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RHEINAU, vge de Suisse I Zurich) , à 9 kil. N.-Od’Andelfingen , sur le Rhin ; 700 bah. Dans une île du fleuve est une célèbre abbaye de Bénédictins, fondée en 778. Bibliothèque.
KH El NT BERG ou RHINBERG, v. des Etats prussiens I prov. du Rhin), à 72 kil. N. de Dusseldorf, à 2 kil. du Rhin ; 3,000 hab. Autrefois place forte. EHe fut vainement assiégée par le duc de Parme en 1586 ; prise par le comte de Mansfeld en 1590, par Maurice de Nassau eu 1597 , par Mendoza en 1598 , par Maurice en 1601 , par Spinola en 1606, par Louis XIV eu 1672, les Impériaux la démantelèrent en 1703. Prés de là les Français battirent le prince de Brunswick et les Hanovriens, en 1760.
RHEINECK, vge de Suisse (Sl-Gall), sur le Rhin, à 17 kil. N. -N -E. de Sl-Ga'.l; 1,000 hab. E’abr. de mousselines et broderies. Vins renommés.
RHEINFELD ou RHINFELD , v de Suisse (Argovie), sur la rive g. du Rhin, à 27 kil. N.-O. d’Aarau; 1,900 hab. Ch.-l. de district et de cercle. Pont sur le Rhin au tournant dangereux de Ilallenhaken. Château de Slein, en ruines. Elle était encore, au dernier siècle, comprise dans le Brisgau autrichien. Les Français y rencontrèrent deux fois les Autrichiens en 1638; défaits au premier combat, où périt le duc de Rohan, ils furent victorieux au second, et firent prisonnier le comte de Maln euuerg, qu’ils battu eut eu are au même lieu en 1678 ; en 1744, ils s’emparèrent de la ville et la démantelèrent.
R11E1NFELS, forteresse des Etats prussiens ( prov. du Rhin ) , dans la régence de Coblentz , sur une île du Rhin, près de S*-Goar. Assiégée en vain par les Français en 1692, mais prise en 1794.
RHEINGAU , vallée du Rhin , qui s’étend , dans le duché de Nassau , depuis Biberich jusqu’à Rudesheim. Vins excellents.
RHE1NGRAVE. V. Rhingrave.
RHEINSBERG, v. des Etats prussiens (Brandebourg) , sur le Rhin, à 84 kil. N.-O. de Berlin; 2,200 hab. Beau château, où le grand Frédéric passa une partie de sa jeunesse.
RIIEINTITAL, vallée de Suisse, entre le Rhin à l’E. et le canton d’Appenzell à l’O. Elle s’étend, sur 25 kil , depuis la baronnie de Sax jusqu’au lac de Constance. Fertile en blé et en vin.
RHÉMÉTALCÈS Ier, roi de Thraee, frère de Cotys IV, succéda, en l’an 7 av. J.-C., à son neveu Rhescuporis II, dont il avait eu la tutelle et qui périt dans une guerre contre les Besses, se joignit aux Romains contre les Dalmntos et les Paunoniens révoltés, et mourut vers l’an 10 de J.-C.
rhémÉtai.CÈs il, roi de Thraee, obtint, en l’an 19 de J.-C., la couronne dont son père Rhescuporis III avait été privé par l'empereur Tibère en punition du meurtre de Cotys V. A sa mort, en 46, la Thraee fut réunie à l'Empire.
RHENANE (Bavière). V. Rhin (Cercle du).
rhénane (liesse). V. rhin ( Province du | .
rhénane (Prusse). V. rhin (Province du).
RHENANES (Beatus), philologue, né en 1485 à Schelestadt, m. en 1547, appartenait à une famille de Rhenach ou Rheinau en Suisse (canton de Zurich |, ville d’où il [irit son nom. Il fut correcteur d’imprimerie à Paris chez IL Estienne, à Bâle chez Amerbach, et un des promoteurs les plus éclairés des études classiques eu Allemagne. Il a donné de bonnes éditions de Terlullien , d'Fusèbe, de Tacite, de Pline l'Ancien , de Tile-Lre, de M .crime de Tyr, de Quinte- Curce, de Sénèque, etc.; en outre : lllyrici descriptio, Paris, 1602, in-8°. C. N.
