RED
ment, qui est plus ou moins élevé; du reste, leurs nttri- . butions sont les mêmes : elles embrassent tout ce qui concerne l’instruction secondaire et l’instruction supérieure. Ils sont assistés par autant d’inspecteurs que leur Académie comprend de départements, et par un conseil académique qu’ils président. C. D — y.
RECUPERATEUR, Recuperator, citoyen romain délégué par le Préteur de Rome pour juger une question de propriété générale entre particuliers , ou entre le fisc et les particuliers. Il y en avait toujours au moins deux, quelquefois cinq. Ils jugeaient collectivement , en audience publique, et de piano , c.-à-d. sans siéger sur un tribunal. L’institution des Récupérateurs est antérieure à la loi des XII Tables. C. D — Y.
REDDITCH, v. d’Angleterre (Worcester), à 176 kil. N. -O. de Londres; 5,000 hab. Fabr. d’aiguilles, passelacets , hameçons , ustensiles de pêche.
RÉDEMPTION (Ordre de la). V. Trinitaires.
RÉDEMPTORISTES. V. Liguori.
REDI (François), naturaliste célèbre, né en 1626 & Arezzo , m. en 1697, exerça la médecine à Florence, et devint médecin des ducs de Toscane Ferdinand II et Costne III. Il fit une étude approfondie des insectes , prouva qu’aucune espèce n’est engendrée par la pourriture , et fit d’intéressantes remarques sur la vipère , sur les vers intestinaux , etc. Un des plus grands observateurs de son siècle, il ne fut point cependant exempt d’erreurs, et, dans ses mémorables expériences sur la génération des hexapodes , il soutint cette théorie inadmissible , que les espèces dont il n’avait point découvert les organes de la reproduction étaient douées d’une âme sensitive chargée de cette fonction. Parmi ses ouvrages, on distingue : Osservazioni inlorno allavipera, Florence, 1664, in-4°; Esperienze intorno alla qenerazione dejli insetti , ibid. , 1668, in-4°; Esperienze intorno a quell’ acqua che si dice de stagno, ibid., 1673, in-4° ; Osservazioni intorno atjli animait vioenti che si trovano negli animali viventi , ibid. , 1684, in-4». Cultivant aussi les lettres , il écrivit des sonnets , des chants dithyrambiques, des traités philosophiques, etc. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Venise, 1712, et à Naples, 1741-42, 6 vol. in-8°.
RÉDICULE (Champ et Temple de); le champ était situé sur la voie Appia , à 2 milles de Rome (2 kil. 9,060) ; Annibal s’était avancé jusque-là pendant la 2e guerre Punique ; après sa retraite, on éleva, dans ce champ où il avait campé , un temple au dieu du Retour ou du Recul. C. D — T.
REDIMES (Pays). F. Gabelle.
REDJANG , royaume de l’ile de Sumatra, sur la côte S. -O. ; vassal des Hollandais.
REDJEB-PACHA , né en Anatolie, fut d’abord chef de voleurs, prit ensuite du service dans l’armée, s’éleva, par l’intrigue plus que par ses talents, jusqu'au rang de séraskier de Roumélie , 1689 , fut battu par Louis de Bade à Passarowitzet à Nissa, et fut étranglé par ordre du sultan Soliman III.
REDN1TZ, Radanlia, rivière de Bavière , naît à 7 kil. N.- O. de Pappenheim , reçoit le Roth à droite et la Rézat à gauche , prend le nom de Regnilz après avoir reçu la Pegnitz, et se jette dans leMein; cours de 100 kil. Dans son cours supérieur, on la nomme aussi Basse-Rézat ou Rézat de Franconie. Elle est jointe à l’Altmiihl.
