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l'Industrie, ou Discussions politiques, morales et philosophiques, dans l'intérêt de tous les hommes livrés à des travaux utiles et indépendants, 1817 et 1818, 4 vol. in-8<>, dont quelques parties sont l’œuvre de ses élèves; l'Orqanisateur, 1820, journal social; Du système industriel , 1821-22, 3 parties in-8° ; Catéchisme des industriels, 1824, in-8°; Opinions littéraires, philosophiques et industrielles , 1825; le Nouveau christianisme, 1825. Sur la fin de sa vie, Saint-Simon s’était ruiné par une multitude d’expériences scientifiques ou industrielles ; tombé dans la misère, le désespoir le prit , et il tenta de se tuer d’un coup de pistolet, en 1823 ; mais le coup ne lui fit perdre qu’un œil, et il vécut encore deux ans au milieu de ses disciples (Aug. Comte, Olinde Rodrigue, Bazard , Enfantin, etc.). La doctrine de Saint- Simon , fondée sur cette croyance que la destinée de l’homme ici -bas est de produire par le travail, est nécessairement circonscrite à l’utile; elle proclame l’industrie comme but de la société humaine; les savants, les artistes, les producteurs de toute espèce, forment la seule aristo cratie légitime ; tous les travailleurs doivent s’associer pour atteindre le but commun ; les oisifs sont proscrits. Les sectateurs de cette école, dite industrialiste , ont pris le nom de Saint-Simoniens : après la mort du maitre, ils s’exposèrent au ridicule en voulant passer de la théorie à la pratique, créèrent une nouvelle hiérarchie sociale, proclamèrent l’égalité absolue de l’homme et de la femme, voulurent réformer le mariage, abolir toute espèce d'hérédité pour substituer entre les hommes une filiation conventionnelle, et créer un culte nouveau. En 1833, leur association fut dissoute par autorité judiciaire. B.
SAINT-SORLIN (Desmarets de). V. Desmarets.
SAINT- VINCENT (Grégoire de), géomètre, né à Bruges en 1584, m. en 1867, compléta ses études en Italie, entra chez les Jésuites à Rome, succéda au P. Clavius, son maitre, dans la chaire de mathématiques, et acquit une telle réputation , qu’il fut appelé à Prague par l’empereur Ferdinand IL Blessé pendant le siège de la ville par les Suédois, il perdit encore tous ses manuscrits. De là il passa en Espagne, à la demande de Philippe IV, pour donner des leçons à don Juan d’Autriche , et mourut bibliothécaire de la ville de Gand. On a de lui : Theses de co métis, 1619, in-4°; Theoremata mathematica scientiæ staticœ, Louvain, 1624, in-4°; Opus gcomelricum quadratures circuli et sectionum coni , Anvers, 1647, in-fol., vrai trésor de vérités géométriques; Opus geomelricum ad mesolabum per rationum proporlionalitalumque novas proprietates, Gand, 1668, in-4°. V.
Sainx-vincent ( John Jervis, lord), marin anglais, né en 1734 à Meaford, m. en 1823, entra à 10 ans au service de mer, qu’il quitta après la paix de 1748 pour venir passer quelque temps à Paris. A la reprise des hostilités, 1756, il retourna dans sa patrie, fut fait capitaine de vaisseau , et employé dans les Indes occidentales. Il se distingua au combat d’Ouessant, en 1778 , fut promu contre-amiral en 1787, entra en 1790 au Parlement , où il prit rang dans l’opposition, s’empara de la Martinique en 1793, remporta en 1797, sur l’amiral espagnol don Juan Cordova, une grande victoire près du cap S'-Vincent (d’ou lui vint son titre de lord), fut nommé Ier lord de l’amirauté, et continua de commander, soit dans la Méditerranée, soit dans l’Océan, jusqu’en 1805. En 1814, il fut nommé général des soldats de marine, et, en 1821, amiral de la flotte. B.
SAINTE- V. le mot qui suit celui-ci , pour les noms
géographiques composés.
SAINTE-ALLIANCE. V. Alliance.
SAINTE-AULA1RE (François-Joseph de Beaupoil, marquis de), né dans le Limousin en 1643, m. en 1742, suivit la carrière des armes, et gagna sur les champs de bataille le grade de lieutenant-général. La paix et la vieillesse en firent le causeur aimable du salon de Mme de Lambert , et de celui de la duchesse du Maine à Sceaux. Jusqu’alors il avait cultivé la poésie en secret; à l’âge de 60 ans, il publia quelques jolis vers, qui lui firent une réputation, méritée sans doute à huis clos, mais qui , au grand jour, ne peut pas être celle d’un vrai poète. Néanmoins ses petites poésies, dans le genre anacréontique, le firent entrer à l’Académie Française en dépit de Boileau, 1706. On ne trouve ses œuvres qu’éparses dans les recueils du temps.
s ai nte-aula ire (Louis de beaupoil, comte de), né en 1778 au château de la Mancelière près de Dol (Bretagne), m. en 1854, entra à l’Ecole des ponts-et-chaussées en 1794, puis à l’Ecole polytechnique, obtint au concours, en 1796, une des six places d’éléve-géographe, et vivait dans la retraite à Versailles, quand Napoléon Ier le nomma chambellan en 1311, et préfet de la Meuse en 1812. La
lre Restauration l’envoya à la préfecture de ia Haute-Garonne ; il donna sa démission au moment des Cent-Jours, fut député à la Chambre par les électeurs de la Meuse en 1815, se rangea parmi les partisans de la royauté constitutionnelle, suivit la ligne politique de M. Decazes, son gendrè, s’attacha au gouvernement de 1830 et le servit fidèlement, fut ambassadeur à Rome, à Vienne et à Londres, et pair de France. 11 a laissé une bonne Histoire de la Fronde, 1827, 3 vol. in-8°, qui lui ouvrit l’Académie Française, et des Mémoires, encore inédits. V. de Barante, No lice sur le comte de Sainle-Aulaire, Paris, 1856, in-8°. B.
SAINTE-BEUVE (Jacques de), théologien, né à Pari en 1613, m. en 1677, remplit une des chaires de théologi de la Sorbonne, et la perdit pour avoir refusé de souscrir à la censure du fameux Arnauld. Ayant souscrit au formulaire d’Alexandre VIII , il fut nommé théologien du clergé de France. Il avait une grande réputation comme casuiste. On a publié ses Décisions en 1689-1692-1704, 3 vol. in-4°.
