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472; Olyhrius, 472. — Après la mort de Ricimer, la confusion devient inextricable : Julius-Népos, 472-475, trouve un compétiteur dans l’élu des soldats mercenaires, Glycérius, 473, et se voit renversé par le patrice Oreste, qui proclame son fils, Romulus-Augustule, 476. A ce moment, l'Empire d’Occident comprend à peine l’Italie : les Iiéruies y demandent des terres ; on les leur refuse ; Odoaere, leur chef, prend Rome , et dépose Romulus- Augustule, dont le double nom semble alors une ironie du destin. Ainsi une révolution inaperçue mit fin au plus puissant Empire qui eût encore existé; lui aussi, dit Montesquieu, il finit comme le Rhin, qui n’est plus qu’un ruisseau quand il se perd dans l’Océan... — Rome s’était agrandie, parce qu’elle n’avait eu que des guerres successives;... Rome fut détruite, parce que toutes les nations l'attaquèrent à la fois et pénétrèrent partout. » — Pour l’histoire de Rome au moyen âge et dans les temps modernes, V. Eglise (Etats de 1’) et Papauté. A. C.
Rome (Comarca de), nom donné à la délégation des Etats de l’Eglise qui comprend une partie de la Campagne de Rome et du Patrimoine de S1 Pierre ; entre les délégations de Viterbe et de Civita-Vecehia au N., de Frosinone au S., le royaume d’Italie à l’E., et la Méditerranée à l’O.; villes principales : Rome, Ostie, Albano, Velletri, Frascati, Palestrina ; 326,509 hab.
rome (Campagne de ). V. campagne.
rome (Roi de). V. napoléon ii.
home , v. des Etats-Unis ( New-York), ch.-l. du comté d’Oneida, à 173 kil. O. -N. -O. d’Utica, sur le lac Erié; 6,000 hab.
ROME-DE-TARN ( SAINT?-), ch.-l. de cant. (Aveyron), arr et à 16 kil. N. de S1— Aff'rique, sur la rive g. du Tarn ; 1,094 hab. Entouré de fortifications en ruines. Comm. de vins et d’amandes.
ROME DE L1SLE ( J.-B. -Louis ) , physicien et minéralogiste, né à Gray (Haute-Saône) en 1736, m. en 1790, visita l'Inde, fut fait prisonnier à la prise de Pondichéry par les Anglais, et revint en France en 1764. Il avait pris dans ses voyages le goût de l’histoire naturelle, et, après quelques essais dans différentes branches de cette science, il se livra exclusivement à la minéralogie. Il ouvrit un cours qui fut très-fréquenté, et compta Haüy parmi ses élèves. On a de lui : Essai de cristallographie , Paris, 1772, in-12; Description méthodique d'une collection de minéraux , 1773, in-8"; Cristallographie, ou Description des formes propres à tous les corps du règne minéral dans l’état de combinaison saline, pierreuse ou métallique , 1783, 4 vol. in-8°; Des caractères extérieurs des minéraux, 1785, in-8»; Métrologie, ou Tables pour servir à V intelligence des poids et mesures des anciens, etc., 1789, in-4", où il établit que la livre romaine équivalait à 10 onces et demie de la nôtre, et part de là pour donner les rapports des mesures romaines et grecques avec les nôtres. V.
ROMEGAS (Mathurin d’Aux-LEScoui) , de la famille d’Aux ou Auch , une des branches cadettes de la maison d’Armagnac , entra dans l’ordre de Malte en 1547 , se signala par ses exploits contre les Turcs sur la Méditerranée , prit une part brillante à la défense de Malte assiégée par les troupes de Soliman II en 1565 , seconda Montluc, son parent, contre les protestants de la Guyenne , fut élu grand-maître-général des galères de l’Ordre , puis lieutenant-général du magistère, et mourut à Rome en 1581. B.
ROMÉLIE. V. Roumélie.
ROMLN , v. de Russie. V. Romny.
ROMENAY , brg I Saône-et-Loire) , arr. et à 32 kil. N.- E. de Mâcon ; 415 hab.
ROMESCOT. V. Denier de Saint Pierre.
ROMILLY (Samuel) jurisconsulte, né à Londres vers 1758, m. en 1818, descendait d’une famille protestante sortie de France à la révocation de l’édit de Nantes, et établie à Genève. Son père était venu exercer à Londres la profession de joaillier. 11 obtint de brillants succès au barreau, et, dans un voyage en France, se lia avec Mirabeau. Quand Fox et lord Grenville furent mis à la tête du ministère, en 1806, il fut nommé sollicitor général , entra à la Chambre des Communes , passa dans l’opposition à la dissolution du ministère, réclama la réforme parlementaire, l’émancipation des catholiques d'Irlande, le rejet de Yulienbill, l’abolition de la traite des noirs , la réforme du code criminel. Ayant perdu sa femme, il se tua de désespoir. On a de lui , en anglais : Observations sur les lois criminelles ence qui concerne les peines capitales , Londres, 1810, iu-8°; Discours , 1820. V. son Eloge par Benjamin-Constant, Paris, 1819. B.
romilly-sur-andelle , vge (Eure) , arr". et à 18 kil. N. -O. des Andelys, au pied de la Côte des-deux-Amanls ;
530 hab. Fonderie très-importante et laminage de cuivre et de zinc, tréfilerie de laiton, martinets; on y emploie annuellement 1,200,000 kilogr. de cuivre brut.
romilly-sur-seine, ch.-l. de cant. (Aube), arr. et à 20 kil. N.-E. de Nogent-sur-Seine, sur le chemin de fer de Montereau à Troyes; 4,073 hab. Fabr. de bonneterie, d’aiguilles , de vinaigre. Elève d’abeilles. Beau château , avec parc. On voit à 2 kil. O. -N. -O. les ruines de l’abbayo de Scellières , où Voltaire fut inhumé en 1778, et reposa jusqu’en 1791.
