LAI
qu’un hameau. Les comtes de Hollande en firent un rendez-vous de chasse; Guillaume II y construisit un palais en 1250. Au xvie siècle, elle devint la résidence des Etats- Généraux, du stathouder et des ambassadeurs. En 1630, un traité d'alliance y fut conclu entre la France et la Hollande ; ces deux puissances y signèrent encore avec l’Angleterre, en 1658, un traité pour le maintien de l’équilibre des Etats du Nord. Elle vit, en 1672, le meurtre du grand-pensionnaire Jean de Witt et de son frère Corneille. Une ligue entre l’Empire, l’Angleterre, la Hollande et la Prusse contre Louis XIV y fut conclue en 1701. La Haye fut prise par les Français en 1795 ; lors de la création du royaume de Hollande, 1806, pour le prince Louis, frère de Napoléon Ier, elle perdit le titre de capitale, qu’elle a repris en 1814. Elle est la patrie du poète latin Jean Second, du physicien Huyghens, de l’anatomiste Ruysch , du roi Guillaume III. — Près de La Haye se trouve ie château royal de Bosch ( Bois ) ou Huis-in-den- Boscli, au fond d’une magnifique forêt, et entouré de belles promenades; il y a une précieuse collection de tableaux. B.
la haye-descartes , clt.-l. de eant. ( Indre-et-Loire | , arr. et à 29 kil. S.-O. de Loches, sur la Creuse; 1,620 hab. préparation de pruneaux; comm. de cire et de miel. Baronnie appartenant à la maison de Rohan , et qui passa aux Montbazon en 1588. Patrie de René Descartes , dont elle porte le nom, et à qui l’on y a érigé une statue en 1849.
la haye-I’ESNEL, ch.-l. de cant. (Manche), arr. et à 15 kil. N.-O. d’Avranches ; 484 hab.
la haye-du-puits, ch.-L de cant. (Manche), arr. et à 31 kil. N.-O. de Coutances; 1,381 hab. Autrefois ch.-l. de marquisat.
LAHIDJAN, v. de la Perse, autrefois ch.-l. du Ghilan , à 17 kil. de la mer Caspienne. Depuis que Chah-Abbas la prit , elle a été presque abandonnée.
LA HIRE (Etienne Vignolles, dit), un des capitaines du roi Charles VII , reçut des Bourguignons ce surnom de La Hyrr (vieux mot qui veut dire grognement d’un chien), à cause de sa brusquerie de caractère. Il parait pour la première fois dans l’histoire, en 1418, au siège de Coucy, qu’il défendait avec Xaintrailles contre les Bourguignons. 11 contribua , en 1427, à sauver Montargis attaqué par Bedford. Quand il alla demander à Chartes Vil des secours pour Orléans, ce prince lui ayant demandé son avis sur une fête qu’il ordonnait : « Je pense , répondit-il , qu’on ne peut perdre plus galmentun royaume. » 11 escorta Jeanne d’Are à son entrée dans Orléans, fit des prodiges de valeur à Jargeau et à Patay, 1429, et essaya de délivrer la Pucelle prisonnière à Rouen ; mais il fut pris par les Anglais. A peine échappé de leurs mains , il leur enleva Chartres et plusieurs autres places, et alla mourir à Montanhan , des suites de ses blessures, en 1442. Le nom de La Hire a été donné, dans le jeu de cartes, au valet de cœur. L — h.
lahlre (Laurent de), peintre et graveur, né à Paris en 1606, m. en 1656, élève de Vouet, fut reçu à l’Académie de peinture en 1648. Il a un style agréable et facile, un grand talent de perspective, mais peu de dessin. Ses meilleures œuvres sont : Laban cherchant ses idoles, l'Apparition du Christ aux trois Maries , Nicolas V visitant le tombeau de St François d' Assise. Il fit de bonnes compositions pour être exécutées en tapisserie. On a de lui une histoire de S‘ Etienne , dont les dessins sont conservés au musée du Louvre , et qui est un chef-d’œuvve. Il a gravé plusieurs de ses compositions, la Conversion de St Paul , le Repos de la Sainte Famille en Egypte, etc.
lahire (Philippe de), mathématicien, fils du précédent, né à Paris en 1640 , m. en 1718. Il s’exerça sur les sections coniques, qu’il traita à la manière des anciens ; ses ouvrages sur cette matière ont beaucoup de prix pour 1’époque où ils ont été écrits, mais l’analyse moderne les a facilement dépassés. Lahire fut employé, conjointement avec Picard, à la carte de France, entreprise par ordre de Colbert , et, plus tard , à des études de nivellement pour amener de l’eau à Versailles.il s’est occupé aussi d’astronomie, de physique et de mécanique, avec assez de succès pour mériter que Fontenelle pût dire de lui, qu’il était une Académie entière des sciences. Il entra à l’Académie en 1678. Son E loge a été prononcé par Fontenelle. Ses principaux ouvrages sont : Nouvelle méthode de géométrie pour la section des superficies coniques et cylindriques , Paris, 1673, iu-4° ; De cyclofde opusculum , ibid. , 1676, in-4° ; Nouveaux éléments des sections coniques, ibid., 1679, in-12 ; la Gnomonique, 1682 , in-12, et 1698 ; Sectiones conicœ in lx libros distri— butœ , 1685, in-fol.; Tnbulœ astronomicœ, 1702, in-4° ; l’ Ecole des arpenteurs , 1675, in-12; Traité de mécanique, 1675, in-12. Lahire a été l'éditeur du Traité du nivellement par Picard,
et du Traité du mouvement des eaux par Mariotte. On trouve de lui plusieurs Mémoires parmi ceux de l'Académie des sciences. V.
