‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 323 sur 864 · PLU · texte numérisé non relu

PLU

de toiles. Il y a un puits où l’eau monte quand la marée descend, et réciproquement. Très-beau calvaire dans le cimetière.

pi.oug asxkTj- saint - germain , chef-lieu de canton (Finistère), arr. et à 15 kilomètres O. de Quimper; 264 liab.

PLOUGONVEN, brg (Finistère), arr. et à 15 lui. S.-E. de Morlaix; 619 hab. Clouterie, corderie.

PLUUGUNVER, brg (Côtes-du-Nord), arr. et à 20 lui. O.-S.-O. de Guingamp; 323 hab.

PLOUGOULM , vge (Finistère), arr. et à 25 ldi. N.-O. de Morlaix ; 47 hab.

PLOUGUENAST, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), arr. et à 14 lcil. N. de Loudéae; 451 hab.

PLUUGUERNEAU, brg (Finistère), arr. et à 30 lcil.

N. de Brest; 712 hab.

PLOUGUERNEVEL, vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 50 lcil. S -S. -O. de Guingamp; 324 hab.

PLOUHA, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), arr. et à 25 kil. N.-O. de SVBrieuc; 529 hab.

PLOUH1NEC, vge (Finistère), arr. et à 35 lcil. O. de Quimper; 978 hab. — vge (Morbihan), arr. et à 16 kil. S.-E. de Lorient; 515 hab.

PLOU1DER, vge (Finistère), arr. et à 30 lcil. N.-O. de Brest ; 192 hab.

PLOU1GNEAU, ch.-l. de cant. (Finistère), arr. et à 12 kil. O.-S.-O. de Morlaix ; 527 hab.

PLOU.1EAN, vge (Finistère), arr. et à 5 kil. N. de Morlaix; 813 hab.

PLOUMILLIAU, vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 8 kil. S.-O. de Lannion: 517 hab.

PLül NÊOUR. V. Plonéour.

PLOUNÉ VENTER, vge (Finistère), arr. et à 30 kil.

O. de Morlaix; 178 hab .

PLOUNEVEZ-LOCHRIST, brg (Finistère), arr. et à 40 kil. O. de Morlaix; 840 hab.

plounevez-moedec, brg (Côtes-du-Nord), arr. et à 25 kil. S. de Lannion; 376 hab.

plounevez— quintin, brg (Côtes-du-Nord), arr. et à 40 lcil S. -S. -O. de Guingamp; 228 hab.

PLOUR1N, vge (Finistère), arr. et à 7 lcil. S.-S.-E. de Morlaix ; 321 hab. Château de Trémazon.

PLOUVIEN, vge (Finistère), arr. et à 18 lcil. N. de Brest; 203 hab. Poterie et briques.

PLOUVORN, vge (Finistère), arr. et à 25 lcil. O. de Morlaix; 409 hab. Commerce de chevaux. Ancieune coin— manderie des Templiers.

PLOUZÊVÉDE, ch.-l. de canton (Finistère), arr. et à 30 kil. O. de Morlaix; 87 hab.

PLUCHE (Noël-Antoine), né à Reims en 1688, m. en 1761, professa les humanités, puis la rhétorique au collège de sa ville natale, entra dans les ordres sacrés, reçut la direction du collège de Laon, dut renoncer à cet emploi à cause de son refus d’adhérer à la bulle Unigenilus, accepta, à la prière de Rollin, l’éducation du fils de Gasville, intendant de Normandie, et enfin se fixa à Paris. On a de lui : Spectacle de la nature , ou Entretiens sur l'histoire naturelle et les sciences , Paris, 1732, 9 vol. iu-12, tableau de l’œuvre de la création, ouvrage un peu diffus, mais ingénieux et agréable; qui eut beaucoup de succès, et fut traduit en plusieurs langues de l’Europe; Histoire du ciel selon les idées des poètes, des philosophes et de ilotse, 1739, 2 vol. in-12 : la lre partie est une mythologie, la 2' une histoire des idées philosophiques sur la formation du monde; la Mécanique des lanques et l'Art de les enseigner , 1751, in-12; ouvrages posthumes : Harmonie des Psaumes et de l'Evangile, 1764, in-12, traduction très-fidèle, avec de savantes notes sur la Vulgate, les Septante, et le texte hébreu: la Concorde de la géographie des différents âges , 1765, in-12, avec cartes et portrait de l’auteur.

PLU K EN ET (Léonard), botaniste anglais, né en 1642, m. en 1706, fut pharmacien à Westminster, surintendant du jardin d’Hamptoncourt, et professeur royal de botanique de cet établissement. On a de lui : Phytogrophin , seu planlarum icônes, Londres, 1691-92-96, 3 vol. et 328 pl. in-fol.; Alinageslum botanicum , sive Phylographice onomnsticon, 1696, in-fol. ; Almagesti botanici Mnnlissa, 1700, in-fol. , 22 pl.; Amallheuin botanicum, id est, stirpium Indicarum cornucopiæ, 1705. Tous ces ouvrages ont été réunis, avec des additions, en 1769. L’herbier de Plulcenet, composé de 8,000 plantes, est au Bristish Muséum.

PLUMART1N. V. Pleumautin.

PLUME (La), ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), arr. et à 13 kil. S.-O. d’Agen ; 608 hab.

