REA
l'invasipn des Français en Italie. On a de lui : Elemenli di agricoltura , 3e édit., Venise, 1816, 4 vol. in-8°; Elemenli di econnmia campestre, Milan, 1808, in-8°; üizionario ragionato de’ libri d' agricoltura, veterinaria e di altri rami d’econoniin campestre, Venise, 1808-09, 4 vol. in 16, etc.
READING , v. d'Angleterre, capitale du comté de Berks, sur la Kennet, prés de sa jonction avec la Tamise, sur le cliemin de fer de l’Ouest, à 64 kil. O.-S.-O. de Londres; 24,965 hab. Musée, théâtre, bains; ruines d’une magnifique abbaye fondée par Henri 1er, et contenant la promenade appelée Forbery. Manuf. de soie, velours, gaze, toile à voiles, épingles. Exportation de blé, bois, laines, fromage, etc., par la Tamise. Elle fut le siège de plusieurs parlements aux xm* et xve siècles. Patrie de Land.
reading, v. des Etats-Unis (Pensylvanie), à 96 kil. N. -O. de Philadelphie, sur la Schuyslcill; 23,171 hab. Chapellerie. Ville fondée en 1748.
REAL (Guillaume-André), né en 1752 à Grenoble, m. on 1832, avocat distingué au parlement de sa ville natale, montra beaucoup de zèle pour les idées de la Révolution, et fut député de l’Isère à la Convention. Dans le procès de Louis XVI, il soutint que l’Assemblée ne pouvait juger le roi, puis vota pour l’appel au peuple du jugement à intervenir, et, quand la mort fut prononcée, contre tout sursis a l’exécution. Il remplit diverses missions à l’armée des Alpes, à Toulon , Aix, Marseille, fut membre du Conseil des Cinq-Cents jusqu’en 1797, nommé en 1800jugeau tribunal d’appel de l’Isère, et bientôt président de chambre à la Cour d’appel de Grenoble, place dont il se démit en 1815. • j. T.
real (Pierre-François, comte), né vers 1765 à Chatou près de Paris, d’un garde-chasse, m. en 1834, était, avant la Révolution , procureur au Châtelet. Il se lia avec Danton, fut substitut du procureur de la Commune (le fameux Chaumette), accusateur public près le tribunal révolutionnaire après le 10 août 1792, subit un emprisonnement comme dantoniste jusqu’à la mort de Robespierre, fut le défenseur officieux de Carrier et du comité révolutionnaire de Nantes, de Babeuf et de ses complices, rédigea le Journal de l Opposition , puis le Journal des Patriotes de 1789 , remplit les fonctions de commissaire du Directoire orès le département de la Seine, et seconda le coup d’Etat du 18 brumaire , après lequel il fut nommé conseiller a Etat. Attaché au ministère de la police générale, ayant Paris dans ses attributions, il découvrit la conspiration de Cadoudal en 1804. Préfet de police dans les Cent-Jours , proscrit par la 2« Restauration, il alla dans les Pays-Bas et en Amérique, revint en 1818, aida le préfet de police Bavoux en 1830, et vécut dans la retraite jusqu’à sa mort. De toutes ses brochures politiques, nous ne citerons que son Essai sur les journées du 13 et du 14 vendémiaire, Paris, an îv. j x.
real, riv. du Brésil, sépare les prov. de Bahia et de Sergipe-do-Rey, et se jette dans l’océan Atlantique, à 31 kil. S.- O. de Sergipe-do-Rey. Cours de 310 kil.
real, monnaie d’Espagne, valant 27 centimes: c’est le 20<> de la piastre; 19 réaux font 5 fr. Il y a, outre le réal de billcm, un réal d’argent, qui est le 10' de la piastre.
RLALEJO, v. de l’Etat de Nicaragua, à 67 kil. O. -N. -O. de Léon. Très-beau port sur le Grand-Océan. Chantiers de construction.
