RO W
été traduite en français par Dubois de SMlelais, Bruxelles, 1707. B.
kovèiîe (Prosper bonarei.li de la), frère du précédent, né à Ancône en 1590, m. en 1559, s’attacha au duc de Toscane, et fut le fondateur de l'Academie des Caliyinosi en 1624. 11 a laissé des Poésies diverses, neuf Drames en musique, Anvers, 1547, des Comédies en prose, Macerata, 1645. et des LeUres. Sa tragédie de Soliman, 1620, eut un grand intérêt , à cause de la nouveauté des caractères, des mœurs et des passions ; le style en est noble, naturel , et ne manque pas de vivacité. B. .
rovèke (Joseph-Stanislas), né en 1748 à Bonnieux (Comtat Venaissin), ni. en 1798, était fils d’un aubergiste qui lui fit donner une belle éducation, se présenta à Aix sous le nom de marquis de Fonvielle, acheta la charge de capitaine des gardes-suisses du vice-légat d’Avignon, essaya eu 1789 de se faire nommer député de la noblesse de Provence aux Etats-Généraux, et, ayant échoué, passa dans le parti révolutionnaire, et devint un démagogue. Lieutenant de l'affreux Jourdan , dit Covpe-lèle , dans le département de Vaucluse, il vint à l’Assemblée législative faire l'apologie des massacres de la Glacière (Avignon), et amnistier les assassins. Député des Bouches-du-Rhône 4 la Convention , il siégea et vota constamment avec Marat , fit partie du Comité de sûreté générale, alla organiser dans son pays le régime de la Terreur, fut néanmoins dénoncé comme persécuteur des patriotes , abandonna Robespierre au 9 thermidor, figura au Conseil des Anciens parmi les adversaires du Directoire, fut compris dans les proscriptions du 18 fructidor, et mourut à Sinnamary. B.
ROVEREDO, en allemand Rovereith , en latin lloborelum, v. des Etats autrichiens (Tyroll, sur le Léno et l’Adige, à 20 kil. S.-S.-O. de Trente; 11,000 hab. Ch.-I. de cercle; tribunal; gymnase; académie; bibliothèque. Importantes moulineries et filatures de soie. Comm. de blé, chanvre, lin, vins. — Des Vénitiens, qui la possédaient depuis 1416, elle passa en 1509 aux empereurs d’Allemagne. Le général Bonaparte la prit en 1796 (4 sept.), après une bataille importante; elle fut comprise dans le département du Ilaut-Adige.
koveuedo, brg de Suisse (Grisons), à 16 kil. S.-S.-O. de Mi sncco; 700 hab. Ane. château de Trivulce.
ROVJGNO ou TREVIGNO, Rivonium, v. des Etats autrichiens | Littoral i, vaste et bon port sur l’Adriatique, à 85 kil. S.-S.-O. de Trieste; 9,750 hab. Tribunaux; belle cathédrale gothique. Chantiers de construction; pêche active. Export, de vins muscats, huile, poisson salé.
ROVJtiO, Rhwligium, v. du royaume d’Italie (Vénétie), ch.-l. de la Polésine, sur l’Adigetto, â 90 kil. S.-S.-O. de Venise; 11,917 hab. Résidence de l’évêque d’Adria, tribunal de lrc instance, gymnase, bibliothèque. Ville bien bâtie. Grand commerce de grains. Napoléon 1er fit le général Savary dur d <■ Itnriqo.
itovïGO (Province de), subdivision administrative du royaume d'Italie (Vénétie), entre les provinces de Venise, de Padoue et dé Vicence au N., de Vérone au N. -O., de Mantoueà l’O., et celle de Ferrare, dont la sépare le Pô, au S., et le golfe de Venise à l’E.; 1,517 kil.carr.; 80 kil. sur 25; 176,814 hab. On la nomme aussi Polésine. Sons Napoléon 1er, elle était répartie entre les départements du Mineio, de la Brenla, de l’Adriatique, et du Bas-Pô. Climat malsain. Sol arrosé par le Pô, l’Adige, le Tartaro, l’Adigetto, et de nombreux canaux. Récolte de riz et élève de bétail.
RO VILLE, vge (Meurthe), arr. et à 31 kil. S.-E. de Nancy, sur la Moselle; 289 hab. Belle ferme-modèle et école d agriculture, créées en 1822 par Math, de Dombasle.
RO\ IRA DE BROCANDEL (Hippolyte), peintre et graveur espagnol, né à Valence en 1593, m. en 1765. On ne sait qui lui enseigna la peinture; comme graveur, il eut pour maître Evariste Mugnoz. A l’âge de 30 ans, il alla à Rome, où il vécut dans un enthousiasme excessif , ne vivant que de pain et d’eau , ne se déshabillant jamais, n’ayant d autre plaisir que de copier les tableaux des grands maîtres. La continuité du travail ruina ses forces : il languit quelque temps, et finit par perdre la raison. Il fit cependant d'assez beaux ouvrages dans ses moments lucides; on cite le Médaillon de St François- Régis, pour l’église Si-Etienne à Séville. Les copies d Annibal Carrache et d’autres maîtres, qu’il avait exécutées à Rome, sont des chefs-d’œuvre d’exactitude. A. j{
ROM E ( Nicolas), pnëte dramatique anglais, né en 1673 a Little- Bedford (Bedt'ordshire), m. en 1718, renonça au barreau pour la littérature, fut créé poëte lauréat à l’avénement de Georges 1«, puis secrétaire du conseil du prince de Galles. Ses Œuvres ont été réunies à Londres, 1733, |
3 vol. in-12 ; elles comprennent une traduction de la Pharsale de Lucain , et plusieurs tragédies qui eurent un grand succès, telles que la Belle-mère ambitieuse , Tumerlnn, la Belle pénitente, Ulysse, Jeanne Grey, Jeanne Sltore. Un trouve dans ces tragédies des situations attachantes et fortes, et un style harmonieux. Jeanne Shorc a été traduite en français par Andrieux dans la collection des Chefs-d'œuvre dut théâtre étranger. On doit encore à Rotve une traduction du Lutrin de Boileau , et une bonne édition de Shakspeare. B.
