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des arcs, des lances, et de longues épées qu’ils maniaient à deux mains : leur infanterie lâchait aisément pied; leur cavalerie était redoutable. On admet généralement que ce sont les ancêtres des Russes. C. P.
ROY lAntoine, comte), né en 17fi5 à Savigny (Champagne, m. en 1847, se fit recevoir avocat au parlement de ■ 'Paris en 1785, et, pendant la Révolution, se contenta de plaider quelques afiaires, entre autres pour plusieurs contumaces, condamnés à mort après l’insurrection de ven-, démiaire, et qui furent acquittés devant le jury. En même temps, par la création d’un grand établissement manufacturier dans le département de l’Eure, et par l’acquisition du domaine de Navarre, qu’il acheta au dernier duc de Bouillon, moyennant une rente viagère de 300,000 francs qui s’éteignit peu d’années après, il fondait sa fortune, qui devint colossale. Plus tard, Napoléon 1er le contraignit de lui vendre le domaine de Navarre, avec de grands sacrifices sur le prix de vente. Député de la Seine pendant les Cent-Jours, il s’opposa à la prestation du serment de fidélité à l’empereur. Les électeurs lui continuèrent son mandat sous la Restauration, et, trois années de suite, il fut rapporteur des lois de finances. Ministre des finances de 1819 â 1821, il signala son aaministration par un dégrèvement de l’impôt foncier, et par la libération définitive des acquéreurs de biens nationaux, aes engagistes et échangistes. En abandonnant le ministère, où il présenta toujours dans ses budgets de notables excédants de recettes sur les dépenses, il fut nommé comte et pair de France. Adversaire du ministère Villèle, il fit rejeter le projet de loi pour la conversion des rentes 5 0/0 en 3 0/0, et reprit le portefeuille des finances dans le ministère Martignac, 1829. Depuis 1830, il renonça aux fonctions publiques , et se contenta de siéger à la Chambre des pairs. B.
ROYAL D’OR, anc. monnaie d’or de France, valant n sous parisis. Il en est question pour la première fois au temps de Philippe le Bel, et on en battait alors 70 au marc. Philippe le Long fit frapper de petits royaux, qui valaient la moitié des grands. Sous Charles le Bel et Philippe ^e Valois, il y eut des royaux d’or fin, et de 58 au marc. Ceux de Jean le Bon, appelés aussi deniers d'or ou deniers royaux, étaient de fié et de 69 au marc. On cessa d’en frapper sous Charles VII.
royal (Palais). V. palais.
ROY ALE ( Place) , àParis, située quartier du Marais, près du boulevard Beaumarchais et de la rue Sl-Antoine. Elle se compose d’un ensemble de bâtiments réguliers, élevés autour d’une aire quadrar.gulaire de 140 mèt. 33 centim. de côté, et divisés, par les toits, en 37 pavillons, bâtis en briques apparentes, avec chaînes et chambranles eu pierre de taille. Ils sont à 2 étages, et reposent sur une suite de 144 arcades en pierre, ornées de pilastres doriques, et formant une galerie continue pour les promeneurs. Au centre de la place , après une large voie réservée sur chaque côté pour les voitures, est un jardin de 12,834 mètr. de superficie , entouré d’une grille , et orné À son centre d’une statue équestre en marbre blanc de Louis XIII, œuvre de Dupaty et de Cortot, et, à scs quatre coins, d’un parterre avec fontaine à vasques, versant d’abondantes eaux. — Henri IV ordonna l’ouverture et la construction de la place Royale sur une partie de l’ancien emplacement de l’hôtel 'es Tournelles. Les travaux, commencés en 1605, furent achevés en 1612. Henri IV employa un quart de ces bâtiments à loger des manufactures de draps et de soie. Peu d’années après, les manufactures disparurent, et la noblesse vint occuper cette place, qui fut dès lors le quartier le plus à la mode de Paris. En 1639, Richelieu éleva au centre une statue équestre en bronze de Louis XIII, que la Révolution renversa; la grille fut ajoutée en 1682, pour remplacer de simples barrières de bois, et le jardin, planté en 1683. La splendeur aristocratique de la place Royale finit avec la Révolution; elle n’est plus auj. qu’un quartier peu brillant, presque désert, et bourgeoisement habité. Sous Napoléon Ier, on avait construit un bassin à gerbe d’eau, sur l’emplacement de l'ancienne statue de Louis XIII ; la statue et les fontaines actuelles ont été établies en 1816. Pendant la Révolution, la Place Royale fut appelée place des Fédérés, puis de i Indivisibilité ; sous le Consulat et le 1« Empire, Place des Vosges; elle reprit en 1814 le nom de Place Itoyalc , et devint Place de la République, puis Place des Vosges pendant la République de 1848. Elle est encor-', par sa régularité, une des belles places de Paris. G. D — y.
