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QU1ÉVY, vge (Nord), an-, et à 18 lui. E. de Cambrai; 3,358 hab. Mulquinerie.
QUII.IMANOY, rivière de l’Afrique orientale (Zanguebar), affluent de la mer des Indes à Mélinde.
QUIL1MANÉ, v. de la capitainerie-générale portugaise de Mozambique, 17° 53' 8" lat. S., et 34° 20’ long. E , sur un bras du Zambèze, appelé aussi Quilimané, et près de son embouchure dans le canal de Mozambique ; 3,500 hab. Exportation d’ivoire, écaille de tortue, corr.es de rhinocéros, dents d’hippopotame, cire, tabac, riz, etc.
QUILLAN, ch.-l. de canton (Aude), arr. et à 32 ldi. S. de Limoux, et entouré de bois; 1,577 hab. Forges, fabrique de draps.
QU1LLEBŒUF, ch.-l. de canton (Eure), arr. et à 15 kil. N. de Pont-Audemer, sur la rive gauche de l’estuaire de la Seine ; 1,204 hab. Petit port de commerce, magasin de sauvetage, service de pilotage obligatoire. Autrefois ch.-l. du Koumois, Quillebœuf dut en partie son existence à Henri IV, qui le fit fortifier en 1592 et le nomma tlenriqueville; Louis XIII le démantela.
QUI I. LOT A ou SAN-MART.N-DE-LA-CONCHA, petite v. du Chili (Aeoncagua), à 80 kil. N. -O. de Santiago, sur la rive dr. de l’Aconcagua. Mine de cuivre. — Celte ville fut fondée en 1726.
QUIl.OA, v. de l’Afrique orientale, sur une ile près de la tôie de Zanguebar, dans la baie de son nom, par 8° 4P lat. S. et 37° 26' long. E.; 2,000 hab. Importante au xvie siècle, mais aujourd’hui déchue. — Le royaume de Quiloa, entre celui de Zanzibar au N. et la capitaineriegénérale de Mozambique au S., a 50,000 hab. Occupé par les Portugais aux xvne et xvm' siècles, il appartient aujourd’hui àl’iman de Maskate ; commerce de riz, d’ivoire, d’esclaves.
QUIMPER ou QUIMPER-CORENTIN (des deux mots celtiques Kim-ber , confluent), ch.-l. du département du Finistère, au confluent de l’Odet et du Steyr, et près de l’Océan, à 660 kil. O. de Paris, par 47° 59' 47” lat. N., et 6° 26' 26” long. O.; 9,979 hab. Evêché suffragant de Tours. Trib. de lre inst. et de comm., collège, bibliothèque, société d agriculture ; fabr. de faïence et de poterie de terre, tanneries, brasseries. Entrepôt des fabr. des environs. Comm. de sel, céréales, farines, cire, miel, beurre, toiles, sardines, chevaux, bestiaux, poissons secs et salés, verres et cristaux. Chantiers de construction pour la marine marchande. Port assez fréquenté. Patrie des jésuites Hardouin et Bougeant , et du critique Fréron. — Cette ville, généralement mal bâtie, était le ch.-l. des Corisopites , et doit son nom actuel à son premier évêque, 5l Corentin. Elle lut souvent assiégée par les Anglais. En 1345, Charles de Blois la saccagea. Après la mort de Henri III, Quimper prit parti pour le duc de Mercœur ; elle se soumit à Henri IV en 1595. Pendant la Révolution, on la nomma Monlatjne-sur-Odel. La cathédrale, dont la première pierre fut posée par l’évêque Bertrand de Rosmadcuc, en 1424, est dédiée a Notre-Dame et à S1- Corentin : c’est la plus vaste de la Basse-Bretagne; les flèches du portail n’ont été achevées qu’en 1856. Près de la ville sont les ruines du château de Pratanr oui.
quimpek-guézenec, vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 25 kil. N. de Guiugamp, près du confluent du Trieux et de la Leff : 496 hab.
QU1MPLRLE, jadis Quimper-Ellé , s.-préf. (Finistère), A 46 kil. E.-S.-E. de Quimper, 20 N.-O. de Lorient, au confluent de lTsolle et de l’Ellé; 3,907 hab. Trib. de !re instance, collège, société d’agriculture. On remarque l’église Sle-Croix, du xi* siècle, avec crypte, et l’église S'-Michel. Comm. de grains, bois, bestiaux, beurre, cire, m’el, cuirs. — Autrefois fortifié, pris sur les Anglais par Clisson en 1373. sur le duc de .Mercœur par Henri IV en 1595. A 4 kil. de là, sur la lisière de la forêt de Clohars- Carnoët, est la chapelle Lothéa, dédiée à Ste Thée, et près de laquelle se tient , le jour de la Pentecôte, un Pardon très-fréquenté.
QUINAIRE, Quinarius , monnaie d’argent des anc. Romains. Il valait un demi-denier, ou 5 as, quand l'as éiaiide 10 deniers, d’où son nom, et plus tard, 8 as, quand la valeur du denier eut été portée à 16 as | V . Denier |. C. D — y.
