REM
le-Duc; la paix de Sl-Germain mit fia aux hostilités. ]
— La4', 1572-73 résultat du massacre de la S1- Barthélemy, ne comprend que les sièges de La Rochelle et de Sancerre. j
— Dans la 5«, 1574-76, les protestants et leurs auxiliaires allemands, défaits â Dorinanspar Henri de Guise,' obtiennent néanmoins la paix de Beaulieu. — La 6e, 1576-77, éclata après la formation de la Ligue, et finit aux édits de Poitiers et de Bergerac. — La 7e, dite Guerre des amour'ux, 1580, n’eut d'événement mémorable que la prise de Cahors par Henri de Navarre; le traité de Fleix la termina. — La 8e, dite Guerre des trois Henri, suivit le traité de Nemours, conclu par Henri 111 avec les Ligueurs, 1585 ; la victoire d'Henri de Navarre sur le duc de Joyeuse
à Contras, 1587, celles d’Henri de Guise sur les auxiliaires allemands à Vimory et à Auneau, la journée des Barricades, 1588, le meurtre du duc de Guise à Blois, l’union d’Henri de Navarre et d’Henri III pour attaquer Paris, alors au pouvoir des Ligueurs, et, après le meurtre d’Henri III, les victoires d’Henri IV à Arques, 1589, et à Ivry, 1590, les sièges de Paris et de Rouen, la conversion d'Henri IV, la reddition de Paris, 1594, en sont les principaux événements. L’édit de Nantes, 1598, mit fin aux guerres de religion. — On applique aussi ce nom aux guerres de 162i-22 et de 1626-28 sous Louis XIII, et à la guerre des Cévennes ou des Camisards sous Louis XIV.
relioion (Paix de). V. passau.
REElGlOXNAlRES,nom donné, dutemps de LouisXIV, aux partisans de l’Eglise dite réformée.
RELY | Jeande), né à Arras en 1430, m. en 1499, fut successivement chancelier et archidiacre de l’église Notre- Dame, professeur de théologie, recteur de l’Université, rédigea en 1461 les remontrances du Pat ien>»nt L Louis Xl pour le maintien de la Pragmatique-sanction de Bourges, fut député du clergé de Paris aux Etats-Généraux de Tours en 1484, présenta à Charles VIII le résultat des délibérations de cette assemblée, devint aumônier du jeune roi, dont il bénit l’union avec Anne de Bretagne, le suivit clans son expédition contre Naples, fut chargé de négociations auprès du pape Alexandre VI, et devint évêque d’Angers en 1499 II retoucha la traduction des Limes historiuur de ta Bible par Guyart de Moulins, Paris, 1495.
REMACLE ou RLYIAIL ( Saint), né dans l’Aquitaine, fut évêque de Tongres en 650, fonda le monastère de Stavelo dans les Ardennes, et mourut en 675. Fête, le 3 septembre.
REMAl.ARD, ch.-l. de cant. ( Orne), arr. et à 25 kil. S.-E. de Mortagne, près de l’Huisne; 1,151 hab.
KEMANCIPATION, Remancipatio , formalité juridique en usage dans les adoptions , chez les anciens Romains (F. Adoption) ; elle consistait en une revente de l’enfant adopté, faite par le père adoptif au père naturel, représentant un tiers étranger. Le but était de faire sortir l’adopté de la condition légale d’esclave où l’avait mis la première vente ou mancipation, et de lui assurer, près de son père adoptif, le droit d’agnation. C. D — y.
REMBANG, v. de file de Java, sur la côte E.. à 7.5 kil. N.-E. de Samarang. Ch.-l. d’une province hollandaise, qui a 462,000 hab.
