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n.ESSis, duc de ) , arrière-petit-neveu du cardinal par les femmes, né à Paris le 13 mars 1696, m. le 8 août 11 18, porta jusqu’à la mort de son père, 17 15, le nom de dur de Fronsac. Marié à 15 ans avec Mllfi de Nouilles, qu'il ne pouvait souffrir, il j arut aussitôt à la cour, ou il olitit t un grand succès par sa beauté, la distinction de ses manières, et la finesse de son esprit; il était filleul de Louis XIV et de la duoltesse de Bourgogne, et cette princesse ne l’appelait que sa lotte poupée. Son père le fit bientôt mettre à la Bastille pour cause de galanterie et de séduction. espérant qu'une réclusion momentanée pourrait développer la raison du jeune duc. Au bout de 14 mois, protégé par M,Iie du Maintenon contre la sévérité paternelle, Richelieu fut remis en liberté , et alla faire ses premières armes sous V illars, dont il fut aide de camp pendant la campagne de 171 i. Sous la Régence, il se fit remarquer par l’éclat et la multiplicité de ses aventures galantes, par le nombre de ses du< 1s, et fut envoyé deux fois a la Bastille par le duc d’Orléans l’une pour un duel, 17 16, l’autre pour avoir trempé dans la conspiration de Cellamare, 1719. Délivré par le dévouement de M11» de Valois, il vit disparaître, par la mort de Dubori et celle du Régent, tous les obstacles à son ambition , dut au crédit Je la marquise de Prie l’ambassade de Vienne en 172- , eut l’habileté d’opérer, malgré l’Espagne, un rapprochement entre la France et l’Autriche, servit sous Berwick en 1733 , se distingua aux sièges de Kelil et d ‘ Philippsboui g , se remaria vers la même époque avec Mlle de Guise, princesse de Lorraine, fut fait maréchal de i amp en 1738, puis lieutenant-général du roi en Languedoc , se signala de nouveau à la malheureuse journée de Dettingen, 1743, et, nommé Ier gentilhomme de la chainbie, 1711, exerça désormais un grand I ascendant sur l’esprit de Louis XV, dont il servit les passions. Il contribua puissamment au gain de la 1 ataille de Fontenoy, 1745, combattit encore, à Raucoux, 1746, reçut l’ambas.>ade de Dresde, puis fut envoyé à Gênes pour Commander les troupes chargées de défendre la ville contre les Autrichiens, et honoré d'une statue pour l’avoir délivrée ( 1748). De retour en France, il obtint, avec le bâton de maréchal, le gouvernement de la Guieune et de la Gascogne. Au début de la guerre de Sept-Ans, en 1756, il conseilla l’expédition de Minorque, et prit Port-Mahon. L’année suivante, successeur de DEstrées à l’armée du Rhin, il fit mettre bas les armes aux troupes du duc de Cumberland près de Closterseven, conquit tout le Hanovre en un mois, et pilla le pays. Là finit sa carrière militaire et politique. M*' de Poinpadour, à la fille de laquel.e il avait refusé d’unir son fil-, le duc de Fronsac, le fit rappeler. Alors âgé de 61 ans, mais ayant conservé tous les vices de sa jeunesse, il ne se montra plus occupé que de plaisirs et d’intrigues. A 84 ans, il épousa en trois èmes noces Mlle de Roth. Il était entré à l'Académie Française des 1720, bien qu’il sût à peine l’orthographe, et était aussi membre honoraire de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Il fut toute sa vie lié avec Voltaire. Ou a publié : Mémoires du maréchal de Richelieu, Paris, 1790, 4 vol. in-8", et 1793, 9 vol. iu-8°, désavoués par son fils ( V . Soulavie); Vie privée du maréchal de Richelieu, 1790-1792, 3 vol. in-8°, où le vrai se trouve mêlé à beaucouu de fables. B.
