DU-RI1IN
rhin-et -Moselle , département français, formé, après la paix de Lunéville, 1801 , d’urie partie des électorats de Trêves et de Cologne, et du duché de Simmern; entre ceux de la lioër au N., de la Sarre à l'O., du Mont-Tonnerre au S., et le Rhin à l’K. ; ch.-l. Coblentz. Longé du S. au N. par le Rhin, traversé de l'O. à l’E. par la Moselle, il formait 3 arrondissements : Coblentz, Bonn, et Simmern. Il a été repris à la France en 1814, et fait auj. partie de la prov. prussienne du Rhin.
rhin (Confédération du). F. Allemagne.
rhin (Ligue du), conclue par Mazarin, le 15 août 1658, à Mayence, entre la France et les princes du Rhin ( les électeurs ecclésiastiques, l'évêque de Munster, le duc de Brunswick, le landgrave de Kesse, le duc de Bavière, etc.). Les confédérés s'engageaient à maintenir les conditions de la paix de Westphalie, à se défendre réciproquement contre leurs ennemis, et à prendre la France pour médiatrice dans tous leurs différends. Ce traité , moins important et moins célèbre que ceux de Westphalie et des Pyrénées, fut peut-être aussi utile à la France : il plaçait véritablement l’Allemagne occidentale sous le protectorat de Louis XIV, et il contribua puissamment au succès de ses premières guerres. G.
rhin (Ligue des villes du), confédération de 60 villes des bords du Rhin, formée, en 1247, dans le but de se protéger contre les seigneurs, et approuvée par Guillaume de Hollande en 1255. Elles s'engageaient à équiper 600 navires sur le Rhin, pour assurer la liberté du commerce; des assemblées devaient se tenir tous les trois mois. Les archevêques de Trêves, de Mayence et de Cologne y accédèrent.
rhin (Cercle du bas-), appelé aussi Cercle électoral ou Cercle des quaire électeurs du Rhin, grande division de l’empire d’Allemagne, depuis le commencement du xvie siècle jusqu’à la tin du xvme, était situé le long du Rhin, de puis la frontière de France jusqu’à celle de Hollande, mais comprenant aussi des pays plus éloignés de ce tleuve et séparés par des enclaves appartenant à d’autres cercles. Il renfermait 10 principautés d’Empire : 1° l’archevêché électoral de Mayence, comprenant, outre cette ville et le territoire voisin du Rhin et du Mein, la principauté d’Aschaflènbourg, enclavée entre la Franconie et le Haut- Rhin, celles d’Eichsfeld et d’Erfurt en Thurmge; 2® l’archevêché électoral de Trêves , s’étendant à l’O. du Rhin dans le bassin de la Moselle jusqu’à la frontière de France, et à l’E. du tleuve jusqu’à la Lahn ; 3° l’archevêché électoral de Cologne, composé d’une bande étroite à l’O. du Rhin, depuis la Nette jusqu’à la Lippe, du comté de Reeklinghausen sur la Lippe moyenne, et du duché de Westphalie, entre la Lippe supérieure et la source de la Sieg; 4® le Palatiuat électoral du Rhin, situé sur les deux rives du fleuve et dans la vallée inférieure du Necker; 5" le duché d’Areinherg, entre les Etats de Colagne et de Juliers; 6" la principauté de Tour-et-Taxis, dont le titulaire ne possédait pas de terres dans le cercle, mais jouissait d’une voix aux diètes en sa qualité de grand-maître héréditaire des postes de l’Empire; 7® le bailliage de l’Ordie Teutonique de Coblentz; 8° la seigneurie de Beilstein, près de la Lahn; enclavée entre les cercles du Haut-Rhin et de Westphalie; 9® le bas-comté d’isenburg; 10® le burgraviat de Reineck, sur le Rhin, au N. d’Andernach. Ce cercle correspond à une partie de la Prusse, de la Hesse et de la Bavière rhénanes, avec quelques cantons du royaume de Bavière à l’E. du Rhin et de la Saxe prussienne. L'archevêque de Mayence était prince convoquant et directeur île ce cercle . les diètes se tenaient, à Francfort, dans le cercle du Haut-Rhin. Les traités de Campo- Formio, 1797, et de Lunéville. 1801, et, à la suite, le rccès de Ratislionne. 1803, abandonnèrent à la France toute la partie du cercle située sur la rive g. du Rhin; le cercle lui-même cessa d’exister eu 1806, lors de la formation de la Confédération du Rhin. C. P.