RHÉNÉE , Rliena ou Rlienea, île de la mer Egée, une des Cyelades , voisine de Délos. Ou y enterrait les morts de Délos, parce que le territoire de cette dernière ile était regardé comme sacré.
RHKNUS, nom anc. du Reno et du Rhin.
RHESCUPORIS 1er, roi de Thraee, servit Pompée contre César, puis Brutus et Cassius contre les triumvirs.
rhescuporis il, fils de Cotys IV, régna de l'an 16 à l’an 7 av. J.-C., sous la tutelle «le son oncle Rhémétalcès, avec un de ses frères dont le nom est resté inconnu, et périt dans une guerre contre les Besses.
rhescuporis m, frère de Rhémétalcès Trr, se joignit avec lui aux troupes romaines contre les Daluiates t-t le* Paunoniens, et, quand il mourut, vers l’an 10 de .J.-C., reçut la moitié de son royaume. Bientôt il fit assassiner son neveu Cotys V, possesseur de l’autre moitié, libère le dépouilla alors de ses Etats, en 19, puis donna l’ordre ! de le tuer daus la prison d’Alexandrie.
RHÉSUS, roi de Thraee, fils du fleuve Strymou , avait
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des chevaux plus blancs que la neige et aussi rapides que les vents. Troie ne devait pas succomber, si ces animaux buvaient des eaux du Xanthe. Priant appela donc Rhésus à son secours; mais Ulysse et Diomède l’égorgèrent, et lui enlevèrent ses coursiers.
RHÈTICUS. V. Joachim (George).
RHETIE , Rlicelia, nom qui désignait, soit la contrée habitée par les Rhètes, sur les deux versants des Alpes centrales, soit, dans un sens plus étendu, la province qui s’étendait jusqu’au Danube et comprenait la Vindélicie. La Rliétie propre s’étendait du mont Adula (S'-Gothard) au mont ocra ( Terglou| ; a l’E., elle était bornée par le Norique; au S., sa limite, du côté de la Cisalpine, était une ligne passant au S. des lacs de l'Italie septentrionale et allant rejoindre le mont Ocra; elle comprenait ainsi l’E. de la Suisse (les Grisons), le Vorarlberg, le Tyrol et le N. de la Lombardie. — Les premiers habitants connus de la Rhétie furent les Bhasénes, qui , vers le x* s.ècle av. J.-C., envahirent l’Italie centrale et s’y rendirent si célèbres sous le nom d’Etrusques. Us semblent avoir été remplacés en Rhétie par des Gaulois. Les principales tribus étaient, de l'O. à l’E. : les Viberi , dans le Valais; les Lepuntii, au N. du royaume d’Italie: les Calucones et les Huyusci, dans le pays des Grisons; les Briienles ou Brigautini , près du lac Brigantinus ( lac de Constance | ; les Vernîmes ou Vennoneles , dans la Valteline; les Suanelcs, dans la vallée supérieure du Serio ; les Camuni, dans la vallée supérieure de l’Oglio, au N. du lac d’iseo; les Venu stes, les Slœni, les Stunici, les Bechuni , les Triumpilini , les Benucenses , entre les lacs Edranus ( Iseo) et Benactis (Garda); les Brenni, Breuni ou P reuni , dans les vallées supérieures de l'Eisak et de l’inn ; les Gemnmes ou Senoves , dans le N. du Tyrol; les Uarii et les Tridenlini , au N. du lac de Garda; les Fellrini et les Berunenses ou Belunenses , entre l’Adige et les Alpes Cantiques. Ces peuples , quoique Munatius Plancus eût pénétré en 44 dans leur pays et remporté sur eux une victoire, ne furent soumis que par Tibère et Drusus, sous le régne d'Au guste (15 av. J.-C.), qui réduisit leur pays en provinceromaine, en y joignant la Vindélicie. Infestant auparavant toute l'Italie septentrionale, ils furent forcés de vivre en paix, soumis à des tributs fixes, et des routes furent percées à travers leurs montagnes. La Rhétie, devenue partie de l’empiré romain et province impériale, s’étendit jusqu’au Danube au N., jusqu’à l’Inn à l'E-, et Augusla Vindelicorum ( Augsbourg ) , fondée par Auguste sur le Lech, devint la ville la plus importante. Elle fut divisée par Mare-Aurèle en Bkélie première (anc. Rhétie propre), capitale Cunu (Coire), et Bliëlie seconde (anc. Vindélicie), capitale Auyusia Vindelicorum. Toutes deux firent partie dans les divisions subséquentes, de la préfecture et du vicariat d'Italie, et de l’Empire d Occident. La Rliétie produisait un vin renommé, comparé par les anciens aux crus les plus célébrés de l’Italie. C. P.
