RIE
remarquable ouvrage est une Histoire de la médecine en Russie, Moscou, 1814 15, 3 vol. in-8° (en allemand).
RICHTEU | Jenn-Paul-Frédéric), dit communément Jean- Paul, littérateur et romancier philosophe, né en 1763 à Wiensiedel | Franconie), m. en 1825, était fils d'un pauvre pasteur, et étudia à Leipzig la théologie, qu’il abandonna ensuite pour les sciences et les lettres. Nommé conseiller aulique du duc de Saxe-Ilildburgliausen, il se maria a Berlin, s’établit à Weimar en 1798, reçut, en 1809, du princeprimat Dalberg une pension qui lui fut ensuite continuée par le roi de Bavière, et passa les dernières années de sa vie à Baireuth. Ses ouvrages, que distinguent l’originalité, la profondeur, la délicatesse de la pensée, où le trivial est souvent voisin du sublime, et qui manquent de naturel par la recherche constante de l’effet, ont presque tous la forme -de romans, et roulent sur des sujets de philosophie ou de politique sociale; les principaux sont : les Procès groënlandais, Berlin, 1783-85, 2 vol. in-8°; Choix fait parmi les papiers du diable, Géra, 1788; la Loge invisible, Berlin, 1793 , 2 vol. ; V Hespcrus , 1795; Quintus Eixlein, 1796 et 1800 ; entretiens biographiques amusants sur le crâne d'une géante ; la Vallée de Campan, 1797 ; Palingènésie , 1798; Titan, 1800-1803, traduit en français par M. Philarète Chasles, 1834-35, 4 vol in-8°; les Années d'un écolier, 1803-1805; Introduction à l’esthétique, Hambourg, 1804, 3 vol.; Levana, ou Leçons d’éducation , Brunswick, 1807. B.
KICHTEU I Charles - Frédéric), pasteur de Schneeberg (Saxe), né en 1773, m. en 1806, a publié : Essai historique et critique sur les Arsacides et les Sassanides, Leipzig, 1804, in-8° ; Explication des passages de l’Ancien et du Nouveau Testament, qui ont été attaqués comme inintelligibles et erronés, 1805-08, 2 vol. in-8°.
R1CHTERSCHWYL , brg de Suisse (Zurich), à 4 kil. S. -K. de Wadenscliweil, sur la rive S. du lac de Zurich; 3,300 hab. Eaux minérales. Fabr. de cotonnades et toiles de lin.
R1CIMER , général romain , Suève d’origine et petit-fils de Wallia par sa mère, parvint promptement par sa valeur aux premiers grades militaires, disposa pendant 18 ans de la pourpre impériale en Occident, faisant et défaisant des empereurs à son gré. Après une expédition glorieuse contre les Vandales en Corse, 456, il contraignit Avitus à abdiquer, et mit à sa place Majorien, 457, qu’il fit tuer ensuite, par jalousie de gloire, pour placer sur le trône Libius Sévère, 461. Celui-ci étant mort, Ricimer reconnut Anthémius, qui lui donna sa fille en mariage, 467, et ne l’en fit pas moins égorger, en 472, pour revêtir de la pourpre le sénateur Olybrius. Il mourut la même année, ainsi que son nouvel empereur. O.
RIC1NIUM , vêtement à l’usage des matrones romaines. C’était une espèce de demi-tunique sans manches, composée de deux pièces d’étoffe carrées, jointes par des agrafes sur les épaules ; une partie tombait sur la poitrine, et l'autre derrière les épaules : elles descendaient librement jusqu’au-dessous du sein, ou quelquefois jusqu’aux hanches. Le Ricinium était de laine ou de lin, et se mettait pardessus la tunique. C. D — y.
Rit K.MANSWORTH , brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 28 kil. N.-O. de Hertford, sur la Colne; 4,600 hab. Soieries, cotons, articles en paille tressée, papier.
R1CLA, anc. Nertobriga , v. d'Espagne (Saragosse), à 31 kil. N.-E. de Calatayud, sur le Xaloo ; 2,687 hab.
R1COMAGLS, RICOMUM , noms latins de Riom.
RICOS HOMES ou HOMBRES, c.-à-d. hommes puissants (du germain rik, fort, puissant, riche). Ces mots désignaient, au moyen âge, les grands seigneurs féodaux de l’Espagne, par opposition aux hidalgos, qui formaient la noblesse inférieure. Puissants et fiers, 'es ricos homes ne se rattachaient aux rois que par le faible lieu d un vasselage volontaire, qu’il leur était permis de briser, en abandonnant ce qu’ils tenaient d’eux : c’est ce qu’on appelait se dénaturaliser. — Ces mots, qui correspondaient aux mots latins proceres et magnales du code primitif des VVisigoths, ont été remplacés au xvi» siècle par ceux de grandesses et de grands d’Espagne R.
R1CQU1ER | Saint). V. Riqujer.
RIDEAU, riv. de l’Amérique du Nord (Bas-Canada), sort d'un lac de même nom, et tombe dans l’Ottawa, après une chute de 29 mèt. de haut. Cours de 200 kil.
RIDGEFIELD, brg des Etats-Unis (Connecticut), à 57 kil. N. de Norwalk; 2,500 hab.
RIDICULE. V. Réticule.
R1D1NG , mot anglais désignant , en général , un espace qu’on peut parcourir à cheval, et, en particulier, les divisions territoriales du comté d’York : East-Riding, Wesi- Riding , North-Riding.
