‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 448 sur 864 · SAG · texte numérisé non relu

SAG

de la verste ; elle vaut 2m, 133,56, et se subdivise en 3 arcliines.

SAGES (Les sept), nom donné à 7 Grecs du vie siècle av. J.-C., dont l’unique objet avait pour étude l’homme, ce qu’il est , ce qu’il doit être, comment il faut l’instruire et le gouverner ; c’étaient : Thalès de Milet , Pittacus de Mitylène, Bias de Priène, Cléobule de Lindos, Myson de Chen , Chilon de Lacédémone, et Solon d’Athènes. Liés d’amitié, ils se réunissaient quelquefois pour se communiquer leurs lumières. Ils formulaient dans des maximes claires et précises le petit nombre des vérités de la morale et de la politique, telles que : “ Connais-toi toimême. — Rien de trop. — L’infortune te suit de près. » V. Plutarque, le Banquet des sept Sages ; Budé, Dicta illustrioria sentent Græciœ sapientum explicata, Halle, 1699.

SAGESSE I Livre de la), un des livres de l’Ancien Testament, attribué à tort à Salomon; il est d’une époque moins ancienne, et paraît l’œuvre d’un philosophe grec. C’est en grec qu’il a été écrit. 11 contient des exhortations à la sagesse, spécialement adressées aux rois, toutes d’un style très-éloquent.

SAG H, v. de Hongrie. V. Ipoli-Sagh.

SAGHALA ou SlGHLA, sandjakat de la Turquie d’Asie (eyalet d'Aidin), entre ceux de Saroukhan au N.-E., d’Aidin au S.-E., et la Méditerranée; 130 kil. sur 110; eh.-L, Smyrne.

SAGHALIEN ou SAKHALIEN, riv. d’Asie. V. Amour et Mandchourie.

SAGIBARONS, hommes recommandables par leurs lumières et leur probité, désignés par le comte, peut-être même par le choix des hommes libres, pour tenir la place du comte dans le plaid judiciaire du comté ; ce qui , plus tard , donna lieu aux vicarii. Ils disparurent avec les Mérovingiens.

SAG1I, SAII ou ESSUI, peuple gaulois, fit partie, sous l’empire romain , de la II» Lyonnaise ; entre les Carnutes à l’E. et les Viducasses à l’O.; son territoire devint plus tard le diocèse de Séez, auj. la plus grande partie du département de l’Orne.

SAG1 1TAIRE ( Le), constellation qui forme le 9e signe du Zodiaque, est, selon la Fable, le centaure Chiron divinisé. On le représente sous la forme d’un monstre, moitié homme, moitié cheval , tenant un arc et tirant une flèche.

sagittaire, Sagittarius, soldat auxiliaire des troupes légères de la légion romaine. Les Sagittaires étaient , comme leur nom l’indique, armés d’un arc et de flèches. On les mettait sur les ailes, et ils engageaient le combat. S’ils étaient poursuivis, ils se retiraient entre les premiers rangs des légionnaires. C. D — y.

SAGI1TARIA , nom donné par Quiros à une ile qu’il découvrit en 1606 dans l’océan Pacifique. On croit que c’est Taili.

SAGITTARIUS (Gaspar Schutze, dit), né en 1643 à, Lunebourg, m. en 1694 à Iéna, où il fut professeur d’histoire, obtint, en 1674, la charge d’historiographe des ducs de Saxe. On a de lui : De pTæcipuis scriptoribus historien Germanicæ , Iéna, 1675; Nucléus historiée germanicœ, ibid. , 1682, in- 12, trad. en français par Rocoles; Introduclio in historinm ecclesiasticam , 1694, in-4°.

sagittarius (Paul-Martin), de la famille du précédent, né en 1645, m. en 1694, a laissé 6 dissertations De uummis Saxoniœ ducuin, Altenbourg, 1769 et suiv., in-4®.

SAGON'E, golfe de la Corse, sur la côte O., au N. d’Ajaccio. Sur scs bords il y eut jadis une ville de même nom , avec évêché.

