‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 446 sur 864 · SAD · texte numérisé non relu

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trêmité de la langue de terre appelée Course d'Achille, auj. Pointe Je Kinburn , près du liman du Dnieper. C. P.

sacré (Mont), Sucer nions, petite colline à 3 milles (4 lui. 1/2) N. -O. de llome, sur la rive dr. de l’Anio, près de la voie Momentané, est célèbre par la retraite, des plébéiens, écrasés de dettes, l’an 260 de Rome, 493 av. J.-C., insurrection qui amena la création des tribuns du peuple. — Une partie de l’armée et du peuple se retira encore sur le mont Sacré, l’an 304 de Rome, 449 av. J.-C., après la mort de Virginie ( V. ce mol).

sacrÉ-cœür , nom de deux fêtes dans l'Eglise catholique: 1° celle du Sacré-Cœur de Jésus, instituée vers 1697, à la suite des révélations de Marie Alacoque, et approuvée par Clément XIII ; célébrée d’abord le 3e dimanche après la Pentecôte, on l’a transférée en 1822 au 2e dimanche de juillet; 2» celle du Sacré-Cœur île Marie, connue dès 1661, approuvée par Clément X en 1676, et qui se célèbre le 8 février, mais nas uniformément.

SACREE (Voie), Via Sacra, la plus célèbre des voies de Rome. Elle commençait près de l'angle N -E. du Palatin, et aboutissait à PO., en ligne droite, au bas du mont Capitolin, devant le temple de la Concorde; là, elle se joignait au Clivus Capitolin. Sa longueur ciait de 500 mèt., environ, et sa largeur, de 9 mèt. Elle formait toute la lisière septentrionale du Forum, et c’était par cette voie que les triomphateurs gagnaient le Capitule. Elle datait du temps de Romulus et de Tatius. C. D — y.

SACRÉES (U iien-es). V. Guerres sacrées.

SACREMENT (Colonie du SAINT-). V. Sacramknto.

sackkmekt (Fête du Saint-). V. fête-dieu. Sacrements, signes visibles des grâces spirituelles, instituées par J.-C. pour la sanctification des hommes, l e concile de Trente a déclaré , comme article de foi , qu’il n'y en a pas moins et pas plus de sept, qui sont : le flaptemr, qui régénère ('nn fl nu al ion , qui le rend

parfait chrétien ; V Eucharistie, qui le nourrit de la chair et do sang de J.-C. ; la Pénitence, qui lui o tient le pardon de ses péchés; V Extrême onction, qui le fortifie contre la douleur; I ’Oidre , qui lui donne des pasteurs et des médecins: et 1" Mar âge. qui sanctifie les sources de la vie.

SACRILEGE, nom qui désignait, dans le droit romain, !e vol des choses sacrées. Les empereurs Gratien et Valentinien retendirent à tout crime commis contre la loi de Dieu. Suivant le droit canon, il y a sacrilège quand on vole ou profane les choses saintes. Sous Pane, législation, se rendaient aussi coupables desacrilége ceux qui fabriquaient ou falsifiaient des lettres de prêtrise, ou qui commettaient des violences contre les personnes consacrées à Dieu. Tout attentat contre le roi était également un sacrilège. D’après les lois romaines, la peine du sacrilège était la mort pat le fer, par le feu, ou par les bêtes féroces. En France, elle dépendait des circonstances du crime, du temps, du lieu, et de la qualité de l’accusé : c’était tantôt la mort par le feu, le fer ou la corde, tantôt la langue ou la main droite coupées, tantôt les galères perpétuelles ou le bannissement à vie. Cette législation disparut à la Révolution. Sous Charles X, en 1825, la loi du sacrilège condamna les profanateurs des choses saintes au supplice du parricide; elle fut abrogée après la révolution de 1830. B.

SACRIPORTUS, lieu du Latium, dans le pays des Volsques, près de Signia; célèbre par une victoire de Sylla sur les partisans de Marius, en 82 av. J.-C.

SACROVIR (Julius), I uuen , ü’iine naissance illustre, souleva l’Ouest et le Sud de la Gaule contre l’empereur Tibere, pendant que Florus soulevait le Nord. Il réunit 40,000 hommes, dont 8,000 seulement étaient armés, fut défait par C. Silius près d’Autun , et se tua, l'an 21 de J.-C.

SACY iLouis-Isaac Lemaistre, dit de), l’un des savants solitaires de Rort-Iloyal, né à Paris en 1613, m. en 16>»4i était frère puiné de l’avocat Antoine Lemaistre, et neveu du grand Arnauld. Son nom de Saci n’est, dit-on, que l'anagramme d ’/sac, pour haac. Après avoir fait ses études au collège de Beauvais, Sacy embrassa l’état ecclésiastique, mais ne voulut recevoir la prêtrise qu’à 35 ans. Appelé alors à la direction des religieuses de Port-Royal, il donna tout son bien à ce monastère. De bonne heure il avait adopté les doctrines de Saint-Cyran et d’Arnauld : lors îles persécutions dirigées contre les Jansénistes, 1661, il dut se cacher, fut découvert en 1666, et souffrit une captivité de 3 ans à la Bastille, où il commença sa traduction de la hible. Après avoir voyagé quelques années, il retourna à Port-Royal, 1675, en fut encore chassé, 1679, et se retira chez le marquis de Pomponne, son cousin. Il a laissé des traductions du Poème de St Prosper contre les ingrats eu vers, 1646, et en prose, 1650; de