QUINAULT (Philippe), célèbre poëte dramatique, né à Pat in en 1635, ni. en 1688, était fils d’un boulanger. Après avoir fait quelques études, il s’attacha au poète Tristan, qui encouragea ses dispositions, et, dès l’âge de 18 ans, il dél uia sur la scène française par une comédie en 5 actes et en vers, les Rivales, qui eut un grand succès. 11 n’en fut pas ébloui, et chercha des ressources plus sûres en entrant chez un avocat; mais l’étude du droit ne !•?* «t pas aban-
donner les lettres, et il écrivit de nouvelles pièces, l’Amant indiscret, 1764, comédie en 5 actes et en vers, les Coups de l’Amour et de la Fortune, tragi-comédie en 5 actes et en vers, ainsi que deux tragédies, la Mort de Cyrus , et Agrippa ou le Faux Tibérinus , 1661. Vers le même temps, Quinault se maria, prit le titre d’avocat au Parlement , et acheta une charge d’auditeur en la Chambre des comptes, puis de valet de chambre du roi. Une nouvelle tragédie. Astrale, 1665 , fut encore accueillie avec faveur , et la Mère coquette ou les Amants brouillés, 1665, 5 actes en vers, la meilleure comédie de Quinault, raffermit sa réputation , compromise par la chute de la tragédie de Bellérophon. Pausunias , 1666 , fut sa dernière tragédie. Jusque-là, Quinault, malgré ses succès, n’avait réellement rien produit de durable. Mais, distingué par Lulli, qui avait obtenu le privilège de l’Opéra, il devint le créateur d’un nouveau genre dramatique, la tragédie lyrique, et, tandis que la musique du compositeur a passé de mode, les vers du poëte sont encore goûtés aujourd'hui. Boileau ne les a pas dépréciés, comme on le dit ordinairement : ses critiques s’adressent à quelques ouvrages de la jeunesse du poëte, et entachés de mauvais goût. Le style de Quinault a une douceur, une harmonie particulière, qui le rend éminemment propre à la musique, et que nul n’a su, depuis, rencontrer aussi bien que lui; il joint à ces qualités l’énergie, la noblesse, l’élévation, quand la situation le demande, et l’on trouve, dans ses opéras, des morceaux de premier ordre comme poésie. Ses principaux ouvrages en ce genre sont: Cadmus, 1672; Alceste, 1674; Thésée, 1675; Atys, 1676; Isis, 1677; Proserpine, 1680; Persée, 1682; Phaéton, 1683; Amadis, 1684; Roland, 1685; et Armide, ln86. Tous ces opéras sont en 5 actes, et le dernier est son chef-d’œuvre. Il travailla aussi avec Molière et P. Corneille à Psyché, tragédie-ballet, dont il fit toute la partie chantée. Sur la fin de sa vie, Quinault, cédant aux sentiments religieux que sa femme lui avait inspirés, cessa d’écrire pour le théâtre, et ne composa plus que des poésies sacrées. Il recevait de Louis XIV une pension de 2,000 Iiv. , et était de l’Académie française depuis 1670. Ses OEuvres ont été imprimées avec sa Vie, Paris, 1739 et 1778, 5 vol. in-12; et ses OEuvres choisies, Paris, 1842, 2 vid. in-8°. B.
quinault (Abraham-Alexis), dit Dufresne, acteur tragique, m. eu 1767, débuta au Théâtre-Français en 1712, et rétablit le vrai goût de la déclamation, qui s’était perdu depuis la retraite de Baron. Il se rendit fameux par son orgueil démes'jré.
quinault (Jeanne-Françoise), sœur du précédent, née à Paris à la fin du xvne siècle, m. en 1783, débuta au Théâtre-Français en 1718 dans le rôle de Phèdre, mais, se reconnaissant plus de vocation pour la comédie, prit les rôles de soubrette, où elle réussit par son goût et son esprit. Femme d’instruction et de société, elle recevait les gens du monde et les hommes de lettres, qui la consultaient sur leurs ouvrages, et fut particulièrement liée avec Dalembert, d’Argenson et Duelos. Elle quitta le théâtre en 1741.
QLTNCTIUS CAPITOLINUS (Titus), six fois consul à Rome, battit les Volsques, prit Antium, leur capitale, en 468 av. J.-C., et y conduisit une colonie.
QUINCT1US CINC1NNATUS. V. C1NC1NNATUS.
QUINCUNX. V. As.
QUJXCUPÉDAL, mesure de longueur desanc. Romains. Elle était à l’usage des mesureurs d’édifices pour les travaux de maçonnerie, et valait 5 pieds ( lin,480 , , d'où son nom. C. D — T.
QUINCY (Charles SÉvin, marquis de), né vers 1660, m. vers 1728, entra au service en 1676, parvint au grade de lieutenant-général dans l’arme de l’artillerie, se distingua et fut grièvement blessé à la 2e bataille d’Hochstæ It, 1704, commanda toute l’artillerie de l’armée en 17U7, et fut nommé, après la paix d’Utrecht, gouverneur de l’Auvergne. On lui doit une Histoire militaire du règne de Lnuis le Grand, Paris, 1726, 8 vol. in-4u, avec cartes et plans.
quincy, brg (Seine-et-Marne), arr. et à 8 kil. S. de Meaux; 1,802 hab. Plâtre, fours à chaux.
quincy, v. des Etats-Unis (Massachusetts), à 14 kil. S.-E. de Boston ; 6,000 hab. Fabr. de chaussures. Carrière de magnifique granit.