SA1NTE-CROLX (Guillaume-Emmanuel-Joseph Gtjilii em de Clermont-Lodève, baron de), né en 1746 à Mornoiron (Comtat-Venaissin) , m. en 1809, suivit d’abord la carrière militaire, servit comme capitaine au corps des grenadiers de France, puis se retira dans son pays natal pour se consacrer tout entier aux lettres, remporta plusieurs prix dans les concours ouverts par l’Académie des Inscriptions, devint associé libre de cette compagnie en 1777, s’établit à Paris pendant la Révolution, et entra à l’Institut en 1802. On a de lui : Examen critique des anciens historiens d' Alexandre le Grand, ouvrage couronné en 1772 par l’Académie des Inscriptions, publié en 1775, refondu en 1804, 1 vol. in -4°, principal monument de l’érudition de l’auteur, véritable trésor de l’histoire d’Alexandre, où la noblesse d’un style un peu prolixe se joint à la profondeur et à l’exactitude des recherches; Recherche des noms et des attributs de Minerve, 1773; Recherche des noms et des attributs de Cérès et de Proserpine, 1777; VEsour-Vedam, ou Ancien commentaire du Vedam , revu et publié avec des observations préliminaires, des notes et des éclaircissements, Yverdun, 1778, 2 vol. in-12, livre où l’on trouve l’exposition des doctrines religieuses et philosophiques des Indiens; de l’Etat et du sort des colonies des anciens peuples, Philadelphie (Paris), 1779, in-8°; Observations sur le traité de paix conclu à Paris le 10 février 1763 entre la France , l’Espagne , et V Angleterre, Amsterdam, 1780, in-12; Histoire des progrès de la puissance navale de I Angleterre, 1783 ; Recherches historiques et critiques sur les mystères du paganisme, Paris, 1784, in-8°, et 1817, 2 vol. in-8°; des Anciens gouvernements fédératifs et de la législation de la Crète, Paris, 1799, in- 8°; Réfutation d’un paradoxe littéraire de F. -A. Wolf sur les poésies d’Homère, 1798, in-8°; des Dissertations et Mémoires dans le recueil de l’Académie des Inscriptions. Il a aussi publié les OEuvres diverses de J .-J. Barthélemy, 1798, 2 vol. in-8°. B.
sainte-croix. V. aussi santa-croce et santa-cruz.
SAINTE-FOIX. V. Saint-Foix. **
SAINTE-MARIE Ile P. Honoré de). V. Honoré.
SAINTE-MARTHE (Scévole de), en latin Sammarlhanus, poète latin, né à Loudun en 1536, m. à Londres en 1623. Son nom patronymique était Gaucher; il l’échangea contre celui de Scévole, qui a le même sens en latin. D’abord contrôleur -général des finances en Poitou, 1571, puis président des trésoriers de France, et député aux Etats de Blois, il fut très-royaliste, et résista courageusement aux Ligueurs. Ses poésies ont un cachet d’élégance. On estime principalement sa Pœdotrojiliia, 1854, in-8°, poème sur l’allaitement des enfants. 11 a composé aussi des Odes, des Silves, des Elégies, des Epiqrammes, de nombreuses versions des Psaumes. Ses OEuvres ont paru à Paris, 1579, in-8°. On lui doit en outre : Gallorum doctrind illuslrium elogia, en prose, Paris, 1598, in-8°. C. N.
sainte-marthe |Abel ou Scévole II de), fils aîné du précédent, né à Loudun en 1566, m. en 1652, fut avocat, conseiller d’Etat, puis garde de la bibliothèque de Fontainebleau sous Louis XIII. Il a écrit des poésies latines du même genre que celles de son père, et quelques poésies sacrées. Daphné et la Loi salique sont les poèmes dont on fait le plus de cas. Mais Abel est partout inférieur à son père. C. N.
sainte-marthe (Scévole III et Louis de) , frères jumeaux du précédent, nés à Loudun en 1571, m., le premier en 1650, le second eu 1656, furent nommés conseillers et historiographes du roi en 1620. Ils rédigèrent en commun l’ Histoire généalog:que de la maison de France, Paris, 1619, 1647,2 vol. in-fol.; V Histoire généalogique delà maison de Beauvuu, 1626, in-fol. ; et la Gallia Cliristiana, 1656, 4 vol. in-fol. L’assemblée générale du clergé les ayant obligés, par un décret, de supprimer, dans tous P'
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exemplaires de ce dernier ouvrage, l’éloge de l’abbé de Saint-Cyran, ils y substituèrent, au moyen d’un carton, celui de La Roche-Pozay, évêque de Poitiers. C. N.
sainte -Marthe (Abel-Louis de), fils de Scévole II, né à Paris en 1621, m. en 1697, entra à l’Oratoire, devint général de l’ordre, et fut forcé, sous Louis XIV, de se démettre, comme suspect de jansénisme. Il recueillit de nouveaux matériaux pour la Gallia r hrisliana , lesquels furent ajoutés à l’édition de cet ouvrage publiée dans la suite par Denis de Sainte-Marthe. C. N.
sainte-marthe (Denis de), né à Paris en 1650, m. en 1725, entra chez les Bénédictins de la congrégation de . S*-Maur, et fut élu général en 1720. Il donna, 1715-1728, une nouvelle édition de la Gallia Christiana, revue, refondue et augmentée, et à laquelle ses confrères avaient mis la main. On lui doit aussi une Vie de Cassiodore, 1694, et Une Histoire de St Grégoire le Grand, 1697. C. N.
SAINTE-PaLAYE (Jean-Baptiste de La Curne de), archéologue érudit, né à Auxerre en 1697, m. en 1781, membre de l’Académie des Inscriptions en 1724, et de l’Académie Française en 1758, se livra spécialement à des recherches sur l’histoire de France, lut les vieux romanciers afin d’y chercher les traces des mœurs anciennes, visita les plus riches dépôts littéraires de la France, recueillit 4,000 notices de manuscrits, ainsi que des copies des plus anciens monuments de la langue, et fit deux voyages en Italie pour accroître encore ses collections. On a de lui : Mémoires sur l'ancienne chevalerie, considérée comme un établissement politique et militaire, Paris, 1759-81, .3 vol. iu-12, et 1826, 2 vol. in-8° ; divers autres Mémoires dans le recueil de l’Académie des Inscriptions; plus de 100 vol. iu-fol. de manuscrits, dont 40 seulement furent acquis par la Bibliothèque royale, et où l’on trouve un Dictionnaire des antiquités françaises , utilisé par M. Cheruel dans son Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France, Paris, 1855, 2 vol. in-12. B.
