‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 396 sur 864 · RE · texte numérisé non relu

RE

RÊI

REGULA , nom latin de La Réole.

REGULIER ( Clergé 7. Clergé.

RÉGULES ( Mareus-Atilius ), consul romain l'an 486 de Rome, 267 av. J.-C., et l'an 497, ou 256 av. J.-C., remporta prés d’Ecnome, avec son collègue Manlius Vulso, une victoire navale sur les Carthaginois, commandés par Hannon et Amilcar, alla débarquer en Afrique près de Clvpea, défit une armée près d’Adis, prit Tunis et tout le pays autour de Carthage. Comme il refusait de traiter à des conditions acceptables, les Carthaginois, sous la conduite du Spartiate Xanthippe, firent un nouvel effort : les Romains furent vaincus, et Régulus fait prisonnier. En 250, envoyé à Rome pour négocier un échange de prisonniers, il conseilla au sénat de refuser, et , fidèle à sa parole, retourna à Carthage, malgré les prêtres, le sénat et sa propre famille. Suivant une tradition contestée, les Carthaginois, après lui avoir coupé les paupières, et l’avoir ainsi exposé aux ardeurs du soleil, l’auraient enfermé dans un tonneau rempli de clous, qu’ils auraient ensuite fait rouler du haut d’une montagne. Sa femme Marcia se vengea en faisant périr du même supplice deux prisonniers carthaginois.

régulus serranus ( C. Atilius), consul romain l’an 496 de la ville, 257 av. J.-C., remporta une victoire navale sur les Carthaginois aux îles Lipari. 11 eut un nouveau consulat en 250.

REHA, v. de la Turquie d’Asie, la même que Racca (7. ce mot).

REI ou RAZI, nom actuel des ruines del’anc. Rayes, en Perse (Irak-Adjémi), à 5 kil. S.-E. de Téhéran, llarounal-Raschid et le médecin Razi y naquirent.

REICH , R1K , signifie riche dans les langues germaniques, et, par extension, royaume . REiCHsfad/, ville riche ; OslerREiCH (Autriche), royaume de l’Est.

REICHA (Antoine- Joseph ) , musicien, né à Prague en 1770, m. en 1836, vint à Paris en 1809, se livra à l’enseignement de la composition, et succéda à Méhul, en 1817, comme professeur au Conservatoire de musique. Il remplaça Boietdieu à l’Institut en 1835. On a de lui : un Traité de mélodie, 1814; un Traité complet et raisonné d' harmonie, 1819; un Traité de haute composition musicale, 1825; d’excellentes oeuvres instrumentales, et plusieurs opéras qui n’eurent pas de succès. Il est le créateur des Quinletli d’instruments à vent, dont il a fait des chefs-d'œuvre de mélodie et d’harmonie.

REICHARD ( Henri-Auguste-Ottocar), né à Gotha eu 1751, m. en 1828, directeur du théâtre ducal, conseiller de guerre, inspecteur de la bibliothèque ducale , fut le fondateur de la Gazette scientifique de Gotha. Les voyages qu’il avait faits lui permirent de publier plusieurs ouvrages estimés : Guide des voyageurs en Italie et en Suisse, Weimar, 1819; Guide des voyageurs en France, Paris, 1823; Manuel du voyageur en Allemagne, ibid . , 1836.

REICHARDT (Jean-Frédéric), compositeur de musique, né à Kœnigsberg en 1752, m. en 1814, obtint, en 1775, après la mort de Graun, la place de maître de chapelle à la cour de Prusse, et forma le plus brillant orchestre de l’Europe. II dirigea aussi l’Opéra italien de Berlin et les théâtres de Cassel. Il a laissé des écrits sur la musique, des compositions instrumentales et religieuses, de nombreux opéras, parmi lesquels on remarque Andromède, 1778, Tamerlan, 1785, Brennus, 1787, l'Ile sonnante , 1799, et Rosnmonile, 1801

REICIIENAU , île du lac de Constance, appartenant au gr.-duché de Bade, à 6 kil. N. -O. de Constance; 5 kil. sur .3; 1,750 hab. Elle produit beaucoup de vins. Célèbie abbaye, fondée par S1 Firmin en 724. Charles le Gros y fut enterré ; elle prétend aussi , comme les Vénitiens, posséder le corps de S1 Marc. Jusqu’à la réunion de cette abbaye à la mense épiscopale de Constance en 1536, ses abbés comptèrent parmi les princes de l’Empire.

reiciienau, hameau de Suisse (Grisons), au confluent du Rhin antérieur et du Rhin postérieur, à 6 kil. S.-O. de Coire ; c’est dans son anc. château, transformé en école, qu’en 1793, Louis- Philippe , alors duc de Chartres, et exilé, remplit les modestes fonctions de professeur.

reiciienau , en bohémien Richnow , en latin Augia dives, v. des Etats autrichiens (Bohème|, à 30 kil. E. de Koniggrætz; 2,700 hab. Gymnase de Piaristes. Fabr. de draps et de toiles. Beau château des comtes de Kolowrat- Liebsteinsky.