QUI N DECEMVIRS DES SACRIFICES, Quindecemvifi sacris [uciundis, collège de quinze prêtres chargés, chez les anc. Romains, de garder les livres Siby Uins | V. SibyllinSlivres). Tarquin le Superbe institua ce collège, et le composa de deux membres (duumvirs) phoisis parmi les patriciens. L’an 388 de Rome, leur nombre fut porté à dix
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(décemvirs), dont la moitié pris parmi les plébéiens. Du temps de Sylla, ou peut-être avant, une nouvelle augmentation de cinq membres changea les Décemvirs en Quindécemvirs. Pendant les guerres civiles, le collège eut jusqu’à 60 membres, sans que le nom changeât, puis il revint à 15. Les Quindécemvirs étaient élus à vie, dans les comices par tribus; ils avaient un chef appelé Maître du collège, et tous portaient la toge prétexte. Leurs fonctions consistaient à consulter les livres Sibyllins, et, par suite de cette consultation, à ordonner les expiations et les sacrifices nécessaires pour apaiser ou prévenir la colère des dieux. Ils présidaient aussi à la célébration des Jeux Séculaires (K. ce mol). C. D — y.
QU1NETTE ( Nicolas-Marie) , né àSoissons en 1762, m. en 1821, était procureur ou notaire dans sa ville natale en 1789. Député de l'Aisne à l’Assemblée législative, il demanda, en 1792, le séquestre des biens des émigrés, la mise en accusation du duc de Brissac, commandant de la garde constitutionnelle de Louis XVI, et fit partie de la commission gouvernementale après la journée du 10 août 1792. Réélu à la Convention, il vota la mort du roi, devint membre du comité de salut public, et fut un des quatre commissaires chargés d’arrêter Dumouriez, qui les livra à l’Autriche. Echangé avec ses collègues contre Madame, fille de Louis XVI, en 1795, il fut nommé au conseil des Cinq-Cents en 1796, en sortit l’année suivante, prit le ministère de l’intérieur en 1799, fut préfet de la Somme en 1800, puis conseiller d’Etat, et directeur-général de la comptabilité des communes et des hospices. 11 adhéra en 1814 à la déchéance de Napoléon Ier, reçut néanmoins la pairie pendant les Cent -Jours, fit partie du gouvernement provisoire après la 2e abdication de l’empereur, fut exilé comme régicide par la Restauration, et finit ses jours à Bruxelles. B.
QUINEVILLE, vge (Manche), arr. et à 15 kil. E. de Valognes; 353 hab. 11 y a une tour dite Cheminée de Quinerille, haute de 12 à 13 mèt., creuse à l’intérieur, sans aucune trace de plancher ni de séparation ; on y a vu une cheminée du xne siècle, un phare, ou une recluser e.
QU1XGEY, ch.-l. de cant. (Doubs), arr. et à 29 kil. S.-ü. de Besançon, sur ia Loue; 1,127 hab. Tréfilerie, tanneries. Aux environs sont les curieuses grottes d’Osselle. Patrie du pape Calixte II. Quingey était fortifié au xne siècle, et obtint une charte de commune en 1300. Il y eut, jusqu’à la fin du xvne siècle, un inquisiteur dominicain, vivant d’un petit hospice, et qu’on appelait le pape de Quingey.
QUINliÛN, v. de Cochincliine (Annam), ch.-l. de la prov. de son nom, sur un golfe de la mer de Chine; 8,000 hab. Export, de riz et de soie.
QUIXI-SEXTE, nom donné au concile tenu à Constantinople en 692, parce qu’il suppléa aux cinquième ( quinus ) et sixième |. vertus) conciles, qui n’avaient point laissé de canons On l’appelle aussi in trullo, parce qu’il se tint sous le dôme impérial ( trullus ). Les Constitutions apostoliques y furent rejetées.
QUIX'OXEZ (François de), cardinal espagnol , né dans le royaume de Léon vers 1485, m. en 1510, fils d’un comte de Luna, entra fort jeune dans l’ordre des Cordeliers, en devint général en 1522, fit partie du conseil de conscience de Charles-Quint , s’employa, en 1527, pour obtenir la liberté du pape Clément VII, que les troupes impériales retenaient prisonnier au château S1- Ange, fut protecteur des Franciscains en 1534, évêque de Coria en 1539, et de Palestrina en 154Ô. On a de lui : Compilatio omnium privilégieront Minoribus c.oncessorum , Séville, 1530, in -fol.; Brevinrium romanum , Rome, 1535, approuvé par les papes Clément Vil, Paul III, Jules III et Paul IV, censuré néanmoins par la Sorbonne, et interdit par Pie V en 1588. B.
QU1XQUAGESIME (en latin quinquagesimus, cinquantième!, nom donné, dans l’Église romaine, au dimanche qui tombe 50 jours avant Pâques, et qu’on appelle vulgairement Dimanche gras.
QLIXQUARBOREUS. V. Cinq-Arbres.
