SAP
donné qu’en 1775, sous le ministère du comte de Saint- Germain.
Sajieurs d’infanterie. En 1710, il y avait, par régiment,
6 soldats porte-outils. En 1747, on créa 10 porte-haclies par compagnie de grenadiers. Les Sapeurs disparurent à la Révolution. Les consuls les réinstituèrent dans leur garde, et un décret impérial de 1808 en confirma l'institution. Une ordonnance de 1H31 fixa le nombre des sapeurs à 13 dans les régiments de 3 bataillons, et à 17 dans ceux de 4 bataillons. Un caporal les commande; ils ont pour armes une hache, un mousqueton à baïonnette, et un sabre ; ils portent un tablier blanc, en peau, un bonnet à poil sans plaque, et la barbe longue. En campagne, ils déblaient les passages qui arrêtent la marche du régiment; aux manœuvres, ils servent de jalonneurs ; ils font aussi les fonctions de plantons.
Sapeurs du urine, soldats chargés des opérations de la sape dans les sièges. Ils furent créés en 1671, à l’instigation de Vauban. il y en eut d’abord une compagnie, puis successivement 4 autres, que l’on plaça dans les cadres de l’artillerie en 1720. Un décret du 25 frimaire an il créa 12 bataillons de sapeurs du génie, en y mêlant des pionniers ; un arrêté du 5 pluviôse an vi les réduisit à 4 bataillons; une ordonnance du 27 octobre 1824 les encadra dans les régiments du génie, à raison de 6 compagnies par bataillon.
Sapeurs-pompiers , agents chargés de combattre les incendies dans les villes ou gros villages de France. Cette institution prit naissance à Paris, vers la fin du xvn» siècle, sous l'administration de Voyer-d’Argenson , lieutenant de police : alors on commença d'établir des pompes à incendies; il y en avait 20 en 1705, une par quartier; on en établit 16 autres en 1716, avec 32 hommes pour les servir. En 1722, le nombre des pompes fut porté à 39, avec 60 servants vêtus d’habits unifonnes. Les pompiers furent organisés militairement en 1811, par Napoléon 1er, qui en forma un bataillon de 576 hommes, divisés en 4 compagnies, et payés comme les troupes du génie. En même temps on leur donna le nom de Sapeurs-jromjiiers. Une ordonnance royale de 1H21 les a classés dans l’armée, mais en mettant leur solde et leur entretien à la charge de la ville de Paris ; une autre ordonnance a placé ce corps sous l’autorité du préfet de police. L’effectif, porté à 643 hommes en 1836, a 803 en 1841, s’élève depuis 1860, à 1,298 hommes, formant 10 compagnies, commandées par «in lieutenant-colonel. Les sapeurs-pompiers ont pour arme un fusil de voltigeur avec sabre ajusté en baïonnette, et un casque de laiton. Us logent dans 6 casernes, et occupent 47 postes, munis de pompes, de haches, et de tous les appareils nécessaires pour combattre les incendies, il y a, en outre, 40 autres pompes tant dans les casernes qu’à l’état-major. Le corps se recrute parmi les militaires de l’armée ayant au moins 18 mois de présence sous le drapeau ; ils sont mis à la retraite après 25 ans de service. — En 1 790. les villes et gros villages de France commencèrent d’organiser des compagnies de pompiers, qui depuis ce temps font partie de la garde nationale. Elles servent à titre gratuit, et se composent principalement d’entrepreneurs et d’ouvriers de bâtiment.
SAPHAD1X. V. Mélik.-el-Adel.
SAPHIRE. V. Ananie.
SAPHO, ou mieux Suppho, célèbre femme poète de Mitylène, florissait vers 600 av. J.-C. L’histoire de sa vie est incertaine, et l’on a même soutenu l’existence de deux femmes du nom de Sapho (F. Visconti, Iconographie grecque) .Elle fut mariée à un certain Cercylus, dont elle eut une fille; suivant une tradition consacrée par une héroide d’Ovide, elle se jeta du haut du rocher de Lencade, victime de son amour pour Phaon. On raconte qu’elle fut exilée, ce qui ferait croire qu’elle conspira contre l’ittacus avec son contemporain et compatriote Alcée; cependant elle n’est restée célèbre que comme chantre de l’amour.EUe inventa le vers saphique. L’admiration des anciens et de Platon , qui l’appelait la 10e Muse, est bien justifiée par les vers qui nous restent d’elle : on y trouve une grâce exquise, lorsqu’elle parle de la nature, et beaucoup de passion Outre de nombreux fragments, nous avons de Sapho deux odes presque entières. Le tout a été recueilli par Wolf, Hambourg, 1733, in-4°; par Volger, Leipzig, 1810; par Neue, Berlin, 1827; par Gaisford, dans ses Poetœ minores grimai, 1823 ; par Schneidewin, dans ses Poetœ elegiaci, 1839. 1) R-
SAP1LNTIAUX (Livres), titre commun donné à quelques livres de la Bible, qui sout : les Psaumes, les Proverbes, le Cantique dis cantiques, l’ Ecclésiale, la Sagesse, et VEcclé siasiique.
