‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 465 sur 864 · SAY · texte numérisé non relu

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une chaire de diplomatie à l’université de Bologne. Il s’est surtout exercé dans le genre anacréontique. Malgré des digjessions mythologiques et des allusions savantes, son poème des Amours, 1795, in~l°, est élégant et passionné; il y a de la grâce dans les images, de la douceur dans la versification. On lui doit encore des Annali Boloynesi, depuis l’ari de Hoirie 363 jusqu’à 1220 de J.- G., liassano, 1734, 2 gr. vol. in-4°. B.

SA VO . nom ancien de Savoniî.

SAVOIE, physiquement Sabavdia, Sapavdia , portion de l’Empire français, sur la frontière S -E., entre 150 4'-46'1 24' latit. Nord, et 3® 16'-4° 48' long. Est. La Savoie se trouve séparée par les Alpes de l’Jtal e, dont elle fit longtemps politiquement partie; 11,051 kil. carrés; 146 kil. du N. au S., 119del’E. à l’O. ; 542,535 liai). Elle est bornée à l’E. parle contre-fort alpestre prolongé du mont Dolent au lac de Genève, sur la rive g du Rhône supérieur, et qui la sépare du Valais; au S.-E. du Grand-S*- Bernard au mont Thabor, par les Alpes Pennines, les Alpes Grées et les Alpes Cottiennes septentrionales, qui la séparent du Piémont; au S., par des hauteurs prolongées sur la rive g. de l’Arc, du mont Thabor à la rencontre de l’Isère, et par une ligne qui, coupant l’Isère entre Montmélian (Savoie) et Fort-Barreaux (Isère), passe au N. de la Grande-Chartreuse pour gagner la rive g. du Gun rs, séparant la Savoie des départements desH. -Alpes et de l’Isère; à 10., par le Rhône, qui remonte du confluent du Guiers jusqu'au-dessus de Fort- l’Ecluse, et la sépare du département de l'Ain; au N., par le canton suisse de Genève et le lac Léman, qui la sépare du canton de Vaud. La Savoie est très-accidentée, montagneuse, et pauvre; mais les curiosités naturelles y abondent. On y trouve les plus hautes montagnes de l’Europe, les monts Blanc, Dolent, Joli, Buet, Iséran, Petit-Sl- Bernard, Anvert, Cenis, Thabor, etc. Deux cols principaux ouvrent passage de la Savoie dans le Piémont ; celui du Petit-S*- Berna rd , entre Mou tiers-en-Tarantaise et Aoste; celui du mont Cenis, entre S*-Jean-de-Manrienne et Suze. Les contre-forts des Alpes forment les vallées de la Dranse, dont les eaux et les affluents arrosent le Chablais; de l’Arve, qui remplit tout le Faucigny : du Chéran, dont les eaux traversent la Savoie propre et le Genevois ; de l’Isère , qui comprend la Tarantai.se et la Haute-Savoie; de l’Arc, qui forme b* Maurienne. Il y a beaucoup de lacs, tels que ceux de Genève, du Bourget, d’Annecy, d’Aiguebelle, etc., et des sources d’eaux minérales, dont les principales sont celles d'Aix. Mines de plomb argentifère iPeseyi, de cuivre et de fer spnthique |S*-Georges-d’Heurtières |, de fer, d’étain, de cuivre, de zinc, d’asphalte, de houille, de lignite, d’anthracite ; carrières de marbre, granit, plâtre, ardoises, topazes, jaspe, porphyre, etc. Quelques rivières (Chéran, N’épha, Fierl charrient de l’or. Les montagnes fournissent du bois propre aux constructions maritimes. La faune est assez varii e, et la flore des plus intéressantes. Récolte abondante et expor.ation de blés, et de vins estimés; les pâturages sont remplis de plantes aromatiqu s, trèsfavorables au bétail et à la qualité du lait (beurre et fromages renommés). Le miel y est aussi très-parfumé. Les rivières abondent en poissons de toutes espèces, parmi lesquels on renomme les truites du mont Cenis, du Chéran et du Guiers. L’air est en général tempéré et trèssain, la température très- variable. — La Savoie correspond au S.-O. de la prov Romaine des Alpes Grées et Pennines, et était hab tée par les Allobroges, lesKIentrons, les \ éragres, etc. Elle fit partie de l'empire de Charlemagne, lut donnée en 888 à Rodolphe, roi de la Bourgogne Tram-jurane, et réunie à l’empire germanique pat- Conrad le Salique qui l’érigea en comté, 1027. Elle devint duché en 1416, joua pendant longtemps, par sa position, un rôle important dans les guerres entre la France et la maison d’Autriche en Italie, et valut à ses princes le surnom de jioriiers des Aiy.es Occupée par les Français, sous François 1er, Henri 11, Louis XIV, elle fut conquise en 1792, et forma, jusqu’en 1815, les deux départements du Mont-Blanc et du Léman. Rendue en 1811-15 aux Etats sardes, elle y forma 2 divisions administratives (Annecy et Chambéry |. Cédée à la France par le traité de Turin |24 mars 1860j, elle forme les départ, de Savoie et de Haute-Savoie ( V . ci-apres). Des chemins de fer commencent à s’élabhr dans cette contrée, malgré les nombreuses et grandes difficultés que présentent les accidents du sol : 201 kil. y .-ont concédés, construits ou en construction : 1° d’Aix-les-Bains à S*-Jean ( 85 kil. terminés) ; 2° d’Aix à Culoz 121 kil.), voie destinée à raccorder le chemin Victor- Emmanuel avec la ligne de Lyon à Genève; 3° de 5*- Jean à Jlodane (29 kil.) ; 4° de Pont-d’Ayson à Annecy ^66 kil.).