QUIX’QUATRIES , Quinquatria ou Qumquatrus, fêtes de Minerve, dans l’anc. Rome. Il y avait les grandes et les petites Quinquatries : les premières, instituées pour célébrer l’anniversaire de la naissance de Minerve, revenaient le 14 d’avril ( 19 mars), et duraient 5 jours, pendant lesquels tous les gens d’états qui exigent plus ou moins l’exercice de I esprit, allaient adorer la déesse dans un temple quelle avait au bas du mont Célius; les 3 jours suivants étaient consacrés à des combats de gladiateurs et à des chasses du Cirque, pour célébrer Minerve comme déesse guernere ; enfin , le 5» jour, on terminait la fête par la lustration ou purification des trompettes, et par un der-
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nier sacrifice à la déesse. Les grandes Quinquatries étaient aussi une époque de vacances pour les écoliers. — Les Petites Quinquatries se célébraient aux ides de juin (13 juin), et duraient 3 jours. C’était la fête des joueurs de flûte des sacrifices, qui reconnaissaient Minerve pour leur déesse, et , après lui avoir sacrifié, faisaient des processions folles par la ville, de véritables mascarades; chaque journée finissait par de copieux et joyeux festins. C. D — y.
QU1NQUEGENTIANI , ligue de 5 peuples d’Afrique et de Numidie, qui soutinrent l’usurpateur Julien, et que vainquit Maximien Hercule en 286.
QUINQUENNAUX (Jeux), Quinquennales ludi. Jeux institués dans l’anc. Rome pour remercier les dieux de ce que l’empire était régi par Auguste. Un quindécemvir les présidait; c’étaient probablement des jeux du Cirque. — Jeux institués par Domitien, en l’honneur de Jupiter-Capitolin , et qui étaient un concours de vers et de prose, en grec et en latin, dans lequel l’empereur donnait des prix aux vainqueurs.
QUINQUENNAL, magistrat des mnnicipes chez les anc. Romains, élu tous les 5 ans pour présider an cens.
QUINQUÉVlRS, Quinqueviri ; c’étaient cinq officiers subalternes de l’anc. Rome, chargés, avec les édiles, de la police de la ville; ils furent créés vers le commencement du vie siècle.
QUlNQUÉvms mensaires , Quinqueviri mensarii , commissaires extraordinaires créés par les consuls , l’an 403 de Rome, pour arranger les affaires des débiteurs peu solvables.
QUINT, droit du 5e qu’on payait jadis, pour l’acquisition d’un fief, au seigneur dont ce fief était mouvant. Dans certaines localités, on payait en outre le Requint , qüî était le 5e du Quint.
QUINTAL, anc. poids français de 100 livres (48 kil. 95). Le quintal métrique est de 100 kilog. — En Espagne et en Portugal, le quintal vaut 4 arrobes ( V. ce mot).
QUINTANA , v. d’Espagne (Badajoz), à 26 kil. S. de Villanueva-la-Serena ; 4,000 hab.
QUINTANA , voie d’un camp romain, tirée transversalement après le campement de la 5e cohorte, d’où son nom.
QUINTANAR-DEL-ORDEN, v. d’Espagne (Manche), sur la Gijuéla, à 70 kil. E.-S.-É. de Tolède; 7,000 hab. Lainages et savons,
QU1NTE-CURCE, Quintus Curlius Rufus, historien latin, vécut à une époque incertaine , que la critique n’a pu fixer encore; les uns le placent au temps d’Auguste, d’autres au temps de Constantin. Quoi qu’il en soit, le nom de Quinte-Curce est illustre dans les lettres par une Histoire d’ Alexandre le Grand, roi de Macédoine. C’est un ouvrage où l’auteur s’est plus préoccupé de faire briller son esprit , que de démêler îe faux d’avec le vrai ; son but est tout littéraire; mais sa narration est pleine d’erreurs en géographie, en histoire, et en stratégie; il parle d’une manière vague des saisons dans lesquelles sont arrivés les événements qu’il raconte , ne fait pas mention des années, ne les désigne même pas; cependant son style est élégant, ses peintures sont vives et vraies, et les caractères sont reproduits avec beaucoup de talent dans ses discours; c’est un mauvais historien, mais un narrateur plein de charme et d’intérêt. Son Histoire avait 10 livres : les 2 premiers sont perdus; il y a une lacune à la fin du 5e, au commencement du 6e, et deux autres dans le 10e. Freinsheim a composé, pour combler ces lacunes, des Suppléments estimés, qui sont souvent publiés avec l’ouvrage. Les meilleures éditions de Quinte- Curce sont celles de Rome, 1470; de Bâle, 1507, avec notes d’Erasme; de Venise, 1537, avec suppléments par Quinzano; de Bâle, 1545, avec suppléments de Brunon; de Leyde, Elzevier, 1633; de Strasbourg, 1648, la première qui contienne les suppléments de Freinsheim; de Schrevelius, cum notis variorum , Amst., 1673; de P. Letellier, 1678, ad usum Delphini ; de Leipzig, 1686, avec suppléments de Cellarius; de Dresde, 1700, avec suppléments de Junker; de Snakenburg, Delft, 1724; de Maittaire, Lond., 1716; de Brindley, ibid., 1748; de Cunze, Ilolmstædt, 1795-1802, 3 vol. in-8°; de Schmieder, Gœitingue, 1804; de Koken, Leipz., 1817 ; de Mutzell, Berlin, 1840-41; de Zumpt, Brunswick, 1849. Les meilleures traductions françaises de Quinte-Curce sont celle de Vaugelas, 1646, plus remarquable par le style que par la fidélité; de Beauzée, 1781 , plus exacte; et surtout celle de MM. Aug. et Alph. Trognon, dans la Bibliothèque latine- française de Panckoucke, Paris, 1828-29, 3 vol. in-8°. V. Foss, Quæstiones Curtianæ, Altenbourg, 1852. D — R.