SAPIRES. V. Saspjres.
SA PIS, auj. Savio, riv. de l’Italie ancienne, prenait sa source dans les Apennins, et se jetait dans la mer Adriatique, entre Ravenne et Ariminium.
SAPO.JOK , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 124 lt.il. S.-E. de Riazan; 4,600 hab. Fabr. de draps.
SAPONARA, v. du royaume dltale, située dans la prov. et à 40 kilom. S. de Potenza; 2,972 hab. Près de là était Pau u. liruiiientiim.
SAPOR ou CHAHPOUR Ier, roi sassanide de Perse, 238-271, fils d’Artaxeree 1er, et d’une esclave du sang des Arsncides, envahit la Mésopotamie en 242, fut arrêté par l’empereur Gordien 111 , qui lui imposa une paix onéreuse, se dédommagea par la conquête de l’Arménie, dont il tua le roi Chosroès , reprit les armes contre Rome au temps de Valérien, le fit prisonnier en Syrie, le traita avec barbarie I V. Valérien |, ravagea la Cappadoce et la Cilicie, mais fut contraint par Odénath à se retirer : on dit que, pendant la retraite, il franchit une rivière sur un pont de cadavres de prisonniers romains. Il venait de s’allier avec Zétiobie contre Anrélien, quand il fut assassiné. Son fils llormisdas 1er le remplaça.
sapor il, fils posthume d’Hormisdas II , régna sur les Perses, de 310 à 380. Pendant sa minorité, les Arabes infestèrent ses Etats. A 16 ans, il les rejeta au-delà de l’Euphrate. Puis il soutint en Arménie, 338, la faction opposée à Chosroès, imposa un tribut à ce prince, livra 9 batailles aux troupes de l’empereur Constance 11, entre autres celle de Singare en 348, échoua devant Nisibis en 350, fut contraint d’interrompre la guerre contre les Romains par une invasion des Massagètes, prit Amideen 359, vainquit Julien l’Apostat sur les bonis du Tigre en 36.3, et se fit céder par Jovien les possessions romaines au-delà de ce fleuve.
sapor ni , roi de Perse, de 384 à 389, succéda à Artaxerce II, et acheta la paix à Théodose le Grand.
sapor, fils d’Yezdegerd Ier, roi de Perse, fut fait roi d’Arménie à la mort de Chosroès III , 415. 11 tenta en vain de détacher les Arméniens du christianisme et de l’alliance des Grecs. En 420, à la nouvelle que son père était gravement malade, il partit pour Ctésiphon ; l’Arménie se souleva pendant son absence, et il fut tué par son frère Bahram II.
SAPi.I, Sipron, v. du royaume d’Italie (Province de Salerne). à 10 kil. E.-S.-E. de Policastio, p ut sur le golfe de Policastro; 2,000 hab. Fondée, à ce qu’on croit, par les Sybarites, après la ruine de leur ville.
SAQUEBUTE, anc. lance, garnie d’un harpon à son extrémité pour tirer les cavaliers à terre ; — espèce de trompette dont on se servait autrefois; on pouvait l’allonger ou la raccourcir, pour rendre les sous plus graves ou plus aigus.
SARA , fille de Tharé, et nièce d’Abraham, qui l’épousa l’an 1966 av. J.-C. Elle était douée d’une grande beauté, qui l’exposa aux désirs de deux rois puissants , d’abord le Pharaon Apophis, et, plus tard, Abimélech, prince des Philistins. Mais Dieu la protégea, et fit repentir ses ravisseurs , qui respectèrent sa vertu. Sara resta longtemps stérile, et, se voyant âgée, engagea son mari à épouser sa sei vante Agar, qui mit au monde Ismaël. Quelque temps après, Sara eut elle-même un fils, qu’elle appela Isaac, et comme Agar ne témoignait que du mépris à sa maîtresse, cette dernière la chassa, ainsi qu’lsmaël.
Sara, nom latin de la sarre.
SARABACUS ou SABAR1CUS sinus, nom latin du golfe de Martaban.
SARABAITES, faux apostoliques qui parurent en Egypte après la mort des Apôtres. Sous prétexte d’observer fidèlement la loi, ils se couvraient de peaux de bêtes, et habitaient les rochers.
SARABAT ou KEDOUS, anc. lierions, riv. de la Turquie d’Asie, prend sa source dans les Mourad-Dagh. coule au S. -U., puis à PU., et se jette dans le golfe de Smyrne, à 18 kil. N. -O. de Smyrne. Cours de 300 kil.
SARAC ou CH1NALADAN, dernier prince du 2e empire d’Assyrie ou de Ninive, 647-625 av. J.-C., rappela Sardanapale par sa mollesse, fut assiégé dans Ninive par Cyaxare 1er, roi des Mèdes, et Nabopolassar, gouverneur de Babvlone et fut réduit à se donner la mort
SARACENA, ancien Sestum , ville du royaume d’Italie (Prov. de Coseuza), à 15 kil. O. de Cassano; 2,400 hab. Fondée, dit-on, par les Œuotriens.
