PUT
PURBECK, presqu’île d’Angleterre (Dorset), au S. du ; havre de Poole ; 20 kil. sur 16. Carrières de marbres, de ! pierres de taille, et de pierres à chaux.
PURCELL (Henri), compositeur de musique, né à j Londres en 1659, m. en 1695, organiste de l’abbaye de Westminster et de la chapelle royale, fut le premier qui introduisit en Angleterre les instruments dans la musique d’église. Il s’est exercé dans tous les genres. Ses œuvres sacrées ont été recueillies et publiées par Novello, Londres, 1826-1836. B.
PURCHAS (Samuel), chapelain de l’archevêque de Cantorbéry, né en 1577 dans le comté d’Essex, m. en 1628, est connu par un recueil précieux de Voyages, qu’il publia en 5 vol. in-fol. Le 1er a pour titre : Pur chas , lus pilgrimages, or Relations of the World , etc., 1613 et 1626 ; les 4 autres sont intitulés : Halcluytus posthumus, 1625, où il a fait entrer les manuscrits laissés par Hackluyt.
PURE (Michel, abbé De), né à Lyon en 1634, m. en 1680, n’a pas d’autre célébrité que celle que Boileau lui a infligée dans ses satires, pour se venger d'un pamphlet qu’il avait fait contre lui. De Pure a fait, entre autres ouvrages, des traductions de Quinlilien, 1663, 2 vol. in-4°; de Y Histoire des Indes, par Maffei, 1665, in-4°; de la Vie de Léon X, par Paul Jove, 1675, in-12; une Vie du maréchal de Gassion, 1673, 3 vol. in-12, etc. F. B.
gaire, qui se faisait par l’eau froide, l’eau bouillante, le feu, le fer rouge, le combat en champ clos, la croix, et 1 l’Eucharistie; et la. Purgation canonique, qui se faisait par le serment. B
PURGATOIRE, lieu de douleur, où, d’après l’enseignement catholique, les )ustes morts en état de grâce , mais sans avoir cependant satisfait pleinement en ce monde à la justice divine pour leurs péchés, souffrent la peine qui est due à ces péchés , jusqu’à ce que entièrement purifiés ils soient admis dans le Paradis. Les protestants nient l’existence du Purgatoire. Les Musulmans ont un lieu intermédiaire entre le Paradis et l’Enfer, et le nomment Aruf.
PURGATORO, île située dans le golfe de Naples, et où l’on fait quarantaine; 14,000 hab. Fertile et bien cultivée.
PURIFICATION de la vierge. V. Chandeleur.
purification, acte religieux des païens, consistant à se laver les mains , quelquefois aussi la tête, les pieds, et même tout le corps jusqu’aux vêtements , avec de l’eau commune ou de l’eau lustrale, avant d’entrer dans un temple ou d’offrir un sacrifice. Il fallait aussi des purifications, mais par la main des prêtres, quand on avait commis un crime ( V. Lustration).
PURIM (Fête des), c.-à-d. fête des sorts, fête des Juifs, instituée en mémoire du péril dont Aman les menaçait et dont Esther les sauva. On la nomma ainsi, parce qu’Aman avait arrêté de les décimer d’après les désignations du sort.
PURITAINS, sectaires d’Ecosse et d’Angleterre, faisant profession du presbytérianisme le plus rigide, et ainsi nommés, parce qu’ils prétendent suivre la parole de Dieu dans toute sa pureté, sans l’intervention d’aucune autorité humaine Cette secte, désignée d’abord, sous le règne d’Edouard VI, par le titre des non-conformistes, grandit et se développa surtout parmi les protestants anglais réfugiés en Allemagne à cause des persécutions exercées par la reine Marie-Tudor. Egalement poursuivis sous Elisabeth, les Puritains se séparèrent tout à fait de l’Eglise anglicane, et plus tard, frappés de nouveau par les mesures rigoureuses de Jacques 1er, ils commencèrent, vers 1620, à émigrer, pour la plupart, dans l’Amérique du Nord, où ils peuplèrent surtout le Massachusetts. Ces colonies de Puritains, dont l’esprit démocratique s’était déjà révélé en Angleterre , exercèrent une grande influence sur les mœurs comme sur les destinées politiques des Etats-Unis. Après avoir été persécutés sous les Stuarts, les Puritains profitèrent, comme les autres nonconformistes, de Y acte de tolérance publié par Guillaume III en 1689, et, depuis cette époque, ils ont joui des avantages de toutes les mesures ayant pour objet d’accorder une égale protection à toutes les sectes dissidentes. V. l’Histoire des Puritains, par Neale, et le roman (les Puritains d’Ecosse | dans lequel Walter Scott a si bien dépeint la secte de cenom. D — T — R.
PUStllLAF ou PUSCHIAVO, brg de Suisse (Grisous, Ligue de la Maison-de-Dieu), à 60 kil. S.-E. de Coire; 3,000 hab. Belle église; commerce avec l'Italie.
PUSCIII'IN, brg de Hongrie. V. Pisciitian.