REICHENBACH , v. murée des Etats prussiens (Silésie ) , sur la Reila, à 70 kil. S.-O. de Breslau ; 6,000 hab. Fabr. de tissus de coton , toiles, canevas. Les Prussiens y battirent les Autrichiens en 1762; une paix y fut signée, en juillet 1790, entre la Prusse et l’Autriche.

reichenbach, v. du royaume de Saxe, à 21 kil. N.-N.-Ede Plauen ; 10,198 hab. Fabr. de draps, easimirs, mérinos, toiles, mousselines, bonneterie. Un incendie la détruisit presque entièrement en 1833.

KRIOHENBERG, eu bohémien Liberlc, v. des Etats autrichiens (Bohème), à 74 kil. N.-E. de Prague, sur la Neisse; 19,000 hab. Industrie très-active; fabr. de draps, lainages, toiles, tissus de coton ; construct ou de machines. Filât, de laine, teintureries, bonneterie, gants, orfèvrerie, armes a feu, instruments de musique, etc.

RE1CHENHALL, v. de Bavière (Haute-Bavière), à 124 kil. S.-E. de Munich, 14 S.-O. de Salzbourg , sur la Saalach; 3,500 hab. Salines donnant 300,000 quintaux par an. Fabr. de machines à vapeur. Incendiée en 1834.

REICH ENSTEIN , v. des Etats prussiens (Silésie), à 73 kil. S. de Breslau; 2,000 hab. Tribunaux. Exploit, d’arsenic aurifère et argentifère. Fabr. de papier, tabac, poterie.

REICHENWEYER. 7. Riquewiitr.

RE1CHSHOFFEN , vge (Bas-Rhin), arr. et à 32 kil. S.-O. de Wissembourg; 2,390 hab. Culture de la garance. Scierie hydraulique, fabr. de machines.

RE1CHSTADT, v. des Etats autrichiens (Bohême), à 52 kil. N. -O. d’Iung-Bunzlau; 2,200 hab. Fabr. de cotons et de toiles cirées. C’était autrefois le ch.-l. d’une riche seigneurie des rois de Bavière, et, de 1818 à 1831, d’un duché érigé par l’empereur d'Autriche, François 1er, en faveur du jeune fils de Napoléon 1er, son petit-fils. V. Napoléon II.