JtiCHEi.iEü (Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de YIGNerod nu pi.essis, <luc de I , petit-fils du précédent, né a Paris en 1766, m. en 1822, porta d’abord le nom de comte de C Itinon , puis celui de duc de Fronsac jusqu’à la mort de son père, 1791. Elevé au collège du Plessis, où il fit de brillantes études, il voyagea en Italie, fut ensuite premier gentilhomme de la chambre de Louis XVI, émigra en 1789 , fut accueilli avec distinction par l’empereur Joseph II , prit du service dans les armées de la tzarine Catherine II , se signala sous les ordres de Souwarnw au siège d'Ismail en 1790, puis commanda un jorps de l’armée deCondé devant Valenciennes eu 1793. Il retourna eu Russie, où il obtint un régiment de cuirassiers, tomba en disgrâce sous Paul 1er, mais jouit de toute la faveur d’Alexandre 1er. La paix de 1801 lui permit de revoir la France. Le 1er consul exigeant qu’il renonçât au service de l’étranger, il s’éloigna de nouveau, fut nommé, eu 1803, gouverneur d’Odessa, dont il fit une ville importante, et ajouta bientôt à ses pouvoirs l’administi ation de toute la Nouvelle - Russie. De retour en France en 1814, il fut appelé à b* Chambre des pairs, reprit ses fonctions de premier gentilhomme de la chambre auprès de Louis XVIII, suivit ce prince à Gand pendant les Cent-Jours , et, après la 2e Restauration, fut nommé ministre des affaires étrangères et président du conseil des ministres. Il usa de son crédit auprès du tzar pour faire
réduire à 5 ans, au lieu de 7 , le temps de l’occupation de la France par l’étranger, et alléger autant que possible la contribution de guerre dont l'Europe coalisée avait frappé le royaume. Quand il donna sa démission, à la fiu de 1818, les Chambres lui votèrent, à titre de récompense nationale , une rente de 50,000 fr. , qu’il voulait refuser, ne pouvant se résoudre , dit-il , à voir ajouter, à cause de lui, quelque chose aux charges qui pe.-aient sur la nation; mais, par déférence pour le roi et pour les Chambres, il accepta le don , et le consacra tout entier à la fondation d’un hospice dans la ville de Bordeaux. Il employa ses loisirs à visiter l’Italie, la Suisse, et la Hollande. Après l’assassinat du duc de Berry, 1820, il fut rappelé à la présidence du conseil , mais sans portefeuille : les luttes qu’il dut soutenir contre l’esprit d’indépendance et de mécontentement dans les Chambres, compromirent sa popularité , et il se retira en 1821. Il emporta , en mourant, l’estime et les regrets universels. 11 était simple de mœurs, désintéressé, loyal, et Wellington disait de lui : •• La parole du duc de Richelieu vaut un traité. >* Son Eloije fut prononcé à l’Académie Française , dont il était membre depuis 1816, par Dacier et M. Villemain; à la Chambre des l’airs , par le cardinal de Bausset. B.
kichelieu, ch.-l. de cant. (Indre-et-Loire) , arr. et à 19 kil. S.-E. de Chinon; 2,294 hab. Le cardinal de Richelieu le bâtit sur l’emplacement d’un pauvre village qu’il fit ériger en duché-pairie, le village dépendait d’un magnifique château, détruit pendant la Révolution. Commerce de graines, huile, vins, eaux-de-vie, fruits, sucre.
kichelieu, rivière d’Amérique. V. Sorel.
RICHEMUN’T (Arthur de Bretagne, comte de), 2« fils de Jean V, duc de Bretagne, né en 1393, m. en 1458, fut entraîné d’abord dans le parti anglais, mais ne tarda point à se détacher du duc de Bedford, qu’il détestait. Il accepta lYpée de connétable que Chirles Vil lui offrait,
1 1425, travailla au rapprochement de son neveu François, duc de Bretagne , avec le roi , combattit énergiquement l’inffuence du sire de Giac, de Camus de Beaulieu, et de La Trémoille à la cour, fut associé aux exploits de Jeanne d’Arc et de Dunois, rétablit la discipline dans l’armée par des ordonnances qui provoquèrent la l’raguerie (F. ce mot), gagna sur les Anglais la bataille de Formigny, qui leur fit perdre la Normandie, 1450, et devint duc de Bretagne, en 1457, sous le nom d'Arthur 111. B.
R1CHKMONT ( DESBASSYNS DE ). V. UESBASSYNS.
richemont, vge (Moselle), arr. et à 9 kil. S. de Thionville; 1,041 hab. Autrefois place forte.