PLUMES A ECRIRE. Les Anciens écrivaient avec un roseau (F. Calame); au vc siècle, on commença de se

servir de plumes d’oie, prises au bout des ailes; néanmoins, on n’abandonna pas encore l’usage du roseau : il ne fut supplanté par la plume, en Occident, qu'au x« siècle. On employa aussi les plumes de vautour, de cygne, et de corbeau , ces dernières surtout pour dessiner. Les plumes d’oie ont été, de nos jours, presque entièrement remplacées par des plumes, ou mieux, des becs de plumes métalliques, en acier, ou en laiton allié d’autres métaux. Ces becs, qui se mettent au bout d’une légère tige de bois, paraissent avoir été. inventés vers le milieu du xvine siècle par un mécanicien français nommé Arnoux; mais ils n’ont, commencé à devenir d’un usage vulgaire en France que vers 1828. Ils sont auj. l’objet d’un commerce considérable , bien que leur prix vénal soit excessivement bas.

PLUMELEC, vge (Morbihan), arr. et à 24 kil. N.-O. de Ploërmel ; 351 hab.

PLUMÉLIAU , brg (Morbihan), arr. et à 17 kil. S. de Napoléonville; 558 hab. Élégante chapelle gothique. Pardon fréquenté.

PLUMELIN , vge (Morbihan), arr. et à 30 kil. S.-E. de Napoléonville ; 179 hab.

PLUMIER (Charles), religieux minime et savant botaniste, né à Marseille en 1646, m. en 1706, fut envoyé par Louis XIV en Amérique pour en rapporter les plantes utiles à la médecine, et reçut le titre de botaniste du roi. On lui doit : Description des plantes de l'Amérique , Paris, 1693, in-fol., 108 pl.; Traité des fougères de l’Amérique, 1705, in-fol., 172 pl.; Nova plunlarum americanarum généra, 1703, in-4°; Dissertations sur la cochenille , dans le Journal des Savants, 1694, et dans le Journal de Trévoux, 1703; l'Art d« tourner, Lyon, 1701, in-fol., 80 pl., réédité avec augmentations à Paris, 1749. Son nom a été donné par Tournefort à un genre de la classe des apocynées.

PLUMIEUX, vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 18 kil. E.-S.-E. de Loudéae; 200 hab.

PLUNERÈT, vge (Morbihan), arr. et à 51 kil. E.-S.-E. de Lorient, 854 hab.

PLUNKETT (Olivier), né dans le comté de Meath en 1629, m. en 1681, termina ses études ecclésiastiques à Rome, où le pape lui confia une chaire de théologie, fut nommé archevêque d’Armagh et primat d'Irlande en 1669, et, accusé d’avoir voulu soulever les catholiques contre Charles II , subit le dernier supplice. Plus tard , sa mémoire fut réhabilitée. Il a laissé des Mandements et Instructions pastorales très-estimés, Lond., 1686, 2 vol. in 4°.

PLUQUET ( François- André-Adrien ), né à Baveux en 1716, m. en 1790, entra dans les ordres sacrés, fit quelques éducations particulières, se lia avec Fontenelle, Montesquieu, Helvétius, et fut professeur de philosophie morale au Collège de Franoe de 1776 à 1782. On a de lui : Examen du fatalisme, 1757, 3 vol. in-12, ouvrage écrit avec beaucoup de sagesse et de savoir ; Dictionnaire des hérésies , 1762, 2 vol. in-8°, livre où l’on voit partout l’historien exact et le savant théologien; Traité de la sociabilité, 1767, 2 vol. in-12; Livres classiques de la Chine, traduits du latin du P. Noël, 1784 86, 7 vol. in-8° ; Essai philosophique et politique sur le luxe, 1786, 2 vol. in-12; De la superstition et de l'enthousiasme, 1804, in-12.

PLUSCARD1NE ( Vallée de). V. Elgin.

PLUTARQUE , biographe et moraliste grec, né à Chéronée en Béotie vers l'an 50 de J.-C., d'une famille honorable, reçut une brillante éducation , suivit à Delphes les leçons de mathématiques et de philosophie d Ammonius, en 66, puis se mit à voyager, d'abord dans son propre pays, puis en Egypte et en Italie. Il vint plusieurs fois à Rome, et y ouvrit une école, où il traitait en grec divers sujets de philosophie, de littérature et d'érudition. Trajan lui confia le gouvernement de l'Illyrie. Après la mort de ce prince, en 117, Plutarque se retira à Chéronée, consacra ses loisirs à de nouvelles études, et fut élu, par ses concitoyens, archonte et prêtre d’Apollon. II. mourut à la fin du régne d’Adrien, 138, ou au commencement de celui d’Antonin , vers 140. Il a composé des OEucres morales et des Vies parallèles , et ses œuvres, par leur étendue et leur variété, présentent le plus vaste répertoire de faits et d’idées que nous ait légué l'antiquité. Les leçons publiques, les déclamations de Plutarque à Rome, forment le fond des UEuvres morales, qui se composent de 80 traités : la morale y domine, mais il y est aussi traité largement de religion, de philosophie, de littérature, de sciences, d'érudition et d'arts. En religion, Plutarque est le dernier croyant de l’antiquité. En philosophie il est l'admirateur de Platon, et son disciple dans la croyance à l'immortalité de l’âme, à la justice divine et au bien moral; c’est un éclectique de bon sens, et son âme , passion-

Page 1