LAHN, riv. d’Allemagne, prend sa source dans la Westphalie prussienne. Cours de 150 kil., navigable sur 40, depuis Weilbourg. Elle passe à Marbourg, Giessen , Wetzlar, Leun, Lohnherg, Weilbourg, Wilmar, Runkel , Limbourg, Nassau, et reçoit la Dille , l’Ohm, l’Aar, le Mühl, etc. Embouchure dans le Rhin à Nieder-Lahnstein ( Nassau).
LAHNSTEIN (NIEDEK-!, v. de Prusse i Hesse), sur le Rhin, à l'embouchure de la Lahn ; 2,000 hab. Exploitation de fer.
LAHNSTEIN ÏOTVER-), v. murée de Prusse (Hpsse\ sur
le Rhin, prés de l’embouchure de la Lahn , à 4 kil. N. de Braubach; 1,600 hab. Ruines de l’anc. château de Lahneck. Sources minérales. Forges à fer.
LAHORE, v. forte de l’Hindoustan, capit. de la prov. de son nom , à 368 kil. N.-E. de Dehli , sur le Ravi ; par 31° 34’ lat. N., et 72° 34’ long. E.; 95,000 hab. Autrefois très-tlorissante, elle est maintenant en décadence. Fabr. d’étoffes de coton, lainages, armes. On y remarque le mausolée de Chah-Djihan et le palais de Runjet-Sing. — Lahore est peut-être l’ancienne Sagula, fondée du temps d’Alexandre. Elle fut conquise par Babour en 1520, et fut quelque temps le siège du gouvernement des Mongols dans l’Inde. Les Seikhs l’ont prise en 1788 , et les Anglais en 1846.
lahore (Province de), contrée de l'Hindoustan, entre le Cachemire au N., le Thibet à l’E. , le Moultan au S., et le Kaboul à l’O.,- par 30°-34° lat. N., et 69°-75® 30’ long. E.; 156,000 kil. carrés environ ; pop. évaluée à 10,000,000 d'hab.; villes princip. : Lahore, Amretsir. Climat chaud; sol fertile au S., rocailleux au N., arrosé par le Sind et ses affluents le Kaboul, la Kama, et le Pendjab. Beaux pâturages. Récolte de blé, tabac, coton, sucre. Cette province est divisée en deux régions, le Pendjab au S., et le Ruuislau au N . — Dans l'Antiquité, le Lahore faisait partie des Etats de Porus. Pendant bien des siècles, il a été tour à tour indépendant, ou soumis aux empereurs mongols ou afghans. Au xvm* siècle, il formait de nombreuses principautés, possédées par les Seikhs. Runjet-Sing, m. en 1840, parvint, avec l’aide du général Allard et d'autres officiers européens, à étendre sa domination sur le Lahore presque entier ; mais, après lui, son fils Shere-Sing fut assassiné, 1843; Chanda, veuve de ce prince, ne put contenir les partis. Les Anglais profitèrent de ces divisions pour intervenir, 1845; les Seikhs, vaincus à Mornlky, cédèrent à la Compagnie des Indes le territoire compris entre la Beyah et le Setledje, 1846. Le reste du pays, entre le Sind et le Ravi, a été occupé par les Anglais en 1849.
lahore ( Royaume de ), nom donné, tantôt aux possessions des Seikhs occidentaux ( Lahore, Cachemire, Moultan, et partie de l’Afghanistan entre l’Indus et les monts Soliman), tantôt au Lahore et au Cachemire réunis.
LAHOU, v. d’Afrique | Guinée supérieure), sur la Côte des Dents et dans le pays des Ashantees ; 6,000 hab. Comm. d’ivoire et de poudre d’or.
LA HOUSSAYE. V. Amelot.
LAHR, v. du grand-duché de Bade, à 80 kil. S.-S. -O. de Carlsruhe, 36 N. de Fribourg, 36 S.-E. de Strasbourg; 6,500 hab. Industrie très-active : toiles, rubans de soie, tissus de coton; manufact. import, de café-chicorée et de tabac. Vieille tour, bâtie sur les ruines d’un fort romain.
LAHSA , région d'Arabie, à l’E., le long du golfe Persique, au N.-O. de l’Oman; 150,000 hab.; villes princip.: El-Katif, El-Kouéit, Ras-el-Khyma. On en tire des chameaux et des perles ; celles-ci viennent des îles Bahreïn.
LAI (Frère). F. Convers.
LAIBACH , v. d’Illyrie. V. Laybach.
LAÏC ou LAÏQUE (du grec laos, peuple), mot servant à désigner tout chrétien qui n’est pas ecclésiastique ou qui n’appartient pas temporellement à l’Eglise.
LAIGLE, ch.-l. de canton (Orne), arr. et à 35 kil. N.-E. de Mortagme, sur la Ritle, et près d'une belle forêt ; 4,945 hah. Trib. de commerce ; chambre consultative des manufactures. Fabr. importantes d’épingles, aiguilles, agrafes, anneaux, fils de fer et de laiton, toile métallique, pointes de Paris, dés, chaudronnerie, grosse quincaillerie, gants, corsets, tanneries, papeteries, cristallerie. On remarque les églises S '-Martin et S'-Barthélemy, et le château élevé par Mansard La ville est bâtie toute en briques.
LAIGNES, ch.-l. de cant. (Côte-d'Or), arr. et à 18 kil. O. de Châtillou-sur-Seine ; 1,322 hab. Commerce de laine et de chanvre.
LAINE | Joseph-Henri-Joachim , vicomte), né à Bordeaux en 1767, m. en 1835. Avocat au moment de la Ré-