PUSEYISME, doctrine religieuse répandue depuis 26 ans en Angleterre par le docteur Puscy, chanoine de l’église du Christ et professeur d’hébreu à Oxford. Les Puseyistes dégagent les doctrines de l'Eglise anglicane des éléments que le presby térianisme et le puritanisme y ont introduits, et ramènent la Réformation à ce qu’elle était au temps d’Henri VIII. Inclinant vers le catholicisme, ils demandent le rétablissement de la messe, de la pénitence, de la confession auriculaire, du jeûne, de l'invocation des saints, etc. Les croix, les étoles, les cierges, reparaissent dans leurs chapelles, ainsi que le bréviaire romain , un peu modifié.
PUSSORT (Henri), conseiller d’Etat, né en 1615, m.en 1697, était oncle de Colbert. Il partagea sa haine contre Fouquet, dont il fut l’un des juges, se conduisit dans ce procès avec la passion la plus révoltante contre l’accusé, et opina pour la mort. Il travailla à la rédaction des Ordonnances de 1667 et 1670.
PUSTERTHAL, ancien cercle du Tyrol, entre l’archiduché d’Autriche et le Bas-lnnthal au N., le cercle de l’Adige à l’O., le royaume Lombard-Vénitien au S., et le royaume d’Hlyrie à l’E. ; 5,682 liect. ; 140 kil. sur 40; 100,000 hab. Ch.-l., Brüneclten. Sol traversé par les Alpes Rhétiques. 11 forme aujourd’hui le Nord-Est du Cercle de Brixen.
PUTANGES, ch.-l. de cant. (Orne), arr. et à 20 kil. O. d’ Argentan, sur la rive g. de l'Orne; 519 hab.
PUTBUS (Princes et comtes de), anc. famille de la Poméranie, ligne collatérale des princes de l’ile de Rugen. Le fondateur de la maison de Putbus est Borante , qui obtint, en 1249, le château de Podebusk ou Putbus, avec la péninsule de Jasmund. En 1483 se formèrent les lignes de Danemark et de Rugen. La dernière s’étant éteinte en 1704, ses possessions échurent à la première, créée princière en 1727 par l’empereur, et en 1731 par le roi de Suède. En 1815, le comte Guillaume Malte de Putbus fut créé prince par le roi de Suède. Le hameau de Putbus, avec le château et le parc princier, est très-fréquenté à l’époque des bains de mer. E. S.
PUTEAL, lieu frappé de la foudre chez les anciens Romains, et qui, après avoir été purifié par les prêtres, était entouré d’une margelle de puits, afin que personne ! ne marchât sur ce lieu, devenu sacré, comme dépositaire du feu céleste. Il y avait à Rome deux Puteals célèbres sur le Forum romain, celui d'Attus Navius, dans le Comitium, et celui de Liban, à l’extrémité E. de la place. O. D — y.
PUTEANUS (Erycius), érudit. V. Dupuy.
PUTEAUX, vge (Seine), arr. et à 12 kil. S.-O. de S'-Denis, 11 kil. 0. de Paris, sur la rive g. de la Seine, près et au S.-O. do Neuilly ; 7,550 hab. Teintureries. Fabr. d’indienne, impressions sur reps, pour tapisseries et tentures collées imitant le point d’Aubusson. Pépinières. Culture de rosiers. Port pour le débarquement des bois, charbons de terre, vins, etc.
PUTEOLI, v. de l’Italie anc., sur la côte de Campanie et le golfe de Naples, entre cette ville et Cumes, fut d’abord l’arsenal des Cuméens. Sa position sur une hauteur la rendit importante aux yeux des Romains, qui y envoyèrent une colonie pendant la 2e guerre l’unique; ils changèrent le nom de Dicéarchie, qu’elle avait porté jusqu’alors, en celui de Puteoli, à cause des puils nombreux (pulei) qu’ils y creusaient pour extraire du soufre et ce sable qui, mêlé avec la chaux, fait corps avec elle et forme 1a pouzzolane. Puteoli reçut de nouvelles colonies sous Auguste, Néron, et Vespasien, qui lui donna le nom de Co/onia Flavia Avgusla ; elle devint sous l’Empire le principal entrepôt du commerce de l’Italie, surtout avec l’Espagne et l’Egypte. Les eaux minérales de ses environs y attiraient beaucoup de riches Romains, qui y avaient leurs villas, entre autres Lucullus. Prise par Alaric en 410, Genséric en 455, Totila en 545, elle se releva toujours de ses désastres. C’est auj. Pouzzoles (V. ce mol). C. P.
PUl'lGNANO, v. du royaume d’Italie, dans la prov. et à 40 kil. S.-E de Bari ; 10,711 hab.
PUTIPHAR. V. Joseph.
PUTNEY, v. d’Angleterre (Surrey), sur la Tamise, à 9 kil. O. de Londres ; 4,000 hab. Patrie de Gibbon.
PUTRIDE (Mer), Putridum mare, partie S.-O du Palus- Méotide ; c’est auj. la lagune fangeuse de Sioascli. Des miasmes fétides s’élèvent de cette .mer, qui est chaude jusque dans son fond vaseux. On recueille sur ses bords une grande quantité de sel.
PUTSCH (Elie Van), Putschius, philologue, né à Anvers en 1580, m. à Stade en 1605, a publié, sous le titre de Grammaticte latinœ auclores antiqui, Hanau, 1605, 2 vol. in-4°, les écrits de 33 grammairiens anciens. On lui doit