SARAt.'ENES, Sarareni, tribu nomade de l’Arabie Déserte, vers le N. Ils résistèrent longtemps aux forces de l’empire grec , et embrassèrent l’islamisme. Quelques-uns pensent que leur nom est venu de celui de Sarrasins.
SAR
SARAÇOUATI , c.-à-d. qui préside aux sons ; déesse indienne, sieur, tille et femme de Brahma. Elle préside à la science, à l’harmonie, au langage, à la musique.
SA R. E CASTRUM, nom latin de Sarrebourg.
Sa kæ bons, nom latin de sarrebruck.
SARAGOA-E , Znrayoza en espagnol, v. d’Espagne j Aragon ,, capitale de la prov. de son nom et autrefois du royaume d’Aragon , à 267 kil. N.- E. de Madrid , sur la rive dr. de l’Ebre et près du canal royal d’Aragon ; 82,129 liai». Archevêché. (Jour d’appel. Université, érigée par Sixte IV eu 1474; séminaire; école des beaux-arts ; bibliothèque. La ville est entièrement bâtie en briques. Parmi ies monuments , on remarque : la belle et riche église de Notre- Dame -del-l’ilar, renfermant une image miraculeuse de la Vierge qui attire de nombreux pèlerins, et un Trésor dépouillé pour payer ia contribution de guerre exigée par les Français en 1809; le monastère de Su-l.ngracia, auj. quartier de cavalerie, sous lequel est l’église souterraine des Martyrs de Saragosse; l’archevêché; la Tour penchée , dite Torrc nueva , dont l’inclinaison est de 3 mèt. environ; la Torre-del-Azeu , qu’on suppose être une ancienne mosquée; le pont sur l’Ebre. Fabr. de soieries et de draps fins; tanneries. Comm. de vins et d’eauxde-vie. Centre de 3 chemins de fer, dont 1 vers Bayonne, par Iran. — L’origine de Saragosse, dont le nom primitif était Snlduba, est fort ancienne : Auguste y établit une colonie de vétérans, et lui donna le nom de Cæsaraugvsta ; elle fut bientôt une des premières villes de la Tarraconaise. Prise par les Suèves en 452, par les Goths en 466, par les Arabes vers 712, elle devint, en 1014, la capitale d’un petit royaume musulman, et fut conquise, en 1118, par Alphonse Ier d’Aragon. Elle prit parti pour l’archiduc Charles, qui fut vainqueur, sous ses murs, de l’armée de Philippe V, 1710. A la paix, Philippe V ôta à la ville ses fueros. Le siège de Saragosse, pendant l’invasion des Français en Espagne, restera à jamais célèbre par l’héroïsme qui s’y montra des deux côtés : commencé en juillet 1809, abandonné par suite de la capitulation de Bat leu (F. Ducont de Létang), repris en décembre suivant avec 18,000 hommes sous les ordres du maréchal Lamies, contre 40,000, plus, 100,000 hab. accourus de toutes parts, la ville fut emportée d’assaut le 26 janvier 1809. Mais les Espagnols avaient barricadé les rues, crénelé les maisons, qu’il fallut prendre l’une après l’autre. Enfin la ville se rendit le 21 février. Une affreuse épidémie sévit dans la place. 54,000 hab. avaient péri depuis le commencement du siège, et la garnison, que dirigeait Palafox (F. ce mot), était réduite à 12,000 hommes. — La province ou intendance de Saragosse, entre celles d’Huesca au N.-E., de Tarragone à l’E., de Castellon au S.-E., de Teruel au S., de Soria et de Logrono à l’O., de Pampelune au N. -O., a 17,112 kil. carrés, et 390,576 hab. Sol arrosé par l’Ebre du N. -O. au S.-E., par le Xalon, le Gallégo et le Giloca.
SARAJEVO. F. Bosna-Seraï.
SARAlST, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 56 kil. N. -O. de ltiazan; 5,000 hab.
SARAMACA, riv. de la Guyane anglaise, coule au N., et se jette dans l’Atlantique. Elle communique avec ie Surinam au-dessus de Paramaribo.
SARAMON , ch.-l. de cant. (Gers), arr. et à 25 kil. S.-E. d’Auch, sur la Gimone; 726 hab.
SARAN’SK, v. de la Russie d'Europe, gvt et à 118 kil. N. de Penza, au confluent de la Saranga et de TInsara ; 10,911 hab Foire importante le 16 août; tanneries, savonneries, tuileries, sel et bétail.
SAKAOUAN ou SARA VAN , prov. du Béloutchistan, entre le Kaboul au N., le Katch-Gandava à l’E., le D/alaouan au S., et le Mekran à l’O.; 380 kil. sur 150 ; ch.-l. , Këlat. Elève de chameaux, moutons et chèvres.
