‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 436 sur 864 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

RTJBRAS (Ad). V. Ad Rubras.

RUBIUCATUS, riv. d'Hispanie (Tarraconaise) ; auj. Llobrégal. — riv. de la Mauritanie Sitifiemie; auj. Seybouse.

RUBRUQUIS I Guillaume de Ruysbuoeck , dit), cordelier, né dans le Brabant vers 1230, fut envoyé en 1253 par Louis IX en Tartarie, avec Barthélemy de Crémone, pour y prêcher l’Evangile. Raillé dans le camp de Batou , il se rendit à Caracorum auprès de Mangou , discuta en sa présence avec des prêtres nestoriens et des imans, et , en revenant en Terre-Sainte, visita encore Sartak, gendre de Batou. Il entra au couvent d'Acre, d'où il adressa à Louis IX la relation de son voyage. Cette lettre a été traduite du latin en anglais dans les recueils d'Hakluyt et de Purchas, puis de l’anglais en français par Bergeron , Paris, 1029, in-8°. Elle est exacte, écrite de bonne foi , et pleine de détails curieux sur les mœurs des Mongols. Rubruquis a trouvé en Crimée les restes des anciens Goths, dont il comprit la langue; il a recueilli des renseignements certains sur le Cathay ou la Chine septentrionale ; le premier au moyen âge, il a représenté la mer Caspienne comme un grand lac isolé. Comme Plan-Carpin , il parle du Prêtre-Jean (V. ce mot); c’est pour lui Unkchan, prince mongol . chrétien nestorien. B.

KUCCELLA1 (Bernardo), en latin Oricellarius , savant florentin, né en 1449, m. en 1514, épousa la sœur de Laurent de Médieis, fut gonfalonnier de iu-tice, et ambassadeur à Gênes, à Naples, en France. L’Académie néo-platonicienne se réunissait dans ses jardins, dits encore auj. Ort t Uricellarii. On doit à Ruccellai : De urbe Ronid, ouvrage d’érudition sur les monuments de Rome, imprimé dans les Rerum italicarum scriptores florentini , t. il; De bello Itulico, histoire de l’expédition de Charles VIII en Italie, Lond., 1724, in-4» ; De magislratibus romanis, Leipzig. 1752; et quelques poésies italiennes. B.

RjJCCEJ.LAi {Giovanni), fils du précédent, né à Florence en 1475, m. en 1525, parent et ami du pape Léon X, fut nonce en France, protonotaire apostolique, et gouverneur du château Sl-Ange. Il a laissé: Rosmonde, 1525, in-8®, et Oresle, 1723, tragédies imitées, l’une de V Antigone de Sophocle, l’autre de V Iphigénie en Tauride d’Euripide, mais dont les caractères et les passions n’ont aucun développement; les Abeilles , 1539, poeme didactique, tiré du 4e chant des Géorgiques, et traduit en français par Pingeron, 1770, et Crignon, 1786. Ce poeme a de l’intérêt; les descriptions sont pleines de vie et de vérité; le style a une merveilleuse douceur. Les Œuvres complètes de Ru< cellai ont été publiées à Padoue, 1772, in-8°. B.

RUCHAT (Abraham ), théologien protestant, historien et littérateur, né vers 1680 dans le canton de Berne, in. en 1750, fut pasteur d’Aubonne, et prolesseur de belleslettres, puis de théologie à Lausanne. Ou lui doit : Grammatica hebraica, Leyde, 1707, in 8°; Abrégé de l'histoire ecclésiastique du pays de Vaud , Berne, 1707, in-8°; les Délices de la Suisse, Leyde, 1714, 4 vol. in-12, et 75 pl., ouvrage souvent réimprimé; Histoire de la réformalion de la Suisse de 1516 à 1556, Genève, 1727, 6 vol. in-12 ; Histoire générale de la Suisse depuis- i origine de la nation helvétique lusqu'en 1516. en manuscrit à la bibliothèque de Berne, etc.

