDRE , poëte antérieur à Homère, et auteur d’une Héracléide , où , altérant les mythes grecs par le mélange des traditions étrangères, il peignit, le premier, Hercule armé d’une massue.
pisandre , un des généraux qui renversèrent la démocratie à Athènes, et fondèrent l’oligarchie des Cinq-Cents, en 411 av. J.-C.
pisandre , commandant de la flotte lacédémouienne , fut défait à Cnide par Conon, en 394 av. J.-C.
PISANI (Nicolas), amiral vénitien, fut vaincu, en 1352, par Paganino Doria , amiral génois , à l’entrée du Bosphore , triompha , à son tour, de Grimaldi , en 1353, à la pointe de Loiera (Sardaigne), se laissa surprendre, en 1354, par Doria à Porto-Longo, près de Modon , fut emmené captif à Gcnes, et relâché à la paix, 1355.
pisani (Victor), fils ou neveu du précédent, reçut le commandement de la flotte vénitienne en 1378, battit les Génois à Anzio , les chassa de l’Adriatique , punit les rebelles de Dalmatie , reprit aux Hongrois Cattaro , Sebenico et Arbo, mais, épuisé par toutes ces entreprises, fut battu à Pola par Lucien Doria, en 1379. Jeté en prison par ordre du sénat, il dut la liberté, bientôt après, aux succès des Génois et aux murmures des marins de Venise. Il enferma les ennemis dans la passe de la Chiozza, et les contraignit de se rendre, 1380. Il mourut, la même année , à Manfredonia.
PISANO (Giunta), peintre célèbre, né à Pise, florissait dans la lre moitié du xilie siècle, et mourut vers 1236. Il traça la route à Cimabué. Ses principaux ouvrages se trouvent à Assise ; ce sont un Christ, et quelques fresques, parmi lesquelles un Crucifiement de St Pierre.
pisano ou Nicolas de pise , sculpteur et architecte , né à Florence au commencement du xme siècle, m. vers 1270, s’adonna d’abord à la sculpture, et devint le premier sculpteur de son temps. Comme architecte, il fut habile constructeur, et éleva à Bologne le couvent et l’église des Dominicains; les églises de la Trinité, à Florence, de Sl-Antoine, à Padoue; le campanile de l'église des Augustins à Pise, avec un escalier en limaçon très-ingénieux et très-élégant, et la chaire en marbre du Baptistère. Son chef-d’œuvre est le tombeau de S* Dominique à Bologne. — Son fils, Jean Pisano, m. en 1320, fut aussi architecte et sculpteur : il a exécuté le superbe autel de la cathédrale d’Arezzo, la chaire de l’église Sl-André à l’istoia, le mausolée de Benoit XI à Pise , et un groupe de la Vierge et de l’enfant Jésus adorés par deux anges, audessus de la porte méridionale du Dôme de Florence, et construisit le Campo Snnto actuel de Pise.
pisano (Vittore) ou pisanello, peintre véronais et surtout graveur en pierres fines et sur métaux au xve siècle , excella dans les représentations de la face humaine. Toutes ses effigies sur médailles sont merveilleuses de grandeur, de simplicité et de personnalité. Il excellait aussi par l’invention des sujets qu’il plaçait au revers de ses pièces, et dont l'exécution est toujours naïve et savante. Ses médaillons de François Sforza , de Louis de Gonzague, de Lionel, marquis d’Este, de Malatesta Novelle , sont des chefs-d’œuvre, et surtout sa médadle de Cécile, fille de François Sforza, 1er marquis de Mantoue. Ses peintures ont disparu. Ses médaillous sont restés. Il fit école.
PISATELLO, anc. Rubicon, rivière du royaume d’Italie, affluent de la Fiumicina; cours de 25 kil.
P1SAURUM, v. de l'Italie ancienne (Ombrie) , dans le pays des Sénonais , à l’embouchure du Pisaurus , et au S.-E. d’Ariminum. Détruite par Totila, et relevée par Bélisaire. Auj. Pesaro.
PISAURUS, riv. de l’anc. Italie, descendait des Apennins , et se jetait dans l’Adriatique à Pisaurum. C’est auj. la Foglin.
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PISOARIA, nom latin de Peschiera.
P1SCATAQUA, riv. des États-Unis, naît an N. -E. de VVakcfield, sépare le Maine du New-Hampshire, et se jette dans l’océan Atlantique au-dessous de Portsmouth. Cours rapide de 480 kil.