SARAPOUL, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 300 kil. S.-E. de Viatka, sur la Kama; 6,000 hab. Savonneries, tanneries; exploit, de sel et de fer. Comm. de grains et de bois.
SARASINS. F. Sarrasins.
SARA-SOU. F. Sary-sou.
SARATOGA , brgdes Etats-Unis (New-York), à 50 kil. N. d'Albany ; 3,000 hab. Eaux minérales. Célèbre par la capitulation du général anglais Burgoyne devant le général américain Gates, 17 octobre 1777.
SARA TOV, v. de la Russie d’Europe, ch.-l. d’un gvt de ce nom, à 1,596 kil. S.-E. de SM’étersbourg , sur la rive dr. du Volga : par 51° 31’ 12” lat. N., et 43° 46’ 18” long. E.- 74,193 hab. Un incendie l’a presque détruite en 1774 ; Fedor 1er l’avait fondée ea 1591 sur la rive gauche du fleuve. Cour criminelle et cour civile d’appel ; ch.-l. d’c-
SAR
1 parchie grecque. Gymnase, avec jardin botanique. Fabr de coton, bonneterie, horlogerie, cuirs, chandelles. Centre du commerce entre Moscou et .Astrakhan ; foire de chevaux fréquentée des Kalmouks, le 8 juillet. Culture de mûriers et mines d’alun aux environs. — Le gvt de Saratov , entre ceux de Simbirsk et de Penza au N., de Tambov, de Voronèje et des Cosaques du Don à l’O., d’Astrakhan au S., et de Samara à l’E., a 81,581 kil. carrés, et 1,636,135 hab. Sol traversé du N. au b. par le Volga, ondulé seulement au N.-E., plat partout ailleurs, renfermant de vastes steppes au S.-E., fertile dans quelques parties en blé , tabac, lin, chanvre. Elève de bétail et de vers à soie. Lac Altan, fournissant chaque année 180 millions de kilogr. de sel.
SARAVAN. F. Saraodan.
SARA VUS , nom anc. de la Sarre.
SAR.AZ1N iJaeques), sculpteur, né à Noyon en 1590, m. en 1660, partit fort jeune pour l’Italie, où ses brillantes dispositions lui méritèrent la protection du cardinal Aldobrandini, l’amitié et les conseils du Dominiquin, resta 18 ans à Rome, fut accueilli avec faveur, à son retour en France, par le cardinal de Richelieu, devint le gendre de Vouet, entra à l’Académie de peinture en 1655, et eu fut le premier recteur. Parmi ses œuvres, qui réunissent l’élégance à la sévérité, le naturel au grandiose, on remarque : les statues d’A lias et de Pohjpheme, en italie; de Si Jean et de Si Bruno, à Lyon ; les Quatre Anges du maîtreautel de St-Nicolas-des-Champs, à Paris; les huit caryatides groupées du pavillon de l’Horloge dans la cour du Louvre ; les mausolées du cardinal de Bérulle, dans l’église de l’Oratoire, à Paris, et de Henri de Bourbon ; ce dernier, érigé dans l’église des Jésuites de la rue Sl-Antoine, à Paris, représentait la Religion , la Justice, la Pietc et la Force, avec 14 bas-reliefs en bronze, dont les sujets étaient les Triomphes de la Renommée , du Temps, de la Mort, de 1 ’ Eternité, etc. B.
SARBIEVIUS (Mathias-Casimir Sarbif.wski, en latin), poète latin moderne, né en 1595 dans le duché de Masovie (Pologne), fut professeur au collège de Wilna. Pendant un voyage à Rome, sous le pontificat d’Urbain Vlll, il fut chargé de revoir les hymnes du Bréviaire. Le surnom d 'Horace polonais lui a été décerné par ses contemporains pour l’élégance et la variété de ses poésies, dont la meilleure édition est celle de Barbou, Paris, 1791, in- 12. B.
