‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 460 sur 864 · SAVOIE · texte numérisé non relu

SAVOIE

Philippe II 1496

Philinert II 1497

Charles III 1504

Emmanuel-Philibert.. 1553 Charles-Emmanuel 1er. 1580 Victor-An édée 1er... 1630 Eramois-I lyacinthe. . 1637 Charles-Emmanuel 11. 1633 3" Itos de Sardaigne.

Victor - Amédée II

(connue duc) 1675

— comme roi de Sicile. 1713

— connue roi de Sardaigne.. ........ 1718

Charles-Emmanuel 111 (ou II connue roi). . 1730 Victor-Amèdée III (ou II comme roi). .... 1773

Charles-Emmanuel IV (ou II comme mi). . 1795 A dater de 1798, il ne régna plus qu'en Sardui ,ne.

Victor-Emmanuel Ier. 1802 Ne régna sur les États de terre ferme qu'à partir de lttl4.

Charles-Kelix 1821

Charle—Alhert 1831

Victor-Emmanuel IL. 1849 E— T.

SARDI (Alexandre), archéologue, né à Forrare ver» 1520, in. en 1588, se distingua par une profonde érudition et une critique éclairée. Un a de lui ; de lUhbusae moribns genlium lib. m, Venise, 1557 ; de Nummis tnwtatus, in quo nntiqna perunia romana oc yrtren inelitur, Mayence, 1579; Antiquorum numiuum et heroum origines, Rome, 1775, La bibliothèque de Modène a, en manuscrit, 40 liv. d’une Histoire ancienne universelle, et 7 livres d une Histoire d'Italie de 1531 à 1559.

SARDINIA, nom latin de la Sàudaigne.

SARDlyUE, auj. Snphia, anc. v. de la Dacie-Inférieure, capitale du diocèse d’Illyrie orientale. Patrie de l'empereur Galérius. Un célèbre concile y fut réuni eu 347, où Athanase se justifia des calomnies des A nous.

SAR

SAR

SARDOAT,, v. de Portugal (Estramadure) , à 10 kil. N.-E. d’Abrantès; 3,400 hab.

SARDUNS, Surdon es, peuple de la Gaule (Narbonnaise l'e| ; villes princip. : Ruscino, llliberis. Ou suppose qu’ils tiraient leur nom d’une colonie venue de l’ile de Sardaigne. I.eur pays forma le Roussillon, et auj. le département des Pyrénées-Orientales.

SAltEDA, anc. v. de Palestine, dans la tribu d’Ephraïm. Patrie de Jéroboam.

SAREDaTHA, anc. v. de Palestine, dans la tribu de Gad. Là furent fondus les bronzes d’Hiram pour le temple de Salomon.

SAREE , anc. v. de Palestine, sur les contins des tribus d’Aser et de Nephtali. Patrie de Samson.

SAKEPl’A , v. de Phénicie, sur la Méditerranée, entre Tyr et Sidon. Elie y ressuscita le fds d une veuve.

Saiiekta , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 320 kil. S.-O. de Saratov, sur la Scarpa, près de son confluent avec le Volga; 5,000 hab. Fondée par les Frères Moraves en 1705 ; bien fortifiée contre les nomades ; bien bâtie, et se gouvernant par elle-même. Fabr. d’étoffes île soie et de coton, de bas, de bonnets, de toiles. Commerce de tabac avec les Kalmouka et les Tartares.

SA RG ANS, v. de Puisse, cant. et à 40 kil. S. de Saint- Gall, au pied du Schollberg, entre le Rhin et la Seez ; 1,900 hab., catholiques. Vieux château: bains sulfureux.

SA RG l’ E.M INES. V. Sarreguemines.

SARI , anc. Ziulracarla, v. de Perse, ch.-l. du Mazendéran, à IH4 kil. N.-E. de Téhéran ; 15,000 hab.

sari-d’okcino , ch.-I. de canton (Corse i. arr. et à 25 kil. N.-E. d’Ajaccio ; «88 hab. ; vins estimés.

SARINE, riv. de Suisse. V. Saane.

