‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 411 sur 864 · RH · texte numérisé non relu

RH

KiiiN (Province du), ou Hes'se Rhénane, partie du grand-duché de Hesse-Darmstadt, àl’O. du Rhin ; bornée au N. par le duché de Nassau, à 10. par la province prussienne du Rhin , au S. par la Bavière Rhénane , à l'E. par la Hesse-Darmstadt proprement dite; 1,372 kil earr.;50 lu! sur 35; 234,491 hab. Traversée par les dernières ramifications de la chaîne des Vosges; arrosée par divers affluents du Rhin, le Pfrim , le Selz , l'Alsenz, la Nahe. Sol très-fertile en vins renommés, céréales, fruits; élève sic bœufs et de brebis. Cette province a pour ch.-l. Mayence; v. principales: Bingen, Ottenheim, Worms, Alzey.Ce pays forma anciennement une partie du Palatinat du Rhin et de l’Electorat de Mayence, puis, sous le 1er empire français, le N. du département du Mont-Tonnerre. En 1815, il fut donné à la Hesse-Darmstadt. C. P.

riiin | Grand-duché du bas-), nom donné en 1815 aux pays situés à 10. du Wéser qui furent assignés à la Prusse. Il comprit 3 provinces : Westphalie, Clèves-Berg , et Bas- Rlun. Depuis 1824, il n’en forme plus que deux , la Westphalie, et la province du Rhin.

riiin | Province du | , partie la plus occidentale des possessions prussiennes à l’O. du Wéser, bornée au N. et au N -O. par la Hollande, à l’O. par la Belgique, au S. par la France, à l’E. par la Bavière Rhénane, la prov. de Hesse et la province de Westphalie , fut formée, en 1814 et 1H15, de pays appartenant à la Prusse avant 1789 (duchés de Clèves, de Gueldre, et principauté de Meurs ) , ou enlevés en 1815 aux princes de l’ancienne Confédération du Rhin et à la France (duché de Berg, anciens départements français de la Roer, de la Sarre , et de Rhin-et- Moselle |. Ces pays furent d’abord divisés en deux provinces : Clèves-Berg, au N.; Bas-Rhin, au S. Ils n'en forment plus aujourd'hui qu’une seule , ayant 26,7 -b lui. carrés, et 3,316,148 hab. , en majorité catholiques. Capitale : Coblenlz. La prov. du Rhin se divise en cinq régences : Cologne, Dusseldorf, Coblentz, Aix- !a Chapelle, et Trêves. Chacune de ces régences est subdivisée en cercles. Ce pays est arrosé par le Rhin et tes affluents, à droite : la Wied , la Sieg, la Wipper, la Dussel, la Rhiir, la Lippe; à gauche: la Moselle, grossie de la Sarre, l’Ahr, l’Erft; et par la Roer et la Niers , affluents de la Meuse. Traversé par plusieurs chaînes de collines peu élevées, les Ardennes Orientales, et l’Eifel à l’O. entre la Moselle et la Meuse , les Siebeu-Gebirge entre la Wied et la Sieg. Les principales richesses métalliques sont le fer, le cuivre, le mercure, le plomb, le zinc ; les richesses minérales, les grès, l’argile plastique, la roche volcanique appelée dücUslein, servant à faire un ciment hydraulique. Eaux thermales à Aix-la-Chapelle, Burtsclieid, Gerolstein et Bertrich; salines à Bilchingen et Theodorslialle. Sol très-fertile en lin, tabac, colza, houblon, seigle, avoine, vin. Industrie très-active : fabr. de glaces à Dusseldorf, de dentelles et de soieries à Elberfeld , d'armes blanches à Solingen, d’eaux de senteur à Cologne , d’horlogerie et d’orfèvrerie à Aix-la-Chapelle, île draps à Eupen. Le territoire prussien, situé sur la rive g. du Rhin, était sous le régime du Code français, et avait des tribunaux particuliers d’appel et île cassation : la Constitution de 1850 ne reconnaît plus d’autre Cour suprême que celle de Berlin. C. P.

riiin , riv. de Prusse (Brandebourg) , naît sur la limite du Mecldembourg , coule au S. , traverse plusieurs petits lacs, et sujette dans le Havel. Cours de 1 10 Uil.

RHIXBERG, RHIXFELD, RH I N F E LS, R1HNGAU. V. Rheinbkrg, Rheinfeld, Riiejnfels, Rhgingacj.

RlilXGlîAVE, en allemand Rlieinyraf, comte du Rhin; titre porté par quelques-uns des premiers comtes régnant dans les pays do Rhin. Les possessions des Rhingraves se fondèrent, au xiv® siècle, dans le Palatinat du Rhin. — llaut-de-chausses très-ample, attaché aux b is, à la haute- v du genou, avec plusieurs rubans, et qui était fort à la mode chez les grands seigneurs de la cour de Louis XIV en 1666. Il avait été apporté en France par un Rhingrave, et île là lui vint -on nom.

R. il Ni )COLl RA ou RHINUCORURA, v. d’Egypte, sur la Méditerranée et près de la frontière de Palestine; ainsi nommée parce que ses premiers habitants étaient des malfaiteurs qu’un roi égyptien avait établis dans ce lieu , après leur avoir fait couper le nez. Sa position a l’entrée de l’Egypte la fit souvent changer de maître, et appartenir tantôt a l'Egypte, tantôt à la Syrie. Sous les Romains, elle fut attribuée à la Phénicie, et devint un entrepôt important pour les marchandises, qui, par Péira, venaient de l’intérieur de l'Arabie. C’est auj. El-Arisch. C. P.