SARDAIGNE, Iclinusa et Sardinia des anciens, grande île de la Méditerranée, au S. de la Corse, dont elle est séparée par le détroit de Bonifacio, entre 41° 15’ et 38° 51’ lat. N., 7» 30’ et 5° 48’ long. E. Superf.: 21,250 kil. carr., y compris les petites iles adjacentes ; 268 kil. de long sur 144 de large. Pop.: 588,100 hab. Ch.-l. Cagliari. Côtes sinueuses, et formant un grand nombre de baies et de caps. Le sol est montagneux; cependant l'arête centrale, interrompue à plusieurs reprises par de profondes coupures transversales, des plateaux et des plaines, ne constitue point à proprement parler une chaîne. Les principales montagnes sont le groupe du Gennargentu \Janua Argenti ) au centre (18 à 1,900 mèt.), et le J.imbara au N. (1,320 mèt.). Les rivières (le Tirso, le Flumeudosa, le Coghinas, etc.) forment à leur embouchure un grand nombre de lagunes, buuri.es minérales. ( limât sain dans les régions éleiées, peu salubre dans les parties basses. Célèbre dans l'antiquité par sa fertilité et ses richesses minérales, la Sardaigne n’est cultivée aujourd'hui que dans les plaines, et le blé est la seule production importante, avec la vigne, qui donne des vins de liqueurs estimés. On cultive aussi le figuier, l’olivier et le tabac. Les forêts s nt presque abandonnées. Les mines (galène, fer, anthracite), mal exploitées, rendent peu. Ün trouve beaucoup de sanloines. Elève de chevaux, de mouton-, de chèvres et de porcs. Pèche abondante, l’eu d’industrie et de commerce : la valeur des importations a été, en 1859, de 15,768,856 fr. ; celle des exportations, de 16,453,099 fr. Un bassin houiller important a été découvert en 1851 près d’Iglines, vers le golfe de T’aimas. L’italien est la langue officielle, la langue parlée dans les villes: mais le peuple a conservé sa langue nationale, dialecte très -distinct, qui renferme un grand nombre de mots latins purs. On trouve en Sardaigne des menhirs, des murs cyclopéens , et enfin des Noraghes | F. ce mot). — Peuplée d’abord par les Phéniciens et les Etrusques, puis par les Grecs, qui y fondèrent quelques villes, la Sardaigne fut conquise en 512 av. J.-C. par les Carthaginois. 1 es Romains s’en emparèrent en 238, et le temps de leur domination fut pour File une période de prospérité. Les Vandales, les Goths, les Grecs s’y succédèrent ensuite. Au moyen âge, les Sarrasins formèrent plu-
SAR
SAR
sieurs établissements sur les côtes. Ils furent chassés par lesPisans, 1022, qui restèrent maîtres de l’ile jusqu’en 1297. Elle passa alors à l’ Aragon, et lit partie de la monarchie espagnole jusqu’en 1714, époque où , par le traité de Rastadt, elle fut cédée à l’empereur Charles VI. En 1720, l’Autriche la donna, en échange de la Sicile, à Vietor- Amédée II , duc do Savoie, qui prit le titre de roi de Sardaigne. Dans les Etats sarues, la Sardaigne forma trois divisions administratives, Cagiiari, Nuoro, et Sassari; depuis 1860, deux provinces : Cagiiari et Sassari. Elle a trois archevêchés (Cagiiari, Oristano, Sassari), et huit évêchés (Castelnuovo, Iglesias, Og'liastra, Aies, Alghero, Ampurias, Boa», et Bisarcio) ; deux tribunaux d’appel et «leux universités (Cagiiari, Sassari). On y trouve peu de routes. F — r.
sardatoïce (Royaume de). V. Sardes (Etats).
SARDAM. V. Saardam.
SARDANAPALE, dernier prince du 1er Empire d’Assyrie ou de Ninive, monté sur le trône l’an 83b av. J.-C., m. l’an 817, est représenté dans l’histoire comme le type de la mollesse et de la lâcheté : il vivait au fond de son palais, et entouré de femmes, quand un certain Bélésis, prêtre chaldéen et habile astrologue , prédit au prince Méde Arbacès qu'il régnerait à Ninive. I.es Modes relevaient du roi d’Assyrie, et Arbacès, en sa qualité de chef des troupes de sa nation, vint faire, pendant un an, le service du palais de Sardanapale. Il profita de cette circonstance pour préparer, avec Bélésis, le renversement de son suzerain, entraîna dans son complot plusieurs gouverneurs de provinces et d’autres souverains relevant aussi du roi d’Assyrie , et tous marchèrent contre Ninive à la tcte de 400,000 combattants. Sardanapale, se réveillant de sa mollesse, s’avança contre les rebelles et les défit dans trois grandes batailles; à la fin,surpris, étayant perdu une partie de son armée, il se renferma dans Ninive, où il soutint un siège de 2 ans; la 3® année, un débordement du Tigre ouvrit dans les murs de la ville une large brèche aux assaillants. Sardanapale vit dans ce malheur le présage de sa ruine prochaine; il perdit courage: mais ne voulant pas tomber entre les mains de ses ennemis, il fit élever un immense bûcher dans une des cours de son palais, s’y plaça avec ses trésors, ses ornements royaux, ses femmes et ses eunuques, et s’y brûla. On grava, dit- on, sur son tombeau cette inscription : « Bois, mange, jouis de la vie : le reste n’est rien. » V. Koopmans , Dispu latio hislorico-crilica de Sardanapale , Amsterdam, 1819, in-8®.
SARDES, v. capitale des rois de Lydie (Asie-Mineure), dans une plaine fertile, au pied du Tmolus et sur le Pactole, fut célèbre par ses richesses, son commerce et son luxe. Cyrus la prit en 547 av. J.-C. Ses maisons furent longtemps bâties en roseaux; aussi fut-elle brûlée et presque détruite par les Cimmériens, par les Athéniens, venus au secours des Ioniens contre ies Perses, et par Antiochus le Grand, roi de Syrie. Tombée au pouvoir des rois de Pergame , puis des Romains, elle s’embellit de monuments magnifiques, et devint sous l’Empire le chef-lieu d’un Conventus juridicus. Renversée en grande partie par un tremblement de terre sous le règne de Tibère, elle fut relevée par la libéralité de ce prince. S1 Jean y établit nn des premiers diocèses chrétiens. Elle parait avoir été détruite lors de l’invasion de Tamerlan en Asie-Miueure. Son emplacement se nomme encore auj. Sari, et l'on y trouve les ruines d’un stade, d’un amphithéâtre, et du triple mur de la citadelle flanqué de grosses tours. C. P.