SAINTES, anc. Santones , Mediolanu.n, s.-préf. (Charente-Inférieure), à 72 ldi. S.-E. do La Rochelle, sur le penchant d’une montagne et la rive g. de la Charente; 8,405 hab. Siège de la cour d’assises; tribunaux de lre instance et de commerce, société agricole, société archéologique. Église calviniste, collège, bibliothèque, musée d’antiquités. On remarque, dans cette ville aux rues étroites et escarpées, les vestiges d’un amphithéâtre romain, un arc de triomphe de Germanicus, fils de Drusus, sur l’axe de la gr. rue ; la cathédrale de Sl-Pierre, avec un beau portail du xvie siècle, l'église romane de SMLutrope, avec une crypte curieuse, où l’on a retrouvé, eu 1843, le tombeau de ce saint ; le Cours , belle promenade aboutissant à un pont sur la Charente ; dépôt d'étalons. Comm. de grains, esprits, eaux-de-vie dites de Cognac; fabr. d’étamines, faïence commune, taillanderie; tanneries, mégisseries. — Capitale des Santones, puis de la Saintonge, les Wisigoths la prirent; les Normands la saccagèrent en 850. Louis IX y battit Henri III d’Angleterre, en 1242. Il y eut autrefois un évêché, et il s’y tint plusieurs conciles. Saintes fut ch.-l. du départ, jusqu’en 1810. Aux environs, belles sources du Vénérand et du Douhet.
saintes ; Claude de). V. sainctes.
saintes (Les), groupe d’ilots fortifiés des Antilles françaises, à 19 kil. S. -O. de la Guadeloupe, dont elles dépendent; par 15° 50' lat. N., et 63° 69' 26" long. E.; 1,256 hei t. ; 1,300 hab. Deux îlots principaux : la Terre de haut à l’E., et la Terre de bas à l’O. Café, maïs, moutons, coqs d’Inde. Dans l’Ilet-à-Cabrits, le fort Joséphine sert de maison de force et de correction. Depuis 1861, ou a transféré aux Saintes une partie des compagnies disciplinaires de l’Algérie. — Christophe Colomb les découvrit en 1493 ; les Français les occupèrent en 1648. Le comte de Grasse fut battu nar Rmlney en vue des Saintes, 1782.
SAINTETE , titre d’honneur et de respect que les catholiques emploient pour désigner N. S. R. le pape.
SA1NTOIS (Le). V. Xaintois.
SAINTONGE , Santonia, Sanlonensis tractus, anc. prov. de France, dépendant du gouvernement de Saintonge-et- Angoumois, bornée au N. par le l’üitou et l’Aunis, à l’O. par l’Océan, au S. par la Guyenne, à l’E. par l’Angoumois et le Périgord, forme aujourd'hui la partie S. du département de la Charente-Inférieure. La Charente la divisait en deux parties : la Ilaute-Saintonge, capitale Saintes ; villes princip. : Marennes, Soujon, Royan, Pons, Barbezieux; et la Basse- Saintonge, capitale St-Jean-d'Angrly ; villes princip. : Tonnay-Charente, Taillebourg. — La Saintonge dépendait du territoire des Santones , compris sous Auguste dans l’Aquitaine. Les Wisigoths, en 419, les Francs, en 507, s’en emparèrent; au IXe siècle, elle devint
un comté dépendant du royaume, puis du duché d’Aquitaine. Eléonore d’Aquitaine le porta d’abord à la France par son mariage avec Louis VII, ensuite à l’Angleterre par son mariage avec Henri II. Après le meurtre d’Arthur de Bretagne, Philippe-Auguste confisqua cette province sur Jean-sans-Terre; mais il ne put s’emparer que de la Ilaute-Saintonge. Louis IX reconnut la domination de l’Angleterre sur la Basse-Saintonge. Aux xive et xve siècles, la Saintonge souffrit cruellement des guerres avec l’Angleterre. Le traité de Brétigny, 1360, la céda à ce pays. Du Guesclin la reconquit, 1371, et, pendant les désastres du règne de Charles VI, elle resta fidèle au Dauphin (Charles VII). Les guerres de religion y furent sanglantes; la Réformation et la Ligue y trouvèrent de nombreux partisans.
saintonge - et - angoümois , gouvernement de flanc. France, formé de la Saintonge et de l’Angoumois ; ch.-l., Saintes ; il ressortissait au parlement de Paris.
SAINTRAILLES. V. Xaintraiei.es.
SAIS, anc. v. de la Basse-Egypte, ch.-l. du nome saïte et de toute la Basse-Egypte avant Alexandre, était renommée par le culte de Neith, à qui Amasis avait élevé un temple dont Hérodote parle aven admiration. On y célé brait , en l’honneur de cette déesse, une fête solennelle, à l’occasion de laquelle toutes les villes d’Egypte étaient illuminées. Des obélisques, des colosses, des sphinx, un édifice monolithe, décoraient ce temple. On croit retrouver les ruines de Sais près du village actuel de Sah-el- Haggar. C. P.
SAISONS (Les) , divinités allégoriques, au nombre de quatre, et qu’on représentait comme des Génies mâles ou femelles. On caractérisait aussi le Printemps par Mercure, l’Eté par Apollon, l’Automne parBacchus, et l’Hiver par Hercule.
SAISSAC , ch.-l. de cant. (Aude), arr. et à 25 kil. N. -O. de Carcassonne; 931 hab. Commerce de laine, bois, bestiaux. Martinet à fer.
SAISSET (Bernard). V. Philippe IV le Bel.
SA1TIQUE (Branche), petit bras du Nil, qui allait de la branche Agathodæmon au lac Bouto en passant par Saïs.
SAKAI.AVES. V. Séclaves.
SAKARIA, anc. Sangarius, riv. de la Turquie d)Asie (eyalets de Bozoq et de Khodawendiguiar), naît au S. du livah d’Angora, traverse ceux deKoutayeh, deBrousse, de Kodjah-Ili, et se jette dans la mer Noire; cours de 500 kil.
SAKATOU, v. de la Nïgritie centrale, dans le royaume d’Haoussa, chez les Fellatahs, près d’un affluent du Niger, à 225 kil. O. de Cacliena; par 13° 6' lat. N., et 3° 52' long. E.; 22,000 hab. Elle a des murailles, deux grandes mosquées, un vaste marché, et un palais qui forme à lui seul une petite ville. Fabr. de cuirs ouvrés. — Fondée en 1805 par le chef fellatah Othman Danfodio, Clapperton la visita eu 1823 et 1826, et y mourut en 1827.
SAKHALIEN. V. Sagiialien.