ROYAN, Novicregum, ch.-l. de cant. (Charente-Inférieure), arr. et à 36 kil. S. deMarennes port à l’embou-
chure de la Gironde, xive dr.; 3,177 hab. Bains de mer. Construction de navires, pêche de sardines. Place forte des protestants, prise et démantelée par Louis XIII, en 1622.
ROYANEZ ou ROYANS, petit pays de l’anc. France (Dauphiné), sur la rive g. de l’Isère; ch.-l. Pont-en- Royans. Il avait titre de marquisat. Auj. réparti entre les départ, de l’Isère et de la Drôme.
ROYAT, vge (Puy-de-Dôme), arr. et 4 kil. S. -O. de Clermont-Ferrand; 1,150 hab. Eaux thermales minérales. Bains construits en 1855. La grotte de Royat, d’où jaillit par 7 sources le ruisseau du même nom, est célèbre parmi les beautés naturelles de l’Auvergne.
ROYAUMONT, vge (Seine-et-Oise), arr. et à 28 kil. N.-E. de Pontoise ; 400 hab. Anc. abbaye de l’ordre de Citeaux, fondée par Louis IX en 1227, et convertie, depuis la Révolution, en grand établissement de filature, tissage de coton et blanchisserie.
ROYaumont, prieur de Sombrerai; c’est un pseudonyme sous lequel Nicolas Fontaine publia, en 1694, une Bible, recueil de figures de l’Ancien et du Nouveau Testament, avec expl ications. D’autres l’attribuent à Lemaistre de Sacy.
ROYBON, ch.-l. de cant. (Isère), arr. et à 18 kil. N.-O. de SMVlareellin; 632 hab.
ROYE, ch.-l. de cant. (Somme), arr. et à 20 kil. E.-N.-E. de Montdidier, sur l’Avre; 3,460 hab. Autrefois fortifié, il soutint de nombreux sièges. Grand marché de grains et de farines pour Paris. Fabr. de flanelles, bonneterie, sucre de betteraves. Beaux vitraux dans l’église Sl-Pierre.
roye (Guy de), d'une illustre maison de Picardie, fut chanoine de Noyon, doyen de St-Quentin, auditeur de Rote, s’attacha aux papes Clément VII et Benoit XIII, devint successivement évêque de Verdun, de Castres, de Dol, archevêque de Tours, de Sens, de Reims, fonda à Paris le collège dit de Reims, et, se rendant au concile de Pise, 1409, fut tué à Voltri, près de Gênes, dans une émeute qu’un de ses gens avait causée par un meurtre.
ROYER-COLLARD (Antoine-Athanase), médecin, né en 1768 à Sompuis, près de Vitry-le-François, m. en 1825, étudia chez les Oratoriens de Lyon, fonda dans cette ville, lors de la Révolution, un journal hostile aux démagogues, eut ensuite un modique emploi dans l’administration des vivres à l’armée des Alpes, vint après la Terreur suivre des cours de médecine à Paris, fut reçu docteur en 1802, et, l’année suivante, créa la Bibliothèque médicale, recueil périodique estimé. Médecin en chef de la maison d’aliénés de Charenton en 1806, il fit des cours très-suivis sur les maladies mentales, devint inspecteur-général des écoles de médecine en 1809, et professeur de médecine légale à la Faculté de Paris en 1816. On a de lui : Essai sur l'amenorrhée, 1802, in-8° ; Rapport sur les ouvrages envoyés au concours sur le croup, 1812, in-4® ; beaucoup d’articles dans le Bulletin de l’Athénée de médecine et le Dictionnaire des sciences médicales.