Phèdre, 1647, in-12; de VAndrienne, de3 Âdelphes et du Phnrmion de Térence, 1647, in-12; de l'O/fice de l'Eglise , 1650, in-12; de l imitation de J.-C., 1662 (sous le nom de Beuili; de V Ancien Testament, avec des explications, 1672, 30 vol. in-8® ; du Nouveau Testament, Mous, 1667, 2 vol. in- 8®, cette dernière condamnée par Clément IX en 1668. Arnauld, Nicole, le duc de Luynes, Antoine Lemaistre, ont travaillé à ces traductions de la Bible. B.

sacy (Louis de ), avocat au parlement de Paris, né à Paris en 1654, m. en 1727, cultiva les lettres tout en suivant le barreau. On a de lui : des traductions des Lettres de Pline le Jeune, 1699-1701, in-12, et du Punéiiyriquc de Trajan, 1709, souvent réimprimées; elles sont écrites avec une élégante simplicité, bien que manquant assez souvent d'exactitude. L’une et l’autre obtinrent beaucoup de succès, et la lre fit admettre de Sacy à l’Académie française, en 1701. On a encore de lui un Traité de l'amitié, en 3 liv., 1703, un Traité de la gloire, 1714; des Mémoires, factums et harangues, 1724, 2 vol. in-4®. B.

sacy ( Antoiue-lsaac Sii.vestre de), célèbre orientaliste, né à Paris en 1758, d’un notaire, m. en 1838, connut le bénédictin Dom Berthereau, qui lui inspira le goût des langues orientales. Il commença par l'étude de l’hébreu, passa au syriaque, au chaldéen, au samaritain, à l’arabe, à l’cthiopien, puis au persan et au turc; il acquit de l’arabe et du persan une connaissance jusque-là sans exemple en Europe. 11 savait, de plus, l’italien, l'espagnol, l anglais et l’allemand. Il considéra l'Orient sous toutes ses faces : archéologie, géographie, histoire, littérature, croyances, rien ne lui échappa. Dès 1781, conseiller à la Cour des monnaies, il devint, en 1791, un des commissaires généraux des monnaies. Associé libre de l'Académie des Inscr ptions, dès 1785, membre ordinaire en 1792, il en devint secrétaire-perpétuel en 1833. A la création de l'École des langues orientales, 1795, il fut professeur d’arabe, et, en 1806, professeur de persan au Collège de France. La réputation de ses cours se répandit par toute l’Europe. De 1808 à 1814, il siégea au Corps législatif, fut nommé de 1815 à 1820, membre de la commission de l’instruction publique et administrateur de

1 Académie de Paris, puis, en 1822, du Collège de France et de l’École des langues orientales; il fonda, la même année, la Société asia'ique, dont il fut élu président, et en 1832, devint pair de France, conservateur des manuscrits de la Bibliothèque royale, et inspecteur des types orientaux de l'imprimerie royale. Il publia un nombre considérable de Mémoires, quelques-uns d’une grande importance; daus le Magasin encyclopédique, les Mines de l'Orient, les Annules des voyages, \e Jour uat des savants, les Notices et extraits des manuscrits, etc. Ses principaux ouvrages sont : Principes de grammaire générale, 1799, plusieurs fois réimprimés; Grammaire arabe, 1810 et 1831, 2 vol. in-8»; Chrestomatliie arabe, 3 vol. in-8®, 1806 et 1826; Relation de l'Egypte, trad. de l’arabe d’Abilallatif, chef-d’œuvre d’érudition; des trad. d eCatila et Vimna (fables de Bidpai), 1816, et du Pend Namèli (livre des conseils) de Férid-eddyn-Attar, 1819; Anthologie grammaticale arabe 1829; Séances de Hariri, publiées eu arabe, avec un commentaire; Exposé de la religion des L> ruses, LH38,

2 vol. in-8“; une traduction de l'Ilisloire des Sassanides de

Mirlchond. De Sacy avait un caractère ferme, décidé; c’était un homme profondément religieux. 11 a exercé une influence considérable sur toutes les branches de la littérature arabe. La plupart des professeurs qui enseignent auj. les langues orientales en Europe, sont ses élèves. — M! de Sacy, le célèbre critique du Journal des Débats, est son fils. Ç*

sacy-ue-grand, vge (Oise), arr. et à 11 kil. E. de Clermont; 757 hab. Cressonnière artificielle. Traces d’un camp romain.

SADAO ou SAADO, c.-à-d. Salé, riv. de Portugal, naît dans la Sierra de Monchique, à 26 kil. S. d’Ourique, coule au N., puis au N.- O. et à l’O., à travers les prov. d’Alentéjo et d’Estramadure, et se jette dans l’océan Atlantique près de Sctubal; cours de 210 kil. Ses eaux, chargées de sel, lui ont fait donner son nom.

SADDUCÉENS. V. Saducéens.

SADE | Hugues de), dit le Vieux, chef d’une anc. famille de Provence, fut le mari de la célèbre Laure de Noves, aimée de Pétrarque. 11 fit réparer à ses frais, en 1.355, le pont que S‘ Bénézet avait bâti à Avignon en 1177. Sou 3® fils fut la souche de 3 branches de la maison de Sade, celles de Mazan, d’Eyguières, et de Tarascon.

Sade (Jean-Baptiste-François-Joseph, comte de), né en 1701, m. en 1767, fut gouverneur des ville et château I de Yaison pour le pape, prit du service en France, rem-

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