SAKKAKAII, v. delà Basse-Egypte, à 13 kil. S. de Gizèli, sur la rive g. du Nil, près de remplacement de l’anc. Memphis. On y voit un sphinx, 11 pyramides, etdes caveaux remplis de momies; exploré par M. Mariette on 1854. V. Memphis , au Supplément
SAKMARA, riv. de la Russie d’Asie (Orenbourg), coule au S. -O., reçoit lTk et le Salmièli, et se jette dans l’Oural ; cours de 800 kil.
- SAKTI, divinité indienne, la mênie que Maya.
SAL (Ii.iia-do-), île de l’Afrique portugaise, dans l’archipel du Cap-Vert, au N. de Boavista, par 16» 38’ lat. N., et 22° 50’ long. O.; 70 kil. de tour. Peu peuplée, médiocrement fertile, tire son nom du sel qui y abonde.
SALA ( Ange), médecin , né à Vicence dans le xvic siècle, florissait encore en 1639 à Gustrow, où il était attaché au duc de Mecklembourg. Il avait quitté sa patrie pour cause de religion, et pratiqué successivement son art a Zurich, La Haye et Hambourg. Bien qu’il crût au grand œuvre, il a fait en chimie quelques découvertes, qui donnent de l’intérêt à ses ouvrages, recueillis sous le titre d' Opéra medico-chymica, Francfort, 1647, et Rouen, 1650, in-4°. Dans ce recueil on remarque VAnatomia vitrioli , Genève, 1609-13, in-12, et deux traités De variis, tùm chymicorum, lùm galenicorum erroribus in prœparatione medicinali commissis , Francfort, 1602, in-4°.
sala (Nicolas), compositeur de musique, né près de Bénévent en 1701, m. en 1800, reçut des leçons d’Alex. Scarlatti et de Léo, et fut maître de chapelle à Naples. Il eut peu de succès au théâtre, et sa musique d’église est 1 restée manuscrite. 11 doit sa renommée de savant musicien I à un ouvrage théorique, Regole del contrappunlo pratlico,
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1794, dont Choron a fait la base de ses Principes de composition des écoles d’Italie. B.
sala, nom anc. de l’Yssel. C’est de là que venait le nom des Franks Saliens.
sala , v. de Suède, dans le làn et à 35 kil. N. de Westeras; 3,467 hab. Mine d’argent. Eaux minérales.
sm (n), v. du royaume d'Italie, dans la province et à 104 k 1. S.-E. de Salerne; 8,503 hab. Elle s’éleva sur les ruines de Marceliana, détruite vers 543 par Tolila, roi des Goths. Aux environs se trouve la Chartreuse de Padnla.
Sala ou anziko (Royaume de), Etat de la Nigrit:e méridionale au N. du Congo et sous la Ligne; capitale, Monsol.
sala-de-partjnico, v. de Sicile (Trapani), au S. et près d'Alcamo ; 9,800 hab.
SALACIA , nom anc. d’ALCACER-DO-SAL.
SALAD, comitat de Hongrie. V. Szalad.
SALADE, casque rond et léger, sans visière, que portait, au moyen âge, la cavalerie des Communes. Dans l’infanterie on l’appelait Bourguignole ou Horion.
SALADIN | Youçouf-ben-Ayoub -Salah-Eddyn), 1er sultan ayoubite d’Egypte, né à Tacrit (Mésopotamie) en 1137, m. en 1193, Kurde d’origine, se mit au service de Noureddin, atabek de Syrie. Adhed-Ledinillah, ealife fatimite d’Egypte, attaqué par les Francs, demanda du secours à Nourcddin , qui lui envoya une armée commandée par Saladin, 1164. Adlied donna à Saladin la charge de vizir et de général de ses armées, avec le titre de Malek-ennaçer (Prince victorieux). Saladin, par ordre de Noureddin, fit proclamer Mosthadi , calife abbasside, à la place d’Adhed, 1171. Noureddin étant mort, 1173, il fit d’abord publier son nom dans les mosquées; puis il attaqua Ismaël-al- Malek-Essaleh, fils et successeur de Noureddin, 1175, s’empara de Damas et d’Alep, et assiégea Mossoul, dont il ne put se rendre maître. Les chrétiens l’attaquèrent et le vainquirent à Ramla, 1178 ; mais il fut victorieux à Tibériade, 1187, et fit prisonnier Guy de Lusignan, roi de Jérusalem. La même année, il prit Jérusalem Ascalon et S*-Jean-d’Acre. La prise de Jérusalem détermina la 3e croisade. Saladin se vit enlever Sl-Jean-d’Acre, Césarée et Jaffa. Richard Cœur-de-Lion conclut une trêve avec lui, 1192. Saladin mourut à Damas, laissant un frère, Malek-Adhel, et 17 fils, qui se partagèrent son vaste royaume. Il fut très-regretté des musulmans. Saladin était courageux, actif, juste et généreux. D.
saladin ii ( Mélik-el-Nacer-Youçouf ), arrière-petit-fils du précédent, né en 1229, m. en 1261, tenta en vain de reconquérir l’Egypte sur ies Mamelouks, et fut assassiné par des officiers tartares. Avec lui finit la dynastie ayoubite.
SALADINE (Dime). V. Dîme.
SALADO (RIO-), rivière de l’Amérique méridionale (Plata), porte d’abord les noms de Rio-Guachipas et de Rio-del-Passage, traverse les provinces de Salta, Tucuman, Santiago-del-Estero, et Santa-Fé, et se jette, sous le nom de San-Thomé, dans le Parana, près de Santa-Fé; cours d’environ 1,200 kil.
salado (Rio-), riv. de la Plata, naît dans la partie N. -O. de l’Etat de Buenos- Ayres, coule au S.-E., reçoit le Florès, et se jette dans le Rio-de-la-Plata par la baie de Samborombon ; cours de 550 kil.
Salado, nom de deux riv. d’Espagne, affluents de la baie de Cadix; ce sont le Salado-de-Arjona , et le Salado-de- Porcuna.
SALAGNAC (Grand-Bourg de). V. Grand-Bourg.
SALAMANDRE, être fantastique, ayant la forme d’un lézard, et qu’on se représentait comme vivant au milieu des flammes, exerçant sur le feu un empire souverain, et pouvant l'éteindre. François Ier la prit pour symbole.