REDON, Roto, s.-préf. ( lile-et-Vilaine ), à 65 kil. S.- O. de Rennes, sur la rive dr. de la Vilaine, au pied de la montagne de Beaumont; 4,096 hab. Tribunal de lre instance. Bon et vaste port, où se joignent les 2 branches du canal de Nantes à Brest. Ou remarque le chœur de l’église, sa tour élevée sur une place et haute de 68 mèt. Exportation considérable de châtaignes et d’ardoises; entrepôt de sel, de vins de Bordeaux. Construction de navires. Ancienne abbaye de Bénédictins, fondée en 818, et occupée anj. par une institution ecclésiastique.
REDONS, Redones, peuple de la Gaule (Lyonnaise IIIe) , à l’O. des Diablinles, des Arvii et des Andecavi , au N. des Veneti et des Namnetes ; cli.-l. Redones ou Condale Redonurn ( Rennes ).
REDOUTÉ (P.- Joseph), célèbre peintre de fleurs , né en 1759 à Sl-Hubert, bourg du pays de Liège, m. a Paris en 1840, était d une famille de peintres obscurs, dessina dès son enfance, et commença par faire des tableaux d’église et des portraits à l'huile ou à fresque. La vue des tableaux de Van Huysum lui révéla sa voie; il se prit de passion pour la peinture des fleurs, étudia leur physionomie , leurs poses dans la nature , et pour mieux, en rendre toute la délicatesse et la fraîcheur, imagina de les | peindre à l’aquarelle au lieu de la gouache jusqu’alors en
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usage. Ce procédé obtint le plus grand succès. Redouté vint à Paris en 1784 , travailla pour le cabinet de Louis XVI , fut, en 1792, dessinateur de l’Académie des Sciences; en 1805, peintre de fleurs de l’impératrice Joséphine ; en 1822, professeur d'iconographie végétale au Jardin des Plantes. La perfection du talent de Redouté le fit surnommer le Raphaël des fleurs. lia publié : les Liiiacées , 8 vol. in -fol.
( 488 pi. ] ; les Roses ( 228 pl. ) ; la Flora Atlanlica de Desfontaines; la Flora borealis Americana ; les Plantes de la Malmaison' la Flore de Navarre, V Histoire des champignons, Y Histoire des plantes grasses, etc.
REDOUT-KALE, port et forteresse russe (gvt de Kotaïs), sur la côte E. de la mer Noire, à l’embouchure du Kopi, à 373 lui. de Tiflis, 128 de Kotaïs; 1,000 hab. Exportation de soie grège, cuir, laines, peaux, bois, etc.
RED-RIVER. V. Rouge (Rivière).
REDRUTH, brg et paroisse d’Angleterre (Cornouailles), à 18 kil. O. -S. -O. de Trnro; 9,000 hab. Riches mines d’étain et de cuivre aux environs.
REES (Abraham), né en 1743 dans le N. du pays de Galles, d’un ministre dissident, m. en 1825, fut 20 ans professeur de mathématiques à l’institut d’Idoxton près de Londres, puis enseigna la théologie et les sciences naturelles au collège d’Hackney. On lui doit un ouvrage d'une immense érudition : The new Cxjclopedia, or universal Hictionanj of arts, sciences and literature , Lond., 1803 et suiv., 44 vol. gr. in-8°.
rees, v. murée des Etats prussiens (prov. du Rhin), sur la rive dr. du Rhin, à 62 kil. N.- N. -O. de Dusseldorf; 3,400 hab. Autrefois place forte. Filatures de coton.