PISCATORIENS (Jeux) , fête des pêcheurs du Tibre dans l’anc. Rome. Elle revenait tous les ans, le 7 des ides de juin (11 mai ) , et se célébrait dans la région transtibérine , sous la présidence du préteur urbain.
PISCENNÆ, v. de la Gaule (Narbonnaise lr«); auj. Pézénas.
PISCHTIAN ou PUSCHTIN , en hongrois Posleny , brg de Hongrie, prés de laWaag, à 27 kil. N. -O. de Neitra; 3,000 hab. Aux environs , sources thermales et alcalines renommées.
PISCIA , nom latin de Pescia.
PISCINÈ, réservoir d’eau près du temple de Salomon, à Jérusalem ; on y lavait les victimes destinées aux saci ifices. — Petit vase plein d’eau, placé d’ordinaire sur l’autel, à côté du tabernacle, et dans lequel le prêtre catholique, après avoir donné la communion , trempe les doigts qui ont touché à la sainte hostie. — Grand bassin plein d’eau, près des mosquées musulmanes , où les fidèles font ablution avant leurs prières.
PISCO,v. et port du Pérou (Lima), par 13° 43’ lut. S., et 78° 36' 54” long. O.; 2,000 bab. Très-bon vin. Autrefois plus important; ruiné par des pirates au xvne siècle, et par un tremblement de terre en 1687.
PISE, Pisa, anc. v. de la Grèce (Elide), tirait son nom ou d’une source nommée Pisa, ou de son fondateur Pisos, descendant d’Eolus; sa population était d’origine éolienne. Célèbre dans les âges héroïques par la domination d’Œnomaiis et de Pélops, elle disputa longtemps la présidence des jeux Olympiques aux habitants d’Elis, et fut détruite par ceux-ci, réunis aux Lacédémoniens, 456 av. J.-C. Il n’en restait plus de traces du temps de Strabon ; on montrait seulement la place qu’elle avait occupée entre deux montagnes appelées Ossa et Olympe, à l’E. d’Olympie et à peu de distance de l’Alphée ; ce lieu se nomme auj. Mir aka. — La PisatiJe, ou le pays dont Pise avait été la capitale, était bornée au N. par l’Elide Creuse, au S. par la Triphylie, dont la séparait l’Alphée, â l’E. par le mont Pholoc et le fleuve Erymanlhe, à l’O. par la mer. Outre Pise, elle renfermait les villes de Satmoné, Héraclée, Harpinna, Cycésion, Dyspontion. C’est maintenant le S. de l’éparchie d’Elide, dans le nome d’Elide-et-Achaïe. C. P.
riSE, Pisa et Pisœ en latin, Pisa en italien, v. de Toscane, sur l’Arno, ch.-l. de province, à 80 kil. O. de Florence, à 11 kil. de la mer; par 43° 43' 12" lat. N., et 8° 3' 34" long. E ; 33,676 hab. (150,000 au moyen âge). Archevêché, depuis 1117. Cour civile d’appel; tribunaux criminel et civil de lre instance. Consistoire israélite et synagogue. Université célèbre, fondée en 1343, restaurée par les Médicis en 1472 et 1542, avec Facultés de droit, de théologie, de médecine et sciences physiques, bibliothèque, jardin botanique et collections diverses. Collèges Ferdinando, Puteano, et Ricci. Ecole de théologie hébrai que ; école de sourds-muets. Académie des beaux-arts. Arsenal ; 2 citadelles. Vieilles murailles, autrefois fortifiées de tours. Pise est une des plus belles villes de l’Italie par le nombre et la magnificence de ses édifices; les principaux sont: la cathédrale ou Dôme, du xie siècle, bâtie par Buschetto; le Campanile ou Tour penchée, dv xne siècle, œuvre de Guillaume d’Inspruck et de Bonnano de Pise, de firme cylindrique , à sept étages de colonnes superposées au nombre de 207, haute de 59 mèt. , inclinée de 5 mèt. sur sa base, et du haut de laquelle Galilée fit ses expériences sur la pesanteur; le Baptistère, du XIIe siècle, construit par Diotisalvi; le Campo-Santo ( V. ce nuit ) , avec des peintures et des sculptures