RE1D (Thomas), né à Strachan (Kincardicc) en 1710, m. en 1796, est le chef de l’école philosophique écossaise. Il fit ses études à l’université d’Aberdeen , puis y obtint la place de bibliothécaire, et cultiva d’abord les sciences exactes. 11 visita l’Angleterre, surtout Cambridge, Oxford et Londres, et , à son retour, fut nommé pasteur à New- Machar, près d’Aberdeen, 1737. La publication du traité de Hume Sur la nature humaine décida de sa vocation philosophique; il forma dès lors le projet de combattre les principes et les résultats de la philosophie de Locke, point de départ du scepticisme de Hume. En 1748, il publia un Essai sur V application des mathématiques à la morale; en 1752, une Analyse de la Logique d'Aristote. Nommé alors professeur dans l’université d’Aberdeen, il y passa 1 1 ans; concurremment avec la philosophie, il enseignait les mathématiques et la physique. Eu 1763, il accepta une chaire de philosophie morale à Glasgow. Il donna, la même année, son premier ouvrage, Recherches sur l'entendement humain d'après les principes du sens commun , dont le titre seul annonce l’esprit et la doctrine de l’école écossaise. En 1785, il fit paraître : Essais sur les facultés intellectuelles, et, en 1788 : Essais sur les facultés actives. Son caractère et sa vie, parfaitement conformes à sa philosophie, offrent, comme traits principaux, la gravité tempérée par la bienveillance, la modestie, l’attachement sincère, désintéressé, à la vérité, le travail assidu , un zèle constant dans la pratique de tous les devoirs. Reid n’est pas un penseur de premier ordre comme Descartes, Kant ou Leibniz; il n’en a pas moins rendu un vrai service à la philosophie, en lui rappelant qu'elle ne doit jamais contredire les principes du sens commun, et que son point de départ est l’étude impartiale et complète des faits de la nature humaine. On peut opposer ses écrits aux analyses les mieux dirigées sur les faits de la nature dans les sciences physiques. La science de l’homme intellectuel et moral ou la psychologie prend ainsi rang à côté des sciences positives. C’est dans cet esprit que sont composés tous les travaux de l’école écossaise, ceux de Reid en particulier. On peut reprocher à cette école et à son chef la timidité de ses aperçus spéculatifs, le défaut de profondeur, l’impuissance à résoudre les grands proWèmes de la philosophie ; mais ses analyses n’en ont pas moins une incontestable valeur : c’est une base solide et positive, un contre-poids à l’esprit de spéculation aventureuse. Les faits survivent aux systèmes. La doctrine morale est aussi saine et aussi pure que la science est dégagée d’hypothèses. Au mérite du fond se joint celui de la forme : un style constamment clair, net et feinte, nullement dépourvu d'élégance, tel qu'il convient à la description des faits de la nature humaine, recommande les ouvrages de Reid, qui, sous ces rapports, est peutêtre le meilleur guide au début des études philosophiques. — Les OEuvres de Reid ont été traduites en français par Jonflroy,6 vol. in-8°, Paris, 1828-1836. R. Garnier, Critique de lu philosophie de Thomas Reid, Paris, 1840, in-H°. B — d.

RË1EXS, Reii, peuple de la Gaule | Narbonnaise IIe), fraction des Albièces, dont le ch.-l., qui portait le même nom , est auj . Riez.

R El

REIF, nom allemand de la ville de Riva (l'y vol).

RKIGATE. V. Ryegate;

REIIvEVIG ou REYKJAVIK, v. capitale de l’Islande, sur la côte O. de cette île, et suc le Faxc-fjord ; par 64° 8' 26" lat. N., et 24° 15' 40" long. O. ; 900 hab. Evêché, tribunaux, lycée, bibliothèque, observatoire. Fort de pêche et de commerce. Manufacture de laine.

REIKNITZ ou RIBENZA , brg des Etats autrichiens (Carniole), à 38 kil. S.-S.-E. de Laybauh. Grande fabr. de boissel’erie.

RE1E (Jean-Christian), médecin et physiologiste célèbre, né en 1759 à lîhande ( Frise-Occid.), m. en 1813, fils d'un prédicateur protestant, reçut une bonne éducation classique, étudia la médecine à Gœttingue, à Halle, où il fut nommé professeur en 1787, médecin de la ville en 17K9, s’établit à Berlin en 1810, et y devint professeur de médecine à l’université. Chargé d’inspecter les grands hôpitaux de Leipzig lors de la guerre de 1813, il succomba au typhus. Il a fait faire des progrès à l’anatomie du système nerveux; son nom est resté attaché à une portion du cerveau humain , Vimvla de Rail. Ses théories physiologiques sur le mécanisme des fonctions nerveuses, qu’il comparait à celui de la pile électrique, sont oubliées maintenant. Parmi ses ouvrages, on remarque : Memorahilia clinica medico-practica, Halle, 1790-93, 3 parties; Archives de physiologie, ibid., 1795-1815, 12 vol. in-8°; De structura uervorum, ibid., 1798, in-fol. Divers Mémoires ont été réuuis à Vienne, 1811, 2 vol., et à Halle, 1817. D-g.

REILLANNE , ch.-l. de cant. IB.-Alpes), arr. et à 19 kil. S.- O. de Forcalqnier; 886 hab.

REIMANN (Jacques-Frédéric), bibl'ographe, né à Groningue en 1668, m. en 1743, fut successivement recteur de divers gymnases, premier pasteur de la province d’Ermsleben , bibliothécaire de Magdebourg , 1714, pasteur de Hildesheim, 1717, et enfin inspecteur des églises luthériennes de cet arrondissement. Il a publié ; Erercitatio de faits studii yenealagici apttd Hebrœos, G repros , liomiwas et Germunos , Ilalberstadt, 1694, iu-4°; Histoire critique de ta lotjique, en allemand, Franct’., 1699, iu-8°; Essai d'une introduction à l'histoire littéraire en tjénéral et particuliérement à celle Je l' Allemagne, Halle, 1708, 6 vol. in 8°; Catalogue des mss. de la Bibliothèque de Vienne, 1712; Htsloria universalis atheismi , 1725, in-8°, etc. C — s.