SARDES (Etats), ou Royaume de Sardaigne, anc. roy. de l’Italie septentrionale, capit. Turin; composé de 2 territoires distincts : l’ile de Sardaigne ( V. Sardaigne |, qui lui a donné son nom , et les Etats de terre-ferme, comprenant, en 1838, la Savo’e, le Piémont, le Montferrat, le comté de Nice, le marquisat de Saluées, une partie de l’ancien Milanais, et le duché de Gênes, et ayant pour limites au N. la Suisse (cantons de Genève, Vainl, Valais et Tessin), a l’O. la h rance, à l’E. le royaume Lombard-Vénitien et les duchés de Parme et de Modène, au S. la Méditerranée, qui forme le golfe de Gènes. Superf.: 7b,2bH kil. cai i és, dont 52,018 pour les États de terre ferme, qui étaient compris, au lire 4.(<> 39' et 46» 24'lat. N., 3" 17' et 7- 44' long. E. Pop. : 5,194,81)7 liai». A part les riches plaines du Piémont, tout ce pays est montagneux, sillonné par les ramifications des Alpes ; là se trouvent les monts Blanc, Rosa et Cervin. 11 est arrosé par le Rhône, l’Isère, le Var, et la Magra, affluents de la Méditerranée; par le l’ô et ses affluents (Tanaro, attira, Doire-Baltée, Doire-Ripaire, Sesia, Tessin), qui se rendent à l’Adriatique. La température est froide daus les cantons montagneux, chaude dans les val-
lées; dans les régions basses, les rizières rendent l’air malsain. Le riz surtout, le maïs, le froment, les vins, les huiles, les figues, les citrons et les oranges, sont les produits les plus importants do sol. Les événements de 1859fiO ont entièrement changé ses frontières; la paix de Zurich (F. Italie, au Supplément) a valu aux Etats sardes la Lombardie, du Tessin au Mincio (1859) ; peu après, les duchés de Toscane, de Parme, de Modène, et la Komagne, se sont donnés au roi de Sardaigne, qui, en même temps, cédait à la France la Savoie et le comté de Nice (marsavril 18H0). La conquête du royaume des Deux-Sieiles par Garihaldi et l’invasion des troupes royales dans les Marches et l’Ombrie (mai-octobre 1860), ont ajouté au royaume la plus grande partie de l’Italie centrale et toute l'Italie méridionale. Le 18 février 1861, s’est ouvert le premier parlement italien. Le roi Victor-Emmanuel a pris le 17 mars le titre de Rai d’Italie, et le nouveau royaume a été organisé en 1860-61 ( V. Italie, au Supplément). Les détails qui suivront font connaître le royaume tel qu’il existait en 1858 : quant à son agrandissement actuel, il a été reconnu (1862) par la plupart des puissances européennes. — Le gouvernement des Etats sardes était une monarchie héréditaire constitutionnelle. Le roi régnait, et sous sa médiation suprême, un conseil de ministres, dont le président était nommé dans son sein, gouvernait avec le concours de deux assemblées co-souveraines : un sénat nommé à vie, et une chambre des députés élective. La liberté de la presse, la liberté de réunion, sans armes et dans les lieux non publies, la tolérance des cultes avec une religion d’Etat; tels étaient les premiers principes proclamés dans la constitution. Un conseil d’Etat et une Cour des comptes complétaient l'organisation supérieure de la monarchie. L’administration était partagée entre 8 ministères : celui des finances, auquel était attachée la présidence du conseil ; ceux des affaires étrangères, de l’intérieur, des grâces, justice et cultes, de l’instruction publique, de la guerre et marine, des travaux publics, et du contrôle général. Les 8 ministres étaient assistés de secrétaires-généraux et de directeurs-généraux. — il y avait 7 Cours royales ou d’appel (Turin, Chambéry, Nice, Casai, Gênes, Cagiiari, et Sassari), un tribunal de l,e instance au ch.-l. de chaque intendance, et 501 tribunaux inférieurs. Une Cour suprême de révision siégeait à Turin. — Pour l’instruction publique, il y avait 4 universités (Turin, Gènes, Cagiiari, Sassari), administrées parmi conseil supérieur, et, de plus, 2 écoles universitaires secondaires, à Nice et à Chambéry. On comptait 1 16 collèges (6 nationaux, 36 royaux, 65 publics,