RICHEPANSE (Antoine), né en 1770 à Metz, d’un officier au régiment de Conti, m. en 1802, se distingua dès les premières campagnes de la Révolution , passa rapidement par tous les grades, fut nommé général de brigade en 1794, général de division en 1796 après les batailles de Siegberg et d’Altenkirchen , servit sous Hoche à l’armée de Sambre-et-Meuse , où il eut une grande part à la victoire de Neuwied, 1797, et, passant sous Moreau à l’armée du Rhin, 1800, combattit à Engen, où, avec une seule division, il résista à 40,000 Autrichiens , et à Moësskirch, et décida par une manœuvre hardie et intrépide sur les derrières de l’ennemi, le gain de la bataille de Hohenlinden. Nommé, en 1802, commandant de la Guadeloupe, qu’une insurrection des noirs avait soustraite au pouvoir de la métropole, il la fit en peu de mois rentrer dans le devoir, mais fut emporté par la fièvre jaune. B.
RICHER, moine de S1- Rend de Reims , m. vers 1010, fils d’un conseiller de Louis d'Outre-mer, étudia sous Gerbert, qui , devenu archevêque de Reims, le chargea d’écrire l’histoire de son temps. Il est auteur d’une Chronique , découverte par M. Peutz dans la bibliothèque de Bamberg en 1833. Elle s'étend de 882 à 998. L’auteur a pu bien voir et bien juger la chute de la dynastie Carlovingienne , et la naissance des Capétiens; il a été en relation avec les principaux personnages de son temps. Il donne des renseignements positifs sur les irruptions normandes de 885 à 888, sur la lutte de Louis d’Outre-mer et de Lothaire avec Hugues le Grand. Dégagé de crédulité et des préjugés de son ordre ou de son temps, mais non pas exempt de partialité et d’exagération, il écrit avec sagesse et élégance en latin. B.
RiciiER ( Edmond) , syndic de la Faculté de théologie de Paris , né en 1560 à Chaource ( Aube | , m. en 1631 , publia , en 161 1 , un écrit intitulé : De ecclesiaslicd et polilied poleslate , où il professe des doctrines contraires à l’enseignement de l'Eglise, et qui suscita de vives discussions. On lui doit aussi une édition des Œuvres de Ger«on. Paris, 1607 , et une Apologie de ce ceiebre chancelier de l' Université, Leyde, 1616.
richer f Henri ) , littérateur, né en 16f?5 à Longueil ( pays de Caux ) , m. en 1748 , fut avocat au parlement de Rouen. On lui doit : deux tragédies, Sabinus et Epone , et Coriolan ; des traductions en vers des Eglogues de Virgile , Paris, 1717, in-12, et des 8 premières Héroïdes d'Ovide , 1823 , in-12 ; 12 livres de Fables , 1729-44 , assez estimées ; Vie de Mécénat , avec notes curieuses, 174fi , in-12, etc.
richer d'aube (François) , neveu de Fontenelle, né à Reuen en 1686 , ni. en 1752. D'abord conseiller au parlement de Normandie, il fut ensuite maître des requêtes, membre du conseil de commerce , et intendant de Soissons et de Caen. Il a laissé un Essai sur les principes du droit et de la morale , Paris , 1743 , in-4°, ouvrage médiocre, dont il prétend cependant que Montesquieu avait tiré une partie d e V Esprit des Lois. Honnête homme , mais dur, grondeur et contredisant, c’est lui que Rulhière a peint dans son Discours en vers sur les disputes. D — S.
KtCHEK (François) , jurisconsulte , né à Paris en 1718 , m. en 1790, a publié : Arrêts notables des différents tribunaux du royaume , 1756, 2 vol. in-fol.; Traité de la mort civile, 1755, in-4°; Causes célèbres intéressantes, Amsterdam (Paris), 1772-88, 22 vol. in-12.
KtCHEK (Adrien), frère du précédent, né à Avrancbes en 1720, m. en 1798, a publié : Nouvel abrégé chronologique de l'histoire des empereurs , Paris , 1754,1769, 2 vol. in-H°; Ftcs des hommes illustres.... , depuis la chute de l'Empire romain , 1756, 2 vol. in-12; Théâtre du monde, 1755-88, 4 vol. in-8° ; Vies des plus célèbres marins, 1784-89 , 13 vol. in-12, etc.