admirables. Ces quatre monuments 6ont réunis sur une même place. On remarque aussi le palais grand-ducal , le palais et l’église des chevaliers de Sl-Etienne, les palais Lanfranchi, Lanfreducei, Toscanelli, etc., les hospices de la Miséricorde et de Ste-Claire, les quais, etc. Aux environs, bains thermaux sulfureux de S'-Julien, et une superbe Chartreuse. Filatures de coton, teintureries, fabriques de lainages, cotonnades, rubans de coton , savons , faïence fine , etc. Centre de quatre chemins de fer. — Pise fut, dit-on, fondée par des Ricules, sous le nom de Tenta , et reçut des Pélasges- fyrrhéniens le nom qu’elle porte encore. Strabon et Pline en attribuent la fondation à des habitants de Pise en Elide, après la guerre de Troie. Colonie romaine au n° siècle av. J.-C., appelée sous Auguste Julia Obsequens, embellie par Adrien et Antonin le Pieux, elle fut saccagée par les Ostrogoths, puis par les Lombards. Depuis la fin du
IXe siècle, elle se gouverna en république, devint une des grandes puissances commerçantes et maritimes de l’Italie, reçut du pape la Corse en fief, 1092, chassa les Sarrasins de la Sardaigne, 1099, et, étendant ses relations dans le Levant, établit des comptoirs à Ptolémaïs, Tyr, Tripoli, Antioche, Constantinople, etc. La chute des Hohenstauffen, dont elle avait soutenu la cause en Italie, ses longues rivalités avec Gênes, la trahison du comte Ugolin ( V. ce mot) , la ruinèrent : après la destruction de sa marine à la Meloria, 1284, les Génois lui prirent l’île d’Elbe et la Corse, et, en comblant l’entrée de l’Arno, détruisirent le port même de Pise. Cette ville ne se résigna point au joug des Guelfes : elle appela en Italie l’empereur Henri VII, 1313, s’offrit tour à tour à Frédéric I°r, roi de Sicile, et au condottiere Uguccione, ressaisit même un instant la domination de Lucques , de Pistoie et de Volterra, mais, déchirée par des discordes intestines, eut successivement pour maîtres : Jean Agnello , 1361 ; l’empereur Charles IV , 1368 ; Jacques Appiano , 1392 ; et Jean-Galéas Visconti, 1399. Vendue aux Florentins, 1405 , prise par eux après un siège opiniâtre, 1406, elle ne recouvra la liberté qu’au passage de Charles VIII, 1494, mais pour la perdre encore en 1509. Un célèbre concile fut tenu à Pise en 1409, pour mettre un terme au grand schisme d’Occident. Louis XII y convoqua, en 1511, un concile destiné à combattre le pape Jules II, et qui dut se retirer honteusement à Milan, puis à Asti et à Lyon : ce dernier concile n’est pas reçu. De 1807 à 1814, Pise fut comprise dans le 1er Empire français, et fut ch.-l. d’arrondissement du département de la Méditerranée. Patrie du pape Eugèue III, d’Ugolin, de Giunta et Nicolas Pisano, de Galilée, etc. B.
pise (Province de), division administrative du royaume d’Italie, entre celles de Florence à l’E., de Sienne au S., la Méditerranée à l’O., et la province de Lucques au N.; 2,930 kil. carrés; 243,028 hab. Elle correspond à peu près au territoire de 1 anc. république de Pise, et s’étend le long de la Méditerranée depuis l’Arno jusqu’au S. de Piombino. Elle se divise en 2 arrondissements : Pise et Volterra.
pise ( Léonard de). V. fibonacci.
PISEK, v. des États autrichiens (Bohême), ch.-l. de cercle, sur la Wolawa, à 96 kilom. S. -R. -O. de Prague; 5,000 hab. Ecole pour les enfants de militaires. — Le cercle de Pisek au S.- O. de la Bohême, entre ceux de Prague, Pilsen, et la Bavière, a 4,446 kil. carr., et 298,843 hab.
PISIDÈS (George). V. George Pisidès.