SARISBERIENSIS. P. Sai.isbuky (Jean de).

SA RISSE, pique des soldats de la phalange (F. ce mol ). Elle fut d’abord longue de 16 coudées ( 71", 40 ), puis réduite à 14 1 6m,50 1. Un la tenait aiL\ deux tiers environ de sa longueur : l’autre tiers s'engageait dans le rang de derrière. C’était une arme défensive plutôt que d'attaque. Sa longueur et sa pesanteur la rendaient embarrassante quand la phalange se rompait. C. D — y.

SAhK ou SERCQ, ile anglaise de la Manche, à 10 kil. E. de Guerncsey, 16 N.- O. de Jersey, et 30 de la côte de France; par 49° 30’ lat. N., et 5“ 12’ long. E.; 4 kil. sur 2; 600 hab. Ses deux principales parties sont unies par un isthme étroit. Sol fertile ; beaucoup de pommes, bestiaux nombreux, pèche abondante. Fabr. de fromages, de gants, et de gilets tricotés, exportés à Bristol.

SARK1S, auteur classique arménien du xn® siècle, est connu par 43 Homélies , Constantinople, 1743, 1 gros vol. in-4°, dans lesquelles il a su imiter S1 Basile , S1 Grégoire de Nazianze , et surtout S1 Jean Chrysostôme. Son style est pur et Henri. C. A.

SÀRLADA1S, Sarlatensispagus, petitpays de Varie. France (Haut - Périgord |, comprenait le territoire de Sarlat.

SABLAT, s. -prêt’. (Dordognei, à 70 kil. S.-E. de Périgueux, au fond d’un étroit vallon ; 4,118 hab. Tribunaux de lr* instance et de commerce, collège, institution de Jésuites. <>n remarque l'hôpital et l’église paroissiale. La ville, jadis fortifiée , se forma autour d'un monastère de Bénédictins; le nape Jean XXII y érigea, en 1317, un évêché, qui subsista jusqu’à la Révolution. Comm. de truffes excellentes, vins, huile de noix, bestiaux. Exploit, de minerai de fer earlionaté, de houille, de lignite terreux, de sable arénaeé, de pierres à chaux et meulières , d’argile à foulon , et de marne calcaire. Patrie de La Boetie, dont on montre encore la maison.

SARMATES, SARMATIE. Les Sarmates ou Sauromates sont mentionnés pour la première fois dans Hérodote comme une peuplade séparée des Scythes par le Tanais, et haletant, à l'E. de ce Heuve, un pays désolé qui s'étendait à 15 joursde marche au N. du Palus-Méotide, c.-à-d. comprenant, au S.-E. de la Russie, une partie des gouvernements actuels des Cosaques du Don. d'Astrakhan et de Saratov. Une tradition fabuleuse les fait naître du commerce des Scythes avec les Amazones, c.-à-d. avec des femmes de race étrangère, parlant une autre langue que la leur; l’antiquité expliquait ainsi le mélange de ces Scythes, dp race Arienne ou Indo-Germanique, avec des femmes qui semblent appartenir à une des variétés de la race Tartaro-Fiunoise. Hippocrate au v® siècle a*. J.-C., et Amniien Marcellin au iv« siècle de l'ére chrétienne, représentent les Sarmates comme un peuple de petite taille, basané, trapu , charge de graisse, d’une complexion molle, caractères qui distinguent encore auj. les nations Finnoises du N. et de l’E de la Russie. Leur conformation physique témoiguait de leur origine maternelle; leur langue, dia-