9 épiscopaux) Il y avait en outre 64 écoles isolées de grammaire, 7,546 ééoles des deux sexes fréquentées par 259,211 enfants, plusieurs écoles spéciales (pour la médecine, la marine, la guerre, les beaux-arts). Refuge d’un grand nombre d’Italiens distingués par leur intelligence, le Piémont était devenu comme le foyer littéraire de l’Italie. — La religion de l’Etat était le catholicisme; les autres cultes étaient tolérés: on comptait environ 7,000 Juifs et 21,000 Vaudois. Le royaume était divisé en 7 archevêchés (Turin, Chambéry, Gênes, V^Tceil, Cagfiari, Oristano, Sassari), et 34 évêchés: ou comptait. 4,031 paroisses Avant la loi du 28 mai 1855, a y avait dans les Etats sardes 71 espèces d’ordres religieux, formant 604 coinmnnauiés. La valeur de leurs biens ruraux «le terreferme seulement (12,765 hectares) était de 29,797,432 fr., et le revenu total des biens destinés au service ecclésiastique s’élevait à 17,189,406 fr. — L’armée sarde était composée ainsi: infanterie de ligne, 26,470 hommes; chasseurs, 3,637; cavalerie, 5,211; artillerie, 4,162; génie, 1,052; train, 464; chasseurs francs, 644 ; carabiniers de terre ferme, 3,049; carabiniers de Sardaigne, 8.55; en tout, 45,544 hommes, plus 800 hommes d’un bataillon d'infanterie de marine. En temps de guerre, l’effectif était porté à 89,000 hommes. L’infanterie formait 5 divisions,
10 brigades subdivisées en 20 régiments, 80 bataillons, 320 compagnies. La cavalerie se composait de 4 régiments de dragons et 5 régiments de cavalerie légère. Le corps des tirailleurs, «lits bersaglieii, était partagé en 10 bataillons de 4 compagnies. L’artillerie se composait de : 1 régiment d’ouvriers, 1 régiment de place, 1 régiment de campagne. Tout soldat devait accomplir un service de 8 ou de 11 ans. Le premier, dit ordinama, était un service actif, â la suite duquel le contractant était entièrement libéré, si, dans l’intervalle des huit années, il ne lui était accordé aucun congé. Le second, dit provincial f, comprenait 5 années de service actif, et 6 ans de service de réserve. Le contingent annuel était évalué à 10,000 hommes.
11 y avait 5 divisions militaires : Turin, Gènes, Chambéry (auj. â la France), Alexandrie, et Cagiiari, sous la
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direction d’un maréchal et d’un général commandant ta division de Turin, où siégeait un tribunal militaire supérieur. — La marine se composait de H frégates de 60 eanoivs, 4 corvettes, 4 bricks, 4 sclmoners, 12 chaloupes canonnières, 10 bateaux à vapeur, etc.; eu tout, plus de 40 bâtiments et 900 canons, avec 93 officiers de divers grades, 265 officiers mariniers, et 2,860 matelots. La marine avait 3 départements, Gênes, Villafranca, et l’ile de Sardaigne, sous un commandant-général siégeant a Gênes. Elle était régie par un conseil permanent consultatif, un conseil administratif de la marine royale, et un conseil d’amirauté de la marine marchande. Les arsenaux étaient à Gênes et à Villafranca.
l.e royaume était partagé en 14 divisions, confiées à des intendants-généraux. Ces divisions éta eut partagées en 5o provinces ou intendances. Les intendants résidaient et siégeaient au chef-lieu de chaque province; ils administraient avec le concours de conseils provinciaux et de conseils municipaux électifs.
Divisions.
Turin
Coni
Novare. . . .
Alexandrie.
V erceil ....
Provinces
ou
intendances.
Turin.
Pignerol.
Snse.
C oui.
Mondovi.
Alba.
Saluces.
Novare.
Lomelline.
Pallauza.
Ossola.
Val-Sesia.
Alexandrie.
Asti.
Voghera.
Tortone.
B-ibhio.
Verceil.
Bielle.
Casai.
Divisions.
Ivrée
Gênes
Savone. . . .
Cagliari . . .
Nuoro
Sassari. . . .
Provinces
ou
intendances.
Tvrée.
Aoste.
Gênes
Chiavari.
Novi.
Levante.
Savone.
Acqui.
Albenga.
( ’agliari.
Iglesias.
Isili.
Orbtano.
Nuoro.
Cuglieri.
Lanusci.
Sassari.
Alghero.
Ozieri.
Tempio.
lys 14 divisions étaient complétées par celles qui ont été cédées à la France par le traité de Turin, du 24 murs 1860; c'étaient :
( Nice.
Nice ] Oneille.
( San-Remo.
( Annecy.
Annecy.... j Faueigny.
( Cita biais.
£ Chambéry.
Chambéry. ] H.- Savoie.
( Maurienne.