PISIDIE , Pisidia, anc. contrée du S. de l’Asie-Mineure, bornée à l’É. par l'Isaurie et la Cilicie, au S. par la Pamphylie, au N. par la Phrygie Paroréade ou montagneuse, à l’O. par la Lycie. De ce côté, elle se nommait plus particulièrement Milyade. Pays montagneux, traversé par le Taurus, et cependant fertile ; on y trouvait d’abondants pâturages, beaucoup d’oliviers, des vignobles renommés, entre autres celui d ’Amblada, dont le vin était employé comme remède, et des forêts de toutes sortes d’arbres, surtout de storax, dont on retirait une sorte de gomme. — Les Pisidiens, de la même race que les Ciliciens, étaient un peuple de brigands qui surent longtemps se maintenir libres, dans leurs montagnes, entre tous les conquérants auxquels leur pays fut assigné (Perses; Alexandre, auquel ils envoyèrent dire qu’ils recevaient ses ordres en qualité d’amis ; successeurs d’Alexandre ; Galates , dont le roi Amyntas avait reçu d’Antoine la Pisidie avec la Pamphylie et la Lycaonie). Les Romains seuls parvinrent à les soumettre entièrement. Au ive siècle, la Pisidie formait une province particulière , dépendant du diocèse d’Asie, de la préfecture et de l’empire d’Orient, et ayant pour capitale Antioche de Pisidie (Ak-Schehr). Les autres villes étaient: Selgé , la plus importante sous Auguste; Sagalassus , Termissus, Cibyra, CEnanda, Balbura et Bubon. Ce pays correspond auj. aux livahs d’ Ak-Scheln, d’Hamid et au N. de celui de Beischehr dans l’eyalet de Caraman. C. P.
PIS1STRATE, Athénien, parent de Solon, et chef des Hypéracriens , conçut le projet d’usurper le pouvoir suprême. Brave, éloquent, doué d’avantages extérieurs qui imposent à la multitude , il possédait aussi une grande fortune, et savait en user à propos. Un jour, il parut sur la place publique, couvert de blessures qu’il s’était faites lui-même, et prétendit avoir été ainsi maltraité par les Eupatrides, à cause de son dévouement aux intérêts du peuple. Autorisé à prendre uue garde, qu’il augmenta peu à peu, il s’empara de la citadelle, en 561 av. J.-C. Solon essaya vainement de renverser cette tyrannie naissante. Bientôt chassé par Mégaclés et Lycurgue, rappelé en 556 par Mégaclès lui-même, dont il épousa la fille Cœsyra,
PIS
PIT
Pisistrate fut expulsé de nouveau en 552 , se retira en Eubée, ne ressaisit l’autorité qu’en 538, avec l’aide de Thèbes, d'Argos, et de Naxos, et la conserva jusqu’à sa mort , en 528. Pisistrate ne fut pas un tyran; sa modération égalait son habileté dans les affaires publiques ; il se montra insensible aux injures, fit fleurir l’industrie, l’agriculture et les arts, embellit Athènes, bâtit les temples d’Apollon et de Jupiter Olympien, inst; tua une subvention pour les citoyens blessés au service de leur pays, et donna une nouvelle édition des poèmes d’Homère, que l’on chanta désormais dans les Panathénées. Sa fermeté contribua à consolider les lois de, Solon, qu’il était le premier à respecter. B.
PISKOPIA, anc. Telos, une des Sporades, au N.- O. de Rhodes; 7 kil. sur 5.
PISOGNE, v. du royaume d’Italie (Brescia), eh.-l. du Val Camonica, sur le lac d’Iseo, à 7 kil. S.-E. de Lovere; 3,477 hab. Forges à fer.
PISON (Lucius-Calpurnius), surnommé Frugt, tribun du peuple l’an 604 de Rome, 149 av. J.-C., proposa l’établissement d'un tribunal permanent pour juger les concussionnaires. Consul l’an 620, il fit lever aux esclaves révoltés le siège de Messine. Il fut encore censeur l’an 632. Habile orateur, jurisconsulte profond, Pison fut aussi historien, et composa des Mémoires ou annales de son temps. C’était un adversaire des Gracques.
tison , Lucius Calpurnius Piso Sœsoninus, nommé consul l’an 695 de Rome, 58 av. J.-C., par le crédit de César, son gendre, se joignit à Clodius pour faire exiler Cicéron , et l’aida ensuite à piller les villas de l’orateur. Proconsul en Macédoine , l’an 696, il se signala par ses déprédations, et n’échappa à un châtiment mérité que grâce à César. Il fut censeur l’an 703. Nous avons de Cicéron un discours véhément contre lui.
pison (Lucius-Calpurnius), fils du précédent, consul et préfet de Rome sous Auguste, est regardé comme le père des jeunes Pisons à qui Horace adressa son Art poétique.