rowe (Thomar), littérateur, né à Londres en 1687, m en 1715, entreprit une suite aux Pies des hommes illustres de Plutarque. Les Vies qu’il composa parurent à Londres, 1728, in-8o ; ce sont, celles d'Enée, Tullus Hostilius, Aristomène, Tarquin l’Ancien, Junius Brutus, Gélon, Cyrus, Jason; elles ont été traduites en français par l’abbé Bellenger, et réunies à la version de Plutarque par Dacier, et à quelques éditions de celle d’Amyot. — Sa femme, Elisabeth Singer, née en 1674 à Ilchester (Somerset), m. en 1737, a laissé une Histoire de Joseph, en vers anglais, des Lettres morales et amusantes, en prose et en vers, 1729-33. trad. en français, Amst., 1740, 2 vol. in-12, et des OEuvres mêlées, 1739, 2 vol. in-8°.
RO W LE Y (Le moine). V. Chatterton.
ROWNO, v. de la Russie d’Europe ( Volhynie), ch.-L de district, à 220 kil. O.-N.-O. de Zytomicrz ; 5,000 hab.
ItOXANE, fille d’Oxyarte, satrape de Perse, était une merveille de beauté. Alexandre le Grand l’épousa après la défaite de Darius III, et la laissa, en mourant, enceinte de 6 mois. Craignant que Statira, veuve comme elle du conquérant, ne fût un obstacle à son ambition, elle s'entendit avec Perdiccas pour la faire mourir, ainsi que sa sœur, veuve d'Hépheslion. Le fils qu'elle mit au ' onde reçut le nom d’Alexandre Aigus, et fut reconnu héritier du trône. Alliée d’Olympias contre Arrhidée et Eurydice, elle fut prise dans Pydna par Cassandre, et bientôt misa â mort dans Amphipolis avec son fils, 311 av. J.-C.
ROXAS. V. Rojas et Vjllanürando.
roxas, vge d’Espagne, prov. et à 31 kil. N.-E. de Burgos; 500 hab. Château des ducs de Lerme.
ROXBURGH |Comté de), ou Teviotdaee, c.-à-d. vallée du Teeiot, au S. de l’Ecosse, sur la frontière, entre les comtés anglais de Northumberland et de Cumberland à PE. et au S., les comtés écossais de Berwick au N., do Dumfries et de Selkirk à I’O., et d’Edimbourg au N. -O.;
191.000 hect.; 54,125 hab. Sol montagneux au S. et à PO. Rivières : Teviot et Tweed. Manuf. de laines; houille et pierres de taille. Elève de moutons. Le chemin de fer dit Nord le traverse au N. Capitale; Jedburcjh , v. principales : Kelsou Hawiek, Melrose. Il faisait partie, sous les Romains, de la Valentia, et, sous les Saxons, du royaume de Northumbrio.
noxnuitGH , vge d’Ecosse, dans le comté de ce nom, à 5 kil. S.-O. de Kelso, un peu à PO. de l’emplacement de l’anc. Roxburgh, détruite en 1550 par suite d’un traité avec l'Angleterre; 900 hab.
ROXBURY, brg des Etats-Unis (Massachusetts), à 3 kil. S.-O. de Boston, dont il n’est qu’un faubourg; 25,137 hab. Fabr. de tapis, produits chimiques, corderies, tanneries.
ROXELANE. favorite du sultan Soliman II, était née dans la Russie-Rouge, et fut d'abord esclave. Douée d’une rare beauté, de beaucoup d’esprit et encore plus d’ambition, elle séduisit Soliman, au point qu’il l’épousa et la déclara sultane. Mère de Bajazet, de Sélim II, et de la sultane Mirrnah, qui devint l’épouse de Roustam-I’acha, elle causa la perte du grand-vizir Ibrahim, obtint par ses intrigues la mort de Mustapha, fils de Soliman et d’une première femme , et trama une conspiration pour assurer le trône à son fils Bajazet : mais les coupables furent découverts sans qu’elle pût être compromise, et elle mourut en 1557 , conservant son empire sur son époux.
BOXOLANS, Buiolani, peuple puissant de la Sarmatie européenne, de race Scythique d'après Strabon, Sarmnte d’après Tacite, habitaient les bords du Palus-Méotide, depuis le Borysthéne jusqu’au Tanaïs. Us marchèrent avec
50.000 hommes contre Mithridate : mais n’ayant pour armes défensives que des cuirasses et des casques de peau de bœuf et des boucliers d’osier recouverts de cuir, ils furent aisément vaincus par les 6,000 soldats du roi de Pont. On les voit ensuite attaquer la province romaine de Mésie sous le régne d’Othon, et forcer Adrien, par leurs invasions multipliées, à leur payer un tribut annuel déguisé sous le nom de solde militaire. Us entrèrent, en effet, au service de l’Empire, mais le pillèrent plus souvent qu’ils ne le défendirent : leurs invasions sont encore mentionnées au xi® siècle. Leurs armes offensives étaient