lecte corrompü de la langue scythique, rappelait leur parenté primitive avec les Scythes. Ou les voit d’abord porter secours aux Scythes contre Darius 1er. Quatre siècles a près, ils s’unissent à Mithridate, renversent l’Empire des Scythes, et se substituent à ces peuples, comme nation dominante, s’étendant du 'fanais au Tyras. A cette époque, ils se divisent en trois tribus principales: les Sarmates Jazyyes, les Sarmates Hoyaux , et les Sarmates Laboureurs , et effacent le nom des Scythes, qui ne s'appliqua plus qu’aux peuplades les plus septentrionales de la Russie actuelle. L’empire des Sarmates s’accrut promptement; vers 160 ap. J.-C., ils étaient maîtres de toute l’Europe orientale et septentrionale. Leur pays est divisé par Ptolémée en Sarmatie Européenne et Sarmatie Asiatique. La Sarmatie Eurojirnme s’étendait entre les monts Sarmatiques (monts de Moravie et partie des Karpathesj et la Vistule à l'U. , l’océan Sarmatique I mer Baltique) et les terres inconnues au N., le Tanais à l'E., le l’ont-Euxin au S. ; elle comprenait toute la Russie centrale, méridionale et occidentale, avec la Moldavie, et une partie de la Galicie et de la Bologne. La Sarmatie Asiatique s’étendait entre le Tanais, le Rha et la mer Caspienne, c.-à-d. sur une partie de la Russieorientale. Mais ces deux vastes pays n’étaient pas habités par les seuls Sarmates: ils renfermaient encore beaucoup d’autres peuples étrangers à leur race, mais soumis à leur domination. C’étaient, dans la Sarmatie Européenne, au S. : des peuples Scythes, teis que les Alauni, entre le Borysthène et le Tanais, et les Tauro-Snjtbes , dans la Tauride; à l’U. , plusieurs nations Slaves, telles que les liastu mes ou Peucini , aux sources de la Vistule, les Vencdes et les Borusa , sur le cours inférieur de ce Heuve, et les Hoxolans , sur le Tanais ; enfin , au N. , les Ch uni , de race Finnoise, célèbres plus tard sous le uom de Huns. La Sarmatie Asiatique était habitée par des peuples beaucoup moins connus, les Heningues , les Bosyhorant et les Jaiamathes , ou à demi fabuleux, comme les Sarmates Hyperboréens. L’empire des Sarmates fut renversé à la fin du ni® et au iv« siècle par les Gotbs; fuyant devant leurs vainqueurs, ils envahirent la Pannonie, mais furent vaincus par Théodose, alors simple général, et forcés de demander grâce à Valentinien , 375. Du joug des Gotlis, ils passèrent sous celui des Huns , 376 , envahirent avec eux l’empire romain au ve siècle , et paraissent ensuite s’être réfugiés vers les bords de la Baltique, où, mêlés aux tribus Slaves, ils formèrent le peuple mixte des Lettons. — Les Sarmates étaient nomades, et vivaient sur des chariots , ce qui les avait fait appeler par les Grecs llamaiobii. Quelques-uns étaient agriculteurs : mais le peu île villes que l'on rencontre au S. de la Sarmatie, vers le Pont-Euxin, Chersonesus , Otbia, Tlie'odosie , Panticapée , Tanais , Pityus , Stnda , Pliauat/orie , étaient, pour la plupart, des colonies grecques. La cavalerie des Sarmates était surtout redoutable. Les femmes mêmes allaient à la guerre, armées de l’arc et du javelot, et ne pouvaient se marier qu’a près avoir tué un ennemi. Quelques-unes de leurs peuplades étaient gouvernées par des femmes. C. P.

SARMATIqUE ( Mer ou Océan) , nom donné par Tacite et Ptolémée à la mer qui baignait au N. de l’Europe les côtes septentrionales de la Sarmatie I auj. la Ha lligue), et par quelques poetes au Pont-Euxin I *ier Noire), qui baignait les rivages méridionaux du même pays. C. P.

SARMATIQUES (Monts), chaîne de montagnes qui formait autrefois la frontière S.-E. de la Germanie vers la Sarmatie, du Danube aux sources de la Vistule. C’est auj. la partie orientale des monts de Moravie et une portion des Ivarpathes. C. P.

sa km atiqües (Portes) , défilé du Caucase entre la Sarmatie et l’Ihérie; auj. Alazon ; l’on y trouve encore les restes d'une muraille haute de 120 pieds, qui servait à fermer ce passage aux Barbares du Nord. C. P.

