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les pays appelés depuis Aunis , Saintonge et Angoumois (départements de la Charente et de la Charente-Inférieure). Leurs villes principales étaient : Mediolanum ou Santones (Saintes | , Santonum Portus ( La Rochelle) , leulisma I Angouléine). L’ile d'Uléron ( Uliarius ) faisait partie de leur territoire. C. P.
SANTONS, religieux musulmans qui simulent la folie, parce qu’elle passe pour inspiration et signe de sainteté. Leurs mœurs sont analogues à celles des Calenders ( V. ce mot ).
SANTOR1N, île de l’Archipel grec (Cyclades) , anc. Them , par 3 i° 22’ 1” lat. N. et 23“ 8’ 18” long. E. ; 15 kil. sur 7; 13,000 hab. Elle fut d’abord appelée Cnllisté (la Belle | , et Slrongyté |la Ronde) , avant la catastrophe volcanique qui, de circulaire qu’elle était à l'origine, lui donna la forme d’un croissant, en creusant dans son milieu un canal qui la sépare de deux autres îles, Therasiu au N.- O., et Asjirnmsi au S. -O. Ce canal est parsemé d'ilots, dont l’apparition est assez récente : Pulœu-Knimeni ou la Vieille-Ile-Brûlée , qui date de 197 av. J.-C.; Mirra- Kaïmeni , la petite Ile-Brûlée, sous l’empire de Claude, en 46 de J.-C. ; et Nea ou Megali-Kafmeni , la Nouvelle ou la grande Ile-Brûlée, en 1707. Santorin éprouva beaucoup de changements par les éruptions de 720, 1475, 1570, 1573, 1050, 1707 et 1711, qui abaissèrent considérablement le sol ; le volcan semble auj. éteint, et le sol se soulève d’une manière sensible. Exportation de vins , pouzzolane; cahotage actif; construction de petits navires. La principale montagne, le Sl-Hlie, est élevée de 700 met. A l’E. le Messurouno, à l’O. Y Acrotiris, au N. le Mérovigli et le KnkUù.o- Voutio, dominent quatre plaines fertiles, celles de A/ esta, de Megalonhorion,d’Emporion. etiYFpanomérie. Le sol est particulièrement propre à la culture de la vigne : hormis le vin , les habitants tirent du dehors toutes les choses nécessaires à la vie. — Cadmus, se rendant en Béotie, déposa plusieurs de ses compagnons dans cette ile. Environ 360 ans après, Théras y amena des aventuriers Dorietis de Sparte et îles exilés Minyens, et lui donna son nom. L’ile devint bientôt assez florissante pour fonder des colonies, entre autres Cyrène , 631. Restée fidèle à Sparte pendant la guerre du Péloponèse , elle fut réunie ensuite à I empire romain. Devenue chrétienne à la fin du uie siècle , elle prit le nom de Ste- Irène , sa patronne , et ce nom, en se corrompant, est devenu plus tard Santorin. Elle appartint aux ( irecs jusqu’à la 4e Croisade , puis au duché de Naxos, fut conquise par les Turcs en 1537, et fait auj. partie , dans le royaume de Grèce, du nome des Cyclades : elle forme avec N'io, Amorgos et Anaphé, une éparch'e ou diocèse, dont Phira , la principale ville de l’ile , est le chef-lieu. Santorin est divisé en 4 démarchies ou communes, et est la résidence d’un évêque catholique. C. P.
SANTORIXI (Jean -Dominique) , anatomiste, né en 1681 à Venise, m. en 1737 , étudia la médecine sous Malpighi et Bellini, et se fit une grande réputation par ses cours et ses ouvrages. On lui doit des recherches sur la structure des viscères, entre autres sur la couche musculaire de l’utérus, dont une partie porte le nom de /'ronde de Sinitmini. Il a publié : Opuscules medica de structura et motu fibne , Venise , 1705 ; Observationes anatomicœ , ibid. , 1724, in-4°. D — g.
SANTOKIO. V. Sànctorius.
SANl'OS, v. d’Espagne (Badajoz), à 31 kil. N.- O. de Llerena ; 6,000 hab.
santos , v. et port du Brésil, à 12 kil. de la mer, dans la prov. et à 53 kil. S.-E. de St-Paul, sur la côte N. de l’ile S*- Vincent ; lat. S. 23o 56’ ; long. O. 48» 2’ ; 7,000 hab. Fondé en 1545. Rendez-vous des navires qui vont à Buénos-Ayres; les femmes y font de la dentelle; le riz et le café des environs sont renommés et s’exportent.
SANTOS (LOS). V. SAINTES (Les).
SANl’DO I Marc), général vénitien, né en 1153, m. en 1220, prit part à la 4eoroisade, et, lursde l'établissement de l’empire latin de Constantinople, occupa, pour sa patrie, les Sporades et les Cyclades. Créé duc de L Ai chipel par l’empereur Henri, son ambition s’éveilla : secrètement favorisé par les Génois, il enleva Candie à Venise, et s’eu fit proclamer roi; il en fut chassé, mais se maintint à Naxos, que sa famille conserva jusqu’à la fin du xi v* siècle.