SALAMANQUE, en espagnol Salamanca, anc. Salmantica, et, au moyen âge, Elmanlica, v. d’Espagne (Vieille- Castille), capitale de la province de son nom, sur le "formés à 154 kil. O.- N.- O. de Madrid; pop. de la commune: 15,906 hab. Evêché suffragant de Santiago. Université célèbre autrefois dans toute l’Europe, fondée à Palencia en 1208, transférée à Salamanque en 1239, et qui compta jusqu’à 14,000 étudiants ; Christophe Colomb la consulta sur ses projets, Henri VIII sur son divorce avec Catherine d’Aragon; sa décadence commença au xvie siècle; réorganisée par les nouvelles lois de l’Espagne, elle ne comptait, en 1850, que 458 étudiants. Presque toutes les constructions de Salamanque sont anciennes ; les plus remarquables monuments sont : la cathédrale gothique, commencée en 1513, achevée en 1734 ; le palais de l’archevêque, auj. collège pour les nobles irlandais; le collège d9 Sl-Barthélemy ou collège vieux ; le couvent et
l’église de S'-Dominique ; le couvent des Carmes ; un beau pont de 27 arches. — L’origine de Salamanque est très-ancienne; importante sous les Carthaginois, les Romains, et les Goths, sous lesquels elle devint siège d’évêché, ruinée pendant la domination arabe, cette ville fut relevée au xue siècle. Le 22 juillet 1812, les Français perdirent, dans les plaines de Salamanque, une bataille plus r.vnnue sous le nom de bataille des Arapiles.
Salamanque (Province ou intendance de), formée de la partie méridionale de l’ancien royaume de Léon, entre les prov. de Zamora au N., de Valladolid au N.-E., d’Avila à l’E., de Cacérés au S-, et le Portugal (Trp.s-os- Montes et Ilaut-Beira) à l’O. ; 12,793 k;l. carrés; 263,516 hab. Sol montagneux au N.-E. et au S., bordé à l’O. par le Douro.
Salamanque, v. du Mexique (Guanaxuato), près du Rio-Grande, à 35 kil. S. de Guanaxuato; 4,000 hab.
SALAMAS, v. de Perse (Aderbaidjan), à l’emboncliure d’une riv. de même nom dans le lac d’Onzmiah, à l’O. de Tebrir; 6,000 hab. Céréales et vins.
SALAMINE, Salamis, auj. Colouri , île du golfe Saronique, en face d’Eleusis, entre les rivages de l'Attique et de la Mégaride, dont elle n’est séparée que par des détroits fort resserrés, fut d’abord appelée Scyras, Cychnia (de son héros Cychreius), et Pityusa, à cause des pins qui y croissaient en abondance; elle garda celui de Salamine, nom de la nymphe, mère de Cychreius. Colonisée d’abord par des habitants de Phlionte, elle passa à Télamon, gendre de Cychreius, et, après l’extinction de la famille desEacides, fut disputée entre Mégare et Athènes; grâce aux efforts de Solon, elle resta à cette dernière ville. Les Grecs y remportèrent, 480 av. J.-C., lre année de la 758e olympiade, le 20 de boedromion (23 sept ), une célèbre victoire navale sur la flotte de Xerxès. Elle suivit dès lors toutes les vicissitudes d’Athènes; soumise aux Turcs en 1456, elle fait aujourd’hui partie du nome d’Attique-et- Béotie dans le royaume de Grèce. — La ville de Salamine, résidence de Télamon, était située à la pointe S. de l’iic, en face d’Egine; la nouvelle Salamine, à l’E., en face du Pirée. __ C. P.
salamine, v. de l’ile de Chypre, sur la côte E., fondée par Teucer, que son père Télamon avait banni de l’ile de Salamine, ocoupait l’emplacement du village actuel de Ilaï-Sergui. Conquise, avec l’ile entière, par l’Egypticn Amasis vers 550, puis par Cambyse en 525, elle conserva ses rois nationaux et sa liberté intérieure, à condition de mettre sa marine et ses soldats à la disposition du roi de Perse. La paix de Citium lui rendit la liberté, 449. Détrônée un instant par un Phénicien partisan des Perses, Abdémon, la race de Teucer remonta sur le trône de Salamine avec Evagoras, 410 , qui s’empara de toute l’ile , à l’exception d’Amathonte, Soli et Citium. Ces villes implorèrent le secours d’Artaxerce II , dont l’armée força Evagoras de se contenter de Salamine en payant tribut au roi, 385. Ses successeurs reconnurent aux mêmes conditions l’autorité d’Alexandre, 330, de Ptolémée, 311, de Démétrius Poliorcète, 307. Lorsque Ptolémée reprit l’ile en 295, il abolit toutes les petites royautés locales ; Salamine devint la capitale de toute l’ile, et la résidence de l’officier qui gouvernait au nom du roi d’Egypte, puis du préteur romain, lorsque l’ile fut réunie, sur la proposition du tribun Clodius, au domaine de la république. Détruite par un tremblement de terre sous Constantin, elle fut rebâtie, un peu plus au S., à l’embouchure du Pediœus, par ce prince, qui l’appela Constantin. Renversée par les Arabes sous le règne d’Héraclius , elle n’a plus été relevée. C. P.
SALAMINIENNE (Galère), vaisseau sacré des Athéniens, qui transportait à leur destination les officiers de la république, et les ramenait quand ils avaient été destitués. Elle tirait son nom de la bataille de Salamine où elle avait figuré, ou, selon d’autres, de son premier pilote, natif de Salamine. On la nommait aussi Déliaque , parco qu’elle servait à porter tous les ans à Délos les offrandes i des Athéniens.
SALAN I J RA , brg. duroy. d’Italie (Prov. de Potenzn), à 26 kil. S.-E. de Triearico, sur la Salandreila (anc. Acalandrus ), qui se jette dans le golfe de Tarente; 2,677 hab.
SALANDRELLA. V. Salandra.
SALANGA. V. Djonkseylon.
SALANGOR. V. Salengore.
SALAN1CEMEN, Animincum, Salancena, brg des Etats autrichiens (Confins militaires), près du confluent de la Théiss et du Danube, à 26 kil. S.-E. de Carlowitz. Vietoire du prince Louis de Bade sur les Turcs, 1691.
SALAOUATY, île de la Mélanésie, sur la côte de la Pa-
SAL
SAL
pounsie occidentale , par 1° 6’ lat. S., et 128» 26’ long. E. , dépend du sultan de Tidor; elle est bien peuplée.
SALAIRE , Sitlnpia, auj. Torre delle Su line, v. d’Apulie, près de l’embouchure de l’Aufidus dans l’Adriatique, était le port d’Arpi. Aux environs étaient des marais salants. — Prise par Annibal, qui y résida après la victoire de Cannes ; reprise par Mareellus.
SALARIA ( Voie), grande voie qui partait de Rome, de la porte Colline, traversait le Latium, la Sabine, etc., et s’étendait jusqu’à Hadria. Du temps de Théodose, elle fut pr.longée .jusqu’à Fortuna Fanestris. Son nom lui vint de ce que c’était par cette voie que les Sabins apportaient à Rome le sel qu’ils tiraient de la mer Adriatique. C. D — y.