SARM1/.EGETHUSA , appelée aussi Zarmizeyelliusa , Sarmnteijte et Sarmuzeye , ancienne capit. de la Dacie et résidence des rois de ce pays, devint, après la conquête de Trajan , une colonie romaine de droit italique, sous le nom de Colama IJIpia Trujana Augusta. On en trouve des ruines considérables, murs, temples, amphithéâtres, aqueducs, auprès de la ville actuelle de Varhely. C. P.

SARN, riv. de Suisse. V. Saane.

SARNEN , brg de Suisse, capitale du district d’Glnvald et du canton d’Unterwald, à 90 kil. E. de Berne, à l’endroit où l’Aa sort du lac de Sa ni an ; .3,301 hab., catholiques. Arsenal, école latine. Tannerie et briqueterie. Célèbre abbaye de Bénédictins.

sa un EN (l.ac de) , au S. du bourg de ce nom ; 6 kil. du N. au S. , 2 de l’E. à l’O. L’Aa le traverse du S. au N.

SARNIA . nom anc. de Gueknesky.

SAR

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SARNO, v. du royaume d’Italie (Province de Salerne), -ur une rivière de même nom , à 17 Ici! . N -O de Salerne; 16,374 hab. Evêché. Fabriques de panier et de toiles. Eaux ferrugineuses et sulfureuses. On attribue la fondation de cette ville aux Pélasges. Prés de là, Telas, roi des Gotlis, fut pris et mis à mort par Narsès, 552. Ferdinand d'Aragon ÿ fut vaincu par Jean de Calabre, en 1460.

SAKNUS, auj. Samo, rivière navigable d’Italie, séparait la Campanie du Picénum, et se jetait dans le golfe de Naples, près de Pompéi. Par suite de l’éruption du Vésuve de l’an 79, il n’est plus qu’un grand ruisseau, rejeté assez loin à l’E. de la ville.

SA RO N (Bochart de). V. Bochart.

SAliON ou SARONAS , plaine de la Palestine , entre Joppé et (’ésarée ; célèbre par sa fertilité et par ses roses.

SARON] DES. V. Druides.

SAKONlO'üE iGolfe ou Mer), partie de la mer Égée qui s’enfonce entre le cap Sunium et la pointe de PArgolide , baigne l’Attique, la Mégaride, la Corinthie , les côtes d’Epidaureet de Trézène, et renferme les iles de Salamine et d’Egine. Son nom venait ou de Saron, roi de Trézène, qui s’y noya en poursuivant un cerf, ou du fleuve Saron, qui arrosait les environs de cette ville. Auj. golfe d'Egine on d'Athènes. C. P.

SAliOS (Golfe de), anc. Mêlas, golfe formé par l’Archipel sur la côte S. de la Roumélie , au N.- 0. de la presqu’île de Gallipoli, qui le sépare des Dardanelles et de la mer de Marmara.

sakos Inagy-I ou SAROSCii , dit aussi Gross-Saros ,- v. des Etats autrichiens (Hongrie), dans le eomitat de son nom , à 7 kil. N. -O. d’Eperiès ; 2,300 hab. Draps et cuirs. Restes d'un anc. château. — Le eomitat de Saros , dans le cercle en deçà de la ’i héiss, entre la Galicie au N., les conduits de Zips à l’O , d’Abauj-Var au S., de Zeuiplin à l'E., a 3,738 kil. carrés, et 146,000 habitants. Gh.-l., Eperiès. Sol très-inontueux , appuyé à la chaîne des Karpathes au N. Riches mines d’opales. Sources minérales et sources salées. Elève de bétail.

SARoS-l'ATAK. V. PATAK.

SAKOU1JJ ou SEUOUDJE , v. de la Turquie d’Asie, dans l'eyalet d’Alep, située à 45 kil. S - O. d’Orfa. Jadis titre d’un comté, qui appartient aux princes d’Edesse.

SAROUKHAN, sandjakat de la Turquie d’Asie (eyalet d’Aidin), entre ceux de Karassi au N., de Koutaièh a PE., d’Aidin au S., et l’Archipel à l’O. ; ch.-l. , Thy-tire ou Ak-llissar. Arrosé par le Sarabat. Il tire son nom de l’émir Saron , qui s’appropria ce pays , en 1307 , lors de la dissolution de l'empire de Roum. Bajazet 1er le réunit à l’empire ottoman.