EÉI ÉRENDAIRE , Referendarius, officier du palais impérial sous le Bas-Empire , chargé de présenter à l’empereur les requêtes des suppliants, et de leur en faire connaître la réponse. Il y en eut jusqu’à 19 sous Justinien. — Sous 1 ’anc. monarchie française, jusqu’au Xe siècle, il y eut un grand-référendaire, chargé d’apposer aux actes le sceau royal; il fut remplacé par le chancelier ( V. ce mot). On continua de donner le nom de référendaires à certains officiers de chancellerie, rapporteurs des lettres de justice qu’on y expédiait. Le titre de grand-référendaire appartenait, dans la Chambre des pairs, à celui des membres qui apposait le sceau de la Chambre aux actes émanés d’elle, et qui avait la garde de ses archives et de son palais. Il y a aussi auj. un grand-référendaire du Sénat. — A la Cour française des Comptes, il y a des conseillers-référendaires, qui examinent les affaires et les rapportent devant les Chambres qui les doivent juger. On appelle Référendaires au sceau 12 officiers ministériels chargés, auprès du ministre de la justice, de poursuivre les demandes relatives aux titres, majorats et dotations, aux remises ou réductions des droits de sceau.
ItÉ FORMATION ou RÉFORME, nom consacré pour désigner la révolution religieuse qui fut opérée, au xvi° siècle, par Luther en Allemagne, Zvvingle en Suisse, Calvin à Genève et en France, Knox en Ecosse, Henri VIII en Angleterre, etc. Les calvinistes prirent plus particulièrement la qualification de Réformés , que l’on donne aussi aux membres des diverses communions protestantes. La Réformation, préparée par les hérésies antérieures (Abélard, Arnaud de Brescia, Albigeois, Vaudois, Wiclef, Jean IIuss, etc.), trouva ses prétextes dans les abus qui avaient altéré la discipline de l'Eglise, et dans le grand schisme d’Occident; l’esprit d’examen, développé pur la Renaissance et appliqué aux saintes Ecritures comme aux lettres profanes, lui vint en aide, ainsi que la cupidité des princes, qui , surtout en Allemagne, convoitaient les biens du clergé. B.
RÉ1 RACTAIRES ( Prêtres). V. Constitution civile
du CLERGÉ.
réfractaires (Soldats), nom donné, sous le Consulat et le 1er empire français, aux jeunes gens qui, appelés par le sort à faire partie de l’armée, refusaient de se présenter ou désertaient avant d’arriver au corps. Quand ils c. aient saisis, on les employait, sans solde, aux corvées dans les arsenaux, aux travaux de fortifications, de routes, de canaux, etc.
REFUGE (Villes de). V. Lévi.
RÉFUGIES , nom donné aux protestants qui émigrèrent de France après la révocation de l'édit de Nantes, 1CB5.
REFUGIO (El-), v. du Mexique, dép. et à 460 kil. N. de Tamaulipas, sur la rive dr. du Rio-Graude-del-Norte, près de sou embouchure dans le golfe du Mexique. Port assez commerçant.
REFUGIO (lie). V. CAEN (Ile de).
RÉGALE, droit qu’avait le roi de France de percevoir
les revenus des évêchés et des monastères vacants, et de pourvoir, pendant la vacance du siège, aux bénéfices qui étaient à la collation de l’évêque. Les rois des deux premières races et les premiers Capétiens l'exercèrent. Innocent 111 le reconnut dans une bulle Je 1210. 11 fut l’occasion de vifs débats entre Louis XIV et Innocent XI , en 1682. Les questions relatives à la Régale se jugeaient à la grand’ chambre du parlement de Paris. Cette espèce de main-mise sur un évêché ne cessait que du jour où le nouvel évêque avait fait enregistrer à la Chambre des Comptes son serment de fidélité au roi. B.
REGALIENS (Droits). V. Droits.
REGEMORTES, nom de plusieurs ingénieurs, dont la famille était d’origine hollandaise. Louis de Rogemortes travailla, sous Vauban , aux fortifications de Neuf-Brisach, exécuta le canal du Loing de 1719 à 1723, et fat directeur du canal d’Orléans en 1726. De scs deux fils, l’un , Noël de Regemortes, lui succéda dans la direction des canaux d’Orléans et du Loing , et, amateur de botanique, introduisit le premier en France des boutures de peupliers d'Italie ; l’autre, Louis de Regemortes, m. en 1776, entreprit en 1753 la construction du beau pont de Moulins, sur l’Ailier.