REMBdANDT (Van Rym), célèbre peintre et graveur hollandais, né en 1606, dans un moulin, près du village de Koukerk, m. en 1669, était fils unique du meunier Hirmen Gertitsen Van Ryn. Il étudia le latin à Leyde, mais I montra bientôt plus de goût pour le dessin que pour la ; littérature; ses parents le mirent dans l’atelier d’Izaksen I Van Swanei.lmrg, peintre peu connu. Pierre Lastman ! et Jacques Pinas furent ensuite scs maîtres. Au bout de 4 ans, il revint habiter le moulin paternel, et n’eut désormais d’autre guide que la nature. Les amateurs ne tardèrent pas à 1 apprécier, et comme on l'appelait souvent à Amsterdam, pour faire des portraits, il alla s’établir dans cette ville en 1630, et y resta jusqu’à sa mort. Il compta parmi ses disciples Gérard Dow , Gerbrand Van Den Eeckhout, Ferdinand Bol, Govart Fliuk, Aart de Gebler, Philippe do Koning, Samuel Van Hoogstraeten et Heiman Dullacrt. Rembrandt n’a ni élégance, ni élévation ; mais il excelle à rendre le relief des objets par le jeu de la lumière. Sa couleur est épaisse, sa touche heurtée, et cependant harmonieuse quand on la voit à distance. Il a laissé beaucoup de tableaux d’histoire, entre autres : Tobie el sa famille prosternés devant l'ange du Seigneur , l’une de ses plus belles compositions; le Samaritain ; Jésus à Emmaüs , au musée du Louvre. Il réussissait aussi dans le portrait par la vérité étonnante avec laquelle il saisissait la nature. Rembrandt a eu deux manières successives : durant sa jeunesse, 11 peignait avec plus de soin et de patience ; par la suite, il exécuta plus largement, et
chercha surtout l’effet général. Il s’est aussi rendu célèbre comme graveur; il a une manière à lui, tout à fait originale, et qui est dans le goût de ses tableaux : c’est une vive opposition d’ombres et de lumières, et un travail de pointe sèche, qui ne s’astreint à aucune règle, et ne s’occupe que de l’effet. Sou œuvre se compose de 376 eauxlortes, dont les premières portent la date de 1628, et les dernières celle de 1661. A. M.
REMED10S. F. Juan-de-los-remedios (San-).
REMENSIS aoer, nom latin du rémois.
REMER (Jules-Auguste), né à Brunswick en 1736, m. en 18U3, professeur d’histoire à l’université d’Helmstædt, depuis 1787 jusqu’à sa mort, a laissé, en allemand : Manuel de .l'histoire universelle, Brunswick, 1783-84, 3 vol. in-8®; Aperçu de la vie sociale en Europe jusqu’au xvi siècle, 1792; Archives américaines, 1777, 3 vol. in-8°; Manuel de la politique des principaux Etats de l’Europe, 1786, etc. Ces livres sont des résumés judicieux, où l’on trouve beaucoup de détails archéologiques et géographiques , et des renvois aux sources. 11 donna aussi, en 1802, le 6e et le 7* vol. de \’ Histoire des principaux événements de l Europe moderne par Krause.
RE MES, Remi, peuple de la Gaule (Belgique ne ), au S. des Véromanduens et à l’E. des Suessions; v. princip.: Durocortorum on Remi (Reims), Durocalalaimum (Châlons), Laudanum (Laon). Son territoire répondait à peu près au département de l'Aube, et au S de celui de l’Aisne.
REMI (Saint), Remigius, archevêque de Reims en 461, né vers 438 dans les environs de Laon, m. en 533, apôtre des Francs, contribua à la conversion de Clovis, auquel il donna le baptême , 496. Il reste de lui 4 Lettres, dont 2 sont adressées à Clovis. Fête, le 1er octobre.
remi (Saint), archevêque de Rouen, m. en 771, fils naturel de Charles-Martel, introduisit le chant grégorien dans son église. Fête, le 19 janvier et le 15 mai.
REMI (Saint), archevêque de Lyon en 852, m. en 875, jouit de la faveur de Lothaire et de Charles le Chauve, se fit remarquer par son zèle pour la discipline de l’Eglise, et assista aux conciles de Valence, 855, de Dotizi, 871, de Chàlon sur-Saône, 873 et 875. 11 a laissé plusieurs ouvrages insérés en partie dans le 15e vol. de la Biblioth. magna l‘ a tram. Son nom ne se trouve pas dans tous les martyrologes. Fête, le 28 octobre.
remi (Abraham de), en latin Remmius, poëte latin, dont le vrai nom était Ravaud, né à Remi (Beauvaisis | en 1600, m. en 1646, professeur d’éloquence au Collège de France, fut un des bons poètes latins de son temps. Ses poésies les plus remarquables sont : un poème en 4 livres sur les guerres de Louis XIII, intitulé la Bourbonide, et sur le Château de Maisons , près de S'-Germain-en-Eaye. On a un recueil de quelques-unes, imprimé à Paris, en 1645, in-12. C. N.
remi (saint-), Glanum , ch.-l. de cant. ( Bouches-du- Rhône), arr. et à 22 kil. N.-E. d'Arles , prés des Alpines et du canal de Réal ; 2,771 hab. Clovis donna cette ville au célèbre archevêque de Reims, dont elle a pris le nom. On y remarque un arc de triomphe et un mausolée romains bien conservés. Maison pour les aliénés. Commerce d’huile, soie, grains Patrie de Nostradamus et.d’Expilly.
remi ( Saint-) , ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), arr. et à 10 kil. N. -N.-E. de Thiers ; 636 hab. Coutellerie.
remi en-bouzemont (Saint-), ch.-l. de cant. (Marne), arr. et à 17 kil. n.-S.-L. de Vitry; 617 hab.