R1CHFRAND (le baron Anthelme), célèbre chirurgien, né à Belley en 1779 , m. en 1840 , alia étudier la médecine à Paris en 1796, et commença, dès 1799, à ouvrir dans catte ville des cours de physiologie qui obtinrent quelque succès Chirurgien-adjoint à l’hôpital St-Louis en 1800, professeur de pathologie externe à l’Ecole de Médecine en 1807, anobli en 1815, enfin membre de l’Académie de Médecine , il a laissé des ouvrages remarquables par l’élégance du style , la clarté et l'enchaînement des idées , mais dont plusieurs ne sont plus à la hauteur de la science : Nouveaux éléments de physiologie , 1801 , ouvrage qui obtint un succès européen , 9e édition , 1824, 2 vol. in-8»; Nosographie et thérapeutique chirurgicales, 1805, et 5e édition, 1821, 4 vol. iii-H° ; Des erreurs populaires relatives à la médecine , 1810 et 1812, in-8°; Histoire des progrès récents de la chirurgie, 1825 , in-8«. En physiologie, il puisa sans réserve dans les œuvres de Haller, Bordeu , Bichat, Chaussier, etc.; en chirurgie, il mit également à contribution Desault, Sabatier, Boyer, etc. Son plus grand mérite a été celui de propagateur. Lié avec Cabanis et la société d’Auteuil , il n’en partagea point les doctrines matérialistes. B.
R1CHIER (Ligier), sculpteur du xvie siècle, né à S'-Mihiel, étudia sous Michel-Ange, et, à en juger par le petit nombre d’ouvrages qui restent de lui , ne fut pas indigne d’un tel maître. Son morceau capital est le Sépulcre du Christ , dans l'église Sl-Etienne de sa ville natale , où la passion du Sauveur est représentée dans 13 figures de grandes proportions. On cite aussi une Sainte Vierge, un Crucifix, et une Notre-Dame de pitié, en bois, dans l’église St-Michel , un plafond richement sculpté dans une maison qui fut, dit -on , la sienne, et une cheminée sculptée au presbytère de Ilam, village voisin de Sl-Mihiel. B.
RICHLAND, v. des Etats-Unis (New- York), ch.-l. du comté d'Oswego, à 90 kil. N.- 0. d’Utica, à l’extrémité E. du lac Ontario; 4,000 hab.
RICHMANN (George-Guillaume), physicien, né en Livonie en 1711, m. en 1753, fut précepteur des enfants du comte Ostermann en Russie, obtint, en 1745, la chaire d’histoire naturelle à Sl-Pétersbourg, et périt frappé de la foudre en répétant les essais de Franklin.
RICHMOND (Charles Lenox, duc de), né en 1735, m. en 1806, était petit-fils de Charles Lenox, fils naturel de Charles II et de la duchesse de Portsmouth. Il entra à la Chambre des lords en 1756 , commanda un régiment d’infanterie à la bataille de Minden en 1759, fit une vive opposition au ministère de lord Bute et à celui de G. Grenville, 1763, devint secrétaire d’Etat dans le cabinet Rockingham, fut nommé, en 1781, président des délégués des sociétés qui demandaient la réforme parlementaire, grandmaître de l’artillerie en 1782, et commandant d'un régiment de la garde à cheval en 1795. Aimant les arts avec passion, il mit à la disposition des artistes un vaste appartement à Wliitehall, l’orna d’une collection de plâtres originaux, d’après les statues et les bustes antiques de Rome et de Florence, y entretint de bons maîtres, et distribua •des prix annuels aux élèves. B.
RIC
richmond (Henri tudor, comte de). V. henri vn d’Angleterre.
richmond, vge d’Angleterre (Surrey), sur la rive dr. de la l’amise, à 16 kil. O. -S. -O. de Londres, avec chemin de fer; 7,760 hab. Richmond, dit le Montpellier, le Tivoli de l’Angleter.e, à cause de la beauté de sa situation, a un château ro\al avec de beaux jardins, un parc public et un observatoire. Son église contient les tombeaux de Thomson et de Kean. Jadis nommé Sheen, il doit son nom actuel à Henri VII, déjà comte de Richmond dans le comté d'York, et qui y mourut, ainsi que la reine Elisabeth.
richmond , v. d’Angleterre, dans le comté et à 70 kil. N. -O. d’York, sur la Swale et sur le chemin de fer du Nord; 4,300 hab. Ruines d’un prieuré de Sl-Martin, et du château-fort bâti en même temps que la ville, lors de la conquête, par Alain, comte de Bretagne. Le comté de Richmond fut réuni à la couronne à l’avénement de Henri VIII. Il a été donné par Charles II aux ancêtres du duc de Richmond, à qui il appartient aujourd’hui. Comm. de blé; t’abr. de bonneterie. Patrie de Middleton.