REIMaKUS ( Hermann-Samuel ), dit en français Rei- MAR, philologue et naturaliste, né à Hambourg en 1 < >94, m. en 1768, obtint dans sa ville natale, en 1727, une chaire de philosophie, qu’il conserva 41 ans. Il avait épousé une fille de J.-Alb. Fabricius, qu’il seconda dans ses travaux philologiques. On lui doit ; une bonne édition de Dion Cassius, Hambourg, 1750-52, 2 vol. in-fol., avec traduction latine; Pnmitia Wismariensia, Weimar, 1723, in-4°; De vit a et scréptis Jo.-Alb. Fabricii commentarius , Hambourg, 1737 , in-4° ; Dissertalio de assessari/ms sqnedrii magni LXX linguarum perilis , ibid., 1751, in-4°; Traité des principales vérités de la religion naturelle, en allemand, ibid., 1754, in-8°; Théorie de la raison, 1756; Observations physiques et morales sur l’instinct des animaux , leur imlustiie et leurs mœurs, en allemand, 1760, 2 vol. in- 12, trad. en français par Reneaume de la Tache , Amsterdam , 1770, 2 vol. in-12. ’

REIMERSBERG, nom allemand de Remirlmont.

REIMS ou RHUMS, Durorortorum , Cicitus liemorum , e.-pret. | Marne), à 43 kil. N. -O. de Châlons-sur-Marne et lil N.-E. de Paris, par chemin de fer relié à celui de l’Est, sur la rive dr de la Vesle, près du canal de jonction de la Marne à l’Aisne, dans une plaine e itourée de collines qui produisent de bons vins; 60,734 hab. Archevêché, cour d assises, tr b. de lre inst. et de comm , chambre de commerce, école secondaire de médecine, lycée, bourse de commerce, bibliothèque, musée de tableaux, jardin des plantes. Académie des sciences, arts et be les-lettres. Ville bien bâtie, rues larges et bien percées; remparts plantés d arbres. On remarque ; la cathédrale, admirable monument gothique du xiil* siècle, dont l’extérieui, surtout le portail, surmonté de deux belles tours et orné de plus de 600 statue-., est d’un luxe étonnant, et qui possède aussi un Trésor curieux; l’église S‘-Remi, commencée en 1J15, achevée en 1039 , en style roman , avec portail mo demie ou l’on gardait la Ste-Ainponle, et, avant la Révolution, des richesses inouïes , mais qui est maintenant pauvre et dépouillée ; 011 y voit un tombeau de St Rend, en marbre blanc; l'Hôtcl-Dieu,où sont de belles toiles peintes ;

1 archevêché; l'iiôtel-de-ville ; la Place-Royale, avec une statue de Louis XV, en bronze, œuvre de Cartellier, éri- ®t deux statues du Commerce et de la Force,