REMIREMONT, eu allemand Reimersberg , en latin Acendi caslrunt, s.-préf. (Vosges), à 28 kil. S. -S.-E. d’Epinal, au pied des Vosges et sur la rive g. de la Moselle ; 5,194 hab. Tnb. de 1" instance, collège, bibliothèque, cabinet d'hist. naturelle. On remarque l’ane. église de l’abbaye, le palais abbatial, les promenades, l’hôpital. Fabr. importante de tissus de coton, mousselines, siamoises. Grand comm de fromages de Gérardmer et de Vachelin, bestiaux, tô les de lin , chanvre, bonneterie, broderies, papiers peints, quinca Jlerie, bois, planches de sapin, pâtés de truites, kirschenwasser. I.’abbaye de Reiniremont, fondée en 620 par S1 Roniaric, fut rebâtie par Anne de Lorraine eu 1752; l’abbesse était princesse d'Empire. Aux environs, on remarque la cascade du Bouchot. RE.VLSSiON (Lettres dei. F. Lettres.
REMMIUS. V Remi (Abraham de).
REM.V10N, v. lévitique de la tribu de Zabulon. — v. de Palestine, qui appartint d’abord à la tribu de Juda, puis à celle de Siniéou.
RhMO (SAN-), Fanum Sjncti Remuli ou Remogii, v. forte du roy. d’Italie, chef-lieu d’arrondissement, port sur la Méditerranée, à 137 kil. S. de Turin; 10,000 hab. Fabr. de vermicelle, tanneries; comm. d’huile, oranges, citrons.
REN
UEM — 2276 —
Les Anglais la bombardèrent en 17<15. — L’arrond. de Sanlieuio est un des deux de la prov. de PorL-Mauriee.
K EMOIS , Remensis ager, petit pays de l’ane. France (Champagne), entre le Laonnais, le Soissonnais, le Chàlonnais et la Bric; eapit., Reims; v. prineip.: Sle-Menehould , Epernay. C’est auj. la partie N.- O. du départem. de la Marne.
REMOND (Florimond de), conseiller au parlement de Bordeaux, né à Agen , m. en 1603, étudia, sous Ramus, au collège de Presle à Paris. Il avait été protestant dans sa jeunesse; un miracle dont il fut témoin le convertit à la religion catholique. Depuis, il se signala par des écrits médiocres , mais violents contre ses anciens coreligionnaires. Ces écrits sont : Erreur populaire de lu papesse Jeanne , Lyon, 159.5, iu-H°; l' Antéchrist , Paris, 1599; Histoire delà naissance, protire:, et décadence de l'Iiérésie de ce siècle, divisée en 8 livres , dont le tome 1er, Paris, 1605, est le seul que Rémond ait composé; les 2 autres, Paris, 1624, sont de Claude Mollingre, historiographe de France. C. N.
RE. MON l’ RANCES, réclamations adressées au roi par les Parlements ou les autres Cours souveraines, pour signaler les inconvénients d'une mesure. Le Parlement de Paris s’empara du droit de remontrances dès le xve siècle; l'ordonnance de Moulins, 1566, et celle de 1667, le lui confirmèrent, mais sans qu’il y eût sursis à l’exécution des édits. D’après une déclaration du 24 février 1673, le Parlement ne conserva le droit de Remontrances que pour les actes concernant les particuliers ; cette restriction fut supprimée par une autre déclaration du 15 sept. 1715. Des lettres-patentes du 26 août 1718 réglèrent l'usage du droit de tous les Parlements et Cours du royaume. B.
REMONTRANTS. V. Akminius.
REMOULINS , ch.-l. de eant. (Gard), arr. et à 20 kil. S.-E. d’Uzè-, près du pont du Gard; 1,345 hab.
REMSCHEID, v. des Eta js prussiens (prov. du Rhin), à 30 k l. E. de Dusseldorf; 12,000 hab. Grande fabr.que d’outils en fer et en acier, de scies.