SALARS. V. PoNT-DE-SALAKS.
SALAS-DE-LOSTNFANTES , brg d’Espagne (Vieille- Castille), prov. et à 44 kil. E.-S.-E. de Burgos, sur l’Arlanza ; 1,000 hab. Berceau des infants de Lara.
SALASSES, peuple celto-ligurien des Alpes, habitait la haute vallée de la Doire-Baltée (auj. l’arrondiss. d’Ivrée dans le Piémont) , et exploitait les mines d’or de ces parages, en détournant pour le lavage du minerai les eaux de la Doire, dont il privait ainsi les habitants des plaines; ceux-ci appelèrent les Romains, qui vainquirent une première fois les Salasses vers 143 av. J.-C., s’emparèrent de leurs mines, les forcèrent de se réfugier dans les montagnes, et fondèrent sur leur territoire la colonie d ’Eporedia (ivrée). Mais, toujours maîtres des passages du Grand [Saltus Penninus ) et du Petit Sl-Bemard | Snltus Grai'usJ, les Salasses taxèrent plusieurs fois les armées romaines qui passaient d’Italie en Gaule. Enfin, sous Auguste, Terentius Varron les vainquit , et en fit vendre 44,000 comme esclaves; 3,000 Romains fondèrent la colonie d'Awjusla Prœioria ( Aoste ) au débouché des montagnes, et assurèrent ainsi la tranquillité du pays. C. P.
SALAT, riv. de France, prend sa source aux Pyrénées, dans le départem. de l’Ariége, coule au N. -O., entre dans le départem. de la Haute-Garonne, et, après avoir reçu le Lizard, se jette dans la Garonne, rive dr., entre Martres et Sl-Martory; cours de 90 kil., par Oust, S*-Girons, et S'-Lizier. Eaux poissonneuses.
SALAYER, ile de la Malaisie néerlandaise, dans l’archipel de la Ponde, au S. de Célèbes, par 5° 46’ 45” lat. S. et 118° 8’ long. E.; 65 kil. sur 25; 60,000 hab.
SA1.BR1S, ch.-l. de cant. (Loir-et-Cher), arr. et à 26 kil. N.- E. de Romorantin, sur la Sauldre et le chemin de fer de Paris à Bordeaux ; 960 hab. Près de là, forges de Belleville.
SALCES, anc. Salsulœ, vge (Pyrénées-Orientales), arr. et à 16 kil. N. de Perpignan ; 1,200 hab. Eaux minérales salines froides. Excellent vin blanc, dit de Mncubec et de Grenache. — Autrefois place forte, prise par les Français sur les Espagnols en 1639 et 1642. 11 reste un château-fort, bâti par Charles-Quint, et converti en magasin à poudre.
SALCETTE. V. Salsette.
SALDÆ , v. de la Mauritanie Sitifienne ; auj. Bourjie.
SALDANA , Eldana , v. d’Espagne (Vieille-Castille), prov. et à 60 kil. N.- N.- O. de Palencia, sur le Carrion ; 1,400 hab. Titre d’un comté, qui appartint aux ducs de l’Infantado.
SALDANHA ou SALDAGNE (Baie de), baie sur la côte O. de l’Afrique, entre celles de Sle-Hélène au N. et de la Table au S. Les Anglais y capturèrent une flotte hollandaise, le 16 août 1796.
SALDUBA, puis Cæsaraugusta, v. d’Hispanie (Tarraconaise), capit. des Edétans ; auj. Sarayosse.
SAI.duba, riv. d’Hispanie (Bétique); auj. Rio-Verde.
SALE, riv. de Guinée. V. Roicelle.
SALÉ ou VIEUX-SALÉ, v. du Maroc (Fez), à l’embouchure du Bouregreb ou Burargag dans l’océan Atlantique, à 165 kil. O. de Fez, par 34° 5’ lat. N. et 9° 3’ long. O.; 25,000 hab., dont 600 Juifs. Son port, auj. presque ensablé, était autrefois un repaire de pirates. Salé forme un centre commercial avec Rabat (E. ce mol). Aux environs était l’anc. Sala.
Salé (nouveau-). V. rabath.
salé (Lac), dans l’Amérique du Nord (Utah). Les Mormons se sont établis sur ses bords. Près de là est un volcan de boue, qui lance de la vapeur et de l’eau.
salé, patriarche, fils ou petit-fils d’Arphaxad, fut le père d’Héber, de qui descendent les Hébreux. t
SALLBIA, nom anc. de Sei.by.
SALEM, nom primitif de JÉRUSALEM.
sai.em, v. des Etats-Unis (Massachussetts), port sur l'océan Atlantique, à 26 kil. N.-N.-E. de Boston; 22,186 hab. Ch.-l. de comté. Société savante des Indes-Orientales; athéuée, bibliothèque, musée. Ville bien bâtie.
Fabr. de tissus, cordages, produits chimiques, machines; filatures de coton, tanneries; chantiers de construction. Pêche de la baleine et de la morue.
Salem, v. des Etats-Unis ( New-York), ch.-l. du comté de Washington, à 74 kil. N.-E. d’Albany ; 3,000 hab.
Salem, v. des Etats-Unis ( Ne\v-Jersey|, ch.-l. de comté, à 60 kil. S.-S.-O. de Philadelphie, près de la baie de la Delaware ; 2,000 hab.
Salem , v. des Etats-Unis (Caroline du Nord ) , à 160 ldL O. de Baleigh. Etablissement de Moraves.
Salem ou tchelam , v. de l’Hindoustan anglais ( présidence de Madras), ch.-l. de district, à 220 kil. S.-O. d’Arcot , 185 de Pondichéry, par 1 1° 44’ lat. N. et 75° 8’ long. E.; 15,000 hab. Cornm. de coton et de salpêtre. — Prise par les Anglais en 1768, mais en leur possession depuis 1792 seulement.
SALEMBRIA, anc. Pince, riv. de la Turquie d’Europe (eyalet deTrikala), passe à Larisse, et se jette dans l’Archipel, au golfe de Salonique.
SALEMI, anc. Halycia, v. forte de Sicile, prov. et à 60 kil. S.-E. de Trapani; 13,860 hab.
SALENCY, vge (Oise), arr. et à 35 kil. N.-E. de Compïègne, sur la rive dr. de l’Oise; 844 hab. Célèbre par le couronnement annuel d’une rosière ( V. ce mot).
