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Chine. Il écrivit aussi en chinois une Vie de St Joseph, un Tra lié sur les attributs de Dieu, une Grammnlica sinica, eu manuscrit, à la Bibliothèque impériale de Paris, 3 vol. petit in-4°, etc. B.
PRÊMERY, ch.-l. de cant. (Nièvre), arr. et, à 46 kil. S.*E. de Cosne, sur un bras de la Nièvre; 1,083 hab. Il appartenait aux évêques de Nevers, qui y avaient un château , et qui lui octroyèrent une commune en 1225. Forges; comm. de fers et de bois ; briques, tuiles, chaux.
PREMIER (M. le), pris absolument et comme nom propre, servit à désigner, à la cour de France, depuis la fin du xvi' siècle, le premier écuyer du roi , chargé, sous la surveillance de M. le Grand (c.-à-d. le grand-écuyer), du soin de la petite écurie. Parmi ceux qui l’ont porté, on connaît surtout Claude, duc de Saint-Simon, père du célèbre historien , sous Louis XIII ; et Béringhen , qui lui succéda »ous Louis XIV, au prix de 400,000 livres. Quelquefois, mais plus rarement, le titre de M. le Premier, suivi du nom de certaines villes, désignait le premier président du parlement: ainsi M. le Premier de Paris, M. le Premier de Rennes ; il y en a des exemples dans les Lettres de Mme de Sévigné. G.
PREMNIS PARVA ou PRIMIS PARVA, v. de l’Ethiopie; auj. Vieu.r-Dongolah.
PRÉMONTRE , vge (Aisne), arr. et à 17 kil. O. de Laon; 172 hab. Le village a pris son nom d'un monastère fondé auprès, en 1120, par S1 Norbert, pour un ordre réformé de chanoines réguliers de Sl-Augustin. L’abbaye fut saccagée en 1567 par les calvinistes, et reconstruite au xvme siècle; une portion a été démolie, et, depuis 1802, une verrerie importante est installée dans le reste. Les Prémontrés, dans l’origine, s’abstenaient entièrement de viande. Ils fondèrent de nombreux couvents en France et en Allemagne. Ils portaient une soutane et un scapulaire blancs. Il y eut des couvents de femmes du même ordre. — Il existe un asile d’aliénés à Prémuutré. B. PRÉMYSL. V. Przémysl.
PRENESTE. V. Phæneste.
PRENY, vge (Meurthe), arr. et à 41 kil. N. -O. de Nancy; 402 hab. Ruines du château de Preny, Prigny ou Preuny, forteresse importante, dont le nom était le cri de guerre des ducs de Lorraine.
PREN7.LOW, v. des Etats prussiens (Brandebourg), à 107 kil. N. de Berlin, 112 N.-E. de Pot-dam, sur l’Ucker; 13,000 hab., dont beaucoup descendent de réfugiés protestants français. Trib. de lre instance, gymnase évangélique, dépôt de mendicité. Fabr. de tabac et de toiles. Connu, de grains et de bétail. — Fondée en 1138. Prise par Murat en 1306.
PlîFRAU, PremvUi. v. des Etats autrichiens (Moravie), cercle et à 20 kil. S.-E. d’Olmiitz, sur la rive g. de la Betschwa ; 4,500 hab. Ane. château. Cette vihe donna son nom à un cercle de la Moravie, situé à l’E. de cette prov., superf. 3.102 liect. ; 250,000 hab. Il est auj. compris pour la plu- grande partie de son territoire dans le cercle de Neu- 1 itschein, et une petite partie dans celui d’Olmiitz.
PRKRtJij AT1VE, Centurie). V. Centurie.
PRESBOURG, en allemand Pressburg, en hongrois Poso tiy, en latin Pusonivm , Pisonium , Brecislaburgiutn , Islropolis , v. des Etats autrichiens (Hongrie), ch.-l. du comitat de sou nom, sur la rive g. du Danube, à 75 kil. E. de . Vienne par chemin de fer, à 220 N. -O. de Bude, par 48° 8' 30" lat. N., et 14° 46' 5" long. E. ; 43,863 hab. Archevêché et chapitre de Grau. Academie royale catholique, avec bibliothèque; gymnase de Bénédictins ; lycée évangélique, avec bibliothèque ; séminaire archiépiscopal ; bibliothèque publique, appartenant au comte d’Appony. Entrepôt royal des sels, direction des douanes. Presbourg est une des plus belles vdles de la Hongrie; on y remarque le palais primatial, la halle aux blés, le château royal, et l’église des Franciscains de Sl-Martin, où a lieu le couronnement des rois de Hongrie. Manuf. royale de tabac. Fabr. de miroirs, draps, soieries, liqueurs ; tréfilerie d’argent, tanneries, mégisseries. Comm. de vins et de grains. Sources ferrugineuses et sulfureu-es de \’ Ei'enbrünncl, avec bains. — On attribue la fondation de Presbourg aux Iazyges. Jusqu’en 1784, cette ville fut la capitale de la Hongrie, et, depuis 1411, le siège de la D ète hongroise. Un traité de paix, qui y fut signé en 1491, assura la Hongrie â l’Autriche. Un autre traité y fut conclu, le 26 déc. 1805, entre Napoléon 1er et l’empereur François 11 : l’Autriche abandonnait à la France Venise et ses dépendances de terre ferme, à la Bavière une partie du Tyrol.
presbourg (Comitat de), division administrative delà Hongrie, situé dans le cercle au delà du Danube, entre les comitats de Neu tra au N., de Komorn àl’E., de Ilaab
et de Wicselbourg au S., et l’Autriche au-dessous del’Ens à l’O.; 3,239 kil. carr.; 227,105 hab. Ch.-l , Presbourg; v. princip. Tyrnau. — En 1853, on a créé un Territoire administratif de Presbourg, comprenant 11 comitats : Presbourg, Ober-Neutra, Unter-Neutra, Trentein, Arva-et- Thurocz, Bars, Sohl, Neograd, l.iptau, Ilontli, et Komorn. Ce Territoire fat supprimé en 1860.