QUINTIAXUS STOA. V . Quinzano.
QUINTIENS (Prêtres). V. Lüperques.
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QUINTILIEN, Marcus Fabius Quinlilianus, célèhre rhéteur et critique latin, né à Calagurris ( Espagne Tarraconaise) vers le commencement du règne de Claude, l’an 795 de Rome, 42 de J. -G., m. pendant le règne d’Adrien , vers l'an 120, fut conduit fort jeune à Rome, où il étudia sous les plus célèbres rhéteurs. Galba, nommé proconsul d'Espagne par Néron, emmena avec lui Quintilien , qu’il avait pris en amitié, et, devenu empereur, le nomma professeur public d'éloquence à Rome, avec appointements de 100,000 sesterces (25,000 fr.). Il avait alors environ 20 ans, sut donner à son enseignement un caractère d'utilité, et vit la jeunesse se presser à ses leçons; il compta parmi ses auditeurs Pline le Jeune, et Adrien, qui plus tard le combla de faveurs et lui donna les ornements consulaires. Quintilien plaidait aussi au barreau , et n'y réussissait pas moins que dans l'enseignement. Sa réputation était si grande, que Domitien le choisit pour précepteur de ses petits-neveux. Il venait alors de quitter l’enseignement, après 20 ans d’exercice, et, sur les instances d’un libraire, s’était mis à rédiger le cours qu’il avait professé. Il en fit , sous le titre d' Institution oratoire [de Institutions oratoria), l’ouvrage auquel il doit auj. sa célébrité. C’est un traité en 12 livres, qui renferme un plan d’études complet pour former un orateur, depuis les premiers éléments de la grammaire, jusqu’à l'art proprement dit, l'invention , la disposition, l'élocution, la prononciation , la mémoire, l’action , enfin les mœurs. Il profite des travaux de ses devanciers, rapproche et juge leurs systèmes, et porte partout une manière noble, ingénieuse et solide, qui fait de ce traité comme un cours d’éducation , de morale, et de littérature. Il est plus complet que le de Oratore de Cicéron , parce qu’il entre dans plus de détails. Le style a une élégance remarquable, mais il est gâté par un peu d’affectation, de l'obscurité, une certaine froideur, et de temps en temps par les plus basses flatteries pour Domitien. Néanmoins l’ensemble de l’ouvrage conserve encore tant d’agrément , on y trouve de si bous préceptes, une critique si judicieuse, que Rollin, souhaitant que ce livre fût entre les mains de la jeunesse, en fit un abrégé pour les collèges. On doit encore à Quintilien , ou plutôt on lui attribue 64 Déclamations, qui sont plus probablement des exercices de ses élèves; les sujets en sont fort bizarres, et quelques morceaux brillants y sont comme étouffés sous une foule de défauts signalés par Quintilien lui-même dans son Institution. Beaucoup de critiques ont encore attribué à Quintilien le Dialogue des orateurs, regardé généralement auj. comme étant de Tacite ( V. ce nom). Le De Institutions oratoria fut trouvé, en 1419, par Poggio , dans l'abbaye de Sl-Gall. Les principales éditions de Quintilien sont celles de Rome, 1470; des Aide, Venise, 1514; de Pâtisson, avec notes de Pithou, Paris, 1580; de Schrevalius et Gronovius, cum notis variorum , Leyde, 1665 ; de Rollin, Paris, 1715 ; de Burniann, Leyde, 1720, avec les Annales Quintiliani de Dodwell; de Capperonnier, Paris, 1725; de J.-M. Gesner, Gottingue, 1738; de Spaldiug, Leipzig, 1798, 6 vol. iu-8»; de Wolf, ibid., 1816 ; de Dussault, dans la Bibliothèque latine de Lemaire, Paris, 1821-25, 7 vol. in-8°, etc. 11 y a des traductions françaises par Gédoyn, 1718, in-4*, souvent réimprimées en 4 ou 6 vol. in- 12 : Ouisille, 1829-33, 6 vol. in-8», dans la Bibliothèque latine -française de Panckoucke ; L Baudet, dans la collection Nisard. C. D Y.
QLTX ril.IUS , nom d’une famille romaine dont la branche la plus connue est celle des Varus.
QUiX I ILLUS (Marcus-Aurélins-Claudius), commandait un corps de troupes près d’Aquilée , quand l'empereur Claude II, son frère, mourut en 270 II prit le titre d’Auguste, mais les légions l’abandonnèrent pour Aurélien , et il se fit ouvrir les veines dans un bain, après 17 jours de règne.
QLINl’IN , ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), arr. et à 20 Uil. S -O. de Sl-Brieuc, sur le Gouet; 3 413 fia b. Trib. do commerce. Excellentes toiles, chapellerie, cuirs, cire, miel, bestiaux. — Erigé en duché en 1611 en faveur du maréchal de Lorges, dont il porta quelque temps le nom.