RÉALI61ES, philosophes scolastiques qui formaienl une école opposée à celle des Nominalistes. Les premiers confondant les notions absolues avec les idées généralisée; et abstraites, soutenaient que toutes, sans distinction, représentaient une réalité, subsistante en elle-même, et dehors de 1 esprit et des objets; les Nominalistes, pai suite de la même confusion, ne voyaient dans toutes ces notions que de pures abstractions, des noms, tlalus voci s, Koscelin fut le chef de cette dernière école. Condamné au concile de Soissons, le Nominalisme se maintint sous le nom de Conceptualisme; mais comme il avait touché ai dogme de la 1 rinité, et qu’Abailard avait encouru deux condamnations, il succomba pour un temps sous le Réalisme, qui eut pour chef Guillaume de Champeaux, el qui compte parmi ses principaux représentants S‘Anselme Gilbert de la Porée, .Jean de Salisbury, les Thomistes el les bcotistes; mais ces derniers poussèrent si loin la manit des entites, qu ils contribuèrent, plus que toutes les autres sectes, au deeri du Réalisme et de la Scolastique. Lt Xominahsme, réhabilité au xiv' siècle par Guillaume Uccain, tomba de nouveau sous une ordonnance de Louis XI 1474, pour se relever bientôt après et retrouver la liberté a enseignement, que lui rendit le même prince, 1481 I’ faut citer parmi les Nominalistes : Durand de St-Pourçain,
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Jean Buridan, Robert Lloleot, Grégoire de Rimini, Henri de Hesse, Pierre d’Ailly, Gabriel Biel, disciple d’Oecam. R — T.
RÉALMONT, Begalis mons, ch.-l. de cant. ( Tarn ), arr. et à 20 kil. S. d'Albi ; 2,134 hab. Jolie petite ville, régulièrement percée, et entourée de belles promenades. Fahr. de lainages. Houille aux environs. — Fondée en 1272, démantelée en 1623.
RÉALVILLE, Begalis villa , brg (Tarn-et-Garonne ), arr. et à 16 kil. N.-N.-E. de Moutauban, sur l’Aveyron; 1,815 hab. Minoterie.
REATE, anc. v. de l’Italie centrale, sur le Velinus, fut fondée, selon la tradition, par les Aborigènes, et était la capitale de la Sabine. Elle eut à souffrir dans les guerres des Romains contre les Italiens, devint préfecture, et, sous Vespasien, municipe. Son territoire (Ager Bealinus) nourrissait des mulets renommés. Auj .Bieli. C.P.
RÈAUMUR (René- Antoine Fjsrchault de) , physicien et naturaliste, né en 1683 à La Rochelle, d’un conseiller au présidial de cette ville , m. en 1757 , vint à Paris en 1703 , et entra à l’Académie des Sciences dès 1708. Ses recherches sur les arts et métiers le conduisirent au perfectionnement de plusieurs industries : il dota la France de l’art de faire l’acier et le fer-blanc; moins heureux pour la porcelaine, il prépara du moins la voie à Darcet et à Macquer; il découvrit le moyen de fabriquer une sorte de verre blanc opaque, encore connu sous le nom de porcelaine de Béaumur ; le premier en France, il fit des essais sur l’incubation artificielle, et donna un moyen de conserver les œufs. Son nom est resté attaché à un thermomètre, dans lequel les points extrêmes sont la température de congélation de l’eau et celle de son ébullition; l’intervalle était divisé par lui en 80 parties égales. Parmi les écrits de Réaumur, il faut citer : Traité sur l’art de convertir le fer en acier, el d’adoucir le fer fondu, 1722 ; Mémoires pour servir à l'histoire naturelle des insectes , 1734-1742, 6 vol. in-4°, remplis d’observations nouvelles, et des Mémoires dans le recueil de l’Académie des sciences. V.
REAUX (Tallemant des). V. Tallemant.
REBAIS, ch.-l. de cant. (Seine-et-Marne), arr. et à 12 kil. N.-E. de Coulotnmiers; 865 hab. Il y eut une école militaire, supprimée en 1793. Ruines d’une abbaye de Bénédictins, fondée en 634.
REBAPTISANTS, nom donné : 1° dans l'Eglise primitive, à ceux qui soutenaient qu’on devait rebaptiser les hérétiques, quand ils revenaient de leurs erreurs; doctrine que le concile de Nicée repoussa; 2° aux Anabaptistes ( V. ce mot).
REBECCA, fille de Bathuel, épousa Isaac, et en eut deux fils, Esaii et Jacob, et aida ce dernier à surprendre la bénédiction d’Isaac, au préjudice de son aîné.