SAGONTE, Sagunlus ou Saguntum , v. d’LIispanîe (Tarraconaise), chez les Edétans, près de l’embouchure du Pallantias ( Palancia), avait été fondée par des Grecs de Zacynthe, mêlés à des Rutules d'Ardée. Située dans un pays fertile, produisant surtout des figues renommées, et centre d’un grand commerce, elle était devenue importante et alliée des Romains, lorsque Annibal l'assiégea et la prit, en 219 av. J.-C. Les Romains la reprirent en 210, et y envoyèrent une colonie. On trouve encore ses ruines (un théâtre, un cirque, un temple de Bacchus et des inscriptions) près de la ville actuelle de Murviédro. Le maréchal Suehet y gagna une bataille en 1811 sur les Espagnols. C. P.

SAGONTIA , v. d’Hispanie (Tarraconaise) , sur les confins des Celtibérions et des Arévaques; auj. Ségnvie.

SAGRA, riv. de l’Italie ancienne (Brutium), affluent de la mer Ionienne. Sur ses bords, 130,000 Crotoniates furent défaits par 15,000 Loeriens et Rhégiens.

SAGREDO (Jean), né à Venise vers 1616, d’une famille patricienne, représenta sa patrie comme ambassadeur auprès de Cromewll et de Louis XIV, et fut nommé, en

1691, provéditeur-général des mers du Levant. On a de lui un ouvrage historique, qui obtint un grand succès: Memorie istoriche de' monarchi ottomani, Venise, 1677, in-4°, trad. en franç., Paris, 1724 et 1732, in-12.

SAGRES, v. forte de Portugal (Algarve), port sur 1 Océan, à 35 kil. O. -S. -O. de Lagos; 300 hab. Fondée en 1416 par l’infant Don Henri, fils de Jean I*r, qui fit partir de là les navigateurs cherchant un nouveau passage vers les Indes par le S. de l’Afrique.

SAGUM, manteau militaire de forme ovale, à l’usage des centurions et des soldats légionnaires chez les anc. Romains. 11 était rouge, s’agrafait sur l’épaule droite, tombait à gauche, en arrière, de manière à ne pas gêner le mouvement du bras droit. Un légionnaire pris à l’improviste roulait son sagum autour de son bras gauche pour s’en faire un bouclier. C. D — y.

SAGUNTUM. V. Sagonte.

SAHAGUN (Bernardino de), moine franciscain, né en Espagne, m. à Mexico en 1590, partit comme missionnaire pour le Mexique en 1529, devint professeur au collège de Santa-Cruz à Mexico, interrogea les indigènes, vécut avec eux, parla leur langue, et rédigea en mexicain leurs relations. Mais les persécutions de son prieur dispersèrent ses manuscrits. Ce ne fut qu’à 80 ans qu’il put les recouvrer et les traduire en castillan. Ce travail , en 2 vol. in-fol., fut envoyé à Madrid. Pendant deux siècles on l’oublia. Lord Kingsborough l’a inséré dans le 6e volume des Antiquités mexicaines , Londres, 1830. On n’a rien de plus complet sur le Mexique avant la conquête espagnole.

SAHARA , vaste contrée de l’Afrique, entre les Etats Barbaresques au N., l’océan Atlantique à l’O., la Sénégambie et le Soudan ou Nigritie au S., la Nubie et l’Egypte à l’E.; par 16°-30° lat. N., et 19-27’ long. O., 27° long. E.; 5,000 kil. de l’E. à l’O., 2,000 du N. au S. La partie orientale est montueuse; le nord reçoit les prolongements de la chaîne de l’Atlas; on voit des dunes de sable mobiles sur la côte occidentale, où se trouvent les caps Agadir, Bojador et Blanc. La chaleur est insuppor table dans le Sahara; l’atmosphère, continuellement échauffée par les rayons du soleil que réfléchit le sable, et souvent remplie de particules sablonneuses qui donnent à l’air l’aspect d’une vapeur rougeâtre, est d’une ardeur extrême ; le thermomètre monte à 50° et même à 60° centigr. Le phénomène du mirage s’y observe fréquemment. Souvent le simoun soulève des tourmentes , déplacé les collines de sable, tarit les sources. La végétation est à peu près nulle, sinon dans la partie S., où sont de riches forêts de gommiers. Les lions, les panthères, les antilopes, les autruches et d'énormes boas sont les seuls unimaux qu’on rencontre fréquemment sur la lisière du Sahara. La population de ce pays se compose de tribus plus ou moins barbares, nomades pour la plupart, et se rattachant aux trois groupes des Maures, des Touurilts , et des Tibbous. Ces tribus connaissent seules les oasis, magnifiques îles de verdure qui se trouvent dans cet océan de sable, et où elles viennent abreuver leurs chameaux. Les principales oasis sont : dans LO. , où dominent les Maures , Touât et Txghazay ; au centre, où sont répandus les Touariks, Ghât, Ahir et Jsbcn: à l'E., où vivent les Tibbous, llilma et Gonda. Les caravanes seules peuvent franchir le Sahara. On trouve des détails sur cette région dans les récits des voyageurs Denham, Clapperton , Laing, Gaillié, etc B.