royer-collard (Pierre-Paul), philosophe et homme d’Etat, frère du précédent, né en 1763 à Sompuis, près de Vitry-le-François (Marne), m. en 1845, fut avocat, dès l’âge de 20 ans, au barreau de Paris. 11 salua la Révolution avec enthousiasme, devint secrétaire de la lre Commune de Paris, se retira au 10 août 1792, et se sépara de la Révolution. Député de la Marne au Conseil des Cinq- Cents, en 1797, il y défendit à la tribune les émigrés, les proscrits, et les prêtres ; aussi fut-il exclu de l’Assemblée au 18 fructidor. Alors il se lia avec les membres d’un conseil secret, que Louis X VIII entretenait àParis. Après la proclamation de l’Empire, Royer-Collard renonça à la politique, pour s’occuper d’études philosophiques ; nommé, en 1811, professeur d’histoire de la philosophie moderne à la Faculté des Lettres et à l’Ecole normale , il montra un rare talent de parole, une dialectique puissante, une conviction profonde, dans l’exposition des doctrines de l’école écossaise. La lr“ Restauration lui confia la direction de l’imprimerie et de la librairie; la 2e le nomma conseiller d’Etat et président du Conseil royal de l’Université, et en outre il fut envoyé à la Chambre des députés par le départem. de la Marne. Royaliste libéral, et chef des Doctrinaires ( V . ce mot), il domina un instant avec le ministère Decazes. Les excès des ultra-royalistes le portèrent à la tête de l’opposition; en combattant la loi d’aînesse, la loi du sacrilège, et les mesures réactionnaires, il acquit une si grande popularité, qu’en 1827 il fut réélu dans 7 collèges électoraux à la fois. Nommé par le roi président de la Chambre en 1828, il eût rolontiers répondu aux avances de Charles X ; prévoyant les dangers de la situation, il alla, dit-on, jusqu’à conseiller au roi h
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formation d'un ministère qui aurait résisté aux agitations de la Chambre, et posé des limites aux concessions. Mais le courant de l'opinion libérale ne pouvait plusetre arrête : il signa V Adresse des 221, sans se douter des conséquences, et vint la présenter au roi, qui refusa d en entendre la lecture. La révolution de 1H30 frappa Royer-Collard dans ses sympathies et dans ses opinions : resté silencieux sur son banc, il ne reprit la parole que sur la tomhe.de C. Périer, pour louer le ministre de n’avoir pas voulu la révolution et de l’avoir comprimée. Plus tard, il remonta à la tribune pour combattre les lois dites de Septembre , contre la presse périodique. Royer-Collard a été le maître de ce double éclectisme philosophique et politique, qui, d une part, ramena le spiritualisme dans la société démoralisée, de l’autre lui donna le régime constitutionnel. 11 fut ,eçu à l’Académie française en 1827. A part ses nombreux discours politiques, il ne reste de lui que quelques discours académiques, et des fragments philosophiques, écrits purement, d’un style original et pittoresque; ils sont joints à la traduction de Th. lleid par Jouffroy (son disciple avec MM. V. Cousin et Damiron). La ville de Vitry lui a élevé une statue. K. de Parante, In Vie politique de M. Royer-Collard, ses discours et ses écrits, 1863, 2e édit , 2 vol. in-12. G. L.
ROYÈRE, ch.-l. de cant. (Creuse), arr. et à 22 kil. E. de Bourganeuf; 234 hab.
ROYOU | Jacques-Corentin) , né à Quimper vers 1745, m. en 1828, fat journaliste, avocat, puis censeur dramatique sous la Restauration. Il a laissé : deux tragédies, Phocion , 1817, et la Mort de César, 1825, œuvres trèsfroides, mais où il y a quelque talent de style, et divers ouvrages historiques : Précis de l'histoire ancienne d'après Rollin , 1802,4 vol.; Histoire romaine jusqu'à Auguste, 1806, 4 vol.; Histoire des empereurs romains, 1808, 4 vol.; Histoire du Bas- Empire, 1813, 4 vol.; Histoire de France depuis Pharamond , 1819, 6 vol.; ces ouvrages sont d’assez bons résumés, mais on y remarque un esprit sceptique, et un adversaire de la puissance du clergé.
ROZANS. V. Rosans.