VUINTINIE (La). V. La Quintinie.
QLIX 10, riv. des Etats de La Platn, arrose les Etats de San-Luis et de Cordova, et se perd dans un lac; cours de 650 kil.
QUIX IUS DE SMYRNE , poëte grec, né à Smyrne à une époque incertaine (on varie du i« au v® siècle ap. J.-C.), est auteur d'un poëme épique en 14 chants, intitulé la Suite d'Homère, où sont racontés les événements qui se sont passés depuis la rançon d'Hector. Le poëme se termine à la mort d’Ajax , fils d’Oïlée, expirant au sein des flots, victime du courroux de Minerve. Le xii® et le
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XIIIe liv. racontent les événements qui font le sujet du lic liv. de V Enéide, mais n’offrent guère d'autres qualités qu’une élégance assez commune ; cependant la douleur de la femme de Laocoon est décrite en vers assez gracieux. La mort de Priam est racontée froidement. Les discours d’Ulysse et d’Ajax (v* liv.), au sujet des armes d'Achille, dont la mort est racontée au début du 1 1 Ie liv., n’ont ni la la force ni l’originalité qu’ils offrent dans Ovide. En général, ce poëme, dent quelques parties ne sont pas sans mérite, pèche par la monotonie du style; la composition en est froide et peu originale. On croit que beaucoup de parties sont un abrégé des poëines cycliques. 11 a été découvert en Calabre, au xve siècle, par le cardinal Bessarion , ce qui a fait appehr l’auteur assez longtemps, mais improprement, Quintus Cnlaber. Les meilleures éditions sont celles de Corn, de Pauw, Leyde, 1734, avec une version latine de Rhodomann; de Tychsen , Deux-Ponts, 1807 ; de M. Lehrs , dans la collection Didot 1840; de Koechly, Leipzig, 1850. 11 eu existe une traduction française peu fidèle par 'l'ourlet, 1800. P — T.
QU1NZAXO I Jean-François Comti , dit), en latin Quintianus, poëte latin moderne, né en 1484 au village de Quinzano ( Bresi ian ), m. en 1557 , fit ses études à Brescia, enseigna la jurisprudence à Padoue, passa ensuite en France, où il devint, par le crédit du cardinal d’Amboise, précepteur du duc d’Angoulême (depuis François 1er ) , retourna occuper la chaire de belles-lettres de Padoue, qu’il devait bientôt échanger contre celle de Pavie , et fut couronné comme poète des mains de Louis Xll à Milan. Il a laissé der Poésies variées , des Dissertations grammaticales et littéraires, et des Suppléments à Quinte-Curce, Venise, 1537. Ses contemporains lui avaient donné le nom grec de Stoa ( Portique des Muses) , à cause de sa facilité à versifier. V. sa lïe par L. Cozzando, Brescia, 1694, et des Mémoires anecdotiques et critiques sur sa vie et ses écrits , par J. Nember, ibid. , 1777 , in-8®. B.
QUINZE- VINGTS , hôpital fondé par Louis IX à Paris, en 1254, pour 300 (15 fois 20) gentilshommes à qui les Sarrasins avaient crevé les yeux, et que le roi avait ramenés de la Palestine. Il fut bâti par Eudes de Montreuil entre le Louvre et le Palais-Royal , à l’endroit où étaient encore en 1852 les rues Sl-Nicaise, de Rohan, et de V alois, remplacées auj. , en partie, par l'aile septentrionale du Louvre; Louis XVI le transféra, en 1779, dans 1 anc. hôtel des Mousquetaires noirs , rue de Charenton. On y admitde bonne heure toutes sortes d’aveugles. La communauté ou chapitre des Quinze- Vingts fut placée en 1412 sous la juridiction du grand-aumônier de France; elle fut supprimée en 1793. L’administration de 1 hôpital futdonnée alors au département de la Seine; le Directoire le plaça, en 1797 , dans les attributions du ministre de 1 intérieur; la grande -aumônerie en reprit la tutelle sous la Restauration. En 1830 , il fut rendu au ministère de l’intérieur. Il est auj. sous le patronage de l'impératrice. — Pendant longtemps, en vertu d'un décret de l’Assemblée constituante, F Institution des jeunes aveugles élevés par Valentin Ilaiiy [V. cenom) fut jointe aux Qninze-Vingts; une ordonnance royale de 1815 en fit un établissement à part, qui, en 1843, a été tiansféré sur le boulevard des Invalides; 80 jeunes garçons et 40 jeunes filles, dont 50, au moins, paient une pension annuelle de 1,000 fr. , reçoivent dans cette institution une éducation technologique , musicale , et intellectuelle , suivant leur condition. B.