rhin ( Cercle du haut-), sur les deux rives du Rhin depuis les frontières de France jusqu'au Wéser, et séparé en «leux parties par le cercle du Bas -Rhin, était, au xvie siècle, très-étendu, comprenant l’Alsace, la Lorraine, les 1 rois-Evêchés, l’archevêché de Besançon, et même la Savoie. A la fin du xviii* siècle , il comprenait encore 57 Etats, dont 9 ecclésiastiques : les évêchés de Worms, Spire, Strasbourg, Bâle en Suisse, Fulde, le grand-prieuré d’Heitersheiin là l'ordre de Malte), l'abbaye de Prüm, les prévôtés de Weissembourg et de Bruehsal ou Odenheim ; et 46 Etats séculiers : lus principautés de Simmern, Lau-
tern, Weldenz, Hirschfeld, Salm-Salm, Salm-Kirhourg, Nassau-Weilbourg , Nassau-Usingen , Nassau-Saarhriiek, Waldeck, Solms -Braunfels, Isenburg-Birstein, les landgraviats de llesse-Cassel et de Hesse-Darmstadt, les comtés de Sponheim, Hanau-Munzenberg, Hanau-Lichtenberg, Solms- Rœdelheitn , Solms- Hohensolms , Solms-Raubach, Kœnigstein (divisé en deux parties formant chacune un Etat), Wcechtersbach, Meerholtz, Greeweiler, Grumhach, Dhaun. Leiningen-Hartenbourg , Leiningen Westerbonrg, Munzfeiden, Witgenstein, Witgenstein-Berlebourg , Falkenstein, Criechingen ou Créange, Wurtemberg, les seigneuries d'idstein, Ottweiler, Reipolzkirchen, Bretzenheim, Dachstuhl, Ollbruck, les villes impériales de Worms, Spire, Francfort, Friedeberg, et Wetzlar. Il correspond à Hesse-Cassel, Hesse-Darmstadt, Waldeck, parties de Nassau, Bavière rhénane et grand-duché de Bade. L’électeur palatin, comme prince de Simmern, et l’évêque de Worms, en étaient les princes convoquants; le dernier seul était directeur du cercle. Les diètes se tenaient à Worms, puis à Francfort. Le recès de Ratisbonne et la Confédération du Rhin amenèrent dans ce cercle les mêmes changements que dans le précédent. C. P
liiilN Cercle du haut-), anc. division du grand-duché de Bade; borné au S. et à l’O. par le Rhin, qui le séparé de la Suisse et de la France, à l’E. par le cercle du Lac et le Wurtemberg, au N. par le cercle du Rhin Moyen; ch.-l. Fribourg. Traversé du S. au N. par la Forêt-Noire, et avrosé par les affluents de la rive droite du Rhin, la Wehra , la Wiesen , l’Elz , grossi de la Dreisam. Sol fertile en céréales, lin et chanvre. Eaux minérales à Badenweiler; vins estimés. Industrie du kirschenwasser et des horloges de bois. Le cercle se compose de l’ane. haut- margraviat de Baden-Doutlach , et, pour la plus grande partie, du Brisgau autrichien , et des villes forestières , que le margrave de Bade reçut en 1806 avec le titre de grandduc; 345,913 hab. V . Bade, au Supplément. C. P.
rhin-moyhn (Cercle du), anc. divi-ion du grandduché de Bade, borné à l’O., vers la France et la Bavière Rhénane, par le Rhin, au S. et au N. par las cercles du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, à l’E par le Wurtemberg; ch. 1. Carlsruhe. Traversé du S. au N. par la prolongation de la Forêt-Noire, et arrosé par divers affluents du Rhin, la Kinzig, la Murg, la Pfurz. Eaux thermales à Baden , quincaillerie à Pforzheim. Ce cercle a été formé de I anc. margraviat de Baden-Baden, du bas-margraviat de Baden- Dourlach, des territoires allemands de l’évêché de Strasbourg, et de plusieurs villes impériales, Offenbourg, Zell, Gengenbach, données en 1803 par le recès de Ratisbonne au margrave de Bade; 469 782 hab. V. Bade, au Suppl.
rhin (Cercle du bas-), ancienne division du randduehéde Bade, borné à l’O., vers la Bavière Rhénane, par le Rhin, au N. par la Hesse-Darmstadt et la Bavière, à l’E. par le Wurtemberg, auS. parle cercle du Rhin-Moyen; ch.-l., Mannheim; v. princip., Heidelberg 1 1 Pliil ppsbonrg. Arrosé par la Salzbach et le Necker. Ce cercle a été fi rmé de pays donnés en 1803 par le recès de Ratisbooi e au marg ave de Bade, et qui n’avaient jamais appartenu à sa maison, des terres de l’évêché de Spire et du Palatiuat du Rhin situées à l'E. de ce fleuve, et d’une partie de I’ E'ectoiat de Mayence; 355,436 hab. V. Bade, au Supplément.
rhin I Cercle du ) , appelé aussi Bavière Rhénane ou Ratatinat ' Ffalz ), partie du royaume de Bavière située à l’O. du Rhin; borné au S. par les départements français du Bas-Rhin et de la Moselle, à l’E. par le grand-duché de Bade , au N. par les provinces hessoise et prussienne du Rhin, à l’O. par la seigneurie de Meisenheiin , dépendant du landgraviat de Hesse-Hombourg, et la province prussienne du Rhin; 5,929 kil. carr. ; 105 kil. sur 85; 608,069 hah. Traversé du N. au S. par les prolongements des Vosges appelés monts de Hardt et Mont-Tonnerre ; arrosé par divers affluents du Rhin, la Lauter, le Queich , la Spire, et le cours supérieur du Pfritii , du Selz, et de l’Alsenz (affluent de la Nahe). Plus de 253,000 hectares de forêts. Sol bien cultivé, et fertile en vin, céréales, chanvre , lin , tabac , garance. Exploit, de houille 1 100,000 quintaux par an), plomb (33.000 ) , m retire (près de 1,000) ; quelques mines de cuivre et de cobalt. Industrie prospère: distilleries d’eau-de-vie, papeteries, faiir. de potasse. Ce cercle, formé du territoire de l’évêi hé de Spire et du Palatiuat à l’O. du Rhin, d'uue partie de l’Alsace (I.andau | , et des duchés de Lautern et des Deux-Ponts, forma , de 1797 à 1814 , la plus grande partie du département français du Mont-Tonnerre; en 1815, il fut attribué à l’Autriche , qui , l’année suivante, le donna à la Bavière. Son ch.-l. est Spire; il est divisé en 4 districts : Spire, Deux-Ponts, Landau, Iiaiserslauiern. C. 1’.