RUDBECK (Ülaüs), anatomiste suédois, né à Westeras en 1620, m. en 1702. Fils de l’évêque Rudbeck , aumônier de Gustave- Adolphe , et auteur de la Bible dite de Gustave- Adolphe , il reçut une bonne éducation ; la reine Christine l’envoya à Leyde , où il étudia la médecine. C’est dans cette ville qu'il découvrit les vaisseaux lymphatiques auxquels il donna le nom de conduits liépatico-aqueux. Il plaçait l’origine de ces vaisseaux dans le foie , et les faisait aboutir au pancréas et au canal thoracique. Bartholin et Jolyff lui contestèrent la priorité de cette grande découverte, qu’ils firent chacun de leur côté. Rudbeck devint professeur à Upsal en 1657 ; il fit établir dans cette ville un jardin botanique. On a de lui , entre autres ouvrages : Exercitatio anal arnica exhibons novos ductus hepatico-aquosos , Westeras, 1653, in-4° , et Leyde , 1654, in-12; Catalogus plcmtarum horli Academiœ Upsalensis, Upsal, 1758, in 8°; Allanlica , sive Manheim vera Japlieti poslerorum sedes , Upsal, 1675-1698, 3 vol. in-fol. , ouvrage plein d’érudition sur les antiquités de la Suède. D — o.

rudbeck (Olaiis) , médecin et philologue, fils du précédent, né à Upsal en 1670, m. en 1740, fut reçu docteur en medecine à 19 ans; en 1659 , le roi Charles XI le chargea de visiter la Laponie, où il recueillit des minéraux et 50 espèces nouvelles de plantes; il parcourut ensuite l’Allemagne, la Hollande et l’Angleterre, et prit part, en 1720, à la fondation de la Société des sciences d’Upsal. Outre 12 vol. in-fol. de dessins de plantes, conservés au musée de l’Académie de Stockholm , on a de lui ; Nova

Samoland , sive Laponia illustrata et iler per Uplandiam , Upsal , 1701 , in-4° , fig. ; Campi Elysii liber primus , grami num , juncorum , cyperorum... figuras contiuens , ibid., 1702 in-tol. , 130 pl. ; — liber secundus , figuras bulbosarum plantarum continent, publié avant le précédent, 1701 ; Specimen usùs linguœ gotkicœ in entendis alque il lusl rendis. .. sanctœ scriplurœ locis , ibid., 1717, in-4° ; Thesuuri hnguamm Asiœ et Eurapce harmonie i prodromus , in-4° , sans date , etc.

RUDE (François) , sculpteur, né à Dijon en 1784, m. en 1855 , était fils d'un poèlier. Jusqu'à 16 ans , il suivit la profession de son père. Ayant révélé des dispositions à l’Ecole des Beaux-Arts de Dijon, il fut envoyé à Paris en 1809, reçut de Denon un accueil bienveillant, entra dans l’atelier de Gau et de Cartellier, et remporta en 1812 le grand prix de Rome. En 1815, il alla vivre à Bruxelles, où il trouva les conseils et la protection île David , qui lui fit obtenir la décoration de la salle des Peintures et le fronton du théâtre de la Monnaie. 11 exécuta aussi le buste du roi Guillaume, et 8 bas-reliefs pour le palais de Tervaerene. De retour à Paris en 1827, il fit une statue de la Vierge pour l’église S‘-Gervais , exposa au salon de 1832 un Jeune pécheur napolitain jouant avec une tortue , ouvrage plein de sève et d’originalité , où le sentiment de la grâce et de l'élégance s'unit à une habileté de praticien consommé, puis s’occupa d’un groupe grandiose, remarquable de verve et d’énergie, le Départ, sur la façade orientale de l’arc de triomphe de l’Etoile. En 1834, il donna un Mercure rattachant ses talonnières, tu bronze, auj. placé, avec le Jeune pécheur, an musée du Luxembourg. Il fit ensuite un Baptême du Christ , en marbre, pour l’église de la Madeleine, un Calvaire, en bronze, pour Sl-vincent-de-Paul , une statue en argent d# Louis XIII pour le château de Dampierre I au duc de Lnynes ) , une Jeanne d’Arc, en marbre , pour le jardin du Luxembourg, le tombeau de Godefroy Cavaignac au cimetière Montmartre , les bustes de David et de La Pérouse au Louvre , ceux du Maréchal de Saxe , de Poussin , de Haudon, un Caton d'Utique (commencé par Roman) au jardin des Tuileries, les statues colossales de Monge à Beaune , du général Bertrand à Châteuuroux , du maréchal Ne y sur la place de l’Observatoire à Paris, le Monument d* Na/iolron à Fixin ( près de Dijon ) , etc. B.