QUI PUS, instrument dont les anc. Péruviens se servaient pour fixer, comme avec l’écriture, la mémoire des faits et des événements, et en même temps pour supputer arithmétiquement. C’était une corde nattée , d’où partaient des fils plus ou moins fins, avec lesquels on faisait des nœuds simples ou doubles. La longueur variait de 0ra,30 c. à 2 mét. , et les fils ajoutés étaient de 0“,90 c. , quelquefois moins. Des missionnaires trouvèrent à Lurin, sur la côte du Pérou , un quijiu du poids de 6 kilog. , orné de fils de différentes couleurs : un rouge, signifiant un guerrier ou la guerre; un jaune, de l’or; un blanc, la paix ou île 1 argent, etc. En arithmétique, un nœud simple signifie 10; un double, 100; un triple, 1,000. et ainsi de suite. Les combinaisons roulaient sur les couleurs et la quantité de nœuds, ainsi que sur la longueur des fils et la manière dont ils étaient distancés entre eux. Dans les premiers âges , cette méthode ne servait qu’aux nombres ; mais , plus tard, les initiés purent, par ce moyen, raconter des histoires , faire connaître des décrets, et transmettre à la postérité les événements importants arrivés dans l’empire. Alors le quijiu servit de chronique , d’archives nationales, de registres de recensement de la population , des armes, des soldats , des comptes, et, dans chaque province , un
QUI
quipu rnmayoc était chargé de cette manière de raconter les faits.
QUIQUF.NGROGNE , hameau (Aisne), arr. et à 15 kil. N.-E. de Vervins; 1,540 hah. Verrerie célèbre, datant de 1290 , et produisant annuellement 2 millions de bouteilles.
QU1R1N (SAINT-), vge ( Meurthel, arr. et à 17 kil. S. de Sarrebourg; 1,930 hah. Célèbre manuf. de glaces coulées dans les plus grandes dimensions , verres de table et à vitres, cylindres, etc.
QU1R1XAL Mont). V. Collines de Rome.
QU1R1NALES, Quirinnlia, fête de Romulus ou Qnirinus, chez les anc. Romains. Elle revenait le 13 des calendes de mars (17 février).
QU1R1NUS , dieu des Sahins, analogue à l’Arès des Grecs , et représenté sous la forme d’une lance ( queir en sabin ). Romulus fut identifié avec lui , quand il eut été enlevé, dit-on, au milieu d’un orage, par Mars, son père. Quirinus était encore un surnom de Mars, de Jupiter, et de Janus.
QU1RITES, nom porté d'abord par les Sahins, puis par les Romains, et dérivé de la ville de Cures, ou du mot sabin queir (lance). 11 désignait les Romains à lit ville, mais jamais quand ils étaient sous les armes.
QU1ROGA | Joseph), missionnaire espagnol, né en 1707 à Logo, m. en 17H4 , entra à l'Ecole de la marine, lit plusieurs voyages sur mer, puis se fit jésuite, et obtint d’aller prêcher l’Evangile en Amérique. 11 reçut en même temps du roi la mission de visiter les terres Magcllaniques , aliu de déterminer les points convenables à l’établissement de ports pour les bâtiments de commerce. A son retour, il alla exposer à Rome l’état des missions dans le Paraguay. Le Journal de son voyage, rédigé sur ses observations et celles de ses compagnons par le P. Loçano, a été imprimé à la suite de V Histoire du Paraguay de Charlevoix. B.
Quiroga (Antoine) , général espagnol, né en 1784 à Betanzos | Galice), m. en 1841 , servit d’abord sur mer, entra dans l’armée de terre en 1808 , fut colonel en 1811 , comparut en 1815 devant un conseil de guerre comme complice de Porlier ( V. ne mot | , fut acquitté, trempa aussi dans le complot de l’Abisbnl, prit part à l’insurrection de l’île de Léon en 1820, reçut le gouvernement de la Galice, défendit la Corognc contre les Français en 1823 , dut s’enfuir en Angleterre, ne reparut qu’après la mort de Ferdinand Vil , en 1833 , et , après avoir joui quelque temps de la faveur publique, fut abandonné par les progressistes qui le jugeaient trop modéré; il finit ses jours dans l’oubli.
QU1ROS (Pedro-Fernandez de), navigateur espagnol, né vers le milieu du xvie siècle, m. eu 1814, voyagea d’abord pour le commerce , accompagna Mendana dans sa seconde entreprise en qualité de pilote , 1595, le remplaça dans le commandement à sa mort, et conduisit les restes de l’escadre à Manille, au Mexique, et au Pérou. Le viceroi de ce pays lui ayant refusé son aide, il retourna en Espagne. Philippe 111 lui accorda de faire construire deux vaisseaux à Callao, pour aller à la recherche des Terres australes. Il partit en 1805, et découvrit l’île Dezana ( l’Osnabrnrjli de Wallis, le Boudoir de Bougainville, la Maitea de Cook | , les iles Otaiti, Sagilaria, Gente-Hermosa, T aura u co , Tucopia, Nueslra-Senorn-de-la-Luz , et la Terre australe du Sl-Esprit ( Nouvelles-Hébrides |. Un Mémoire qu’il adressa sur ses découvertes à Philippe 11J , parut à Séville, 1810, fut publié en latin à Amsterdam sous le titre de P.-F. Quiros narratio de Terra auslrali incognito, 1813, et traduit en français sous celui de : Copie de la requête pré-
QVA
sentée au roi d'Espagne par le capitaine P.-F. de Quir sur la 5e partie du monde , appelée Terre australe incoqneue.
QUlitos ( Archipel de) , nom donné par quelques géographes aux Grandes-Cyclades ou Nouvelles-Hébrides.