R EMU III ES, Remuria, endroit de Rome, sur le mont Palatin , où Rémus prit les auspices et où il fut enterré. — Tête funèbre, célébrée à Rome le 3 des ides de niai (13 mai), pour apaiser les mânes de ltcmus.
REM US. V. Rojiulus.
REMUSAT (Claire-Elisabeth-Jeanne Gravier de Vergennes, comtesse de), nièce du ministre Vergennes, née en 1780, m. en 1821, épousa à 16 ans M. de Rémusat, successivement préfet de plusieurs départements et chambellan de Napoléon 1er, et fut elle-même dame du palais auprès de l’impératrice Joséphine. Elle a laissé un Essai sur l'éducation des femmes, publié par son fils eu 1824, et couronné par l’Académie Française eu 1825.
rémusat | Jean-Pierre-Abel |, orientaliste et sinologue, né à Paris eu 1788, m. en 1832, commença ses études sous la direction de son père, qui le destinait à la médecine, y apporta une intelligence précoce et méthodique, suivit , auprès de sa mere restée veuve, 1805, les cours de médecine de Paris, fut reçu docteur, 1813, après soutenance d une thèse Sur la médecine des Chinois, dut son exemption du rappel des conscrits libérés, 1813, au baron Peroy, qui l’attacha à son service des hôpitaux, et, chirurgien aidemajor à l’hôpital de Montaigu , soigna avec dévouement , 1814 , les soldats blessés réunis dans les abattoirs de Paris. La Restauration lui permit de se livrer exclusivement à ses études favorites, celles des lahgues orientales et spécialement du chinois, du thibétain et du tartaremantchou. — Tout jeune, il en avait puisé le goût dans la curiosité qu’éveillaient en lui les étiquettes chinoises des pièces de nankin : aidé de la seule grammaire de Fourmont, à l’insu de sou père, il copia tous les alphabets qu’il put se procurer, et se fit une grammaire et un vocabulaire à son usage. Plus tard, occupé de botanique, il vit à l’Abbaye-aux-Bois le magnifique herbier chinois de l'abbé de Tersau, et sentit croître le désir d’arriver à mie connaissance complète de la langue chinoise. Encouragé par l’abbé, qui lui prêta des livres, par Sylvestre de Sacy, qui lui en luisait venir de Berlin et de Sl-Pétersbourg, mais privé des dictionnaires chinois de la Bibliothèque royale, alors entre les mains de De Guignes fils, il suppléa par des prodiges d’énergie aux secours qui lui manquaient. En 1811, il publia un Essai sur la langue et la littérature chinoises, puis divers articles d’érudition dans des recueils périodiques. Il fut nommé, en 1814, à la chaire de chinois créée pour lui au Collège de France, se chargea de cataloguer les livres chinois de la Bibliothèque royale, entra en 1816 à 1 Académie des Inscriptions, fut admis au Journal des Savants, 18i8, et anobli, 1824. A la mort de Langlès, 1824, il devint eonservatcur administrateur des manuscrits orientaux de
la Bibliothèque, fut plus tard membre du conseil de perfectionnement de l’institution des sourds-muets , de la commission des impressions orientales à l’imprimerie royale, et de la commission littéraire, 1828, pour l’examen des œuvres et des demandes des gens de lettres. Dévoué à la Restauration, il fonda avec Saint-Martin le journal V Universel , 1829, destiné à soutenir le ministère Polignac, mais il cessa d’y collaborer en 1830, dès qu’il fut question de lois restrictives. Maintenu dans ses fonctions par le gouvernement de 1830, administrateur de fait de la Bibliothèque sous le nom de Van-Praët, il mourut du choléra. Il avait, en 1822, concouru avec Chézy, Sylvestre de Sacy, Saint-Martin, etc., à la fondation de la Société asiatique; il en fut le secrétaire jusqu’en 1829, et alors président. Ses ouvrages révèlent un rare talent de philologue orientaliste; sa principale préoccupation fut de rendre plus accessible l’étude des langues chinoise, thibétaine, tartare-mantehon ; il y réussit par des traductions, des commentaires, surtout par la méthode et l’intérêt qu’il savait parfaitement allier Tel fut aussi le caractère de scs leçons du Collège de France, dont on trouve un résumé dans sa Grammaire chinoise. Ses traductions et ses dissertations ont augmenté les notions sur l’histoire et la littérature de la Chine, constamment étudiées depuis lui. — Ses principaux ouvrages sont : Essai sur la longue et la littérature chinoises, 1811 ; De l’étude des langues étrangères chez les Chinois (dans le Magasin encyclopédique , octobre 1811); Considérations sur la nature monosyllabique attribuée à la langue chinoise; Plan d'un dictionnaire chinois, 1814; le Livre des récompenses et des peines, traduit du chinois, avec notes et éclaircissements, 1816; l’ Invariable milieu , traduit du chinois et du mantchou en latin et en français, 1817 ; Mémoires sur les livres chinois de la Bibliothèque , 1817 et 1818; Description du Camboge au xme siècle, traduit du chinois, 1819; Recherches sur les langues lartares, le plus important ouvrage de l’auteur, dont le ltr vol. seul a paru, 1820; Eléments de la grammaire chinoise, 1822; Mémoire sur Laotseu, 1823 ; Mémoire sur les relations des princes chrétiens avet les empereurs mongols, 1824; les Deux cousines, roman chinois, 1826; Mémoire sur la géographie de l'Asie centrale t 1825; Mélangés asiatiques, 1825: Nouveaux mélangés, 1828; Histoire du Bouddhisme, 1836; Mélanges d'histoire et de littérature orientales, 1843. A. C.