PISON (Cnéius-Calpurnius), consul sous Auguste, obtint le gouvernement de la Syrie sous Tibère. Accusé d’avoir empoisonné Germanicus, l’an 772 de Rome, 19 de J.-C., et voyant Tibère prendre au sérieux le rôle de juge qu’il avait accepté, il se donna la mort. D’autres ont pensé que Tibère le fit tuer, pour n’être point compromis par ses révélations. Quoi qu’il en soit , Pison méritait son sort , car c’était un homme cruel jusqu’à la férocité.
pison (Cnéius-Calpurnius), fut l’âme d’une conspiration qui se forma contre Néron , l’an 818 de Rome, 65 de J.-C., et dans laquelle entrèrent Sénèque, Lucain, nombre de sénateurs et de chevaliers. On voulut lui donner l'Empire. Le complot ayant été découvert , il se fit ouvrir les veines dans un bain.
pison , Calpurnius Piso Licinianus, issu de la famille des Crassus, dut à sa naissance illustre, à ses mœurs sévères et à ses hautes qualités, d’être désigné par Galba, pour succéder à l'Empire. Mais il trouva un compétiteur dans Othon. Celui -ci souleva les prétoriens, qui massacrèrent le vieil empereur. Pison , blessé, fut arraché du temple de Vesta, où il s’était réfugié, et décapité, l’an 821 de Rome, 68 de J.-C.
pison (Guillaume), naturaliste hollandais du xvn® siècle, exerça la médecine à Leyde et à Amsterdam , suivit le prince de Nassau au Brésil , puis entra au service du grand-électeur Frédéric-Guillaume. Ses découvertes, et celles de Margraff, jeune allemand qu’il avait emmené avec lui au Brésil , furent publiées par Laet, sous le titre à'Hisloria naturalis Brasiliæ, Leyde, 1648, in-fol. Pison et Margraff ont fait connaître à l’Europe l'ipécacuanha. Un genre de plantes, de la famille des nyctaginées, porte le nom de Pison.
PISORACA , nom anc. de la Pisuerga.
PISQUETON. V. Pizzighettone.
P1SSELEU (Anne de). V. Etampes (duchesse d’).
PISSOS , cli.-l. de cant. (Landes), arr. et à 58 kil. N.-O. de Mont-de-Marsan; 561 hab. Fabr. de térébenthine ; forges.
P1SSYRE, v. de Thrace, au S. Il y avait là un étang, que les troupes de Xerxès mirent à sec sans pouvoir étancher leur soif.
PISTES ou PITRES, vge (Eure), arr. et à 20 kil. N. de Louviers , près de l’embouchure de l’Andelle dans la Seine; 1,075 hab. — Un édit y fut rendu par Charles le Chauve en 864. Il ordonne une refonte des monnaies , limite à 10 le nombre des villes qui auront le droit d’en frapper, en établit l’empreinte et le titre, promulgue des peines contre le3 faux-monnayeurs, prescrit des mesures
pour la police des marchés, un recensement des hommes libres obligés au service militaire, certains adoucissements au sort des esclaves et des colons, etc.
PISTEUR, Pistor , domestique qui, chez les anc. Rumains, avant l’invention des meules, pilait le blé dans uu mortier pour en extraire la farine propre à faire le pain. Plus tard, l’an 580 de Rome, il y eut dans la ville des pisteurs publics, qui gardèrent ce nom, bien qu’ils moulussent le blé dans des meules. Ils faisaient aussi le pain. Du temps d’Auguste, on les organisa en collèges , composés d’affranchis. Malgré l’établissement des pisteurs publics, il y eut toujours des pisteurs privés dans le service des grandes maisons. C. D — y.
PISTOIA ou PISTOIE, anc. Pisloria, v. de Toscane, sur la Bronia, ch.-l. d’arrond., prov. et à 33 kil. N.-O. de Florence; 11,887 hab. Evêché; tribunaux criminel et de lre instance. Collège dit de Forteguerri. Ecole de chirurgie^, 2 bibliothèques, cabinet d’histoire naturelle, jardin botanique. Célèbre fabrique d’orgues. Manuf. de draps, d'armes et de quincaillerie. On remarque : la cathédrale de S1- Jacques, restaurée au xn® siècle par Nicolas de Pise, et près de laquelle est un beau baptistère ; les églises Ste- Marie, de l’Humilité, S‘- François, et S1- Dominique; l’hôtel-de-ville ; le palais de la Sapienza. — C’est l’anc. cité d’Etrurie où Catilina fut défait et tué par Pétréius, l’an 690 de Rome, 63 av. J. C. République au moyeu âge, souvent en querelle avec celle de Pise, qui la soumit pendant quelque temps, 1348 , elle recouvra son indépendance, pour la perdre encore en passant sous le joug des Florentins vers 1406. Joachim Murat y fut battu par les Autrichiens en 1815. Patrie du pape Clément IX. — Lu sous-préfecture de Pistoia compte 100,085 hab.