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Savoie (Charles-Emmanuel de). V. ciiaules-emjia-
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Savoie (Victor- Amédée de). V. victor-amédee.
Savoie j Jacques de), duc de Nemours. F. NEMOURS.
Savoie (le prince Eugène de). V. eugexe.
Savoie (François de), prince de Carignan. P. CMtl- GNAN.
SAVONAROLE (Jean-Michel), médecin, né à Padoue en 1384, ni. vers 1462. Destiné d’abord à la carrière des armes, il entra dans l’ordre de 6t-Jean-de-Jérusalem ; mais il abandonna sa profession pour étudier la médecine, et devint, professeur à Padoue et à Ferrure. Ses ouvrages
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sont écrits dans l’esprit de la médecine arabe ; les principaux sont: fraction canoniea de febribus , etc., Venise, 1499, in-fol.; Praclica de œgritudinibus, etc., Lad. me, 1496, in-fol. D — G.
sa von a ro le (Jérôme), petit-neveu du précédent, célèbre prédicateur, né à Ferrare en 1452, in. eu 1499, entra, à 22 ans, chez les Dominicains. Chargé tour à tour d’enseigner et de prêcher, il tonna contre les vices des princes et du clergé, et projeta de réformer l'Eglise. Nommé prieur, puis vicaire-général du couvent et de la congrégation de Sl-Marc, à Florence, il appliqua sur plusieurs maisons de son Ordre ses plans de réforme disciplinaire, et se fit remarquer par la simplicité qu’il introduisit dans les moeurs ecclésiastiques. En 1494, le passage de Charles VIII à Florence ayant amené la chute des Médicis, Savonarole, qui n’avait pris aucune part à cette révolution , fut consulté sur la réorganisation du gouvernement, et fit adopter des institutions démocratiques modifiées par l’influence religieuse. Du fond de sa cellule, du haut de la chaire, il gouverna trois ans Florence, sans exercer aucune magistrature. Extrême dans ses convictions, il fit brûler les chefs-d’œuvre «1e l’art et de la littérature toscane, sous prétexte d’immoralité, et soumit la ville au joug tyrannique des enfants transformés en inquisiteurs. La hardiesse de ses paroles le fit interdire, excommunier même par le pape Alexandre VI, dont il ne craignit pas d’attaquer la vie privée, et lui suscita de nombreux ennemis. Provoqué à soutenir par l’épreuve du feu la vérité de sa doctrine, il recula, perdit ainsi sa popularité, et fut brûlé par ses ennemis parvenus au pouvoir. Savonarole, malgré quelques opinions peu orthodoxes, ne fut point hérétique, d’intention du moins, car il ne s’attaqua jamais au dogme. Des visions lui firent croire qu’il était prophète de Dieu. Son éloquence est originale, abondante, quelquefois forte; mais il abuse des formes philosophiques, et manque souvent de mesure et d’élévation. 11 a laissé un grand nombre d’ouvrages ascétiques et apologétiques : le Triomphe de la noir, 1492, in-fol. ( en latin), démonstration de la religion catholique, encore estimée aujourd'hui ; Traité sur le g orner uemenl de Florence, éloquente philippique contre la tyrannie; Abrégé des révélations , histoire de ses principales visions; Traite de la vérité prophétique, etc. Une édition de ses Œuvres a été publiée à Lyon, 1639-40, 6 vol. in-8°. V. l’errens, Jérôme Savonarole, sa vie, ses prédications, ses écrits, Paris, 1853, 2 vol. in-8»; 2« édit., abrégée, 1856, 1 vol. in-12; Villari, la Sloria di Girnlamo Savonarola e de' suui tempi, Florence, 1859, 3 vol. in-12.