SALENGORE ou SALANGOR, ville de l’Indo-Chine, à l’embouchure d’une rivière de même nom, à 170 kilom. Nord-Ouest de Malacca. Chef-lieu d'un petit Etat indépendant, entre ceux de Pérak au N., de Paliang à l’E., de Malacca au S., et la mer à l’O.; 180 kil. sur 150. On en tire de la poudre d’or, de l’étain , de l’ivoire , du camphre, etc.
SALENTE , capitale supposée des Salentins, fondée par Idoménée. On la place où est auj. Soleto.
SALENTINS, Salentini , anc. peuple de la Grande-Grèce (Iapygie, au S.-O.); v. principales: Ilydruntum , Brundusium. — Soumis par les Romains en 267 av. J.-C.
SAI.ERNE . en italien Salerno , en latin Salernum , v. du royaume ü Italie, clï.-l. de la province de son nom , port ensablé sur le golfe de Salerne dans la mer Tyrrhémenne, à 57 kil. S. -S.-E. de Naples; 21,241 hab. Archevêché. Cour criminelle, trib. civil, lycée royal. Filature et fabr. de coton ; forges à fer. On remarque la cathédrale, qui renferme une multitude de colonnes et de bas-reliefs enlevés aux ruines de Pæstum, et le tombeau du pape Grégoire VIL — Anc. ville Tyrrhénienne, Salerne devint colonie romaine en 195 av. J.-C., fut prise par les Goths, puis par les Lombards, devint la résidence des ducs de Bénévent , puis s’érigea en principauté indépendante en 840. En 1016, des chevaliers normands, revenant de la Terre-Sainte, gagnèrent près de là une victoire sur les Sarrasins. Les Normands s’emparèrent de Salerne en 1075, et Robert Guiscard y fonda une école de médecine, qui devint en peu d’années la plus célèbre de l’Europe ; elle a encore aujourd’hui quelque importance. Salerne fut prise et presque détruite par l’empereur Henri IV en 1096. Le titre de prince de Sale me fut porté jusqu’en 1309 par le prince héritier du roy. de Naples, qui prit , depuis, celui de prince de Calabre ; et le titre de prince de Salerne fut donné par Ferdinand 1er à la maison de San-Severino. — Pour la prov. de Salerne, V. Principauté Citéuieure.
SALERNES, ch.-l. de cant. ( Var), arr. et à 24 kil. O. de Draguignan, sur la Presque; 2,442 hab.
SALÉRS, ch.-l. de cant. (Cantal), arr. et à 25 kil. S.-E. de Mauriac, à l’entrée des trois vallées de Fontanges, Sl-Paul et Mariou ; 936 hab. Bailliage royal avant la Révolution ; ruines d’anciennes fortifications. Cormn. de bestiaux, fromages et chevaux. Eglise gothique, avec un beau sépulcre.
SALES, anc. château de Savoie (Chablais), près d’Annecy. Berceau de l’illustre famille de Sales.
sales (S1 François de). V. François.
sales (Louis, comte de), frère aîné du précédent, né en 1577 dans le Chablais, m. en 1654, accompagna en Italie le président Ant. Favre, chargé d'une mission auprès du saint-siège, protégea la Savoie contre les agressions des troupes espagnoles de la Franche-Comté, négocia le traité de Dole, qui mit fin à cette lutte, et défendit Annecy contre Louis XIII , en 1630. Sa Vie a été publiée par le P. Buffier, Paris, 1718, in-12.
sales (Charles de), fils du précédent , né en 1625, m. en 1666, entra dans l’ordre de Malte en 1643, se signala dans plusieurs campagnes contre les Turcs, contribua à la défense de Candie en 1650, et périt en défendant contro les Anglais l’ile de Sl-Christophe, qu’il gouvernait, au nom de Louis XIV, ainsi que les Antilles voisines, avec le titre de vice-roi, depuis 1665.
SAL
SAL
SALFI (François), littérateur, né en 1759 à Cosenza, m. en 1832, adopta les principes de la Révolution française, et fut secrétaire-général du gouvernement de Naples, puis professeur d'histoire et de philosophie, 1801, de diplomatie et de droit public, 11107, à Milan. Il vécut en France depuis 1815. On lui doit, en italien, quelques tragédies ( Conradin , Médée, Saül ), un Discours sur l'histoire des Grecs, 1817, et , en français, qu’il écrivait fort mal, un Résumé de l’histoire de la littérature italienne , 1828, ainsi que la continuation de V Histoire littéraire de l'Italie par Ginguené, 1834 et suiv., 4 vol. in-8°.
SALFORD. V. Supplément.
SALGAR ou SANKAR (Modhaffcr-Eddyn), fondateur de la dynastie turcomane des Salgarides ou Salgouriens, en Perse, enleva le Farsistan aux Seldjoucides vers 1148, et mourut en 1181. Son 5e successeur, Togrul, fit encore la conquête du Kerman en 1187. Les Salgarides furent renversés par Honlagou en 1264.
SALGARIDES ou SALGOURIENS. V. Sai.gar.
SAI.GHIE, riv. de la Crimée (Russie méridionale), prend sa source près du Tehatyr-Dagh, partage la Crimée de l’0. à l’E., traverse Simphéropol, reçoit dans son cours le Hangard, le Bechterek, la Zouya, et le Bouroultscha, fait sa jonction avec le grand Kara-sou, et tombe dans la Sivache ou mer Putride. 11 arrpse de belles vallées, des contrées fertiles et pittoresques.
SALHIEH , v. de la Basse-Egypte, à 56 kil. N.-E. de Belbeys; 6,000 hab. Elle couvre l’Egypte du côté de la Syrie. — Bâtie par Saladin. Le général Bonaparte y défit Ibrahim-Pacha en 1798; Kléber la prit en 1800.
SALIANE , île formée par l’écartement de deux bras du Ivour près de la mer Caspienne ; par 39° 20’ lat. N. et 60" 45’ long. E.; 750 kil. carr. Sol très-fertile. Pêcheries.
SAL1BABO, groupe d’iles du Grand-Océan équinoxial, dans la Malaisie, entre les Philippines et les Moluques, par 3° 50’-4° 25’ lat. N. et 123° 39’ 45”-124° 37’ 45” long. È. Il se compose de 3 îles : Tannalabu, Kabriang et Salibabo (qui a 27 kil. sur 10 et 3,000 hab.).
SALICE, ch.-l. de cant. (Corse), arr. et à 42 kil. N.-E. l’Ajaccio; 357 hab. Elève d’abeilles, tabac.