Les Etals sardes étaient un pays agricole; mais le commerce avait, depuis quelques années, pris un certain développement : en 1852, le chiffre des importations s’est é evé à 332,655,951 fr. ; celui de- exportations, à 237,619,153 fr. La marine marchande comptait 2,934 bâtiments , jaugeant 197,924 tonneaux ; elle eiepl yait 32,000 hommes. — Dans le budget de 1859, les recettes figuraient pour 144 millions de fr., les dépenses pour 147 millions; la dette était de 677 m il mis. — On parlait plusieurs langues dans les Etats sardes : le piémontais et le génois, dialectes italiens; le savoisien, patois français; et le sarde . langue nationale , dérivée du latin , et distincte de l’italien.
Histoire. — Le royaume de Sardaigne actuel a pour origine le comté de Maurienne, dont les seigneurs, vassaux du royaume d’Arles, ne possédaient que quelques terres en Savoie, la Maurienne, le Chablais, etc. Humbert II y ajouta les Marches de Suse et de Turin, 1091. Son successeur, Amédée 1], fut le 1" comte de Savoie. Les comies de Savoie acquirent successivement le Faueigny, le duché d'Aoste, puis, sous Amédée VI, 1343-98, le Piémont, la Bresse, les baronnies de Vaud, de Gex, de Valromey, de Coni. Amédée VIII, 1er duc de Savoie, 1391, qui fut pape quelque temps sous le nom de Félix V, 1439- 47, acquit le Genevois, 1401, le Valais, !e comté de Nice, 1409. Sous Charles III, 1504-53, Genève se icndit indépendante, les Bernois s’emparèrent du pays de Vaud. Comme il s'était déclaré pour Charles-Qnitit, les Français lui enlevèrent ses Èiats, et la Savoie demeura province française pendant 17 ans, 1532-1559. Philibert-Emmanuel recouvra ses États à la paix de Cateau Cambrésis. Charles-
Emmanuel Ier, conquit en 1588, le marquisat de Saluces, m iis céda à Henri IV, 1601 , la Bresse et le Bngey. Victor- Atnédée II obtint, en 1708, de l’Autriche, le Moutferrat; en 1714, au traité de Rastadt, la Sicile; en 1720, la Sardaigne et le titre de. roi en échange de la Sicile. Charles-Emmanuel III obtint encore, en 1735, Tortone, Novare, et, en 1748. le Vigevano. Mais, eu 1798, Charles-Emmanuel IV fut dépouillé de ses États de terre ferme par les Français. Sou frère Victor-Emmanuel les recouvra eu 1814, moins une partie de la Savoie, qui lui fut rendue eu 1815 avec Gênes et le comté de Nice. Une révolution, dont ie but était d'établir ie gouvernement constitutionnel, éclata en 1821, et l'obligea d'abdiquer. Son frère Charles-Félix, réfugié alors à Modène, revint à la suite d’une armée autrich enne, et rétablit le gouvernement absolu. Charles- Albert, qui avait été à la tête de la révolution de 1821, monta sur le trône en 1831, et continua d’abord le système de ses prédécesseurs; mais, en 1848, il donna à ses Etats une constitution libérale, et seconda l'affranchissement de l’Italie. Trahi et vaincu à Milan, puis à Novare, Il abdiqua, et se retira en Portugal, où il mourut, 1849. Son fils, Victor-Emmanuel II, règne aujourd’hui. Trois faits importants ont déjà marqué ce régne : 1° la suppression des corporations religieuses et l’aliénation de leurs biens au profit de l’Etat; 2° l’alliance conclue avec la France et l'Angleterre, et la coopération active des Etats sardes à la guerre d’Orient; 3° le rôle pris par le gouvernement sarde, au congrès de P. ris (1856), de protecteur des Italiens opprimés par l'Autriche dans ses domaines de I.ombardo-Véuétie, ou gouvernés par leurs princes indigènes, plus ou moins influencés par l’Autriche, à Modène, Parme, Florence, Rome, et Naples; et à la suite de cette protestation publique, le mouvement national, qui, secondé par les fautes politiques de l’Autriche et la guerre que la France dut faire à cette puissant e pour l’empêcher d’accabler le Piémont, favorisèrent, en 1859-60, la libération de presque toute l'Italie et l'agrandissement inouï des États sardes, portés en 2 ans de 5,000,000 d’ha- Litants à 22,000,000. V. au Supplément le mot Italie.
maison
1° Comtes de Savoie.
Bertold , comte de
Maurienne 999
Humbert Ier, aux Blan-
ches-Mains 1027
Amédée 1er 1048
Amédée II 1060
Humbert II, le Renforcé 1072
Amédée III 1103
Humbert 111 1149
Thomas I“r 1188
Amédée IV 1233
Boniface 1253
P.e re 1263
Philippe 1er 1268
Amédée V, le Grand. 1 285
Édouard 1323
Aymon 1329
Amédée VI, le Vert. 1343 Amédée Vil, le Rouge. 1383
2“ Durs de Savoie.
Amédée Vil 1 (d’abord comte, puis duc à partir de 1416).... 1391
Louis 1459
Amédée IX 1465
Philibert I" 1472
Charles 1er 1482
Charles II 1489