Sahara , nom donné en Algérie à toute contrée qui, par l’effet des pluies, n’est susceptible de produire que des pâturages. C’est la totalité du plateau central et la plus grande partie du versant Sud, environ 25,000,000 d’hectares. 11 y a d’immenses steppes, traversés par de rares courants, dont les uns se jettent dans des lacs sans issue, les autres se perdent dans les sables; d’innombrables troupeaux de moutons et de chameaux les habitent. La population, moins dense que celle du Tell (E. ce mot), est indépendante; la France y possède à peine quelques postes militaires. 11 y a des lacs salés. B.

sahaua-atlas (Région du), nom donné par Balbi au Maghreb.

SAHEL , c.-à-d. en arabe côte, rivage, nom appliqué à la partie de l’Algérie située au N. de la plaine de la Mitidja, de chaque côté d’Alger.

SAI1-EL-HAGGAR, vge de la Basse-Egypte, à 32 kil. O. de Méhallet-el-Kébir, sur la rive g. du Nil. Près de là sont les ruines de l’anc. Sais.

SA1AN1ENS (Monts). V. Sayansk.

SAID, nom arabe de la Haute-Egypte.

SAIDA ou SEIDE, anc. Sillon, v. de la Turquie d’Asie (Syrie), port en partie comblé sur la Méditerranée, dans l’eyalet de son nom, à 80 kil. N. d’Acre, à 32 S.-S.-O. de Bai-

SAI

SAI

routh; 8,000 liab. Consulat français. Ville sale et mal bâtie; nombreuses ruines antiques Export, de sucre, café, cochenille, indigo, etc. Les pestes et les tremblements de terre y sont fréquents. — L’eyalet de Saïda est entre ceux de Damas à l’E., d’Alep au N., et l’Arabie au S., entre le Liban, le Jourdain, la mer Morte, et la Méditerranée. Ch.-l., Beiroulh. Subdivisé en 9 livabs.

SA1DSCHUTZ, vge de Bohême, à 7 kil. S.-O. de Bilin. Célèbres sources d'eau alcalines purgatives, dont or expédie annuellement 500,000 cruchons.

SAIGNES, ch.-l. de cant. (Cantal), arr. et à 20 kil.

N. -E. de Mauriac; 536 hab.

SAIGOUN ou SAIGONG, en cocliinehinois Thaïgone, auj. possession française, dans la Cochinchine, ch.-l. du Cambodje et de la prov. de Tsiampa, port sur une riv. de son nom, à 80 kil. de la mer de Chine, par 10° 50' lat. N., et 104° 22' 45" long. E. ; 180,000 hab. Elle communique par un canal avec le Meï-Kong. Bel arsenal maritime; citadelle construite par le colonel français Victor Olivier, en 1790; chantiers de construct. Comm. considérable, surtout avec les Portugais et la Chine : ivoire, or, argent, poisson Sec, riz, etc. Occupé par les Franco-Espagnols en 1858.

SAII, peuple de la Gaule. V. Sagii.

SAIL-I.EZ-CHATEAUMORAND, vge (Loire), arr. et à 37 kil. N. -O. de Roanne ; 600 hab. Etablissement d'eaux minérales sulfureuses.

8AILLAGOUSE, ch.-l. de cant. (Pyrénées-Orientales), arr. et à 57 kil. S.-O. de Prades, sur la rive g. de la Sègre; 461 hab.

SA1LLANS, ch.-l. de cant. (Drôme), arr. et à 27 kil.

O. -S.-O. de Die, sur la rive dr. de la Drôme; 1,575 hab. Fabr. et filature de soie grége et ouvrée.

SA1LLY-SUR-LA-LYS, vge (Pas-de-Calais), arr. et à 20 kil. N. -N.-E. de Béthune; 494 hab. Comm. important de toiles.