SA RP , v. de Norvège ( Aggerhuus) , à 16 kil. S.- O. de Frederi’ stadt. Près de là est une cataracte, du haut de laquelle on précipitait jadis les criminels.

SARPÉDON, fils de Jupiter et d'Europe, disputa à son frèrp Minos le trône de Crète , fut vaincu , et se retira en Lycie, où il conduisit une colonie de Crétois.

sarpédon , fils de Jupiter et de Laodainie, et roi de Lycie , vint au secours de Priam assiégé par les Grecs , et fut tué par Patrocle.

SAKPI I Pietro), dit Fra Paolo, historien, né à Venise en 1552, ni. en 1623, entra, en 1565, dans l’ordre des ’-ervites, dont il devint procureur-général en 1535 , et soutint sa patrie dans ses démêlés avec le pape l'aul V. Il fut membre du tribunal des Dix. En 1607 , des assassins le blessèrent; il fut traité aux frais de la république. De nombreux passages de ses ouvrages , principalement de ses lettres, indiquent qu’il avait du goût pour la religion protestante. C’était un homme de savoir et de jugement, précurseur en philosophie de Bacon et de Locke, en magnétisme de Gilbert , en médecine de \V. Harvey. Ses connaissances en ; anatomie et en physique étaient telles, qu’on lui a attribué ! plusieurs découvertes , les valvules des veines , la circula- , tion du sang, l’expansion et la contraction de la pupille, la variation de la boussole. Il a beaucoup écrit. Son Truité des bénéfices, ou des droits, revenus et privilèges de l’ordre ecclésiastique en matière séculière, est un modèle du genre, quelque opinion qu’on ait d'ailleurs sur le fond. Sarpi est surtout connu par une Histoire du concile de Trente. Londres, i 1619, traduite en français par Le Courayer. 1736, 2 vol. in-foi. ; ouvrage remarquable par la mati ère originale d'exposer le.- faits, de les n. uer et de les juger, par le choix des matériaux, par un style clair, nourri et agréable, mais écrit dans un esprit manifeste d’hostilité envers la cour de Rome, ce qui nuit parfois à la rectitude du jugement de l’auteur. Le cardinal Pallavicino en a fait une j solide réfutation. Ou a de lui encore : Histoire de T Interdit, ‘

Venise, 1606, in-4°, trad. en français par Amelot de la Iloussaye dans son Histoire du gouvernement de Venise; Opinione del P. Puolo, corne debba gorernursi la repubklira, Venise, 1631 , trad. en français par de Marsy sous ce titre : le Prime de I ra Puolo, Berlin, 1751, in- 12. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Naples, 1790,24 vol. in-3» .B.

SAURALBE , ch.-l. de cant. (Moselle ), arr. et à 15 kil. S. de Sarreguemines, dans un charmant vallon , au confinent de la Sarre et de l’Albe; 2,1)36 haL, Jadis aux évêques de Metz Salines Fabr. d’acier, miles, fleurs artificielles. Chapeaux de paille façon palmier, allumettes chimiques, tabatières en carton vernissé, gants de soie, etc.

SARRASIN iJean-Frauçois), poète, né eu 1604 à Hermanville, près de Caen, d'un trésorier de France de cette ville, mort en 1654, vint de bonne heure à Paris, où il fut secrétaire îles commandements du prince de Conti. Homme de plaisirs, ses travaux littéraires furent peu considérables; on cite : V Histoire du sié,e de Üuukergue , et la Conspiration de 11 altenstein, en prose; la Pompe funèbre de Voilure, en pro-e et en vers; Urbilius Muira, sire Hélium parasilicum, satire en vers contre Montmaur; Ltulot vaincu ou la Défaite des bouts-rimés, poème en 4 chants, où se trouvent de jolis détails; des stances, des chansons, des sonnets, etc. Ses opuscules ont été recueillis en 1656, in-4°, et 1635, 2 vol. in-12; on a publié de nouveau ses Poésies à Caen, 1324, in-3", et ses Œuvres choisies, avec notice par Ch. Nodier, à Paris, 1326, in-12. J. T.