REBULLEDO (Bernardino, comte de), né à Léon en 1596, d’une famille illustre, m. en 1676, fut créé successivement comte de l’Empire, gouverneur du Bas-Palatinat, capitaine-général de l’artillerie en Allemagne, et ambassadeur d’Espagne en Danemark. On a de lui : Selvas m ilitares y politicus, Copenhague, 1652, iu-16, préceptes versifiés sur la guerre et le gouvernement; Selvas danicas , ibid., 1655, in-4°, donnant en prose rimée l’histoire et la géographie du Danemark, etc. La meilleure édition de ses Poésies est celle de Madrid, 1778, 4 vol. in-8°. B.
REBOULET (Simon), né à Avignon en 1687, m. en 1752, a laissé : Histoire de la congrégation des Filles de l'Enfance, 1734, 2 vol. in-12 ; Mémoires du chevalier de Forbin, rédigés sur les manuscrits de ce célèbre marin; Histoire du règne de Louis XI E, Avignon, 1742-44, 3 vol. in-4° ou 9 vol. in-12; Histoire de Clément XI, ibid., 2 vol. in-4°.
RÉCAMIER (Joseph-Claude-Anthelme), médecin, né en 1774 à Rochefort (Ain), m. en 1852, était fils d’un notaire, et commença la médecine, avec Bichat, à l'hôpital de Bourg. Atteint par la réquisition, il fut attaché au service de santé de l’armée des Alpes, assista au siège de Lyon révolté contre la Convention, passa ensuite sur la flotte de la Méditerranée, se fit inscrire, après son retour, à l’Ecole de santé de Paris au nombre des Elèves de la patrie, fut nommé médecin ordinaire de l’Hôtel-Dieu en 1806, fonctions qu’il conserva pendant 40 ans, puis professeur à la Faculté de médecine et au Collège de France. Il renonça à l’enseignement en 1830, par refus de serment. Récamier était un praticien fécond en ressources, étonnant par l’élévation et l’incohérence de ses théories, la singularité et l’audace souvent heureuse de ses médications. On a de lui : Recherches sur le traitement du cancer, 1829; Du Choléra-morbus , 1832. B.
récamier (Julie-Adélaïde bernard, Mme), née à Lyon en 1777, d'un notaire de cette ville, m. en 1049, fut
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mariée, ayant 16 ans à peine, à un riche banquier de Paris, lîécamier. Elle réunit dans ses salons, sous le Consulat et le 1er Empire, une foule de personnages distingués, Lucien Bonaparte, Moreau, Bernadotte, La Harpe, Benjamin Constant, David, etc. Cette société prit un caractère d’opposition qui déplut au gouvernement impérial; Mn,e lîécamier dut s’éloigner de Paris, résida quelque temps à Lyon, où elle se lia avec Camille Jordan et Ballanche, passa bientôt en Italie, et ne rentra en France qu’après la chute de Napoléon 1er. D’une suprême beauté, elle inspira de nombreuses passions, n’en rebuta aucune, ne céda à aucune, et, presque toujours, fit succéder l’amitié à l’amour qu’on lui offrait, ce qui lui valut ce joli compliment de Montlosier : « Vous pourriez dire, comme le Cid : Cinq cents de mes amis. » A la suite de revers de fortune, qu’elle supporta avec dignité, elle se retira, en 1819, à l’Abbaye-au-Bois, à Paris. Là, son salon fut le rendez-vous d'une élite de la société lettrée et polie. Chateaubriand , à dater surtout de 1824 , en était le héros. Dans ces réunions , Mme lîécamier régnait avec la bienveillance la plus charmante. Ayant de l’esprit sans en montrer beaucoup, son tact extrêmement délicat la rendait sympathique à tout le monde. V. Souvenirs et Correspondance tirés des papiers de J/me [técamier, par Mme Lenormand, Paris, 1860, 3e édition, 2 volumes in-8°.
11ECANATI, Becinalum, v. du roy. d’Italie, prov. et à 14 kil. N.-E. de Macerata, près de l’Adriatique ; 8,949 hab.