REGEN, brg de Bavière, sur la Regen, à 59 ldi. N.-N.-O. de Passau; 1,200 bab. Mines d'étain.
regen , riv. de Bavière, sort du Bœhmenvald , à 22 kil. NT.-E. du brg de Regen, coule au S. -O., et se jette dans le Danube, rive g., vis-à-vis de Ratisbonne (en allemand Regensburg), après un cours de 170 kil. — Elle donna son rom à un cercle de la Bavière, entre ceux du Ilaut-Mein au N., de l'Isar et du Haut-Danube au S.; 160 kil. sur 80; 420,000 hab.; ch.-L, Ratisbonne. Ce cercle est auj. remplacé par celui du Haut-Palatinat.
RÉGENCE (I.a), nom donné spécialement, dans l’histoire de France, à la période de la minorité de Louis XV, 17 15-23, durant laquelle, Philippe, duc d’Orléans, administra avec le titre de régent.
RÉGENCES BARBARESQUES,.nom par lequel on désigne souvent les Etats de l’Afrique septentrionale ; Tunis, Tripoli, et autrefois Alger.
REGENSBURG, nom allemand de Ratisbonne.
RÉGENT, titre de celui qui exerce le pouvoir souverain à la place du prince mineur, absent ou incapable. En France, ce titre, lorsqu’il n’est suivi d’aucun nom propre, désigne Philippe d'Orléans, qui gouverna pendant la minorité de Louis XV, et, en Angleterre, le prince de Galles (depuis Georges IV), qui gouverna pendant la démence de son père.
REGENWALDE, v. des Etats prussiens (Poméranie), à 58 kil. N.-E. de Stettin, sur la Ilega; 2,500 iiab. Moulins à foulon, à tan, et à huile. Institut agronomique.
REGGIO, anc. Rhénium Lepidi, v. forte du roy. d’Italie, entre le Tessone et le Crostolo, à 25 kil. O.-N.-O. de Modène ; 21,170 hab. Ch.-L de prov. ( V . Supplém.). Evêché. Faculté de droit, collège de Jésuites, école de beaux-arts, bibliothèque, cabinet d’histoire naturelle de Spallanzani. On remarque la cathédrale ou Dôme, l’église Notre-Dame de la Ghiara, le théâtre. Fabr. de toiles, soieries, ouvrages en ivoire. Patrie de l’Arioste et de Panciroli. — Cette ville, très-ancienne, fut faite colonie romaine par Æmilius Lepidus ; dévastée par les Goths eu 409, Charlemagne la rebâtit, et elle devint une des républiques lombardes, jusqu’à sa soumission à la maison d’Este en 1290. Les Français la prirent en 1702. Le prince Eugène s’en empara en 1706, et le roi de Sardaigne en 1742. Napoléon Ier en fit le ch -1 du département italien du Crostolo. Le congrès de Vienne la donna au duché de Modène. Insurgée en 1831, et reprise par les Autrichiens, elle se donna en 1859, avec tout le duché, à la Sardaigne.
reggio ou s ant a-ag ata-della-Galline, anc Rheqium Julii , v. forte du roy. d’Italie, ch.-l. de la province de son nom, port sur le Phare de Messine, vis-à-vis de la Sicile, à 35 kil. S.-E. de Messine et 590 kil. S.-S.-L. de Naples; 15,690 hab Archevêché; tr.bunaux; collège royal ; bibliothèque. Ville riche et bien bâtie, bahr, de soieries, damas, parfumerie, essences, etc. Comm. de fruits, huile, grains. Napoléon 1er conféra le titre de duc de Reggio au maréchal Oudiuot. — De la domination des Humains, Reggio passa sous celle des Goths, puis des Normands, dont le chef, Robert Guiseard, y fut élu duc de Rouille et de Calabre, 1059. Gonsalve de Cordoue la réunit au royaume de Naples au commencement du xvie siècle. Lu 1544, Barberousse, et, en 1558, Mustapha, la saccagèrent; un tremblement de terre la renversa entièrement en 1783; un autre la fit souffrir encore en 1841. V. Calabre.