RIDLEY ( Nicolas) , prélat anglais , né en 1500 dans le Northumberland , m. en 1555, était évêque catholique de Londres , quand Henri VIII se sépara de l’Eglise romaine; il apostasia avec le roi , et fut brûlé vif à Oxford sous le règife de Marie Tudor.
RIDOLFI ( Charles) , peintre et biographe , né en 1602 à Lonigo près de Vicence, m. en 1660, peignit, entre autres tableaux estimés, une Visitation pour l’église de Tous-les-Saints à Venise; toutes les figures y semblent de plein relief. Il a écrit : Vie de Jacques Robusti, surnommé le Tintnret , Venise, 1642, in-4°; Vie de Charles Cagliari (fils de Paul Véronèse), 1646; Vies des peintres vénitiens, 1648, 2 vol. in-4°, ouvrage rédigé avec autant d’exactitude que de solidité, concis, exempt d’erreurs de jugement, et qui est un modèle en ce genre. B.
R1DUNA , nom anc. d’AuRiGNY.
R1EC, vge (Finistère), arr. et à 15 kil. O.-S.-O. de Quiinperlé; 475 hab. Comm. de grains.
lilED , brg des Etats autrichiens ( Haute-Autriche) , à 30 kil. O. de Braunau; 2,500 hab. Toiles et draps.
RIEDENGER (Jean-Elie) , peintre d’animaux, né à Ulm en 1695, m. en 1767 , a su rendre d’une manière supérieure non-seulement la forme très-exacte, mais la physionomie et le caractère des animaux de toute espèce. Ses tableaux se distinguent en outre par le fini de l’exécution , quoique peints avec beaucoup de feu. 11 a gravé aussi dans le même genre , et a laissé une collection volumineuse très-estimée, dans laquelle un grand nombre de pièces sont historiques.
RIEGO Y NUNEZ (Raphaël del), général espagnol, né en 1785 àTufla (Asturies), m. en 1823, prit les armes en 1808 contre les Français, tomba en leur pouvoir, et, pendant sa captivité en France, s’initia aux idées libérales par la lecture d’ouvrages de philosophie et de politique. Rendu à la liberté en 1814 , il visita l’Allemagne et Londres, reprit du service, devint lieutenant-colonel du régiment des Asturies, et fut un des conjurés de la conspiration de Cadix en 1819; après l’arrestation de Quiroga, d’Arco- Arguero et de Lopez-Bafios, dénoncés par le comte de l’Abisbal, il leva l'ctendard de la révolte, et, le 1er janvier 1820 , proclama la constitution des Cortès île 1812 ; puis, délivrant Quiroga , il parcourut l’Andalousie, contraignit Ferdinand VII à accepter la constitution , fut nommé maréchal de-camp et capitaine-général de 1 Yragon. II improuva hautement la réaction qui ne tarda pi s à se faire sentir dans la marche du gouvernement, fut destitué, et relégué à Lérida. Les élections de 1822 le portèrent aux Cortès, dont il fut nommé président. Quand le roi fit appel à l’intervention française , Riégo fut chargé , par le parti constitutionnel, du commandement des troupes statiounées à Malaga. Il arrêta Ballesteros, mais dut battre en retraite devant les Français; grièvement blessé entre Jaën et Andujar, obligé de fuir, déguisé, des paysans le reconnurent, l’arrêtèrent, et le livrèrent aux autorités. Conduit à Madrid, il y fut jugé, condamné à la potence, et conduit au supplice sur une claie traînée par un âne. Il mourut avec beaucoup de courage. Un Hymne patriotique, qu’il composa en 1820. a conservé son nom. B-
RI EN ZI ou RIENZO (Cola ou Nicolas Garkino, dit), né à Rome vers 1310, d’un eabaretier nommé Lorenzo , m. en 1354 , reçut une éducation distinguée. Il s’était placé an rang des premiers orateurs de son temps, lorsque Pétrarque fut couronné à Rome en 1340. Il se lia d’amitié avec ce poète , et tons deux échauffèrent par l’étude de l’antiquité leurs sentiments républicains. Rienzi était notaire apostolique , et avait fait partie d’une députation chargée de solliciter le retour de Clément VI à Rome, quand il résolut d’arracher cette ville à l’anarchie causée par le séjour des papes à Avignon. Il s’empara de l’esprit du peuple, lui montra avec énergie les maux dont il était accablé, lui en indiqua le remède, et, le 20 mai 1347 , se faisant décerner le titre de tribun , proclama une constitution nouvelle. Il rétablit l 'ancien et bon Elut, c.-à-d. la république. Son plan était de réunir tous les Etats italiens en une république unique, avec Rome pour capitale. Les barons furent chassés de Rome; le châtiment de quelques bandits assura l’ordre public; Pérouse et Arezzo se soumirent au tribun ; Jeanne, reine de Naples, et son ennemi Louis de Hongrie, le prirent pour arbitre de leurs différends; la Lombardie fit bon accueil à ses ambassadeurs. Mais la prospérité' frappa Rienzi de vertige; arrogant et présomptueux, il devint l’oppresseur de Rome, après en avoir été le libérateur. V étu des ornements impériaux , il disait , en montrant tour à tour les points cardinaux : <• Ceci est à moi. » Attaqué par les nobles, abandonné du peuple, il s'enfuit à Prague auprès de l'empereur Charles IV, 1348. Ce dernier le livra