RÉCAREDE Ier, le Catholique , 586-601, 17e roi des Wisigoths depuis Ataulph et leur 7e roi électif, 2e fils de Léovigilde, fut associé au trône de son père avec son frère Herménégilde, qui fut mis à mort, 585, comme catholique et rebelle , dut épouser une fille de Chilpéric et de Frédégonde, lligunthe , que la mort de Chilpéric, 584 , empêcha d’arriver en Espagne, et battit les Burgundes de Gontran en Provence et en Septimanie. Roi en 586 , il se distingua des autres Goths en portant les vêtements royaux , le sceptre et la couronne , plaça le premier devant son nom le prénom de Flavius , déclara ville royale Tolède, sa résidence, et s’efforça de restreindre les privilèges des charges royales (ducs , comtes, gouverneurs des places fortes) rendues héréditaires. Le fait capital de son règne fut la conversion des Wisigoths au catholicisme : il assembla, 587, un concile d’évêques catholiques et ariens , assista aux discussions qui s’y engagèrent, abjura l’arianisme, et entraîna la conversion des évêques et du peuple. En rapports intimes avec le pape Grégoire Ier le Grand , il lui fit approuver les décrets du 3' concile de Tolède et du concile de Narbonne , 589 , lui envoya des présents magnifiques , et reçut de lui des reliques précieuses. Ces innovations provoquèrent quelques soulèvements encouragés par Goisvi utile , veuve de Léovigilde ; il les réprima avec modération , obligea huit évêques ariens à abjurer, et brûla tous les livres de théologie arienne. Enfin il fit périr Argimond, son chambellan , qui avait tenté de le détrôner. En Gaule , il continua la guerre contre Gontran, fit battre, par le duc Claude, Boson , général des Burgundes, 589, reprit définitivement Carcassonne , et fit la paix avec Gontran, assurant aux Wisigoths la paisible possession de la Septimanie jusqu’à la conquête des Arabes. Après quelques hostilités sans importance contre les Grecs , et contre les Wasoons, qui, sortis d’Espagne sous Léovigilde , revenaient en ravager les frontières, il mourut à Tolède en 601. Récarède Ier avait épousé une fille de Sigebert et de Brunehaut. Il est le héros d’un poëme de P.-J. Mayre. A partir de son règne, les conciles de Tolède furent substitués aux anciennes assemblées des Wisigoths. — récakède il , 12e roi électif des Wisigoths d’Espagne, en 620, fils et successeur de Sisebut, ne survécut que 3 mois à son père. A. C.
RECCO, v. du royaume d’Italie, prov. et à 16 kil. S.-E. de Gênes, près du golfe de Gênes; 4,559 hab. Comrn. d’huile et de fruits.
RECENSEMENT (Conseil de). V. Conseil.
IlECEY-SUR-OURCE, ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), arr. et à 27 kil. S.-E. de Châtillon-sur-Seine ; 964 hab. Coram. de toiles de chanvre et de tonneaux.
RECEZ , terme de droit public germanique, tiré du latin recessus (de recedere , se retirer). On appelait ainsi les reeueds ou cahiers des délibérations d’une Diète. A la fin des Diètes, et avant de se retirer, on rassemblait toutes les décisions qui avaient été prises, et on les rédigeait par écrit.
RÉCHABITES, secte juive, fondée sons le règne de Jéhu par Jonadab, fils de Réchab. Ils prétendaient observer strictement la loi de Moïse, s’abstenaient ôo vin, vi-
vaient sous des tentes , ne cultivaient pas la terre , et ne possédaient rien en propre.
RÉCHICOURT, ch.-l. de cant. (Meurthe) , arr. et à 26 kil. S.-O. deSarrebourg; 900 hab. On y voit un château qui lui donna naissance, et qui est peut-être du vm' siècle. Après avoir appartenu à différents maîtres, il devint fief d’Empire. Les Suédois îe ravagèrent au xvne siècle. Il fut réuni à la France avec la Lorraine. Il existe une légende de Conon , comte de Réchicourt, qui, prisonnier des infidèles , fut miraculeusement transporté en une nuit devant le portail de l’église de S'-Nicolas-du-Port.
RECHNITZ, en hongrois Bohoncz, v. de Hongrie (Eisenburg), à 12 kil. S. -S. -O. de Güns; 3,800 hab. Beau château des comtes de Bathiany. Fabr. de tabatières.
REÇUT, v. de Perse ( Ghilan ) , à 230 kil. N.-E. de Téhéran, près de la mer Caspienne, où elle a le port d’Inzéli; par 37» 17’ lat. N. et 47» 22’ long. E. ; 80,000 hab. Nombreuses fabriques de soieries. Comm. actif avec Astrakhan.
IlECIFE. V. Pernamboüc.
RECINATUM , nom latin de Recanati.