La langue française n’a jamais cessé d'être parlée dans toute la Savoie. Cette contrée, dont les habitants sont heureusement doués, a produit beaucoup d’hommes remarquables : les papes Nicolas II, Innocent V ; S* Bernard de Mentlion, S* François de Sales; le cardinal Gerdil, Bert mllet, Fodéré, Vaugelas, Saint- Réal, J. -F. Micltaud, Joseph et Xavier De Maistre; les généraux comte de Boigne, et comte Curial. A. C.

Savoie, dép. de l’Empire français, formé en 1860, de Faite, division administrative sarde de Chambéry (prov. de Savoie propre, Liante -Savoie, Maurienne et Tarentaise), borné au N. par le dép. de H. -Savoie, à l’Ü. par ceux de l’Ain, de l’Isère et des E. -Alpes, au S. et à 1 !.. par le Piémont. Arrosé par l'Isère et ses affluents. (F. pour le soi et les productions, l’article précédent ) 6,489 kil. carr., 271,663 hab Ih.-l. Chambéry; divisé en 4 arrond. ; Chambéry, Ali ertvihe, S*- Jean-de-Maur.enne, Moutiers. Compris dans la 22' division militaire | Grenoble j, la 28e cour impériale (Chambéry), et les diocèses de l'archevêché de Chambéry et des évêchés de S*-Jean et de Moutiers. C. P

Savoie (Haute-), départ, de l'Empire français, formé en 18t,0, de Banc, division administrative sarde d’Annecy (prov. de Chablais, laucgny, et Genevois , borné à l’E. par le canton suisse du Valais, au N. par celui de Vaud dont le sépare le lac Léman, à l'O. par celui de Genève et le dép de l’Ain, dont le sépare le Rhône, au F. par le dép. delà Savoie. Arrosé par la Dranse et l’Ane. IF., poulie sol et les productions, l’article général Savoie.) 4,562 kil. carr.: 273,768 hab. Ch.-l. Annecy; divisé en 4 arrond. ; Annecy Bonneville, S*-Julien, Tlioi on. t on pris dans la 22e division militaire, la 28e tour impériale, et le diocèse de l’évêché d’Auueey. C. P.