PRESBYTERIENS , membres d’une Eglise protestante, dominant surtout en Ecosse, et qui tirent leur nom de ce que cette Eglise, rejetant toute hiérarchie ecclésiastique, n’admet que de simples ministres du culte, parfaitement égaux entre eux (du latin Presbyteri , prêtres). Fondée en Ecosse, vers 1560, par John Knox, sur le modèle de l’Eglise calviniste, la secte presbytérienne se mit, sous le rapport de l’organisation et de la discipline, en opposition, complète avec l’Eglise anglicane, qui avait conservé un certain ordre hiérarchique. Après avoir été adopté, en 1580, par le roi Jacques et la majorité du peuple écossais, le presbytérianisme, attaqué et proscrit sous les Stuarts, s’en vengea en prenant une part active à leur double chute, et vit son indépendance tout à fait assurée par l’avénement de Guillaume d Orange. Depuis cette époque, tous les souverains de la Grande-Bretagne, en prenant possession de la couronne, s’engagent à maintenir les droits et privilèges de l’Eglise presbytérienne, reconnue comme nationale en Ecosse. Le gouvernement spirituel de cette Eglise, ainsi que le pouvoir d’ordination, appartient aux assemblées, nommées Presbytères, et composées des membres du clergé et des anciens. Une discussion soulevée en 1834, au sujet du mode d’élection des ministres, amena, en 1843, au sein du presbytérianisme, une scission qui fut suivie de l’établissement de VEglise libre d’Ecosse, sous la conduite d’un chef appelé Modérateur. — Outre les Presbytériens écossais, on trouve aussi en Angleterre et en Irlande un certain nombre de Dissidents, portant également ce nom, et dont les principes se rapprochent de ceux des Indépendants et des Puritains. D — T — R.
PRESCOT, v. d’Angleterre, comté et à 61 kil S. de Lancastre; 5,000 hab. Horlogerie renommée: poteries et filatures. Riches mines de houille, exploitées pour l’approvisionnement de Liverpool.
PRÉSÉANCE , droit de se placer dans un rang ou un ordre plus honorable qu’un autre. Dans l’anc. France, après le roi et les princes du sang , le clergé précédait tous les autres corps de l’Etat; il occupait le 1er rang dans les Etats-Généraux, au-dessus de la noblesse et du tiersétat. Parmi les laïques, le 1er des ordres était celui qui se consacrait à la profession des armes. Dans l’ordre judiciaire, les parlements avaient la préséance sur toutes les compagnies. Les officiers de justice passaient avant les officiers de finance. Dans l’ordre militaire, la Maison du roi avait la préséance sur tous les corps de l’armée, comme auj. la garde nationale a le pas sur les régiments. Dans les cours étrangères, les ambassadeurs de Napoléon Ie' 'avaient partout le premier rang. L’ordre des préséances dans les cérémonies publiques fut réglé par le titre Ier du décret du 24 messidor an xn. Il fut de nouveau déterminé dans le procès-verbal du couronnement de Charles X à Reims , et on le trouve dans le compte-rendu des réceptions à la cour que publie le Moniteur universel. B.
PRÉSENTATION de da Vierge, fête célébrée le 21 novembre, en mémoire du jour où la Vierge, nouvellement née, fut présentée au Temple par ses parents. Les Grecs la célébraient dès le xne siècle; le pape Grégoire XI l’introduisit dans l'Eglise romaine vers 1372; elle tomba en désuétude, et fut rétablie par Sixte-Quint en 1585.
présentation (Dames de la), ordre de religieuses établi en France , vers 1627 , par Nicolas Sanguins, évêque de Senlis. — ordre institué en 1664, sous la règle de S1 Augustin , par Frédéric Borromée, visiteur apostolique de la Valtel ne.
PRÈSENTINES , ou Demoiselles canoniques de Surin , ordre religieux de femmes vouées à l’éducation des enfants pauvres. Un ancien couvent de cet ordre, établi à Marseille, fut supprimé pendant la Révolution. Un seul existe actuellement en Europe; c’est celui de Cracovie, inauguré en 1851.
PRÉSIDES, en espagnol Presidios (garnisons), nom donné ; 1° à 4 forteresses espagnoles sur la côte du Maroc, Ceuta, Péûon de Velez, Alhucemas, Melilla, servant de lieu de déportation ; ce sont les restes des conquêtes faites en Afrique par le cardinal Ximéuès, qui y avait ajouté Oran, Bougie et Tripoli; Oran est même resté à l’Espagne ju-qu’en 1792. Ceuta, où résident l’évèque et le