SANUTO (Marino), dit Torsello ou l'Ancien, noble vénitien, qui fiorissait au commencement du xiv« siècle; animé de l’enthousiasme religieux, il fit cinq voyages en Palestine et dans les pays voisins, et parcourut l’Europe pour décider les princes et les peuples à une croisade; ses exhortations restèrent sans succès. En 1321, il présenta au pape Jean' XXII des cartes de la Méditerranée, de la Terre-Sainte, et de l’Egypte, ün a de lui , dans le t. il du
Gesla Dei per Francos de Bongars : Liber secrelorum fidelium cruris super Terrœ-Sanctœ reruperati'me , etc., dans lequel il décrit les diverses contrées de l'Orient , et donne un précis de leur histoire. V. Postansque, de Marini Sanuti cita et scriptis , Paris, 1855, in-8°.
sanuto (Marino), dit le Jeune, de la famille du précédent, né à Venise en 1466, m. en 1531, historiographe de la République, a laissé; De Adeentu tarnli , reyis l'rnuciœ, in Italiam adeersùs regnum neapolihniuni , anno 1494, manuscrit très-important, dont la Bibliothèque imper, de Paris possède un exemplaire; de Magistratibus urbis Venetæ, manuscrit ; de Origine urbis Venetæ , et Vitœ omnium ducum Venetorum ,... publiés par Muratori, Milan, 1733, m fol.
sanuio (Livio), nolile vénitien du xvi* siècle, a laissé : Géographie , Venise, 1588, in-fol., ouvrage important et estimé.
SANVIC, vge (Seine-Inférieure), arr. et à 3 kil. N. du Havre; 1,099 hab. Briqueteries, fabrique de chaux hydraulique et de noir animal; épuration de goudron.
SANZIO (Raphaël). V. Raphaël.
SAO-PAUL0, ville du Brésil. V. P\ni, iSaint-).
SAONE, anc. Arar ou Araris , Segona et Suur.ona au moyen âge, riv. de France, naît à Vioménil, dans le S. -O. du département des Vosges, coule au S., arrose les départements de la Haute-Saône, de la Côte-d’Or, et de Saône-et-Loire, sépare ceux du Rhône et de l’Ain, et afflue au Rhône, rive dr., à Lyon. Cours de 450 kil., par Chàtillon-sur-Saône, Port-sur-Saôue, Gray, où elle devient navigable, Pontailler, Auxonne, Sl-Jean-de-Losne, Verdun-sur-Saône, Châlon, Tournus, Mâcon, et Trévoux. La Saône reçoit, à droite: l’Armance, le Salon, la Tille et l’Ouche; à gauche : l’Oignon, le Doubs, la Seiile, la lteyssouse et la Veyle. Les canaux de Bourgogne, du Centre, et du Rhône-au-lihin, y aboutissent. Elle est sujette à des crues désordonnées; ses plus terribles inondations à Lyon sont celles de 580, 1570, 1602, 1608, 1709, 1840.
Saône (haute-), département de l’E. de la France; ch.-l., Vesoul; situé dans l’anc. Franche-Comté, entre ceux des Vosges au N., du Haut-Rhin à l’E., du Doubs au S., de la Côte-d'Or à l’O., de la Ilaute-Marne au N. -O. Superf. : 533,801 hect. Pop. : 317,706 hab. Arrosé par la Saône, l’Armance, le Coney, la Lanterne, l’Oignon; couvert par les ramifications des Vosges. A l’O., il offre «les coteaux couverts de vignes et de bois, de vastes prairies, et des champs fertiles; à l’E , il est montagneux, et coupé de vallées boisées, agrestes et profondes. Céréales, vins ordinaires abondants, pommes de terre, chanvre, lin, tabac. Elève considérable de gros bétail. Exploitation importante de fer, manganèse , tourbe , bouille , sel , granit, porphyre, pierres de taille, etc. Sources salées et eaux thermales. Industrie active : usines à fer, quincaillerie, verrerie, faïencerie, briqueterie, tissus de coton, toiles, eau-de-vie de cerises. Comm. de bois. Ce département dépend de l’archevêché et de la Cour impériale de Besançon.
saône-et-loire , département de l'E. de la France, ch.-l. Mâcon; situé dans l’anc. Bourgogne, entre les départ. de la Côte-d’Or au N., du Jura à l’E., de l’Ain, du Rhône, et de la Loire au S., de l'Ailier et de la Nièvre à l’O. Superf.: 843,588 hect. Pop.: 600,006 hab. Arrosé par la Loire, l’Arroux, la Saône, la Seiile, et le Doubs; traversé par le canal du Centre, et par les montagnes peu élevées du Charolais et de la Côte-d'Or. Sol fertile : les vins, le chanvre et les fruits, forment la grande richesse du département, peu de céréales; pommes de terre. Elève de bestiaux dans d'excellents pâturages. Exploit, importante de houille, fer, manganèse, bitume, marbres. Sources minérales et thermales. Usines à fer et métaux divers, poterie de grès durs, verrerie, horlogerie, toiles, etc. Ce département forme le diocèse d’Autun, et dépend de la Cour impériale de Dijon.
SAORGIO, v. de France (Alpes-Maritimes), arr. et à 37 kil. N.-E. de Nice; 3,000 hab. Château fort qui commande le col de Tende. Pris par Masséna en 1794.
SAUSDUCIIEE. V. Nabuchodonosor Ier.
SAOSNOIS (Le) , Sagonensis pagus, petit pays de l’anc. France, où étaient Saosnes et S'-l ’alais ( barthe ).
SAOU, vge (Drôme), arr. et à 42 kil. S.-O. de Die, près du Roubion ; 1 ,200 hab. Fabr. de porcelaine. 11 y eut une abbaye du xne siècle.
SaPAUDIA, nom latin de la Savoie.
SAPEUR, soldat de l’infanterie ou du génie dans les armées françaises. Les Sapeurs étaient autrefois des espèces d’ouvriers de régiments, chargés des travaux de terrasse nécessités par la guerre; on les appelait trunc.hèors (faiseurs de tranchées), gastadours (ravageurs), pionniers, charpentiers, et. ouvriers. Le nom de Sapeurs ne leur fut
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