RECITATION, Becilatio , nom que les anc. Romains donnaient à la lecture, faite en publie, de toute espèce d écrit ; ainsi la lecture faite au peuple , sur les Rostres , d’un projet de loi proposé à ses suffrages, était une Récitation. Sous les empereurs, on donna plus particulièrement ce nom à des lectures que les poètes faisaient de leurs œuvres inédites , devant leurs amis et leurs connaissances convoqués à l’avance dans une salle publique, louée à cet effet par le poète lui-même. C. D — T.
RECKEM , v. de Belgique ( Flandre occidentale ) , à 35 kil. S.-O. de Courtrai , près de la frontière de France ; 2,200 hab. Bureau de douanes aux hameaux de Bisquons- Tout et de Bronkaerl. Contrebande de café, sucre et tabac.
RECKENITZ , rivière d’Allemagne, entre le grandduché de Mecklembourg-Schwérin et la régence prussienne de Stralsund, afflue à la Baltique dans la lagune de Ribnitz. Cours de 150 kil.
RECKHEIM , vge de Belgique (Limbourg) , à 6 kil. N. de Maestricht; 1,000 hab. Dépôt de mendicité pour les provinces de Liège et de Limbourg.
RECKLINGHAUSEN, v. des Etats prussiens (Westphalie ) , à 48 kil. S.-O. de Munster, 26 N. -O. de Dortmund; 5,600 hab. Brasseries , distilleries , fabr. de toiles.
RÉCOGNITIONS. V. Clémentines.
RÉCOLLETS, Becollecli ( les recueillis ), Frères mineurs de la Stricte Observance de Sl-François. C’est une réforme de Franciscains, commencée en Espagne en 1484 par Juan de la Puebla y Sotomayor, comte de Belalcazar, introduite en Italie, 1525, puis en France, à Nevers, en 1592, par le duc Louis de Gonzague, et à Paris, en 1603. Les Récollets avaient, en 1789, 168 couvents dans le royaume, où ils étaient répartis en 7 provinces sous la juridiction du général des Cordeliers; ils fournissaient des missionnaires pour les Indes, et des aumôniers pour les régiments. — Il y eut des religieuses Bécollettes , établies à Tolède en 1484 par Béatrix de Sylva , approuvées par le Saint-Siège en 1489 , sous la règle de Sle Claire. B.
RECOMMANDATION , acte par lequel , sous les deux premières races des rois de France, on acceptait la tutelle d’un homme puissant, dont on devenait le vassal.
RECORD. D’après les usages des Cours féodales, l’existence d'un arrêt se prouvait , non par la production de la copie de cet arrêt, mais par l’attestation de ceux qui l’avaient rendu ou qui en avaient conservé authentiquement le souvenir. Cette attestation s’appelait un Becord.
RECORDER, magistrat anglais, chargé, dans les villes qui sont le siège d’une Court of record ( Cour à registre, c.-à-d. dont les actes sont inscrits sur un registre), de veiller à l’observation des lois. A Londres, il remplit les fonctions de juge de paix, soumet au souverain les condamnations à mort, et publie les arrêts de la Cour de justice.
RECRUTEMENT , mode employé pour entretenir l’effectif des armées en France, depuis que l’établissement de la paye ( V. Paye) eut fait supprimer le pillage, qui attirait un grand nombre d’enrôlés volontaires. Charles VII et Louis XI furent contraints, pour avoir des armées suffisamment nombreuses, d’employer, outre la milice ( V. ce mot], le recrutement vénal, c.-à-d. avec de grosses primes poulies enrôlés. C’est ainsi qu’ils se formèrent des compagnies suisses ou écossaises. Le recrutement vénal donna naissance , en France , au racolage ( V. Racoleur ) , abus qui dura jusqu’à la Révolution, concurremment avec la milice. Un décret du 16 mars 1789 ne reconnut que les enrôlements volontaires ; deux autres décrets, du 4 août suivant,
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et du 4 mars 1791, abolirent la milice. Pendant les premières grandes guerres de la Révolution, la France, avec de telles lois , aurait été presque sans armées , si la Convention n’avait usé de son pouvoir pour provoquer d'abord de nombreux engagements volontaires et gratuits en déclarant •< la patrie en danger, » ensuite en ordonnant une réquisition générale de tous les jeunes hommes en état de porter les armes. Sous le Consulat , la Conscription fut établie ( V. Conscription ) , et elle alimenta toutes les guerres du 1er Empire; mais comme en même temps elle épuisait la France de son jeune sang, elle devint odieuse aux familles. En 1814 , le comte d’Artois , accourant inaugurer la Restauration comme lieutenant- général du royaume , profita de cette disposition des esprits pour se concilier l'opinion des masses en s’écriant : « Plus de Conscription! » Sa promesse dut être réalisée, surtout dans les premiers temps, et l’on remplaça la Conscription par le recrutement d’enrôlés volontaires, avec prime, comme avant la Révolution. Le mode ne fut pas moins insuffisant qu’autrefois; Gouvion Sl-Cyr, ministre de la guerre , remédia au mal en faisant rendre la loi du 10 mars 1818 qui rétablit la Conscription , mais sous le nom de tecrutemenl , afin de ne paraître pas démentir l’engagement pris par les Bourbons. C. D — y.