REG1A, maison du Roi des sacrifices, dans l’anc. Rome;
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elle était située sur la voie Sacrée, dans la partie de cette voie qui bordait le Forum romain au N., et contiguë au temple de Vesta. C’était une maison publique, où le Pontife Maxime habita aussi, jusqu’au temps où Auguste prit cette dernière charge. On appela cette maison Regia, parce qu'elle fut habitée par les rois qui, depuis Numa, furent Pontifes Maximes. C. D — Y.
KEGiA, nom ancien d’ABMAGH.
RÉG1FUGE, Regifugium, fête commémorative de l’affranchissement du peuple romain, et de la fuite de Tarquin le Superbe. Elle revenait tous les ans, le 6 des calendes de mars (24 février), et durait un jour.
RÉG1ELE, petit lac du Latium, à l’E. et à 12 milles de Home ( l B 1< i l ), près delà voie Pi énestine. Sur ses bords le dictateur Posthnmius défit les Latins, commandés par les Tarquins, i’an 257 de Rome, 496 av. J.-C. — Le lac Hégille était le même que le lac de Gabies; il n’existe plus, mais on reconnaît très-bien son emplacement près des ruines de l’anc. Gabies: il a été desséché en 1855; déjà, dès l'époque impériale, les Romains avaient écoulé une partie de ses eaux dans l’Anio. C. D — y.
REG ILLIEN, Quintus Nonius Regillianus, Race d’origine et parent de Décébale, servit dans les troupes romaines, s'éleva sous Yalérien aux premiers emplois militaires, et avait vaincu plusieurs fois les Sarmates, quand il prit la pourpre en Mœsie, 261. Selon Aurélius Victor, il périt dans un combat contre Gallien, 268; selon Trébellius Pollion, il fut tué par ses légionnaires , qui voulaient gagner ainsi le pardon de l’empereur. Régillien est un dos usurpateurs que l’histoire désigne sous le nom de Trente Tyrans.
REGIMENT (du latin regimentum, regimen, gouvernement, administration), corps de troupes commandé par un colonel. L’organisation de l'infanterie par régiments date, en France, de Henri II ; il y en eut 4 : Picardie , formé après ia bataille de S*-Quentin, en 1557; Champagne, Navarre , et Piémont, en 1558. Charles IX créa les Gardesfrançaises, 1563, et les Gardes-suisses, 1573, ces derniers formés en régiment en 1616 seulement. Henri IV créa 9 régiments: Nérestan, 1584, devenu Bourbonnais en 1672; Balagny ( devenu Richelieu), 1595; Dubourg, 1597, devenu Auvergne en 1635; Graville, 1598; Nelmond, 1604, devenu Anjou en 1670; Lemont, 1604, devenu du Maine en 1675; De Rczan, 1609, devenu Tallard en 1627 ; Baudeville (devenu Pons), 1610; Castel-Bayard, 1610, qui prit successivement les noms de ses colonels. — Sous Louis XIII, furent établis les régiments suivants: Normandie, 1616; Royal , 1622; D'Estaing, 1633 ; la Marine, la Reine, Limosin, Royal des vaisseaux, Artois, Alsace (allemand), 1635; du Perche, 1636; Meuse, 1640. Ces régiments étaient divisés en plusieurs bataillons formés sur 6 rangs; le tiers des hommes était armé de piques et formait le centre du bataillon ; les autres portaient le mousquet ou l’arquebuse. — Louis XIV institua, dans chaque régiment, une compagnie de grenadiers. De 1643 à 1709, on établit 94 régiments : Anjou 2e (devenu Orléans), la Couronne, 1643; Mazarin 