‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 397 sur 864 · REI · texte numérisé non relu

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cneil des inscriptions latines omises ou mal expliquées par Gruter, etc.

REINHARD (François-Volkmar) , théologien protestant, né en 1753 d.ms la principauté de Sulzbach, m. en 1812, professeur de philosophie et de théologie à Wittenberg, ensuite prédicateur de la cour de Dresde, a laissé, entre autres ouvrages : Essai sur le plan pr jeté par le fondateur de ta religion chrétienne pour le salut de l' humanité , Wittemberg, 1781 ; des Miracles , 1782; Système de la morale chrétienne, 5 vol., Wittemberg, 1788-1815; Confessions relativement à mes sermons et à ma vocation de prédicateur , 5* édit., Sulzbach, 1811, trad. en français par Monod, 1816, ouvrage dirigé contre les rationalistes; Pyrrho et Philalèlhe, 2e édit., 1813, écrit où il se prononce contre le système de la philosophie naturelle; Leçons de théologie dogmatique, 4e édit., 1801-18; Sermons, 35 vol., Sulzbach, 1793-1813; Sermons d' silification domestique, ibid., 1813, 4 vol.; Opuscula academica, 2 vol., Leipzig, 1808-1809. E. S.

Reinhard (Charles-Frédéric, comte), né en 1761 à Balingen | Wurtemberg), m. en 1838, vint à Bordeaux en 1787 , et à Paris en 1791, obtint en 1792 la place de 1er secrétaire d’ambassade à Londres, passa à Naples en la même qualité l'année suivante, et fut chef de division au ministère des affaires étrangères en 1794. Après le 9 thermidor, attaché à la commission des relations extérieures du Comité de salut public, il devint ministre résidant à Hambourg en 1795, ministre plénipotentiaire à Florence et en Suisse en 1799, eut quelques mois le portefeuille des relations extérieures, fut ministre de France prés le cercle de la Basse-Saxe en 1802, consul général à Jassy en 1805, ministre plénipotentiaire en West, halte de 1807 à 1813, directeur de la chancellerie du ministère des affaires étrangères pendant la lre Restauration, et ministre de France près la Diète germanique de 1815 à 1829. 11 fut appelé à la Chambre des pairs après la révolution de 1830. Il était membre He l’Institut depuis 1795. B.

REINIIOI.D ( Charles - Léonard ) , philosophe, né à Vienne en 1758 , m. en 1823, fit ses études au collège des Jésuites de Vienne, et devint ensuite professeur de philosophie au collège des Barnabites. Dégoûté de l’état ecclésiastique, il prit la fuite, se rendit à Leipzig, 1783, où il suivit les leçons de Platner, puis, en 1784, à Weimar, où il se lia avec Wieland. dont il épousa la fille en 1785. En 1787, il devint professeur à Iéna, et, en 1794, à Kiel. On a de lui : Essai d’une nouvelle théorie de la faculté représentative (la pensée I, 1789, 2« édit., Iéna, 1795; Notices pour servir à la rectification de quelques erreurs philosophiques, 2 vol., Iéna, 1790-1794; Moyens de remédier an r malentendus en philosophie, 1790 ; Lettre à Lavaler et à Fichle sur la croyance en Dieu, Hambourg, lt9V> ; De la faculté de l'intelligence, Kiel, 1816; La vieille question. Qu est-ce que la vérité? Altona, 1820. E. b.

RE1NKI11IK. V. Skalholt.

RE1NMAK, dit l’Ancien, minnesinger allemand, vécut à la cour de Léopold Vil, archiduc d’Autriche, et l’accompagna en 1217 à la croisade en Palestine. Les poésies qui restent de lui sont dans le recueil de Manesse, manuscrit à la Bibliothèque impériale de Paris. — Il existe dans le même reçue ! quelques poésies de Reinmar, dit le Jeune, qu’on croit fils du précédent.

REINOSA (Montagnes de) , au N. de l’Espagne, entre les provinces de Burgos et de Santander; très-élevées et presque toujours couvertes de neiges. L'Ebre y prend sa source.

RE1S, c -à d.clief en arabe; titre de plusieurs dignitaires de l’empire ottoman. Le principal est le Het s-E/fendi , ministre des affaires étrangères.

Iîeis , monnaie de compte du Portugal et du Brésil, valant 6 dixièmes de centime; 160 reis font 1 fr.; 1,000 reis font 6 fr. 12 c. Il y a des pièces d’or de l ,000 reis.

RE1SET (Marie -Antoine, vieomte de), général, né à Colmar en 1775 , m. en 1836 . s enrôla en 1793 , et servit d’abord sons Kléber dans la Vendée. Il se signala à Schwandstadt pendant la campagne de Marengo; à Iéna, 1806, il fit prisonnier le prince Auguste de Prusse; à Posas, 1812, il arrêta avec un seul régiment toute l’avantgarde de Wellington; à Dresde, 1813, il fit mettre bas les armes à plusieurs régiments. Il commanda , de 1823 à 1828, l’armée d occultation en Catalogne.