rémusat, ch.-l. de eant. (Drôme), arr. et à 24 kil. N.-E. de Nyous, sur l’Eygues; 536 hab. Toiles de chanvre, tuiles.
REMY (Joseph), né à La Bresse (arr. de Remiremont), en 1804, m. en 1855, pauvre pêcheur très-ignorant, mais doué du génie de l’observation, consacra sa vie à la recherche des secrets de la fécondation des poissons, et fut le premier qui réussit dans la pratique de la pisciculture.
REMY. V. aussi REMI.
RENAISSANCE, nom que Ton donne à l'époque comprise entre l’armée 1453 et la seconde moitié du xvi* siècle. La Renaissance, abréviation de Renaissance des arts et des lettres, fut commencée par les savants et les artistes byzantins, continuateurs des traditions de l’anc. Grèce, qui , après la prise de Constantinople par Mahomet II , émigrèrent en Italie, puis en France. Elle fut l’aurore des temps modernes, et brilla de tout sou éclat, en Italie, sous les Médiois, en France, sous François 1er.
RENAlX , en flamand Ronse, v. de Belgique (Flandre- Orient.), à 12 kil. S. d’Oudenarde; 12,000 hab. Fabr. de tissus de coton , flanelles, toiles de lin , faïence, tuiles, briques; blanchisseries, brasseries, tanneries, teintureries.
RENAN (SAINT-), th.-l. de eant. (Finistère), arr. et à 15 kil. N. -O. de Brest; 1,119 hab.
RENARD (Simon), diplomate, né- à Vesoul, m. en 1575, parvint aux premiers emplois sous Philippe II , roi d’Espagne, et fut chargé de négociations importantes. S’étant montré ingrat envers le cardinal Granvelle, son protecteur, il fut disgracié, et mourut à Madrid dans un état voisin de l’indigence. Ses Ambassades forment 3 vol. in-t'ol. mss. â la bibliothèque de Besançon.
RENARDS I Iles des). F. Aléoutes'
RENAU D'ELIÇAGARAY i Bernard I , dit le Petit Rena u à cau.-e de sa petite taille, ingénieur et i.-lfieier de marine, né dans le Béarn en 1652, m. en 1719, imagina un mode nouveau de construction maritime , inventa des galioles à bombes , avec lesquelles on bombarda Alger eti 1682, coopéra aussi au bombardement de Gênes , jo gnit Vaiiban en Flandre en 1687 , dirigea les sièges de Pliilippsbourg , Manhetm et Frankenthal en 1688, accompagna Louis XI V à ceux de Mous et de Namur, sauva S‘-Malo et 30 vaisseaux échappés du combat de la Hogue, alla en Amérique organiser des chantiers et pourvoir a la sûreté des colo-
REN
REN
nies , rendit de grands services à l'Espagne en inspectant et réparant ses places fortes , sauva des mains des Anglais les galions d’Amérique réfugiés dans le port de Vigo , mais échoua devant Gibraltar en 1704. Il avait été nommé membre honoraire de l’Académie des Sciences en 1699. On a de lui une Théorie de la manoeuvre des vaisseaux, Paris, 1639 , in-H».