1er (devenu Bretagne), 1644; Clérembourg (devenu Louvigny ), 1648; Vendôme (devenu d'Auroy), la Eerlé-Senneterre (devenu la Sarre en 1685), Mazarin 2e (devenu la F ère on 1657), 1651; Catalan- Mazarini (devenu Royul- Roussillon) , 1655; Duplessis-Praslin ( devenu Poitou en 1662), Lyonnais, 1660; Chambelé (devenu Touraine en 1760), du Roi, Condé, 1661; Saxe (allemand), 1665; Dauphin, linghien (devenu Bourbon ), Beauvoisis, Montpeyroux (devenu Rouergue, 1667 ) , Bourgogne , 1668 ; Royal-Marine, T Amiral (devenu Vermandois), Fusiliers du roi (devenu Royal -artillerie en 1693 1, Royal- Italien, 1670; D'Herlac ( suisse ), devenu May, 1671; Vieuz-Stoppa (suisse), devenu Brendelce, 1672; Salis (suisse), devenu Retiens, 1672; Languedoc, 1672; Piastre I suisse) , devenu Bnurguy , 1672; d' Huxeltes (devenu Saint-Simon ), Médoc, 1673; d'Àlbrel (devenu Gensac), Castres (devenu la Trémouille ), Listenois (devenu Royal-Comtois), 1674; Schomberg (devenu Mont-Conseil) , Grignan (devenu Provence), 1675; Greder (suisse), devenu d'Affnj , 1675 ; Stoppa jeune (suisse), devenu Bezenvald , 1675; Vivonne ( devenu Rochechouarl ), 1676 ; Mailly (wallon), 1677 ; St Laurent (devenu Nice), 1678 ; La Mark [allemand), 1680; Toulouse, Guienne , Lorraine, Flandre, Berry, Béarn, Hainaut, Boulonais , Angoumois , Périgord, Fonlange, Bigarre, Forest, Cambrésis, Tournaisis, Foi.r, Bresse , la Marche, Quercy, Nivernais, Brie, Soissonnais, Ile-de-France, Vérin, Aunis, Benuce, Dauphiné, Vivarais, Luxembourg , Bassigny, 1684; Beaujolais, Ponlhieu, 1685; Sobre | devenu la Vallière) , 1688; Tessé (devenu Montmorency | , 1689; Salis jeune (suisse), devenu Dicsbach , 1689; Courtin (suisse), 1689; Lee, Clare, Dillon, tous trois irlandais, 1690; Laisser
(allemand), devenu Lenck , 1690; Picquigny (devenu, Nouilles), 1691 ; Chartres (devenu Elampes en 1724), Biaisais, Gâtinois, Barrois (devenu Conli en 1713), Aurerrois, Agénois, Santerre, Deslandes, 1692; Rooth (irlandais), 1692; Fitz -James (irlandais) , devenu Benvick, 1692; Enghien , 1706; Royal-Bavière (allemand), 1709. Le nombre des régiments d’infanterie s’était élevé à 264 en 1714, y compris les Gardes-françaises, les Gardes-suisses, le régiment d’artillerie, et celui des bombardiers. A l'avénement de Louis XV, on les réduisit à 118. Le nombre des bataillons était de 1 à 4 par régiment. En 1734, la France comptait 175 régiments, savoir : 2 de gardes-françaises et suisses, 100 français, 9 suisses, 5 allemands, 1 italien, 5 irlandais, et 53 de milices. En 1762, il n’y en avait plus que 89, savoir : 66 français, 7 allemands, 10 suisses ou grisons,
5 irlandais, et 1 italien. A l’avénement de Louis XVI, on en comptait 93 ; tous furent composés de 2 bataillons, chaque bataillon de 4 compagnies de fusiliers, plus une compagnie de grenadiers pour le 1er bataillon , et une compagnie de chasseurs pour le 2e. On avait créé, en 1744, 7 régiments de grenadiers royaux, qui furent portés à 13 de 1771 à 1779, et supprimés en 1789; en 1749, un régiment de grenadiers de France, supprimé en 1771; en 1771 , 47 régiments provinciaux, bientôt portés à 54, et supprimés en 1775. En 