Savoie (Maison de), maison souveraine d'Italie, qui reconnaît pour fondateur Humbert aur Manches- Mains ( F. l’art, suivant). Ses chefs portèrent d’abord le titre de comtes, 1027-1416, puis celui de ducs , 1416-1720. Depuis 1720, on les nomme rois de Sardaigne. En 1187, ils s'étaient intitulés rois de Chypre. — La maison de Savoie a formé plusieurs branches : 1° les comtes de Maurienne , issus, au xne siècle, de Thomas 1er, comte de Savoie ; ils devinrent comtes du Piémont, par la cession qu’Amédée IV fit de ce pays à son frère Thomas H , 1244, et princes d'Achaie et de Morée, par le mariage de Philippe de Savoie avec Isabelle de Villehardouin, héritière de ees principautés, 1301 ; — 2® les prim es de Carignan, qui eurent pour tige, en 1596, Thomas-François de Savoie, 5e fils du duc Charles- Emmanuel 1er ; — 3® les comtes de Soissnus, issus de la branche de Carignan par Eugène-Maurice de Savoie , 3® fils de Thomas-François; — 4® les ducs de Nemours , issus, à la fin du xve siècle, de Philippe de Savoie, 3e fils du due Philippe II ; — 5® les barons de Vaud, en même temps seigneurs du Bugey et du Valromey, issus, au xme siècle, des comtes de Piémont. 11 y eut aussi des branches bâtardes, celles des seigneurs de Tende et de Villars, de Raconis, de Cavours, etc.

SAVOIE ( Humbert Ier de) , dit aux Blanches-Mains, 1er comte de Savoie, né vers 915, m. vers 1048. Les uns lui donnent pour père Béraud, Bérobl ou Berthold, de la maison de Saxe, viee-roi d'Arles, comte de Maurienne, et fils de Hugues, marquis d’Italie; d’autres le supposent issu des ducs de Bourgogne, des comtes de Mâcon , des comtes de Milan, ou des marquis d lvrce; quelques-uns enfin le font naître de Rodolphe III, roi de Bourgogne, dont il administra le royaume. Quoi qu'il en soit , les services rendus par Humbert à Rodolphe et à l’empereur Conrad le Salique, son successeur, dont il embrassa la cause, lui firent obtenir du premier, en 1027, la Savoie et la Maurienne, avec le titre de comte, et, du deuxième, une partie du Faucigny, le Bas-t’hablais, et le val d’Aoste, débris du royaume de Bourgogne.

Savoie (Aniédée 1er, comte de), fils ou petit fils du précédent, mourut avant lui, en 1047, sans avo r régné.

Savoie (Ainédee II, comte de), neveu du précédent, 1060-80, était fils d’Odon et d’Adélaide, héritière des marquis de Suze. Il ajouta aux possessions des comtes de Savoie presque tout le Piémont, dont d hérita de -a mère.

Savoie (Humbert 11, comte de), dit le Benf .rcé, fils du précédent, 1080-1103, reçut la soumission volontaire de la Tarantaise. Sa souveraineté s’étendit aussi sur le pays de Vaud, le Haut-Ghablais , une partie du Valais, et l’ancien marquisat de Suze.

Savoie (Amédée 111, comte de), fils du précédent, 1103-19, vit ses Etats érigés par F Empereur Henri V eu comtés d Empire, battit à Montmélian, UH, Guigues VI, dauphin du Viennois, prit part â la 2e croisade, ii47, et mourut à son retour, en Chypre.

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Savoie (Humbert III, comte de), dit le Saint, fils du précédent, 1149-88 , né au château de Veillane en 1136, fut élevé par Amédée d’Hauterive, évêque de Lausanne, passa presque tome sa vie dans les monastères, qu’il enrich t de >es dons, principalement celui de Hautecombe, battit, en 1153, près de Montmélian, le Dauphin Guignes Vil, prit parti pour le pape Alexandre 111 contre l’empereur Frédéric Barberousse, vit ses Etats envahis et les archives de Savoie détruites dans l'incendie de Snze en 1171, vengea cet affront par lu prise de Turin en 1175, mais laissa encore dévaster tout le Piémont en 1187, et en mourut de chagrin.

Savoie (Thomas Ier, comte de), fils du précédent, 1188- 1233, ne en 1177, eut pour tuteur Boniface, marquis de Montferrat. Devenu majeur, il soutint l’empereur Frédéric 11 contre le Saint-Siège, reçut le titre de vicaire impérial en Piémont, soutint les Guelfes à Gênes, et prit, en 1232, Chambéry pour capitale.

Savoje (Amédée IV, comte de), fils du précédent, 1233- 53, né à Montmélian en 1197, force Turin à le reconnaître comme seigneur, 1235, combattit comme son père pour Frédéric II contre le pape, et céda, 1244, le comté de Piémont à l'un de ses frères, Thomas, déjà comte de Maurienne.