ROMME ( Charles) , géomètre , né à Riom vers 1744 , m. en 1805, étudia l’astronomie sous Lalande , fut nommé professeur de navigation à Roehefort, et devint correspondant de l’Académie des Sciences en 1778. On a de lui : Mémoire où ion propose une nouvelle méthode pour détermine V les longitudes en mer , 1777 , in-8°; \'Arl de la mâture des vaisseaux, 1778 ; l 'Art de la voilure , 1781 ; Y Art de la marine , ou Principes et préceptes généraux de l'art de construire, d’armer , etc., les vaisseaux, 1787, in-4°; ces trois ouvrages, compris dans la Description des arts et métiers , sont fort estimés ; Dictionnaire de la marine française, 1792 et 1813, in-8°; Dictionnaire de la marine anglaise, 1804 , 2 vol. in-8°; Tableau des vents , des marées , des courants sur toutes les mers , 1806, 2 vol. in-8°, très-bon recueil d’observations, etc. V.
ROMME (Gilbert), frère du précédent, né à Riom en 1750, m. en 1795, s’appliqua à l’étude des mathématiques, se rendit en Russie, où il devint instituteur du jeune comte Strogonofl , adopta avec chaleur, à son retour en France , les principes de la Révolution, et fut nommé député à l’Assemblée législative, puis à la Convention, par le département du Puy-de-Dôme ; dans cette dernière assemblée, il siégeait au faite de la Montagne. Il fit supprimer la place de directeur de l’Académie de France à Rome et la maison d’éducation de Sl-Cyr, rédigea le rapport sur l’invention du télégraphe aérien , et contribua à faire décerner à Marat les honneurs du Panthéon , puis à faire adopter le nouveau calendrier républicain, dont Lalande lui avait fourni le plan, et auquel il avait travaillé avec Fabre d’Eglantine. En 1794 , il fut rapporteur de la commission chargée d’examiner la conduite de Carrier, et chercha à atténuer ses crimes. Un des fauteurs et des chefs de l’insurrection parisienne du 1er prairial an m (20 mai 1795 ), il fut arrêté, traduit devant une commission militaire, condamné à mort, et se poignarda sur-le-champ. Ou a de lui : Annuaire du cultivateur, 1795, in-8°, espèce de commentaire apologétique sur les noms de légumes et d’animaux substitués, dans le calendrier républicain , aux noms de saints de l’ancien calendrier. B.
ROMMEL , riv. d’Afrique. V. Rummel.
ROMN. V. Rum.
ROMNEY ( George), peintre anglais, né en 1734 à Dalton dans le comté de Lancastre, m. en 1802, était fils d’un fermier, devint un des plus habiles peintres de portraits de l’Angleterre , et partagea la vogue avec Gainsborough et Reynolds. Il s’exerça aussi dans la peinture d'histoire; on voit de lui , dans la galerie Boydell, à Londres, un Naufrage tiré de la Tempête de Shakspeare, une Cassandre d’après le Troilus et Cressida du même poète, et le portrait de ShaUspeare enfant. B.
romney (NEW-), bourg et paroisse d’Angleterre (Kent), l’un des Cinq-Ports , à 30 kil. S. -O. de Douvres , 44 S.-É. de Maidstone ; 6,000 hab.
ROMNY ouROMEN, v. de la Russie d’Europe, gouvernement et à 200 kil. N.-N.-O. de Poltava, au confluent de la Romen avec laSoula; 8,000 hab. Trois foires importantes par an, à la fin du Carnaval , à l’Ascension , et à la fin de juillet.
ROMONT, en allemand Remund, vge de Suisse, cant. et à 24 kil. S.-E. de Fribourg , sur la Glane ; 1,300 hab., catholiques. Foires à bétail et à chevaux. Fortifications.
ROMORANT1N, s.- préf. (Loir-et-Cher) , à 42 kil. S.-E. de Blois, au confluent de la Sauldre et du Morantin; 7,042 hab. Tribunaux de lre instance et de commerce, collège. Fabr. de draps, cardes, huile. — Ancienne capitale de la Sologne, et seigneurie appartenant au xne siècle aux comtes de Blois , cette ville fut prise par le prince Noir en 1356 , et passa, au xve siècle , aux duis d’Orléans, puis aux ducs d’Arigoulême. François Ier la. réunit à la couronne. Le chancelier LTIôpital y fit vendre, en 1560, le célèbre édit de Romorantin , qui empêcha l’établissement de l’Inquisition. Patrie de la reine Claude, femme de François Ier.
ROMSDAL (Amt de), division administrative de la Norvège, dans les stifts de Bergen et Drontheim; 15,536 kil. carr. ; 90,283 hab. Ch.-l. Cliristiansund.
ROMSEY, bourg et paroisse d’Angleterre (Hants) , à