RHIXUZlt^UE (Golfe), nom ancien des Bouches -dc- Cattaro.

riio

RHIXSBERG, RHINTHAL. V. Rheinsberg, Rheinïiial.

RHINTON, poëte syracusain du m® siècle av. J.-C., inventeur d'un genre dramatique qu’il appela Hilaro-trayédie (tragédie gaie). Des savants ont cru retrouver quel que chose de ce genre dans le Trayodopodayre ( goutteux tragique) et dans VUcypode (pied léger |, petites scènes en vers iambiques, de Lucien (88« et 89e pièce dans l’édition Didot) . P — x.

RHIPHEES (Monts). V. Riphées.

RtlIUM, promontoire de l’Achaie orientale, en face de l’Autirrhium, à l’entrée de la mer Crissa. Là était le toinbea-, d’Hésiode.

RH1ZAXA ou RH1ZIUM, anc. v. de Dalmatie; auj. Risano.

RHODA ou RHODÉPOLIS, comptoir fondé par les Rhodiens au N.-E. de l’Espagne, sur la Méditerranée et près de l'extrémité orientale des Pyrénées, tomba ensuite au pouvoir de Marseille. Auj. Rasas. — Une autre ville de Rlioda ou RUodanusia avait été également fondée par les Rhodiens et occupée par les Marseillais, entre Agile et Marseille, sur une des branches du Rhône; elle était déjà détruite du temps de Pline. Les indications des auteurs anciens portent à croire qu'elle occupait l’emplacement de la ville actuelle d" Aiyues-Mortes. C. P.

RHODAX’US, nom anc. du Rhône.

RIIODE ISLAXD, un des Etats-Unis de l’Amérique du N., entre le Massachusetts au N. et à l’E., l’Atlantique au S., et le Connecticut à l’O.; par 41» 22’-43° 3’ lat. N. et 73° 48’-74° 32’ long. O.; 3,074 kil. car.; 80 Uil. sur 60; 174,621 hab. Ch.-l. Providence et A’ewporl. L’ile de Rhode, dans la baie de Narragansett, lui donne son nom. Trèsbeau climat. Sol plat, excepté au N. -O., arrosé par le Pawtucket et le Pawtuxet, assez fertile en céréales et en pommes de terre. Elève de chevaux et de bétail. Exploit, de houille, fer, cuivre, marbre. Industrie des lainages, des cotons et des cuirs. — Cet Etat, divisé en 5 comtés, fut colonisé par les Anglais en 1636, prit une grande part à la guerre de l’Indépendance, mais ne fut admis dans l’Union qu’en 1790. Il a conservé à peu près la même forme de gouvernement que celle établie par une charte de Charles II en 1663. Le pouvoir exécutif appartient à un gouverneur nommé pour un an. L’assemblée législative se compose d’un sénat, composé de 33 membres nommés pour un an, et d’une Chambre des représentants, composée de 72 députés élus pour un an. R

RHODES, île et ville de la Turquie d’Asie, dans l'Archipel grec. L’ile, située sous le 36° de lat. X’. et entre 25° et 26° de long. E., a une forme ovale, allongée du S.-O. au N.-E., sur une longueur de 70 kil. et m e largeur moyenne de 23; superf., 1,000 kil. carrés environ. Un canal d’environ 12 kil. de largeur la sépare du continent, à sa (milite septentrionale. Elle est traver-ée, dans le sens de son plus grand diamètre, par une chaîne de montagnes, dont le sommet le plus éleié est l'Atabyrius (auj. Aluico ou Arlemiru). Le sol n’est arrosé que par des ruisseaux, dont le plus important est la Gradura ou la Fisca (anc. Rhyscus). Rhodes fut autrefois et est encore célèbre par la beauté et la douceur de son climat, par la richesse de sa végétation; elle produit de- vins estimés, des fruits excellents, abricots, figues noires, raisins. Elle avait e eore 80,000 hab. au xvm* siècle : la fiscalité du gouvernement des Turcs a réduit cette population à 38,0 0 hab., qui ne cultivent pas assez de terre de ce sol fertile, pour y récolter le blé et le mais nécessaires à leur nourriture; ils importent des céréales en échange des bois de construction, des olives, des fruits secs, des éponges, de la cire, du miel, «les produits «les arbres à mastic et à térébenthine. Rhodes semble avoir été le produit d'une révolution volcanique. Une légende ancienne racontait que les hommes avaient vu naître cette île du sein des flots ; et le sol des environs de la ville de Rhodes n'est qu'un amas de coquillages marins incrustés dans du sable fin ; l’histoire a gardé le souvenir de plusieurs tremblements de terre violents, celui île 222 av. .J -0., d’autres sous Antonio, Constance, Anasia.-e 1er, et ceux de février 1851 , «L'octobre 18.56 , et surtout de mai 1863, quia renversé 3,000 maisons. Une inondation détruisit une partie de la ville et causa la mort de 500 personnes , en 316 av. J.-C. Enfin, un dernier Héuu auquel Rhodes est exposée, ce sont les sauterelles. — Rondes fut d’abord appelée Ophiusn, à cause des serpents qui l'infestaient; puis Te! ch ii ris , de ses premiers habitants, les Tel h. lies: Mncaria, la bienbeureu-c; Alabynn, de sa principale montagne; enfin R iodes, a cause de la grande quantité de rosiers qui naissent naturellement dans scs eain-

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