SAVUNK, eu italien Savona, anc. Savo , Sabota ou Sabalia , v. forte du roy. d’Italie, ch.-l. de Larrond. de sou nom. port sur le golfe de Gênes, à 39 kil. S. -O. île Gênes; 18,959 hab. Evêché snffragant de Gênes; trib. de commerce; école navale, séminaire, collège; arsenaux de la guerre et de la marine; musée d’histoire naturelle. Belle cathédrale. A4 kil. est la riche église de Notre-Dame-dela-Misêricorde. Fahr. d’armes, soieries, savon |il y fut inventé), faïence, vitriol; verreries, tanneries, hauis-fourneaux. — Ville fort ancienne, comprise dans la Ligurie, Savone faisait, au moyen âge, un commerce rival de celui des Génois , qui la prirent, et détruisirent son port en 1525. Le roi de Sardaigne la prit aux Génois en 1746. Prise par les Français en 1809, elle devint aussitôt le ch.-l. du départ, de Moutenotte, et, peu après, le lieu de captivité de Pie VU, prisonnier de Napoléon l*r. — L’arromhssement de Savone, dans la province de Gênes, a 70,660 liect., 52 kil. sur 30, et 86,8 16 hab. Sol traversé parles Apennins. Ilécolte de grains, vin, huile. Elève de bestiaux. Fabr. de toiles, cotons, chapeaux de paille, verrerie, poterie.
SAVONNERIE (La) , manufacture royale de tapis , la première qu’il y ait eu en France. Créée au Louvre en 1604, transférée eu 1631 dans une maison dite de la. Savonnerie à Cliaillot, réorganisée par Colbert, elle fut, en 1828, réunie à celle des Gobelins, dont elle n’a pas cessé de faire partie.
SAVUT (Louis), médecin et numismate, né à Saulicu vers 1579, m. vers 1640, a publié, entre autres ouvrages : Discours sur les médailles antiques, 1627, in-4°, traité méthodique sur l’histoire des médailles; l’Architecture française des bâtiments particuliers, 1642, in-fol.
SA VOU, île de la Malaisie néerlandaise, au S. de Florès; 5,000 hab. Sol montagneux, mais fertile.
SAVOUREUSE ( La) , riv. de France, passe à Béfortet Montbéliard , et se jette dans le Doubs ; cours de 40 kil.
SAX (Christophe), en latin S/uius , bibliographe, né en 1714 à Eppendorf (Saxe; , m. en 1806, fut recteur de l’université d’Utrecht, après y avoir été professeur d’his-
toire, d’antiquités et d’éloquence. On a de lui, entre autres ouvrages : Onomasticon litterarium... , Utreeht, 1775-1803, 8 vol., vaste répertoire, par ordre chronologique, donnant l’indication précise des auteurs â consulter sur les personnages ou les faits intéressants de l’histoire littéraire , depuis l’origine du monde jusqu’en 1772.
SAXE, Sachsen en allemand , Saxonia en latin . nom de différents pays en Allemagne , et dont les limites ont changé selon les temps. Ptolémée, le premier, parle des Saxons (de Salis, couteau de pierre) comme habitant le pays entre l’Eyder, l’Elbe et laTrave, ainsi que les îles de la Frise septentrionale. Unis aux I'ranks, ils envahirent le territoire romain , d’abord sous le règne de J ulien, ensuite sous Valentinien Dr, qui, en 373, les battit près de Deutz. Au commencement du v' siècle, des ''axons se fixèrent dans l’Armorique et à l’embouchure de la Loire ; ils disparurent plus tard dans l’empire des Franks. Puis d’autres bandes allèrent fonder en Grande-Bretagne les quatre royaumes de Kent, Essex , Wessex et Sussex. Le pays des Saxons restés en Allemagne, et appelés Vieux- Saxons , avait pour bornes au N.-O. l'Yssel et le Rhin, à l’U. la vallée du Rhin , au S. la Sieg et le canton des Hessois , au S.