RHÉT1LRS, RËTHIERS ou RETIERS, ch. -1. de cant. (Ille-et-Vilaine), arr. et à 35 kil. S. -S. -O. de Vitré; tiOl hab. Haut-fourneau et fonderie.
RHE11QFES ou RHETIENNES (Alpes). V. Alpes.
RHÉTORIQUE (Chambres de). V. Chambres.
RillGAS, riche négociant, un des promoteurs de l’insurrection grecque, né vers 1753 à Velestina (Thessalie), m en 1798, s’établit à Bukharest , où, toi t en se livrant à des opérations commerciales, il cultiva les lettres, les sciences et les arts. Révolté de l’oppression que soutirait la G réce, il forma, dans le but de l’en délivrer, une société secrète, dans laquelle entrèrent des Turcs mêmes, entre autres Passwan-Uglou. 11 alla ensuite se fixer à Vienne, d'où il entretenait une correspondance secrete avec ses conjurés. En même temps, il publiait un journal g ec pour l’instruction de ses compatriotes, des poésies qui devinrent bientôt populaires, un Traité de la tactique militaire , et une traduction en grec moderne du Voyage du jeune Anncharsis. Dénoncé comme auteur d écrits séditieux, il fut livré aux Turcs par le gouvernement autrichien , avec huit autres Grecs; 1 escorte qui les emmenait à Constantinople les noya dans le Danube.
RHIN, Bhenus, en allemand Bhein, formé du celtique Beu-ain , rivière rapide, fleuve qui prend sa source dans les Alpes centrales, entre le mont SMiothard et le mont Septimer, coule d’abord au N., passe près de Coite et de Mayenfeld, sépare la Suisse du Vorarlberg (Autriche), entre, au-dessous de Reineck, dans le lac de Constance, en sort à Stein, et, de cette ville jusqu’à Bâle, coule à l’O., séparant en général la Suisse du pays de Bade, et arrosant Sohsflbuse et Laufi'en , où il a une chute de 25 met. A Bâle, il devient navigable, tourne au N., et sert
de limite entre la France et le gr. -duché de Bade; les villes qu’il arrose ou près desquelles il passe sont Huningue, Neuf-Brisach et Strasbourg en France, Vieux- Brisach, Kehl et Rastadt en Allemagne. Le Rhin traverse ensuite l’ancien Palatinat, et sépare le gr.-duché de Bade de la Bavière rhénane, jusqu’un peu au-dessous du confluent du Necker; il arrose Spire à gauche, Philippsbourg et Manheim à droite. Au-dessous de cette ville, il traverse la Hesse-Darmstadt , passant à Worms, Mayence et Bingen. A Mayence, le Rhin se dirige au N. -O.; sa vallée, qui, depuis Bâle, a été très-large, se resserre, et forme jusqu’à Bonn un étroit défilé d’une navigation difficile; c’est la partie la plus pittoresque de tout son cours. Entre Mayence et Bacharach se trouvent les vignobles qui produisent les vins du Rhin; celui de Johannisberg est à lfi kil. O. de Mayence. Après Bingen, le Rhin sépare le duché de Nassau de la Prusse rhénane; puis, au-dessous de Coblentz, il coule à travers la Prusse rhénane, arrosant Andernach, Bonn et Cologne à gauche, Dusseldorf, Wesel et Emmerich à droite. Il entre en Hollande au-dessous de cette dernière ville, passe à Arnheim, Utreeht, Leyde, et, sous le nom de Vieux-Rhin, se jette dans la mer du Nord à Katwyk. Le Rhin forme plusieurs bras avant d’arriver à son embouchure : à droite, l’Yssel et le Vecht, qui se jettent dans le Zuyderzée, le premier à Knmpen, et le second à Muyden; à gauche, le Leck, et le Wahal, qui passe à Nimègue. Le cours du Rhin est de 1,300 kil. environ, dont 900 navigables. Ses affluents sont : à droite, 1111 , la Kinzig, le Necker. le Mein , la Lalin , la Sieg, la