QU1S1SANA, brg du royaume d’Italie, dans la prov. de Naples, Chantier de la marine royale. Château d» plaisance du roi.
QU1SSAC, ch.-l. de canton (Gard), arrondissement et à 43 kil. E -S.-E. du Vigan, sur la vive gauche de la Vidourle; 1,408 hab. Bonneterie et fleurets (160 métiers battants).
QU1TA (Domingo Dos Reis), pocte portugais, né en 1728, m. en 1770, n’avait eu encore d’autre instruction que la lecture du Camoens et de l.obo, quand la mort de son père l’obligea de se mettre en apprentissage chez un barbier; il apprit seul le français, l’italien, l’espagnol, et cultiva en secret la poésie. Le comte de Sun-l.orenzo le tira de l’obscurité. Quita a composé cinq tragédies (en collaboration avec Pedegache), dont la meilleure est Iriez de Castro, des sonnets, des élégies, des idylles. Sa versification est élégante et facile, mais sans originalité. Le recueil de ses Œuvres forme 2 vol. in 8°.
QUITO, capitale de la république de l’Equateur (jadis du royaume de Quito), dans la Cordillière des Andes, pvès et à l’E. du volcan de Pichincha, et près de ceux de Cotopaxi et deCayambé, à 1,200 kil. N. de Lima. parO* 14' lat. S., et 81° 5' 30" long O.; 76,000 hab. Ch.-l. du département de l’Equateur. Evêché, cour suprême, université, collège, séminaire, bibliothèque. Ville mal bâtie et sur un terrain très-inégal ; on remarque pourtant ses places, ses églises, ses couvents, ses hôpitaux. Industrie peu avancée ; fabr. de gros draps, flanelles, serges, cotonnades, manteaux, coussins, matelas en caoutchouc. Le commerce est assez actif. Les Espagnols prirent Quito eu 1533; elle fut comprise d’abord dans le Pérou, puis, en 1718, dans la Nouvelle -Grenade, en 1819 dans la république de Colombie, et en 1831 dans celle de l’Equateur. Le 4 février 1797, un violent tremblement de terre et une éruption du Pichincha, dont toute la campagne voisine fut bouleversée, épargnèrent Quito, qui célèbre annuellement deux fêtes à la Sainte Vierge en souvenir de son salut.
qüito (Royaume de), anc. audience de la Nouvelle- Grenade. Comprise dans la partie S. -O. de la Colombie, elley forma les départements de l’Assuay, de Guayaquil, et de l’Equateur, c.-à-d. à peu près toute la république actuelle de l’Equateur.
QU1XOS-ET-MACAS , anc. région de la Nouvelle-Grenade , ainsi nommée des deux peuplades indigènes qui l’habitent, au S. et à l’E. de la prov. de Pasto, au N. de celle de Jaën-de-Bracamoros , a 400 kil. sur 20(1; ch.-l. Macas ou Sevilla-del-Oru. Elle est auj. comprise dans la république de l’Equateur, et répartie entre les départements de l’Equateur et de l’Assuay.
QUOJA , royaume de Guinée, sur la côte de Sierra- Leone; 70 kil. de long. Sol fertile; habitants farouches.
QUÜLLA ou QUURRA , nom qu’on donne au Niger, après qu’il a dépassé Tombouctou.
QVÂLOE, c.-â-d. ile des Baleines , île de la mer Glaciale, sur les côtes de la Norvège, par 78» 38’ lat. N. et 21* 25 long. E ; 24 kil. sur 12. 8ur la côte O. est llainmerfest.
QVARKEN, détroit du golfe de Botnie, formé par le rapprochement des côtes de la Suède et de la Finlande, entre Umea et Wasa.
RAA raa
RAAB , anc. Arrabona, Jararinum ou Jaurinum en latin moderne, Gyor en hongrois, v. forte de Hongrie, ch.-l. du comitat de son nom, au confluent de la Raah, de la Rabnitz et du Danube, à 133 kil. O.- N.- O. de Rude; 16,000 hab., dont 11,000 catholiques. Evêché suflragant de G ran ; Académie; séminaire; plusieurs gymnases. C’est une ville bien bâtie; cathédrale et palais épiscopal remarquables; antiquités romaines. Navigation et commerce assez actifs. Raab était déjà un poste militaire sous les Romains; les rares l’occupèrent de 1591 à 1598. Les Français, commaudés par Eugène Bcauharuais,y battirent
l’archiduc Jean, le 14 juin 1809. — Le comitat de Raab (cercle en deçà du Danube), entre les comitats île Wieselburg au N. -O., d’Œdenburg à l’O., de Ve-zprim au S. et au S.-E., d’Oran à LE., et ceux de Knmorn et de Presbourg au N., a 152,740 hect., et 89,970 hah. L’agriculture est sa principale richesse.
Raab, Arab o, Arrabona, en hongrois Baba, rivière des États autrichiens. Elle prend sa source en Myrte, à 5 kil. N. -O. de l’assail (Orætz); cours de f80 kil , par les eoini- 'ats d'Eisenhurg, d’> Edenhurg, et de Raah (Ilotnjriel, où elle se jette dans le Danube à Raab. Elle reçoit la Feistritz