1791 , les régiments quittèrent leurs noms, pour ne porter que des numéros d’ordre; ils continuèrent d’avoir 2 bataillons, mais le bataillon fut porté à 9 compagnies, dont une de grenadiers. En 1793, les régiments furent remplacés par des demi-brigades ; ce changement de dénomination ne dura que jusqu'à un arrêté des Consuls, en date du 1er vendémiaire an xix (23 sept. 1803), qui rétablit les régiments. Quant au nombre de ces corps, il a beaucoup varié depuis la lre République française ( V. France. Armée). Un décret du 18 février 1808 avait donné à chaque régiment 4 bataillons de guerre, de 6 compagnies chacun (1 de grenadiers, 1 de voltigeurs, 4 de fusiliers), et un bataillon de dépôt, à 4 compagnies seulement : en 1814, les régiments n’eurent plus que 3 bataillons de 6 compagnies. De 1815 à 1820, l’armée fut organisée en 86 légions départementales; puis on rétablit les régiments, 60 d’infanterie de ligne, et 20 d’infanterie légère, sans compter ceux de la garde royale. Dans l’infanterie de ligne, on ajouta les 61e, 62e, 63e et 64e en 1823, le 65e et le 66e en 1830, le 67e en 1831, et les n°s 67 à 75 en 1840. Le 21e d'infanterie légère fut créé en 1831, et les n°s 22 à 25 en 1840. Depuis 1854, cette distinction n’existe plus; il y a 104 régiments d’infanterie de ligne , ayant chacun 3 bataillons de 8 compagnies (1 de grenadiers ou carabiniers, 1 de voltigeurs, 6 de fusiliers ou chasseurs).
La cavalerie française n’est organisée en régiments que depuis Louis XIII. Ce prince forma 12 régiments de carabiniers en 16.35, un régiment de mousquetaires à cheval en 1636, et 2 régiments de fusiliers à cheval en 1640 et 1643. Ces corps entrèrent dans la composition de régiments ultérieurement institués. En 17.30, on comptait 59 régiments de cavalerie : Mestre-de-camp général, du Roi, Royal-étranger,de la Reine, 16.35; Colonel-général, 1636; Rozen [allemand), 1639; Royal, 1642; Commissaire - général , 1654; Dauphin, 1656; Royal - cravate , 1664; Cuirassiers du roi , Dauphin- étranger , Bretagne (devenu Bourgogne) , Condé , Bourbon, Clermont, Conli (devenu Villerui), du Maine ( devenu Saint-Simon), du Chayla, Beaucaire, Gèvres (devenu Clermont - Tonnerre) , Beauvilliers, Turenne, Vogué (devenu Saint- Jal), Lenoncourt , 1666; Royal- Roussillon, 1667; Villars, 1668; Royal- Piémont, 1670; Royal - Allemand, 1671; Royal -Pologne ou Stanislas- Roi, Clievreuse, Talleyrand, Lorraine, Peyre (devenu Vintimille) , Daumonl , Fasse (devenu Broglie), La Ferronnais, Chépy, 1672; Randan, Cassé, 1673; Toulouse ( devenu Penthièvre ), Châtelleraull, Beurron, Sassenage (devenu Maugiron), Lévy, Ruffec (devenu Brabançon), 1674; Anjou, Latour, 1676; Puysieux (devenu Siiluces), 1678; Brissac, 1682; Berry, 1684; Nouilles, 1688; Béthune, 1689; Orléans, 1690; Rnyal-carabiniers , 1693; Filz-James ( irlandais i, 1698; Rattkg (hussards), 1701 ; Mourliy ( devenu d'Asfeld), 1707); Bercheny (hussards), 1719. Il y avait, en outre, 15 régiments de dragons : Royal ou du Roi, 1667; Colonel- général , 1668; de la Reine, Dauphin, Beaufremont , Armenonrille , 1673; Mestre-de-camp général, Vibraxje, Vitry , Harcourt, Nicolaï, 1674; Languedoc, 1675; Condé (devenu d’Egmont, puis Marbœuf] , Lasuze , 1676; Orléans , 1718. La plupart des régiments avaient 4 escadrons de 4 compagnies chacun; plusieurs n’étaient formés que de 2 ou 3 escadrons. De 1734 à 1745, on créa 8 nouveaux régiments de cavalerie , qui furent supprimés quelques années après. Deux régiments de dragons du Roi et de Septimanie furent institués en 1743 et 1744. Une ordon-