ROZE (Nicolas, dit le chevaJer) , né à Marseille en 1671, m. en 1733, combattit en Espagne pour Philippe Y avec deux compagnies levées à ses frais, et fut ensuite consul à Modon. Lors de la terrible peste de Marseille en 1720-21, montrant le même dévouement que l’évêque Belïunce, il éleva un hôpital , y recueillit les malades, enterra lui-même les morts, et rendit le courage à ses compatriotes; bien qu’il s’exposât aux plus grands dangers, il eut le bonheur d’échappbr au fléau.
EOZE (l’abbé Nicolas), né à Bourgneuf près de Châlon en 1745, m. en 1819, se fit une réputation distinguée comme compositeur de musique, présenta à l’Institut, en 1814, une méthode de plain-chant qui fut adoptée dans les écoles, et devint bibliothécaire du Conservatoire en 1817. Il a laissé des messes, des motets, etc.
ROZENDAEL, v. du royaume de Hollande (Brabant septentrional ), à 24 kil. S.-O. de Breda ; 4,500 liai).
ROZIER (l'abbé Jean-François), agronome, né à Lyon en 1734, m. en 1793, après avoir étudié chez les Jésuites, succéda à Bourgelat comme professeur à 1 école vétérinaire de sa ville natale, obtint le prieuré de Nanteuil-le- Haudouin , revint à Lyon en 1788, fut nommé directeur de la pépinière de la province, devint curé constitutionnel de la paroisse des Feuillants, et périt écrasé par une bombe pendant le siège de la ville. On a de lui : Démonstrations élémentaires de la botanique, Lyon , 1766, 2 vol. in-8»; Mémoire sur la manière de se procurer tes différentes espèces d’ animaux, Paris, 1774, in-4°; divers Mémoires sur la manière de brûler et de distiller les vins, la culture de la navette et du colza, les moulins et pressoirs à huile d'olive, le rouissage du chanvre; Cours complet d'agriculture, 1781- 98, 10 vol. in-4®, dont 9 seulement lui appartiennent.
ROZNAU, v. des Etats autrichiens (Moravie) , à 27 kil. E.-S.-E. de Weisskirch; 3,000 hab.
ROZOY-EN BRIE ou ROSAY, ch.-l. de cant. (Seineet-Marne) , arr. et à 19 kil. S.-O. de Coulommiers, sur l’Yères ; 1,389 hab. Société d’agriculture. Bibliothèque. Belle église gothique. Ane. remparts. Comm. de blé, laines, huile de graines.
rozoy-suu-serre, ch.-l. de cant. (Aisne), arr. et à 45 kil. N.-E. de Laon; 1,532 hab.
RUAD, anc. Aradus , île de la Turquie d’Asie, dans la Méditerranée, sur la côte de Syrie.
RUBEÆ AQUÆ, nom latin de Roungacii.
RUBEN , fils aîné de Jacob, empêcha ses frères de tuer Joseph, et leur conseilla de le jeter dans une citerne, d’où il -se proposait de venir le tirer. — Son nom est demeuré à une tribu des Hébreux en Palestine. Cette tribu , à l’E. de
la mer Morte et du Jourdain , dans la Pérée, entre celles de Gad au N., de Benjamin à l’O., les Moabites au S., les Amorrhéens et les Ammonites à l’E., renfermait les monts Nébo et Abarim , était arrosée par les torrents de Jabok et d’Arnon , et avait pour villes principales Adom , Sébon , Cariathaim , Bosor et Jazer.
RUBENACII , vge des Etats prussiens ( prov. du Rhin ), à 3 kil. N. de Coblentz ; 700 hab. C’est de là que le duc de Brunswick lança son fameux manifeste contre la France (août 1792).