Savoie (Boniface, comte de), fils du précédent, '1253-63, né en 1244, eut pour tuteur l’un de ses oncles, Thomas. Son règne fut signalé par une révolte des bourgeois de Turin, qui l’emprisonnèrent, et par des entreprises faites contre plusieurs villes du Piémont par Charles d’Anjou.

Savoie (Pierre, comte de), dit le Petit Charlemagne, frère d’Amédée IV, 1263-68, né en 1203 au château de Suze, avait, avant son avènement au trône, servi pendant 9 ans Henri 111 d’Angleterre, dont il gagna la confiance, et qui le créa comte de Richmond et d’Essex. Il hérita du Genevois, et châtia l’insurrection de Turin, qu’il ramena sous la domination de la maison de Savoie.

Savoie (Philippe 1er, comte de), frère du précédent, 1268-35, né à Aiguebelle en 1207, fut, avant de régner, prévôt de Bruges, évêque de Valence, archevêque de Lyon, et renonça à ses bénéfices, 1267, pour épouser Alix, héritière du comté de Bourgogne.

Savoie (Amédée V, comte de), dit le Grand, 1285-1323, né au Bourget en 1249, neveu des deux précédents, et fils de Thomas, régent sous Boniface, céda le Piémont à l’héritier légitime de la Savoie, son neveu Philippe, prince d’Achaie, dont il était tuteur, fit la guerre au Dauphin du Viennois, puis au marquis de Montferrat, qu’il prit et enferma dans une cage de fer, où il le laissa mourir, enfin au marquis de Saluces ; céda à Philippe, son neveu, la principauté de Piémont, aida Philippe le Bel dans sa guerre contre les Flamands, négocia la paix entre la France et l’Angleterre, obtint de l’empereur Henri Vil, qu’il avait suivi dans son expédition d’Italie, les seigneuries d’Asti et d lvrée, et réunit encore à ses Etats le vidomat de Genève et le Bas-Faucigny.

Savoie (Edouard, comte de), dit/e Libéral, fils du précédent, 1323-29, né en 1284 à Baugé (Bresse), fit ses premières armes en Flandre sous Philippe le Bel, et eut la régence du comté pendant l’expédition de son père en Italie. Devenu comte, il fut battu en 1325 par Guigues VIII, Dauphin du Viennois, et se distingua dans l’année de Philippe VI de Valois à la bataille de Cassel, 1328. Il autorisa les Juifs à s’établir en Savoie, et abolit la compensation pécuniaire pour les crimes.

Savoie (Aimon, comte de), dit le Pacifique, frère du précédent, 1329-43, défendit d abord sou héritage contre le Dauphin du Viennois, combattit, en 1340, pour Philippe VI de Valois contre l’Angleterre, fit des fondations pieuses, et régla l’administration de la justice.

Savoie (Amédée vi, comte de), né en 1334 à Chambéry, fils du précédent, 1343-83, dit le Comte vert, d’une armure et d’une livrée verte qu’il porta dans un tournoi à Chambéry. En 1353, il conclut avec la France, qui avait hérité du Dauphiné de Viennois, un traité pour fixer les limites des deux Etats, et épousa Bonne de Bourbon, cousine du roi Jean le Ban. 11 eut des querelles avec son cousin Jacques de Savoie, prince de Piémont, son vassal, qu’il contraignit de lui céder sa principauté, et avec les marquis de Saluces et de Montferrat, secourut en Grèce, contre les Bulgares et les Turcs, Jean Paléologue, qui était allié à la maison de Savoie, soutint, pendant le grand schisme d’Occident, son parent Robert de Genève, accompagna Louis d’Anjou dans son expédition contre Naples, et mourut de la peste. Il avait ajouté à ses Etats les seigneuries de Gex et de Valromey, Quiers, Bielle, Coni, Chcrasco et Verrue.

Savoie (Amédée VU, comte de), dit le Comte rouge, né à Veillane eu 13. iü, fils du précédent, 1383-91, fit scs pre-

mières armes sous le roi de France Charles VI en Flandre, contribua à la prise d’Ypres, épousa une princesse française, Bonne de Berry, et enleva au comte de Provence Nice et Vintimille, qui offrirent de se soumettre à lui.