par Pigalle, 1735; la promenade du Cours; un arc de triomphe romain, dit Porte de Mars ; le tombeau de Jovin, dans la cathédrale. Près de la ville sont les traces d’un amphithéâtre romain. Reims est un centre industriel très-important ; filatures de laine, construction de machines; célèbres manufact. de draps, casimirs, fl nielles, mérinos, châles, bonneterie, savons; fabr, de pain d’épice, biscuits, fruits séchés, jambons; grand commerce de laines et de vins de Champagne. Succursale de la Banque de France, comptoir d’escompte; cours gratuits de dessin industriel, etc. — Capitale des liemi, celte ville était une des plus florissantes cités des Gaules lors de l’invasion de Jules César; elle fit alliance avec les Romains, leur resta toujours fidèle, et devint le ch.-l. de la Belgique 2e La foi chrétienne y fut probablement apportée au iv® siècle ; au ve, les Barbares l'envahirent; elle fut pillée par les Vandales en 406, et par Attila eu 451. Mais S1 Rend, son évêque, se fit l'ami de Clovis , aida à sa conversion, et le baptisa à Reims, en 496. Depuis Philippe-Auguste jusqu’à Charles X, tous les souverains de France y furent sacrés, excepté Henri IV, Napoléon Ier, et Louis XVIII. Chilpérie 1er en 577, Charles-Martel en 719, Charles de Lorraine en 990, prirent Reims d’assaut. Les évêques de cette ville, acquérant successivement de nouveaux privilèges, devinrent archevêques, seigneurs du diocèse et de la ville, ducs et premiers pairs du royaume, légats-nés du Saint-Siège, prit rats de la Gaule Belgique, etc. Vers 1138, les bourgeois obtinrent du roi Louis VII une charte de commune, dont les privilèges devinrent, pendant deux siècles, l’objet de luttes sanglantes avec le clergé. En 1359, Reims fu* vainement assiégé par Edouard III, roi d’Angleterre; 0^ cupé par les Anglais en 1421, il leur fut repris par Jeanm d’Arc en 1429. One Université y fut fondée en 1547. Patrie de Libergier, Coucy ( Robert de), Colbert, Gohelin, Pluche, Dont Ivuiuart, Linguet, Lévesque de Pouilly , Lévesque de Burigny, Boudet, Macquart, Tronson Dueoudray, Nanteuil, J. -B. de Lasalle, Drouet-d’Erlou. Parmi les prélats qui occupèrent le siège de Reims, on cite. S1 Sixte, S1 Nicuisy S1 Rend, Hincmar, Foulques, Turpin, Adalbéron, Ger* bort, le cardinal de Lorraine, Le Tellier. Les membres du chapitre ont le camail violet, comme les évêques, et portent. les insignes de l'ordre de S1 Remi , créé par Pie IX en 1851. B.

REINE DES SACRIFICES , Regina sacrorum, femme du Roi des sacrifices, chez les anc. Romains. Tous .es mois, aux calendes, elle offrait à Junon, dans Reyia ( V. ce moi), le sacrifice d’une truie ou d'une brebis. C. D — Y.

reine blanche, nom que l’on donnait jadis, en France, aux reines veuves, parce qu’elles portaient le deuil en blanc.

reine (Comté de la). V. qüeen's county.

reine ( sainte-). F. alise.

reine ( Jard.n de la) , nom que donna Christophe Colomb au groupe de petites îles qu'il découvrit en longeant la côte S.- O. de Cuba.

reine charlotte (Iles delà). V. croisé Santa-).

REINECCIUS, en allemand Reine ch, né en 1541 prés de Paderborn, in. en 1595, professeur de belles-lettres et d’histoire à Francfort et A Helmsiædt, a laissé : Methodut leyendi hisloriam, Helmstædt, 1583, in-fol.; llistoria Julia, 1594 95-97, 3 vol. in-fol., savante histoire des Cluildéens et des Assyriens ; la Chronique des margraves de Brandebourg, burgraves île Nuremberg, eu allemand, Witteniberg, 1580, in 4° ; Origines slirjns brandenhurgicœ , Francfort, 1581, in-fol.; Aninlium de yestis Caroli Magni, imperaloris, tibri v, opus aurions inverti, Helmstædt, 1594, in-4°; llistoria orientalis, Francfort, 1595, in-fol., etc.

REiNECCics (Chrétien), philologue et théologien, né en 1668, m. en 1752 , recteur du gymnase de Weisseufels , a laissé : Dispulatio de seplem donnieislibus, Leipzig, 1702, iu-4»; Coricordia germunico - latina , ibid., 1708 et 1735, in-4°; Biblia quadrilinyvia Novi Testaments, 1713, in-fol. ; Biblia hebrutca... cum nolis massoretlucis et numeris distinctiôtium, 1739, in-4u; Auguste ma Confessio germaniru et latiaa, 1730 ; Biblia sacra quadrilinguia Veleris Testamenli, 1748, 3 vol. in-fol., etc.

REINERZ , v. des Ltats prussiens (Silésie), à 160 kil. S. -S. -U. de Breslau, sur la W’eistritz; 2,400 hab. Draps, toiles, papier. Sources acidulés et bains.

REIN ESI L’S (Thomas), né à Gotha en 1587, m. en 1667, médecin du margrave de Baireuth, puis conseiller de l’électeur de Saxe, fut pensionné par Louis XIV. On a de lui ; de Dits Syris, sive île nuimuibus in Veleri Testament» meniaratis syuteigma, Leipzig, 1623, in-4°; llistoroumenu linguœ Punira-, 1637, iu-4°; Variaruni teclionum lib. 111, 160 in-4° ; Syntayma inscriptionum antiguarum, 1682, in-fol., re-

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