RF.1SKE (Jean-.Jaequesl , célèbre philologue, né en 1716 à Zœrbig (Saxe), m. en 1774, étudia à Halle et à Leipzig, alla ensuite apprendre l’arabe à 1 université de Leyde, 1738, vécut longtemps dans la gêne , se fit correcteur d épreuves , étudia la médecine, et fut reçu docteur en 1746. Il revint à Leipzig , obtint une chaire de philosophie en 1747 , et d’arabe en 1748, et fut recteur de l’école de Sl-Nicolas en

1758. On a de lui : une édition des Séances d’Hariri, avec traduction latine, Leipzig, 1737, in-4° ; Thnraphce moallakali , Leyde, 1742, in-4° ; De principilms Mubammedanis, qui avt ab ervdilione, aul ab amore litlerarum et litterntorum ctaruerunt, Leipzig, 1747, in-4°; De arabum eporhâ vetuslissimâ , ibid. , 1748 , in-4°; Abulfedœ annales Moslemici, ibid., 1754, in-4° ; Recueil de quelques proverbes arabes, 1758, in-4° ; Conjectures in Jobum et proverbia Salomonis , 1779, in-8° ; une édition des Cérémonies de la cour de Ryzance par Constantin Porphyrogénète, grec-latin, 1751-54, 2 vol. in-fol.; Anim idversiones in qræcos auclores, 6 vol., Leipzig, 1759-66; des éditions de V Anthologie , 1754 , in 8"; de Théocrite, 1766, 2 vol. in-4° ; des Orateurs grecs , 1770-75, 12 vol. in-8°; de Plutarque, 1774-82, 12 vol. in-H», avec traduction latine; de Denys d’ Halicarnasse , avec traduction latine, 1774-77 , 6 vol. in-8° ; de Maxime de Tyr, 1774-75,

2 vol. in-8°; de Libanius , Altenbourg, 1783-87, 4 vol. in-H» ; de Dion Chrysostome, 1784, 2 vol. in-8°; Apparatut crilici ad Demoslhenem , 1775; Indices operum Demoslhenis , 1775, etc. La riche bibliothèque orientale de lleiske a été incorporée après sa mort ù la bibliothèque royale de Copenhague. B.

PEISMARKT ou REUSSMAPKT. v. des Etats autrichiens ( Transylvanie), ch -1. de cercle, à 30 ldi. N.-O. d’ilerinanstadt; 2,000 hab. — Ce cercle, situé dans le pays des saxons, a 21,960 hect. et 16,000 liai).

REITRES | de l’allemand reiler, cavalier | , cavalerie régulière instituée par l’empereur Maximilien 1er. Pendant les guerres de religion en France, les calvinistes soudoyèrent dos Reitres. On en vit encore dans les armées françaises sous Louis XIII, et au commencement de Louis XIV , sous lequel ils formèrent plusieurs régiments. B.

RL1Z (Frédéric-Wolfgang), en latin Reitzius, philologue allemand, né à Windsheim (Franeonie) en 1733, m. en 1790, professeur de philosophie et de langues anciennes à Leipzig, bibliothécaire de l'université de cette ville, a laissé : De temporibus et modis verbi grœci el lulini, Leipzig, 1766; De prosndiœ yrœcæ accentus inclinatione , publié par F. -A. Wolf, Leipzig, 1791; des éditions de la Rhétorique et de la Poétique d’Aristote; d'Hérodote , 1778; de Perse , 1789 ; du Rudens de Plaute , etc. Après sa mort , on publia ses leçons sur les Antiquités romaines, Leipzig, 1796. E. S.

keiV. (Guillaume Othon), né à Offenbaeh en 1702, m en 1769, professeur d’histoire à Middelbourg, a laissé, entre autres ouvrages : Lecliones in Instilutiones Jusliniuni , 1744-45; Tlieopliili paraphrasis græca Inslilutionum , La Haye, 1751, in-4u; Rasilicorum libri jv inedi ti, etc.

RELAND ( Adrien I , orientaliste, né en 1676 à Ryp (Hollande septentrionale), m. en 1718, professeur de philosophie à Harilervvyck, de langues orientales et d’antiquités ecclésiastiques àUtreoht, a laissé : Palestine es monumenlis veleribus illustrala, Utreeht, 1714, 2 vol. in-4°; Introduction à la grammaire hébraïque, 1710, in-8°; Antiquilates sacra' veterum Hebrœorum , 5e édit., 1741, in-8°; de Reliqinne Mahumeilicâ, 2e édit., 1717, in-8°, trad. eu fianç. par David Durand; de Spoliis Templi hierosolymitani in areu Tiliann Romœ conspicuis, 1716, etc. — Son Irère, Pierre Relan.l, avocat à Harlem, m. en 1715, n publié une édition des Fastes consulaires, Utreeht, 1715, in-8».

RELAPS (du latin relapsus , retombé ) , nom donné autrefois, dans l’Eglise, à celui qui retombait dans le même péché,’ à l'idolâtre ou à l’hérétique qui retournait à ses anciennes erreurs. Pendant longtemps les relaps furent brûlés vifs.

RÉLÉGATION. V. Extl. . .

RELIEF, Relevium en latin du moyen âge , droit qne payait an seigneur suzerain l’héritier d un fief. Le fief étant, pour ainsi dire, tombé par la mort du possesseur, il fallait le relever. Le relief était quelquefois le revenu d’une année. .

RELIGION (Guerres de), nom par lequel on désigne spécialement, dans l’histoire de France, les luttes entre les catholiques et les protestants pendant la 2e moitié du xvi« siècle. Ou distingue huit guerres de religion. La lr«, 1562-63, dont le massacre de Vassy fut le signal, comprend la prise de Rouen par les catholiques, leur victoire ! â Dreux, le siège d’Orléans, l’assassinat de François de I Guise devant cette ville, et fut terminée par la paix d Am-

I boise. La 2e, 1567-68, provoquée par les conférences

, de Catherine de Médicis avec les représentants des puissances catholiques, et par l'augmentation des merecuairae suisses à la cour, fut marquée par la bataille de S'-Detns, et finit au traité de Longjumeau. — Dans la 3e, dont un i ordre d’arrestation contre Condé et Coli^ny fut le prêi texte, 1569-70, les catholiques furent victorieux à Janine et i à Moncontour, les calvinistes à La Roche-Abeille, à Arnay-

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