RUDEL (Geoffroy), troubadour, né à Blayeauxn' siècle. Attaché à la suite de Geoffroy, comte de Bretagne, fils de Henri II , roi d’Angleterre, il se rendit en Syrie, et mourut à son arrivée à Tripoli. Ses poésies ont été recueillies et publiées par Raynouard.

RUDESHELVl, v. Prusse (Hesse), port sur le Rhin, à 25 kil. S. -O. de Wiesbaden ; 2,400 hab. Château des comtes de Bassenheim. Vins renommés.

RUDuELEV, brg et paroisse d'Angleterre , comté et à 13 kil. E.-S.-E. de Stafford, sur la Trent ; 3,200 hab. Beau pont-aqueduc du canal Grand-Trunk. Usines à fer; commerce de chapeaux.

RUDIAIRES, Rudiarii , gladiateurs qui avaient reçu leur congé ( V. Rudis ). Quand ils s’étaient illustrés dans leur profession, quelquefois le peuple les redemandait; alors ils reparaissaient sur l'arène, mais moyennant un gros salaire. C. D — y.

RUD1ES, Rndiœ , v. d’Apulie (Iapygie), chez les Salentins, entre Brindes et Oirante. Grecque d’origine, elle . devint municipe. Patrie d’Ennius. Auj. Rugge ou Roligliano.

RUDIS, baguette avec laquelle les gladiateurs apprenaient , dans des écoles , la pratique de leur art , et s’exerçaient sur l’arène , en attendant qu’on leur distribuât les armes véritables pour le combat. Quand on libérait un gladiateur, en public, à la suite d’un combat, on lui donnait une Rudis, avec le bonnet d’affranchi. C. D — y.

RUDKJŒBING, v. murée de Danemark, ch.-l. de Pile Langeland , sur la côte O. ; 2,719 hab. Petit port de commerce.

RUD0LPHI ( Ch.-Asmond) naturaliste, né à Stockholm en 1771, m. en 1832 , directeur d'une école vétérinaire fondée en Poméranie par le roi de Suède en 1803 , professeur à Berlin depuis 1810, a laissé: Enlozoa, jeu Historia vermium inteslinalium , Amst. , 1808, avec un Supplément en 1820 , ouvrage devenu classique.

RUDOLPHINES (Tables). V. Rodolriie ii.

RUDOLPHSWERTH. V. Neustæutl.

RUDOLSTADT, capitale de la principauté de Schwarzbonrg-Rudolstadt, sur la rive g. de la Saale, à 67 kil. S.-E. de Gotha ; 6,000 hab. Fabr. de porcelaine , tanneries. Château d’ Heidecksburg aux environs, avec bibliothèque.

RUE , ch.-l. de eant. ( Somme | , sur la Maye, arr. et à 25 kil. N.- O. d’Abbeville , sur le chemin de fer d'Amiens à Boulogne; 1,262 hab. Ruines d’un anc. château. Chapelle gothique du SVEsprit.

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