SAL1CETTI (Guillaume), en latin de Salicelo et Plaicntinus médecin, né à Plaisance au commencement du xme siècle, m. en 1280, embrassa l’état ecclésiastique sans renoncer à son art, qu’il pratiqua à Bologne et à Vérone. A l’exemple des Grecs et des Arabes, il employa le fer et le feu dans les cas de chirurgie, au lieu des topiques usités de son temps. Il trouva une méthode pour l’extraction de la pierre, et découvrit, le premier, la maladie des enfants dite lactescence ou croûtes lactées. On a de lui : Liber in srien id medicinali, se u Summa conservationis , Plaisance, 1475, in-fol.; Cyrurgia, ibid., 1476, in-fol., trad. en français par Nie. Prévôt, Lyon, 1492, et Paris, 1506, in-4°.
salicetti (Christophe), né à Bastia en 1757, d’une famille originaire de Plaisance, m. en 1809, étudia le droit en Toscane, et exerça la profession d’avocat au conseil supérieur de la Corse. Député du tiers-état aux Etats- Généraux de 1789, il fit décréter la réunion de sa patrie à la France. Membre de la Convention, il vota la mort de Louis XVI sans appel ni sursis, et fut chargé, avec Barras et Fréron, de plusieurs missions dans le Midi, entre autres près de l’armée chargée de réduire Toulon révolté contre le gouvernement. Arrêté après le 9 thermidor, il devint, sous le Directoire, commissaire à l’armée d’Italie; s’attacha au général Bonaparte, et négocia l’armistice avpc le pape. 11 reparut au conseil des Cinq -Cents comme député de la Corse, se déclara pour le parti des Directeurs au 18 fructidor, voulut s’opposer au coup d’Etat du 18 brumaire, fut proscrit, mais rentra bientôt en faveur. Après avoir rempli diverses missions en Corse, à Lucques, à Gênes, il eut â Naples, 1806, sous le roi Joseph Bonaparte, le ministère de la police générale et celui de la guerre : il montra une grande énergie et une rare habileté dans ce poste difficile, mais s’attira beaucoup d’ennemis ; des conjurés firent sauter son hôtel , et il n’échappa que par hasard à l’explosion. Murat restreignit son influence. On a cru, mais à tort, qu’il mourut empoisonné. B.
SALICETTü, v. du royaume d’Italie (Coin), à 18 kil. N.-E. de Ceva; 1,679 hab.
SALIENS ( Francs). V. Francs.
sali ens, Salii , Hamines de Mars dans l’anc. Rome, au nombre de 12. Leurs fonctions étaient de garder les anciles (F. ce mot). Tous les ans, au mois de mars, ils faisaient par la ville une procession qui durait 14 jours de suite, et dans laquelle ils portaient les fameux boucliers, eu dansant d’un mouvement vif et prompt , ce qui leur
avait valu le nom de Saliens (Sauteurs). Ils chantaient en même temps de vieux poèmes, que personne, ni euxmèmes, n’entendaient plus : ils dataient du temps de Numa, qui avait institué ce collège de prêtres. C. D — T.
SALIERI (Antoine), compositeur de musique, né à Legnano en 1750, m. à Vienne en 1825, élève de Gassmann, qu’il remplaça, en 1775, comme maître de chapelle de la cour impériale, s’est exercé dans la musique d’église, et a écrit des ouvrages dramatiques d’un grand mérite, entre autres: Armida, 1771; les Danaides, 1784; Semiramide ; Tarare, 1787, qui se retrouve presque en entier dans Axur re d'Ormus ; et Cesare in Fartnacusa, 1800. Personne n’a mieux connu que Salieri le mécanisme de la coupe dramatique et l’effet du retour des idées; il a bien écrit pour les voix.
SALIES, ch.-l. de cant. (IIte-Garonne), sur le Salat, arr. et à 26 kil. S.-E. de Sl-Gaudens; 553 hab. Sources salées, d’où l’on extrait de très-beau sel blanc.
salies, ch.-l. de cant. (B. -Pyrénées), arr. et à 18 kil. O. d’Orthez ; 2,462 hab. Sources salées. Grand comm. de sel, servant à préparer les jambons dits de Bayonne.
SAL1GNAC, ch.-l. de cant. (Dordogne), arr. et à 16 kil. N. de Sarlat; 670 hab. Mine de charbon de terre, lignite terreux, et cendres sulfuriques végétatives. Comm. de truffes. — Berceau de la famille de Fénelon.
SALIMBENI (Félix), célèbre sopraniste, né à Milan vers 1712, m. à Laybach en 1751, élève de Porpora, fut un des chanteurs les plus parfaits de l’Italie; mais son action dramatique était nulle.
SALINA ou SALIN], anc. Didyma, une des îles Lipari, au N.- O. de Lipari; 4,000 hab. Exploit, de sel. Récolte de fruits, huile, vin.
salina, v. des Etats-Unis (New-York), à 57 kil. S. -S.-E. d’Oswego; 12,000 hab. Exploit, importante de sources salées.
SALINÆ, nom latin de Castellane, de Salins et de Thorda.
SALINAS, brg d’Espagne (Guipuzcoa), situé à 15 kil. N.-E. de Vittoria, sur la Deha. Près de là est un défilé où un convoi de Français malades et blessés fut massacré par les Espagnols, en 1810.
SAL1NATOR (Livius). V. Livius.
SALINE, riv. des États-Unis (Nebraska), affl. de la Platte: cours de 280 kil.; — riv. des États-Unis (Ivansas), affl. du Republican-Fork; cours de 450 kil.
SALINES (Pays de). V. Gabelle.
SALINS, Salinæ, ch.-l. de cant. (Jura), arr. et à 29 kil. N.-E. de Poligny, sur la Forica ou la Furieuse, au pied du mont Poupet, dans une gorge étroite; 5 834 hab. Place de guerre de 4e classe, avec 2 forts, St-André et Belin ; chemin de fer de 38 kil., s’embranchant à Dole sur celui de Dijon. Tribunal de commerce, bibliothèque, collège. Vastes casernes. Comm. de bois de sapin pour la marine, vins rouges, et vins blancs mousseux très-estimés, plâtre, miel, cire ; fabr. de sulfate de soude , usines à fer, tanneries. Au centre de la ville est un vaste établissement de salines, fournissant le sel à toute la Suisse : bains d’eau salée. Les sources de ces salines, déjà exploitées sous les Romains, ont valu son nom à la ville. Patrie de l’abbé d’Olivet. — Salins, qui se forma autour d’une abbaye de S1 -Maurice, était autrefois divisé en deux bourgs, Bourg-le-Sire et Bourg-le-Comte, réunis en 1497. 11 dépendait de la Franche-Comté; fut pris en 1674 par le maréchal delaFeuillade, et, depuis lors, réuni à la France. Un incendie le détruisit presque complètement en 1825.