RECTEUR , chef d’une Université en France avant la Révolution. Il y en avait 8 à la fin du xive siècle, et 22 en 1789 ( V. Uni versite); le plus célèbre était le recteur de l’Université de Paris, que l’on prenait toujours parmi les maîtres de la Faculté des arts (des lettres et des sciences actuelles). Il était élu par 4 intrunts ou électeurs, élus euxmêmes à cet effet par chacune des 4 nations de l'Universite. Sa charge ne durait qu’un mois ou un mois et demi ; en 1266, un statut, renouvelé en 1278, fixa cette durée à 3 mois, et très-rarement on dépassait ce terme ; vers la fin du xvie siècle, L’usage s’introduisit de proroger le recteur pendant un an, quelquefois 2 ans, mais toujours par des élections trimestrielles. Le rectorat ne donnait qu’un pouvoir indirect et très-restreint, borné à peu près au droit de convoquer et de présider l’assemblée de l’Université : en se conformant à ses décisions, il avait la haute autorité sur les collèges du ressort , le droit de juridiction sur les membres et suppôts de l’Université , le droit de réglementer souverainement la librairie et les industries qui s'y rattachaient, parcheminerie, reliure, enluminure. Le Recteur devait défendre les privilèges de l’Université ; visiter une fois par mois les collèges, ce qu’il ne faisait pas, hors dans les cas graves d’indiscipline; ouvrir, en grande pompe, la foire du Landit ( V. ce mol J; enfin, dans les occasions solennelles, haranguer le roi en français. Le recteur de Paris n’eut d’abord d’autre traitement qu’un droit de sceau , sur les lettres de scolarité, des droits de présence aux assemblées, et un droit sur la vente du parchemin dans Paris : tout cela produisait annuellement 1,000 ou 1,200 livres. En 1766, ces honoraires éventuels furent convertis en appointements fixes de 1,200 livres par an. A la fin du xvme siècle, le costume du recteur était ainsi composé : une robe écarlate violette ; une ceinture de soie de même couleur, avec glands soie et or; un large ruban passé en bandoulière de gauche à droite, et d’où pendait une escarcelle de velours violet, avec galons et boutons d’or; une pèlerine d’hermine blanche ; un bonnet carré, violet. Dans les processions, qui avaient lieu tous les 3 mois, le recteur marchait accompagné du doyen de la Faculté de théologie et des 4 grands bedeaux des nations ; il était précédé des ordres religieux, des maîtres és-arts, des procureurs des nations, des docteurs des trois Facultés supérieures, des 2 doyens de droit et de médecine; et suivi des grands-officiers et des suppôts de l’Université, tels que le syndic, le greffier, le receveur, les procureurs et les avocats au Châtelet et au Parlement, les imprimeurs et libraires-jurés , et les grands messagers. Quand un recteur mourait dans l’exercice de ses fonctions, on lui rendait les mêmes honneurs qu’aux princes du sang.
recteurs d’académie dans l’Université moderne. Lorsque Napoléon Ie' institua l’Université de France ( V. Université ), on appela recteurs les chefs des Académies, chargés de les diriger et de les administrer, sous l’autorité du grand-maître de l’Université, puis, depuis 1820, sous celle du ministre de l’Instruction publique ( V Ministère). 11 y eut d'abord 27 recteurs; en 1848, ce nombre fut réduit à 20; la loi du 15 mars 1850 l’a porté à 86; enfin, celle du 14 juin 1854 l’a fixé à 16; il est de 17 depuis 1860. L’Empereur nomme et révoque les recteurs, sur la proposition du ministre ; il y a des recteurs de lre. 2°, et 3e classe ; cette distinction n’affecte que le traite-