SA1MA, grand lac de la Russie d’Europe (Finlande); 70 kil. sur 40. Il communique avec le lac Ladoga et le golfe de Finlande.

SA1NCTES (Claude de), théologien et controversiste, né dans le Perche eu 1525, m. en 1591, entra à 15 ans dans l’ordre des chanoines réguliers de Sl-Augustin , fut reçu docteur en théologie, attaqua avec véhémence les disciples de Calvin, assista au colloque de Poissy, 1561, et au concile de Trente, devint évêque d’Evreux en 1575, embrassa le parti de la Ligue contre Henri 111 , fut arrêté par ordre d’Henri IV comme ayant approuvé le crime de Jacques Clément, condamné à mort par le parlement de Normandie, et , par commutation de peine, alla finir ses jours dans le château de Crèvecœur. On a de lui , entre autres ouvrages : De Ritu Missæ et Eucharisties , Paris, 1560, in-fol., en grec et en latin; Déclaration d’aucuns athéismes de la doctrine de Calvin et de B'eze, etc., 1567, in-8» ; Traité de l’ ancien naturel des François en la religion chrétienne , 1567, in-8°; de Rebus Eucharistiœ controversis lib. X, 1575, in-12.

SAINS, ch.-l. de cant. (Aisne), arr. et à 14 kil. O. de Vervins ; 1,940 hab. Tissage de laine et de coton, fabr. de batiste et de linon.

sains, ch.-l. de cant. (Somme), arr. et à 10 kil. S. d’Amiens ; 767 hab.

SAINT-... V. au second mot tous les noms géographiques composés qui commencent ainsi.

saint (Le), nom donné, chez les Hébreux, à la partie du Tabernacle située entre le vestibule et le sanctuaire, et où se trouvaient le chandelier à 7 branches, l’autel des parfums, et celui des çains de proposition. — Ils appelaient Saint des Saints la partie la plus intérieure et la plus sacrée du Tabernacle, celle qui contenait l’Arche d’alliance, et où le grand-prêtre pouvait seul entrer, une fois l'an.

SAINT-AIGNAN (le duc de). V. Beauvilliers.

SAINT- ALBIN (Alexandre Rousselin-Corbeau, c,e de), publiciste, né en 1773, d’un lieutenant-colonel d’artillerie, m. en 1847, adopta avec ardeur les principes de la Révolution, s’attacha à Danton et à Camille Desmoulins, fut commissaire du gouvernement à Troyes on 1794, puis commissaire aux armées, secrétaire-général du ministère de la guerre sous Bernadotte en 1799, du ministère de l’Intérieur sous Carnot pendant les Cent-Jours, et prit part, en 1815, â la fondation d’un journal d’opposition, V Indépendant , appelé ensuite le Constitutionnel , à îa rédaction duquel il fut attaché jusqu’en 1838. On a de lui une Vie de Hoche, 1798. et une Vie de Championnet , 1860.

sain t- allais (Viton de), généalogiste, né à Langres en 1773, m. en 1842, a laissé, entre autres ouvrages : Histoire générale des ordres de chevalerie civile et militaire existant en Europe, 1811, in-4° ; Tablettes chronologiques, généa logiques et historiques des maisons souveraines de l'Europe ,

1812, in-18; Histoire généalogique des maisons souveraines de l'Europe, 1812, 2 vol. in-8°; Nobiliaire universel de Hance, 1814-20, 18 vol. in-8°; Dictionnaire de la noblesse , 1816 ; Armorial des familles nobles de France, 1817, in-8° et in-4u , Annuaire historique, critique, généalogique, de l’ancienne noblesse de France , contenant le détail des services que les familles nobles ont rendus à l’Etat, 1835-36, 2 vol. in-8°, etc. Il commença, en 1819, une nouvelle édition de l'Art de vérifier les dates, qui fut achevée par Fortia d Urban.