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nance de 1764 fixa à 4 le nombre des escadrons par régiment, et réduisit l’escadron à 2 compagnies. En 1779, on créa 6 régiments de cher.au- légers et 6 régiments de chasseurs à cheval. Depuis 1791 , les régiments de cavalerie ne portent plus que des numéros d’ordre. Leur nombre varia beaucoup depuis la Révolution ( V. Carabiniers, Cuirassiers, Dragons, Hussards, Lanciers, Chasseurs, France - Armee). Auj. chaque régiment est de 6 escadrons sur le pied de guerre, et de 5 sur le pied de paix.
L'artillerie fut tardivement organisée. Originairement, pour servir les canons, on formait des compagnies à la guerre, et on les licenciait à la paix. En 1668, on forma 6 compagnies régulières de canonniers. En 1671, fut créé le le régiment d’artillerie, sous le nom de fusiliers du roi, parce que les hommes qui le composaient furent les premiers à qui l’ôn donna des fusils : il comprenait 4 compagnies de 100 hommes chacune. En 1672, il fut augmenté de 22 compagnies , et divisé en 2 bataillons , de 12 compagnies de fusiliers et d’une compagnie de grenadiers chacun. On y ajouta 4 nouveaux bataillons de 15 compagnies en 1677; le 6e bataillon, supprimé deux ans après, fut rétabli en 1691. En 1684, Louis XIV institua 10 compagnies de bombardiers, qui, jointes à 2 anciennes, formèrent le régiment Royal-bombardiers; on l'augmenta de
2 autres compagnies en 1686, et d'un 2e bataillon en 1705. Six nouvelles compagnies de canonniers, ajoutées aux 6 anciennes en 1689, furent incorporées, en 1695, au régiment des fusiliers , qui portait , depuis 1693, le nom de Royalarlillerie. Une compagnie de canonniers gardes -côtes fut levée en 1702. II y eut enfin 4 compagnies d’ouvriers mineurs, instituées en 1679, 1695, 1705 et 1706. — En 1720, Louis XV incorpora les bombardiers, les mineurs et les gardes-côtes dans le régiment Royal-artillerie,qui fut composé do 5 bataillons à 8 compagnies chacun ; un 6e bataillon futcréé en 1755. En 1758, les bataillons prirent le nom de brigades, et à chacune d’elles oa ajouta, en 1760 , une compagnie de sapeurs. En 1762, les mineurs furent détachés, et formèrent une 7e brigade. En 1761, l’artillerie de la marine, réunie à celle de l’armée de terre, forma
3 brigades, dont une fut supprimée en 1764. En 1765, les
brigades reprirent le nom de régiments ; on eut alors les régiments de La Fère , Metz, Strasbourg , Grenoble, Besançon, Âujoune et Tout. Un régiment d'artillerie des colonies fut créé en 1784. Depuis 1791, les régiments d’artillerie n’ont plus que des numéros d’ordre , et leur nombre a souvent varié ( V. F RANCE-drmée ) . B.
L’organisation actuelle des régiments du génie date de 1814 ( V. Génie, FRANCE-drniée).