S v voie (Amédée VIII, comte, puis duc de), fils du précédent, 1391-1451, né à Chambéry en 1383, eut pour tutrice sa mère Bonne de Berry. Devenu majeur, il acquit le comté de Genevois, le Bugey et Verceil, fut, le premier de sa famille, créé duc par l’empereur Sigismond en 1416, recouvra en 1418 le Piémont, détaché de la Savoie depuis 1285, et institua l’ordre de chevalerie de Saint- Maurice; ayant perdu sa femme Marie de Bourgogne, 1428, il en éprouva un si vif chagrin , qu’il chercha des consolations dans la religion; en 1434, une tentative d’assassinat faite contre lui le détermina à remettre les rênes de l’Etat à son fils Louis, et il alla s’enfermer au couvent de Ripaille | V. ce mol); il fut tiré de cette retraite en 1439 par les prélats du concile de Bâle, qui le nommèrent pape sous le nom de Félix V, et l'opposèrent à Nicolas V, abdiqua la couronne de Savoie en 1 440, mit fin au schisme de l’Eglise en renonçant à la tiare en 1449, et alla terminer ses jours à Ripaille, d’où il exerçait l’autorité pontificale sur toute la Savoie. Il fut le premier de sa famille qui donna un code de lois à la Savoie.

Savoie (Louis 1er, duc de), fils du précédent, 1440-65, né à Genève en 1403, administra le duché, dès 1434, avec le titre de prince de Piémont , et au nom de son père (P. l'art, précédent). Quand une révolution renversa à Milan Philippe Visconti, en 1447, il aurait pu imposer aux Milanais sa domination, moins redoutée que celle de François Sforza ; mais il manqua de résolution, et se laissa insulter même par ses fils. Il vint en France auprès de Louis XI , son gendre, pour prendre part à la guerre du Bien public, et mourut à Lyon.

Savoie (Amédée IX, duc de), dit le Bienheureux, né à Thonon eu 1435, fils du précédent, 1465-72, fut incapable de régner; sa femme Yolande, sœurde Louis XI, et son frère Philippe de Bresse, exercèrent l’autorité. Du moins, il eut des vertus privées, et fut béatifié après sa mort.

Savoie (Philibert 1er, duc de), dit le Chasseur, fils du précédent, 1472-82, né à Chambéry en 1464, fut mit sous la tutelle de sa mère Yolande, qui eut à le défendre contre l’ambition de son propre frère Louis XI et de Charles le Téméraire. Entraînée par ce dernier dans la guerre contre les Puisses, Yolande devint sa captive après la bataille de Morat, ne recouvra la liberté qu’à la suite de celle de Nancy, 1477, et mourut l’année suivante. Louis XI , reconnu comme protecteur de Philibert par les Etats de Savoie, ne fit qu’exciter des dissensions entre les membres de la famille ducale. Philibert mourut de fatigue après une partie de chasse.

Savoie (Charles Ier et II, ducs de). V. ciiaui.es.

Savoie I Philippe 11, duc de), grand-oncle de Charles II, et fils de Louis 1er, 1 196-97, né à Chambéry en 1438, s’était jadis révolté contre son père, sur la demande duquel il avait été enfermé par Louis XI au château de Loches de 1464 à 1466, et avait pris parti pour Charles le Téméraire contre le roi de F rance. Il fut le père de Louise de Savoie, qui épousa Charles de France, duc d’Angoulême, et qui mit au monde François 1er. Déjà vieux quand il monta sur le trône, et épuisé par sa vie turbulente, il ne fit rien de remarquable.

Savoie (Philibert II , duc de), dit le Beau, fils du précédent, 1497-1504, né à Pont-d’Ain en 1430, fut élevé auprès de Charles VIII , roi de France, qu’il suivit avec son père à la conquête de Naples. Il épousa Marguerite d'Autriche, fille de l’empereur Maximilien 1er, qui fut, depuis, gouvernante des Pays-Bas, et refusa à Louis X’I le pas sage par la Savoie pour entrer en Italie. Il consomma son temps en tournois et en fêtes. Sa veuve lui érigea uu magnifique mausolée dans l’église de Brou ( V. ce mol).

Savoie (Charles 111, duc de). V. ciiari.es.

Savoie (Emmanuel-Philibert de). V. emmanltel-piïi-

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