RUBENS (Pierre-Paul), célèbre peintre flamand, né le 29 juin 1577 à Siégen (Nassau), m. le 30 mai 1640, appartenait à une famille noble et aisée, qui avait fui les persécutions de l’Espagne vers 1568. Après 20 ans d’exil, sa mère, devenue veuve, obtint la permission de rentrer avec ses enfants dans Anvers, sa ville natale. Le jeune Rubens fit de bonnes études classiques, et montra une intelligence peu commune. Après avoir été quelque temps page chez la comtesse de Lalain, il entra dans l’atelier de Tobie Yerhaegt, puis reçut les leçons d’Adam Van Oort, et enfin celles d’Otto Vœnius. Ce maître, nommé peintre officiel de la cour, obtint pour Rubens la protection de l'archiduc Albert et de l’infante Isabelle, qui lui donnèrent des lettres de recommandation lorsqu’il partit pour l’Italie, 1600.11 séjourna successivement à Venise, Mantoue , Rome, Florence, Bologne, Milan et Gênes, pendant un espace de huit ans et demi. La mort de sa mère l’ayant rappelé à Anvers, Albert et Isabelle réussirent à le retenir près d’eux , puis le chargèrent de plusieurs missions diplomatiques en Espagne, en Hollande et en Angleterre. Marie de Médicis lui commanda, pour son palais du Luxembourg, une suite de 21 tableaux représentant allégoriquement son histoire depuis sa naissance jusqu'à sa réconciliation avec son fils Louis XIII. Il fut anobli en 1630, et, jusqu’à la fin de ses jours , comblé d’honneurs et de richesses. Rubens avait une figure et des manières distinguées , une conversation brillante , et faisait un noble usage de sa fortune. La ville d’Anvers lui a érigé une statue en bronze. Ou évalue à 1,300 le nombre de ses tableaux : quelques-uns ont 100 pieds de surface, et même davantage. Tous les genres y sont traités , depuis les scènes religieuses jusqu’aux scènes champêtres et aux épisodes bouffons. La verve, l’énergie du dessin, la puissance d’une imagination féconde et poétique, l'éclat du coloris, distinguent la manière de Rubens. C'est le plus vigoureux de tous les peintres. Il était aussi très- habile graveur. Parmi ses tableaux, on cite surtout : la Descente de croix de la cathédrale d’Anvers; les Quatre Evangélistes, aux Jacobins de la même ville ; le Crucifiement de St Pierre, à Cologne; une Assomption, le Christ mort sur les genoux de la Vierge, le Christ foudroyant l'hérésie. Van Dyclc, Diepeubeek, Jacques Jordaens, Quellyn, Téniers, etc., furent ses élèves. Outre ses peintures, Rubens a laissé : Palazri onlichi e moderni di Genova raccolli e designati , Anvers, 1622, in-fol., 139 pl.; Traité de la peinture, ibid., 1622 ; l'Architecture italienne, Amst., 1754, in-fol. A. M.
rubens (Albert), un des fils du précédent, né à Anvers en 1614, m. en 1657, fut secrétaire d’Etat à Bruxelles, et s’occupa d’antiquités et de numismatique. On a de lui: Begum et imperatorum romanorum numismala, Anvers, 1654, in-4° ; De re vestiarid veterum, prœcipuè de lutoclavo, 1665, in-4°; divers morceaux dans le Trésor des antiquités romaines de Grævius.
RDBI ou RUBIA , nom latin de Ruvo.
RUBIACUS , nom latin de Rouffach.
RUBICON, Rubico, petite rivière de l’anc. Italie, affl. de l’Adriatique, auj. Pisalelto ou Fiumicino, formait la limite N.-E. entre la Gaule Cisalpine et l’Italie. César, malgré la défense faite aux généraux d’entrer avec leur armée dans l’Italie, le franchit avec ses troupes, dans les premiersjours de janv., l’an 704 de Rome, 49 ans av. J.-C. Alors éclata la guerre civile, qui se termina à Pharsale.
RUBINI (Jean-Baptiste), célèbre chanteur, né en 1795 à Romano, près de Bergame, m. en 1854, fut d’abord violoniste au théâtre de sa ville natale, puis débuta, à l’âge de 12 ans, dans un rôle de femme, et devint choriste à Bergame. Il fit quelque temps partie d’une troupe ambulante du Piémont, donna des concerts peu fructueux à Alexandrie, à Novi, et à Valenza, chanta à Pavie, Brescia, Florence, mais ne fut apprécié qu’après avoir joué la Gazza ladra de Rossini. 11 se fit entendre à Paris en 1825 dans la Cenerentola, et dès lors son existence artistique ne fut plus qu’une suite de triomphes. Les opéras de Bellini lui durent une grande part de leur succès. Ruhini avait une magnifique voix de ténor, à la fois agile et puissante, et possédait l’art du chant dans sa perfection.