SAG
plit diverses missions diplomatiques sous le ministère du cardinal de Fleury, et devint lieutenant-général des provinces de Bresse, Bugey, Gex, etc. 11 a laissé, en manuscrit : liccutil d'anecdotes et documents sur la guerre de 1741 à 1746.
sape |Jacques-François-Paul-Alphonse de), frère du précédent, né en 1705, m. en 1778, fut vicaire-général des diocèses de Toulouse et de Narbonne, cultiva les lettres, et publia : Remarques sur les premiers poètes français et les troubadours f OEuvres choisies de Pétrarque , traduites de l'italien et du latin, avec des Mémoires sur sa rie, Amsterdam, 1764, 3 vol. in -4°, ouvrage plein de recherches exactes et curieuses.
SADELER (Hans), graveur au burin, né à Bruxelles en 1550, m. à Venise en 1610, fut le chef d’une famille de graveurs distingués, son frère, et deux neveux. L’un de ces derniers surtout, Egidius ou Gilles Sadeler, né à Anvers en 1570, m. en 1629, eut un mérite supérieur, et fut surnommé le Phénix de la gravure. 11 grava avec une égale habileté le portrait et le paysage.
SAD1, célèbre poète persan, né à Chiraz en 1193, m. en 1291, reçut le nom de Sâdi, parce que son père avait été attaché au service du prince Saàd, père de l'Atabek Aboubekr. 11 passa sa vie dans l’étude, les voyages et la retraite, ht 14 fois le pèlerinage de la Mecque, parcourut l’Asie-Mineure, l’Egypte et l’Inde, fut pris en Syrie par les Francs, forcé de travailler comme esclave aux fortifications de Tripoli, racheté par un marchand d’Alep qui lui donna sa fille en mariage, et, vers la fin de sa vie, se retira dans un monastère, près de Chiraz, il avait embrassé la doctrine des Sofis. Sa science était profonde et variée; outre les langues de l’Orient, il connaissait le latin, et méditait les œuvres de Sénèque. Les poésies de Sâdi sont appelées par les Persans la Salière des poètes La collection complète de ses œuvres est connue sous le titre de Koulliel. Deux de ses ouvrages ont fondé sa gloire littéraire. L’un, le Gulistan ( pays des roses), est écrit en vers et en prose, d’un style clair, plein de grâce et d’éclat ; les vers ont toujours une belle pensée, et jamais la raison n’est sacrifiée à la rime comme il arrive fréquemment chez les poètes persans. L’auteur y traite des mœurs des rois et des hommes religieux, de la modération dans les désirs, des avantages du silence, de l’amour et de la jeunesse, de la vieillesse, etc. Dans l’autre, le Boston (jardin), entièrement en vers, l’auteur se livre à son penchant pour le mysticisme; il y traite de la justice, du gouvernement, de la crainte et de l’amour de Dieu, etc. Le Gu liston a été traduit en latin parGentius; en français par Duryer, Paris, 1634; par D’Aligre, 1704; par Gaudin, 1791 ; par Semelet, 1834. Le Boston a été traduit en allemand, Hambourg, 1696. On a aussi de Sâdi le Pend-Naméh ( livre des couseils|, traduit en anglais, Calcutta, 1788; en français par Ga rein de Tassy, 1832. D.
SADO, île du Japon, près de la côte O. de Niphon. Exploit, d’or.
SA DOC, juif, disciple d'Antigone de Socho, vivait au milieu du m« siècle av. J.-C. 11 fut le fondateur de la secte des Sadueéens ( V. ce mol).
SADOLET I Jacques), né à Modène en 1477, m. en 1547, fut un des écrivains latins les plu? distingués du xvie siècle. D’abcrd secrétaire du cardinal Oliv. Caraffa, puis secrétaire apostolique pour les lettres latines sous Léon X et Clément VII, il fut nommé, par le premier, évêque de Carpentras, 1517, puis élevé par Paul III au cardinalat, 1536. II fit de vains efforts pour empêcher Clément VII d’accéder à la ligue contre Charles-Quint; la prise et le sac de Rome, en 1527, par les Impériaux, justifièrent, bientôt après, son opposition. Il contribua beaucoup à la trêve qui fut conclue à Nice, 1538, entre Charles- Quint et 1 rançois 1er, et lorsqu’il fut envoyé vers celui-ci , en 1542, pour l’engager à la paix, ce prince lui ayant proposé de demeurer en France, aux conditions les plus honorables, Sadolet refusa, revint à Rome, et y mourut. Ecrivain d'une pureté et d'une clarté remarquables, ii appartient à l’école cicéronienne, mais il n’en a pas l’affectation. Il était d'une bonté, d’une équité singulières, et son courage à demander que les ecclésiastiques réformassent au moins leurs mœurs, dans un temps où l'Eglise romaine était si violemment attaquée, l’benore au plus haut degré. Ses principaux ouvrages sont : De tiberis reclè institvendis, Venise, 1533, traduit en français par P. Charpenne, Paris, 1855, in-8°; Phaedrus , sive de laudibus philo sopliirp, Lyon, 1538; Philosophie consolaliones , 1502; des Poésies latines, parmi lesquelles on remarque le Curlius et ]« Laocoon ; des Lettres latines, Lyon , 1560, in-H», plus intéressantes par la forme que par le fond. Ses OEuvres ont
été publiées à Vérone, 1537, 4 vol. in-4°. F. Perrin, De J. Sadotelo... disqttisilio historica, Lyon, 1847, in-8°; A. Joly, Etude sur Sadolet, Caen, 1857, in-8°. C. N.