richmond, v. des Etats-Unis, capitale de l’Etat de Virginie, port de commerce sur la rive g. du Jnmes-River, à 187 kil. S.-S. -O. de Washington; par 37» 32’ 17” lat. N , et 79“ 47’ 52” long. O.; 37,958 hab. Bibliothèque. Evêché catholique. Consulat français. Ville florissante, où l’on remarque le palais des Etats ou Capitole, bâti sur le plan de la Maison-Carrée de Nîmes, l’iiôtel du gouverneur, l’arsenal, etc. Fonderie de canons; manufactures d’armes et d’objets en fer; filatures de laine et de coton; minot ries , scieries , etc. ; fabriques de papier, coton, tabac. Exportation de grains, farine, suifs, alcools, chanvre, etc. Commerce intérieur considérable. Centre de chemins de fer. Deux ponts la relient à Manchester, située sur l’autre rive du James-River. Riches miues de houille aux environs.
R1CHNOVV. V. Reichenau.
ltICIT TER (Georges-Gottlob), médecin, né en 1694 à Schneeberg (Misnie), m. en 1773, professa à Gceltingue. On lui doit un grand nombre de dissertations, recueillies par Ackermann sous le titre de : Opuscula medica, Francfort et Leipzig, 1780-1781, 3 vol. in 4°. D — G.
richter | Auguste-Gottlob), chirurgien célèbre, né en 1742 à Zœrbig ( Saxe), m. en 1812, fit ses études à Gœttingue ; reçu docteur en 1764, il voyagea en Angleterre et en France, revint àGœttingue, et fut nommé professeur en 1766. Les ouvrages de Richter sont riches d’observations chirurgicales intéressantes, et sont devenus classiques. Les plus remarquables sont : Bibliothèque chirurgicale, Gœttingue, 1771-1797, 15 vol. in-8°. Traité des hernies, 1777-1779, 2 vol. in-8», le plus complet que l’on possède jusqu’à présent, traduit en français, Bonn, 1788, in-4°; principes de chirurgie, 1782-1804, 7 vol. in-8°. Il s’est beaucoup occupé des maladies bilieuses, dont il attribuait l’origine à l'abus des purgatifs. D — G.
richter (Mathieu). V. judex.
richter (Jérémie -Benjamin ) , chimiste, né en 1762 à Hirsehberg (Silésie), m. en 1807, étudia à Kœnig.-,berg et à Breslau, et fut attaché à la fabrique de porcelaine de Berlin. En 1780, il publia : Disserlalio de usu matheseos in cliimiâ ; on y trouve le germe de la loi des proportions Chimiques, déjà entrevue par Wenzel , et formulée depuis par Berzélius, Daltori, et Gay-Lussac. Pendant toute sa vie, Richter chercha des lois mathématiques pour la ehi mie ; mais de toutes ses expériences, dont l’exactitude est souvent contestable, il n’est resté dans la science que celles qui ont trait à la précipitation des métaux les uns par les autres dans des rapports simples et proportionnels. C’est dans le journal allemand créé par lui en 1792, sous le nom de Considérations sui les nouveaux objets de la chimie, qu’il enseigna le résultat de ses analyses et de ses observations. On trouve également de curieux documents sur les proportions chimiques dans ses Rudiments de Stœchiométrie, ou de TA rl de mesurer les éléments chimiques, 1792- 94, 4 vol. Indépendamment de ces œuvres capitales , on doit à Richter un grand nombre d’écrits sur la chimie pratique et industrielle. Il coopéra, avec Gehlen, à la rédaction du Nouveau Journal universel de chimie, et du Journal de chimie et de physique, et rédigea seul les vol. 3, 4, 5 et 6, avec le Supplément, du Dictionnaire de chimie de Bourguet. J. G.
richter (Guillaume-Michel de ), médecin, né à Moscou en 1767, m. eu 1819, alla perfectionner ses élu les en Allemagne, en France, en Angleterre, et en Hollande, prit son doctorat à Erlangen en 1788, et enseigna avec distinction à l'université de sa ville natale de 1790 à 1819. Il était très-liabile dans l’art des accouchements. Son plus