SARRASINS, nom par lequel les écrivains chrétiens du moyen âge désignaient les Musulmans, Arabes ou Maures. Ou le fait dériver des Saraçènes ( V. ce mol), ou de l'arabe Scharkim (orientaux).

SARRE, Sara ou Saravus, en allemand Sanr, riv. de France et de Prusse, prend sa source dans les montagnes des Vosges (forêt de Sl-Quirin|, sur la limite «les départ, des Vosges, de la Meurtlie, et du Bas-Rhin, coule au N., en France par Sarrebourg, Fénestrange, Saarr Union, Sarreguemines, eu Prusse par Sarrebriick, où elle devient navigable, Sarrelouis et Sarrebourg , au-dessous de laquelle elle tombe dans la Moselle, rive dr., à Consarrebriick. Cours de 220 kil. Elle donna, en 1793, son nom au département français fonné d’une partie de l’évêché de Trêves, de la principauté de Nassau-Saarbrück, du N. -O. de celle de Deux- Ponts; entre ceux de Rhin-et-MoselIe au N. et à l’E., du Mont-Tonnerre et de la Moselle au S., des Forêts et de l’Üurthe à l’O.; ch.-l. Trêves; arrond. : Trêves, Sarrebriick, Prum, et Birkenfeid. Ce département, enlevé à la France en 1314, fait auj. partie de la régence de Trêves dans la Prusse rhénane, moins la principauté de Birkenfeid , qui est au grand -duc d’Oldenbourg.

sarre (Province de la), partie du gouvernement-général de Lorraine, pendant le temps que Louis XIV fut maître de ce duché, 1672-1697, comprenait, dans le bassin de la Sarre, le pays appelé Lorraine allemande, et situé entre l’électorat de Trêves au N., le pays Messin à l’O. et au S., l’Alsace et le duché de Deux-Ponts à l'E.; ch. 1., Sarrelouis ; v. princip.: Hombourg, Sarrebriick, Bitche, la Petite-Pierre, Sarrebourg, Fénestrange, Dieuze, Marsal, Créhange, Sierck, Otweiler. La plus grande partie de cette province fut rendue au duc de Lorraine à la paix de liyswick, 1697 , et Louis XIV ne garda que Sarrelouis et quelques villages. Le nom de province de la Sarre fut con • servé, et appliqué, jusqu’à la fin du règne et pendant les premières années du règne suivant, à un gouvernement particulier, composé, avec Sarrelouis, de Thionville, Montmédy, Bouillon, Stenay, Longwy, Marsal, la Petite-Pierre et ïlombach. C. P.

SARREBOURG , Caranusca, Snrce rastrum, en allemand Saarburg, s.-préf. (Meurthel, à 34 kil. E. de Nancy, sur la rive dr. de la Sarre et le chemin de fer de Paris à Strasbourg; 2,352 hab. Cette ville appartint aux évêques de Metz depuis le milieu du Xe siècle, passa aux ducs de Lorraine vers 1464, et fut cédée à la France en 1661. Située au principal débouché des Vosges, elle est importante comme position stratégique, et a de vastes magasins pour les subsistances militaires. Elle a des murailles garnies de tourelles. Trib. de lr<’ instance, société d’agriculture. Fabr. de bonneterie, broderie, chandelles; fonderie de cloches, tanneries.

sarri noi Rii , v. des Etats prussiens (prov. du Rhin), au confluent de la Sarre et de la l.euk, à 19 kil. S. de Trêves; 2,n00 hab. Ch.-l. de cercle. Vins, produits chimiques; forges, aciéries. Vieux château.

SARREBRUCK, Augusli mari , Saræ pons, en allemand Saarbrn et, v. des Etats prussiens I prov. du Rhin), sur la rive g. de la Sarre, à 90 kil. S.-S.-E. de Trêves, près de la frontière française; 8,600 hab. Ch.-l. de cercle; gym-

SAR

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