Ruhr, la Lippe; à gauche, l’Aar, grossi de la Reuss, de la Limmat et de l’Orbe, la Birse, 1111 , la Zorn , la Moder, la Lauter, la Queieh, la Speierbach, la Ralie, la Moselle, et l’Lrft. Le canal de l’Est le joint au Rhône, et le canal Louis au Danube; il y a aussi un canal du Rhin à la Marne. De Bâle à Strasbourg, la profondeur moyenne du Rhin est de 4 mèt.; elle s’élève au double dans les grandes eaux (en juillet). Sa rapidité varie en raison de la pente et du resserrement de son lit; de Bâle à Cologne, elle est, en moyenne, de 5 kil. à l’heure; au-dessous de Cologne, son cours devient très-lent. La largeur du fleuve , de 80 mèt. vers le lac de Constance, atteint 7 15 mèt. entre Clèves et Nimègue. II est très - poissonneux , et l'on trouve dans ses sables quelques paillettes d'or. La ceinture du bassin du Rhin, à partir du Sl-Gothard, est formée, à gauche, par les Alpes Bernoises, le Jorat, le Jura, les Vosges méridionales, les monts Faucilles, les Ardennes orientales, et l’Lifel; à droite, par les Alpes centrales, les Alpes d’Algau et de Constance, une partie de la Forêt- Noire, les Alpes de Souabe, le Fichtelgebirge, le Frankenwald, le Vogelsgebirge, l’Eggegebirge, et le Teutoburgerwald. M.
Rhin (BAS-I, département du N.-E. de la France, cli.-l. Strasbourg ; situé dans l’anc. Alsace, entre la Bavière Rhénane au N., le Grand-Duché de Bade à l’E., et les départements du H. -Rhin au S., des Vosges et de la Meurthe à l’O., de laMoselle au N. Superf., 451,587 hect.; pop.: 588,970 hab. Arrosé par le Rhin, la Lauter, la Moder, le Zorn, l’Ill, la Brusche , l’Amllau , et la Sarre; traversé à l’O. par les montagnes des Vosges. Sol trèsfertile; forêts, vins, céréales, plantes oléagineuses , légumes, lin, chanvre, garance, tabac, houblon; récolte d'écorces à tan, de truffes. Exploit, de fer, houille, ocre, asphalte, ardoises, argile, tourbe, etc. ; industrie active : travail des uiétiux, fabr. de fil et tissus de coton , bonneterie, draps, toiles, produits chimiques; tanneries. Elève de chevaux et de porcs, mais peu de bêies à laine. Coinm. important avec l'Allemagne. La langue allemande, un peu corrompue, est assez généralement parlée. Ce département dépend de l'évêché de Strasbourg , et de la cour impériale de Colmar.
RHIN (haut-), département du N.-E. de la France, ch -I. Calmar ; formé dans l’anc. Alsace, et augmenté, en 1799, de la république de Mulhouse; situé entre le Grand- Duché de Bade à l’E., la Suisse au S.-E., et les départements du Doubs au S.-O., de la Hte-Saôue et des Vosges à l'O., du B. -Rhin au N. Superf., 398,418 hect. Popul. : 530,285 hab. Arrosé par le Rhin, qui le sépare du Grand- Duché de Bade, par l’ill, et par le canal du Rhône au Rhin. Lacs Blanc, Noir, Doreu, et Guebiviller. Traversé à 1 O. par les montagnes des Vosges. Sol fertile ; forêts, vins e.-timés, céréales, pommes de terre, tabac. Elève do moulons. Eaux minérales. Exploit, de fer. houille, grès, plâtre, tourbe. Industrie manufacturière importante. Cotons filés, tissus de coton et de laine, impressions sur tissus, toiles peintes, produits chimiques, horlogerie, papiers de tenture, eaux-de-vie, kirscheuwasser; usines à fer. Grand commerce d’exportation. Ce departement dépend de
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l’évêché de Strasbourg, et de la Cour impériale de Colmar.
rhin ( Département des bouciles-do-). V. bouciies-