SAINT AMANT (Marc-Antoine Gérard de), poëte, né à Rouen en 1594, m. en 1661. Attaché au comte d’Harcourt , il parcourut l’Europe en soldat et eu voyageur, résida quelque temps à la cour de Pologne comme gentilhomme de la chambre de la reine, fut un des premiers membres de l’Académie française, et rédigea les mots burlesques de son Dictionnaire. Dans ses poésies (odes, sonnets, satires, etc.), il a rencontré souvent la verve et l’énergie de Régnier, mais dans ce qu’elle a de plus bas. En 1653, il fit Moïse sauvé, idylle héroïque, petit vol. in-12. Ses OEuvres furent publiées avec succès de 1627 à 1656. La dernière édition, avec une notice et des notes, a été donnée par Ch. Livet, Paris, 1855, 2 vol. in-1 6. G. L.

SAINT-AMOUR (Guillaume de). V. Guillaume.

SAINT-ANDRÉ (Jacques d’ALBON, maréchal de), né en 1524 au château d’Albon (Bas-Dauphiné), servit sous François Ier et ses successeurs , fut créé maréchal de France en 1547, tomba au pouvoir des Espagnols à la bataille de S'-Quentin en 1557, poussa, pour obtenir sa liberté, à la conclusion de la paix de Cateau-Cambrésis en 1559, et, adversaire déclaré des calvinistes, forma, avec le connétable de Montmorency et le duc de Guise, l’association connue sous le nom de Triumvirat (K. ce mot) en 1562. La même année, il fut tué à la bataille de Dreux. B.

saint-andré (Jean-Bon), né en 1749 à Montauban, de parents calvinistes, m. en 1613, exerça le ministère évangélique dans sa ville natale , embrassa avec ardeur les principes de la Révolution, fut député du Lot à la Convention, approuva et défendit les actes de la Commune de Paris, vota la mort de Louis XVI sans appel ni sursis, se montra l’un des plus fougueux adversaires d s Girondins, fit entrer Robespierre au comité de salut public, et, chargé de diriger l’administration de la marine, alla à Brest surveiller les constructions navales, et se montra terroriste impitoyable. Il parvint en peu de temps à organiser une flotte, et assista au combat naval du 1er juin 1794 contre les Anglais. Arrêté après le 9 thermidor, rendu à la liberté par l’amnistie du 4 brumaire an iv, il devint modéré, et fut envoyé à Smyrne par le Directoire en qualité de consul-général. Lors de l’expédition française en Egypte, les Turcs le jetèrent en prison. 11 en sortit à la paix, 1801, fut chargé parle 1er consul Bonaparte de l’organisation des 4 nouveaux départements formés sur la rive g. du Rhin, devint baron de l’Empire, et préfet à Mayence. B.

SAINT-ANGE ( Ange-François Fariau, dit de), poëtetraducteur, né à Blois en 1747, m. en 1810, obtint la protection de Turgot, qui lui donna un emploi dans les finances, et, après avoir repoussé les principes de la Révolution, fut contraint d’accepter, en 1791, une place subalterne dans l’agence et l’habillement des troupes. A la réorganisation de l’instruction publique, il fut nommé ] professeur de grammaire et de belles-lettres dans l’une des écoles centrales de Paris. En 1810, l’Académie fran- 1 çaise l’admit dans son sein. Ses Œuvres complètes ont été réunies en 1823, 9 vol. in-12 ; on y remarque des traductions en vers des Métamorphoses, des Fastes, de l'Art d’aimer, du Remède d'amour, de quelques Elégies et Héroïdes d’Ovide. Ces traductions renferment des morceaux heureux, mais, en général, ne sont que des paraphrases.

SAINT-ARNAUD (Jacques Leroy de), né à Paris en 1798, m. en 1854, était fils d’un ancien avo at au parlement, qui fut depuis membre du Tribunat et préfet de l’Aude. Après avoir fait ses études au lycée Napoléon, il entra, en 1816, dans les gardes du corps, passa souslieutenant successivement dans la légion départementale de la Corse, dans celle des Bouches-du-Rhône, et au 49e de ligne, quitta le service actif pour aller, en 1822, combattre comme volontaire pour la cause hellénique, voyagea à l’étranger pendant quelques années, et, en 1831, reprit son grade dans le 64e de ligne. Promu lieutenant, il prit part à la guerre de Vendée, fut officier d’ordonnance du général Bugeaud, et l’accompagna à Blaye. En 1836, envoyé en Afrique dans la légion étrangère, il y fut nommé capitaine en 1837, et prit une part héroïque à l’assaut de Constantine. Après la prise de Djidjelli, sa belle [ conduite lui valut d’être mis à l’ordre du jour de l’ar-

S AI

Page 1