‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 325 sur 864 · POD · texte numérisé non relu

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bâtie au temps de Charles II , par le fort Sl-Nicolas , etc. Digue dite BreaUwaler , commencée en 1812 , longue de 1,304 met., profonde de 1 1 à 12, et large de 100 à sa base. La ville est percée de rues étroites et incommodes. Arsenal et magasins de vivres pour la marine royale. Hôpital naval et hôpital militaire. Prisons dites de Millbav, pour 3,000 prisonniers de guerre. Maison de travail pour les indigents. Beau théâtre, bibliothèque, banque, douane. Ecole royale de marine, Athénée, Institut de mécanique, observatoire. Fabr. de toile à voiles, agrès de marine. Importation de bois ; pêche de sardines. — Cette ville, appelée Tamersworth par las Anglo-Saxons, puis Sultan, prit son nom actuel sous Henri VI. Elisabeth l’agrandit. Devonport ( V. ce mot) en a été séparé en 1827. B.

plymouth , v. des Etats-Unis (Massachusetts) , port de commerce sur l’océan Atlantique, à 56 kil. S.-E. de Boston; 6,300 hab. Ch. -1. de comté. Lainages, ouvrages en fer, horloges. Fondé en 1620, il fut le second des établissements anglais aux Etats-Unis.

PLYNTÉRIE3 (du grec plunô , je lave) , fêtes athéniennes en l'honneur de Minerve. On lavait alors la statue de la déesse. C’était un jour réputé malheureux; les temples étaient fermés.

PNEUMATOMAQUES, c.-à-d. adversaires du Saint- Esprit, hérétiques des premiers siècles, qui soutenaient que le Saint-Esprit n’était pas Dieu, mais seulement un ange du premier ordre.

PNYX , place de Pane. Athènes, vis-à-vis de l’Acropole, à l’O., et sur laquelle se tenaient les assemblées politiques du peuple. Il y eut l’ancien et le nouveau Pnyx. L’ancien se trouvait à la pointe N.-E. de l’une des collines qui entouraient la ville à l’O. C’était une esplanade entaillée dans le roc, à peu près à demi-hauteur de la colline, et à laquelle on arrivait par deux rampes latérales assez douces. L’esplanade avait environ 150 mèt. de large, sur 80 de profondeur; elle se terminait, du côté de la ville, en un hémicycle appuyé sur un gros mur de substruction, et, à l’opposite, par une paroi du rocher coupé à pic, et formant, non une ligne droite, mais un angle très-ouvert. Dans ce fond, et s’en détachant, s'élevait la tribune aux harangues, , de forme quadrangulaire , haute de

6m,50, sur 3®, 60 de côté, avec un triple socle, et, à chaque extrémité, un escalier de 6 degrés seulement, le tout taillé j dans la masse du rocher. Les auditeurs stationnaient dans l’hémicycle, et l’orateur regardait vers la ville. La paroi à ligne brisée qu’il avait derrière lui parait avoir été calculée pour mieux renvoyer la voix. — Le nouveau Pnyx occupait la crête de ce même rocher, taillée en esplanade oblongtie, ayant à son extrémité ouest une tribune quadrangulaire de 3,n,50 de large sur 2m,50 de profondeur, prise aussi sur le roc. On attribue à Thémistocle l’établissement du nouveau Pnyx, d’où l'on apercevait les ports de Phalère, du Pirée, et la haute mer. Il transporta, dit-on, les assemblées dans ce lieu, pour que le peuple, en écoutant ses orateurs, eût toujours sous les yeux la mer qui avait été le berceau de sa puissance. Les trente tyrans, qui redoutaient ces souvenirs de la démocratie, rétablirent le Pnyx à sa lre place, où les hantes parois du rocher masquaient la mer. Il reste de nombreux vestiges du nouveau Pnyx , mais sa tribune, dèrasée peut-être par les trente tyrans plus que par les siècles, n’a plus guère que 50 ceutimèt. de hauteur. L’ancien Pnyx est encore à peu près entier, ainsi que sa tribune colossale, sur laquelle tonnèrent Démosthène et Phocion. C. D — y.

PU, en latin Eridanus , Padus, et, dans la partie supérieure de son cours, Bodimus , fleuve de l’Italie septentrionale, qu’il coupe eu 2 parties (dites, chez les anciens, Gaule transpadane et Gaule cispndane) , naît au mont Visu, dans le Nord du royaume d’Italie, qu’il traverse et où il arrose Carignan, Turin, Casai, Valenza, Plaisance, Crémone, Casal-Maggiore, Guastalla, et Borgoforte; là il entre dans la prov. de Vénétie, qu’il sépare dans son cours iuf. de la prov. de Ferrare, et se jette dans l’Adriatique par 2 branches princip., le Pô-della-Maestra et lePôdi-Goro,et par 7 autres plus petites, le Pô-di- Levante, le Pô-del-Pila, le Pô-del-Canarino , le Pô-delle-’Tolle , le Pô-del-Gnocca , le Pô-di-Volano , et le Pô-di-Primaro. Dans son cours de 650 kil., de 10. à l’E. depuis Turin , il reçoit: à droite, le Tanaro, la Scrivia , la Trebbia, le Taro , la Lenza , le Crostolo , la Secchia , le Panaro , et le Reno; à gauche, la Doria Riparia , la Stura, l’Orco, la Doria Baltea , la Sesia, le Tessin , l’Adda , l’Oglio , et le Mincio. Scs débordements fréquents le rendent dangereux pour les pays riverains; aussi, depuis Plaisance, a-t-on resserré son cours entre de fortes digues, dont les plus anciennes remontent, dit-on, aux Etrusques, et les plus modernes