SADRAS, v. de l’Hindoustan anglais (Madras), dans l’ancienne Karnatic, à 65 kil. S. de Madras, sur le golfe du Bengale. Jadis très-florissante.
SADUCEENS, secte juive, fondée par Sadoc ( V. ce mot). Ils s’en tenaient au texte des livres de Moïse, sans interprétation, et aux livres des Prophètes ; repoussaient les traditions, la croyance aux anges et aux démons, l’immortalité de l'âme, la résurrection des corps, les récompenses futures, cruyaient cependant à la Providence et au libre arbitre, et ne servaient Dieu qu’en vue des récompenses terrestres. Ils formèrent un parti opposé à celui des Pharisiens, et furent très-puissants sous les règnes d’tlyrcan 1er et d’Aristobule 1er.
SADYATTES, roi de Lydie et 3e prince de la dynastie des Mermnades, 621-610 av. J.-C., père d’Alyatte et grand-père de Crésus, entreprit contre les Milésiens une guerre qu’il poursuivit pendant 6 ans, et que sou fils termina.
SAENS (SAINT-), ch.-l. de cant. (Seine-Inférieure), arr. et à 15 kil. S. -O. de Neufchâtel , sur l'Arqnes; 1,827 hab. Autrefois seigneurie, il possédait un prieuré de Bénédictins, fondé en 670. Fabr. de toiles, tanneries, tuileries, filatures de coton.
S.ETAB1S, v. d’Hispanie (Bétique), renommée pour son lin et ses toiles; auj. Jativa ou Sun-Felipe. — v. d’Hispanie iTarraconaise); auj. Alcoy.
SAFET, v. de la Turquie d’Asie, dans l’eyalet de Saïda, autrefois importante, mais auj. déchue. Selon quelques auteurs, c’est l’anc. Bélhulie.
SAFFAIilDES. V. Soffaiudes.
SAFFEI.AERE, lirg de Belgique (Flandre orientale), arr. et à 12 kil. de Gand; 3,000 hab. Toiles de lin et de coton.
SAFFI, AZAFFI ou ASFI, anc. Busupis, v. du Maroc, prov. et à 150 kil. N. -O. de Maroc, 130 N. de Mogador, en amphithéâtre au bord d’une large baie de l'océan Atlantique; 7,000 hab. Port autrefois florissant, avant que les négociants européens eussent été contraints de résider à Mogador. — Fondée, dit-on, par les Carthaginois. Les Portugais l’occupèrent de 1508 à 1641.
SAFFKÈ, Lrg (Loire-Infér.), arr. et à 30 kil. S. -S. -O. de Châteanbriant; 227 hab.
SAGALASSUS, v. de l’Asie-Mineure (Pisidie), brûlée par Alexandre le Grand. On voit auj., dans le lieu appelé Boudroun , les restes immenses d’une ville superbe, 7 ou 8 temples, 3 grands édifices avec colonnes, un théâtre magnifique.
SAGAN, v. murée des Etats prussiens ( Silésie l, sur la Bober, A 79 kil. N.- O. de Liegnitz; 5,000 hab. Ch.-l. de cercle, jadis de principauté; progymnase catholique ; école évangélique. Beau château, avec bibliothèque et collection d’objets d’art. Fabr. de toiles, draps, rubans de fil , bonneterie; moulins à tan, à foulon. — Les Russes y battirent les Prussiens en 1759.
SAGAKIDE, hache à deux tranchants, dont se servaient les Amazones , les Massagètes, et les Perses.
SAGAS, récits poétiques composés par les Scahles ou Bardes Scandinaves, du xie au xvie siècle, et où sont con signées les traditions mythologiques et historiques du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de l'Islande. On en a publié des recueils dans la langue originale et en latin.
SAGE (Balthasar-Georges), chimiste, né à Paris en 1740, m. en 1824, remplaça Rouelle à l'Académie des Sciences en 1770, fut nommé professeur de minéralogie expérimentale à la Monnaie, 1778, et directeur de l'Ecole des mines, 1783. Adversaire des principes de J789, il perdit ces deux places, qu’il réoccupa sous le Directoire; mais le dédain qu'il manifesta pour les théories de Lavoisier et de Haüy l’éloigna encore une fois de l’enseignement; il devint aveugle en 1805. Sage était membre de l’Institut. Ses principaux ouvrages sont : Examen chimique des différentes substances minérales, 1769, in-1'2; Eléments de minéralogie docirn astique , 1772, in-8°, et 1777, 2 vol. in-8°; Expériences propres à faire connaître que l’alcali volatil fluor (anunoniaquel est le remède le plus efficace dans les asphyxies, 3e édit., 1778; Exposé sommaire des principales découvertes faites dans l’espace de 50 ans, 1813, in-8» ; Enumération des découvertes minérales faites dans l'espace de 60 ans, 1819, in-8°. Plusieurs Mémoires et articles de Sage sont insérés dans le Journal de physique, et dans le recueil de l'Académie des Sciences. C. L.
SAGÈNE , mesure russe de longueur, est la 600e partie
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