| sont dues en grande partie aux Français. Près de son embouchure, il s’épanche dans des marais, où prennent naissance les canaux par lesquels il arrive à la mer. Les terre* d’alluvion qu’il charrie exhaussent peu à peu son lit , et s’entassent sur l’Adriatique. La navigation du Pô est rendue difficile par des hauts-fonds et des rochers. — Le Pô donna sou nom à 3 départements : 1° le Pô, ch.-l. Turin, entre ceux du Mont-Blanc et de la Doire au N. , de Marengo à l’E., de la Stura au S., des Hautes-Alpes à l’O., formé d’une partie du Piémont , et compris dans la République , puis dans l'Empire français , de 1801 à 1814; 2° le Bas-Pô , ch.-l. P'errare , entre ceux de la Brenta et de l'Adriatique au N. , et du Reno au S. , formé en 1797 d’une partie des Etats de l'Eglise, et compris dans la République cisalpine, puis dans le royaume d’Italie; 3° le Haut-Pô , ch.-l. Crémone , formé en 1797 d’une partie du duché de Milan, et compris dans la République cisalpine, puis dans le royaume d’Italie. B.

POBLACIONES , nom donné en Espagne aux gens que les rois invitaient à s’établir dans les pays frontières, pour y cultiver les terres en friche, et les défendre contre les Maures. On leur accordait, entre autres privilèges, celui d’être affranchis de la domination de tous seigneurs, et d’élire leurs magistrats.

POCILLATOR, jeune et bel enfant esclave, faisant les fonctions d’échanson dans les grandes maisons, chez les anc. Romains. Il y en avait plusieurs pour le service d’un festin; ils étaient vêtus d’une tunique courte, blanche, serrée avec une ceinture, et ils avaient les cheveux coupés court et frisés en boucles. C. D — y.

POCOCK ( Edouard ) , théologien anglais , né à Oxford en 1604, m. en 1691, voyagea dans le Levantpourse perfeetionnerdansleslangues orientales, et fut professeur d’arabe au collège de Baliol à Oxford. On a de lui : des traductions latines des Annales d’Eutychius , 1659, 2 vol. in 4°, et de l'Histoire orientale d’Ahoulfaradj , 1672 , 2 vol. in-4°; des Commentaires sur Michée , Malachie , Osée et Joël , en anglais , 3 vol. in-fol.; Specimen historiœ Arabum, Oxford, 1650, in-4°, etc. — Son fils , Edouard Pocock, publia avec lui, en 1671 , le Philosophus autodidactus de Tophaïl, en arabe , et prépara une édition arabe-latine de la Description de l’Egypte d’Abdallatif , publiée à Oxford , 1800.

POCOCKE (Richard), célèbre voyageur anglais, né à Southampton en 1704 , m. en 1765, visita l’Orient de 1737 à 1742, et fut évêque d’Ossory, puis de Meath. On a de lui : Description de l’Orient , Lond , 1742-45, 3 vol. in-fol., avec 179 planches, relation de voyage très-estimée , traduite incomplètement en français par F. de La Flotte, Paris, 1772-73, 7 vol. in-12; divers Mémoires dans les Transactions philosophiques , t. 42.

PODALIRE. V. Machaon.

PODARCÈS, nom que portait Priam avant qu’il fût racheté par sa sœur Hésîone.

PODENSAC, ch.-l. de cant. (Gironde) , sur la rive g. de la Garonne, arr. et à 30 kil. S.-E. de Bordeaux. Vins blancs estimés. Ruines d’un château féodal et d’une église de Sle-Portalie; 1,227 hab.

PODESTATS, magistrats impériaux que Frédéric Ier, au moment de ses victoires en Italie, introduisit à la place des consuls dans les villes italiennes. Celles-ci les avaient d’abord repoussés comme les instruments d’une domination étrangère : ils devinrent bientôt la principale ressource de ces villes au milieu de leurs luttes intestines. On les appelait Polestates ou Podestats , parce qu’ils étaient investis de l’autorité de l’empereur. Ils furent rétablis volontairement par Milan et Bologne en 1185 , et cet exemple fut suivi. Ils durent être étrangers pour être impartiaux, nobles afin d’exercer le pouvoir du glaive avec vigueur, annuels et soumis à des comptes. Ils arrivaient dans les villes où ils étaient appelés , avec les chevaliers qui leur servaient d’escorte, et des hommes de loi pour rendre la justice. Ils remplirent presque partout, avec une rare équité et la plus grande énergie , la mission de soumettre tout le monde aux lois dans les villes déjà incapables de satisfaire elles-mêmes au double besoin de paix et liberté, mais ce régime fut, pour la plupart d’entre elles, le passage naturel du régime consulaire au régime seigneurial.

POD1ÊBRAD (Georges) , roi de Bohême, né en 1420, d’une famille illustre, m. en 1471, fut nommé, en 1444, régent du jeune roi Ladislas, fils d’Albert d’Autriche, et, après la mort de ce prince , se fit proclamer roi en 1458. Son attachement pour les Hussites le fit excommunier par le pape Paul H. Il essaya vainement de lutter; le roi de Hongrie, Mathias Corvin , son gendre, s’empara de son royaume , 1468. Pl.

podiebrad, v. des Etats autrichiens ( Bohême) , à 7 kiL

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