- E. le Weser, la Werra et la Thuringe , à l’L. l’Elbe et la Saale-Inférieure, au X’. la mer du Nord et la Frise. Vaincus en 553 par Clotaire 1er, ils furent tributaires des Franks. Après s’être associés pour quelque temps à l’invasion des Lombards en Italie, 568 , ils se rendirent en Gaule, et enfin dans leur pays, occupé alors par les Souabes. La Thuringe du N. et la Souabe du N. firent alors partie de la Saxe. Sous les derniers rois Mérovingiens, les Saxons recouvrèrent leur liberté , jusqu’à ce que, sous Charles- Martel , recommencèrent leurs luttes avec les Franks, 7 17-719. Vers le milieu du vin siècle se formèrent quatre associations saxonnes : les Westplwliev.s , les Angres ou A agrariens , les Oslphaliens, et les Nordalbingiens. Les trois premières avaient chacune leur prince; mais, dans une guerre commune, le chef était élu parmi elles au moyen du sort; elles avaient aussi leur diète commune à Masklo, sur le Wéser. En 772, les violences contre St-I.ibwin et l’incendie de Deventer attirèrent sur la Saxe les armes de Charlemagne : la forteresse d’Ehresbourg fut prise, et la statue d’Irmensul renversée. En 774, les Saxons, sous la conduite de Witikind et d’Albion, profitèrent de l’absencedu roi frank, et entrèrent dans la Hesse franconienne. Charlemagne, revenu de l’Italie, se tourna contre eux, prit Siegbourg, franchit le Wéser, et reçut la soumission des VVestphaliens. Après une 3e guerre, beaucoup de Saxons vinrent se faire baptiser à Paderhorn , 777. Les batailles de Bueholz, de Verden , de Detmold, amenèrent enfin la soumission des deux chefs saxons. Us se rendirent, en 785, à Attigny en Champagne, auprès de Charlemagne , pour recevoir le baptême. Mais la guerre continua encore contre quelques peuplades, et la paix définitive ne fut conclue qu’en 803 à la diète de Selz, où leurs anciennes libertés furent garanties : elles reconnurent le roi frank pour suzerain , et leurs droits furent rédigés dans un code en 19 chapitres, nommé loi Saxonne | lex Sarnnum ). Des évêchés, fondés à Munster, Osnabrück, Brême, Ilalberstadt, Ilildesheim, Verden, I’aderbom, Minden, etc., contribuèrent à civiliser le pays. — Louis le Germanique, à la suite de l’invasion des Normands, nomma duc de Saxe, en 850, le comte Ludolphe, qu’on croit être de la famille de Witikind. Ainsi se forma le Duché de Saxe. Les ducs de Saxe furent bientôt très-puis sants. En 919, Henri Ier, petit-fils de Ludolphe. commença la dynastie des rois de Germanie de la maison de Saxe. Othon le Grand, fils de Henri, donna en 960 la ‘'axe à Henri Billung, dont la dynastie régna jusqu’en 1106. La Saxe avait alors pour dépendances la Misnie, la Saxe- Orientale ( Lnsace i , la Saxe-Septentrionale i Vieille-Marche ou Thuringe du Nord ) , les pays d Anhalt , du Havel et de la Sprée, enfin le margraviat de Slesvig (jusqu’en 1026). Lothaire de Saxe, comte de Supplinbourg , après y avoir | ajouté en 1113 le Brunsvick , donna, lors de son élection à l’Empire , le duché à son beau-fils Henri le Superbe de Bavière, 1 137. L’empereur Conrad III, après avoir déposé Henri, 1138, donna la Saxe à Albert l’Ours, margrave de Brandebourg ; mais il la restitua au fils du premier. Henri le Lion, en 1139, et dédommagea Albert en rendant sonmargraviat indépendant de la Saxe. Mis au ban de l’Em pire par Frédéric Ier, 1180, Henri le Lion fut déclaré déchu de son duché , et la Saxe fut morcelée. Henri ne conserva que l’Ostphalie t plus tard duché de Brunsvick ) , et une partie de l’Angrie. L’archevêque de Cologne reçut la Westphalie ; les cvèchés de Munster, Osnabrück, Raderborn, Minden, Verden , Brême, les comtes de Tecklein-
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bourg, Altona, Amsberg, Pchaumbourg , Lippe et Oldenbourg devinrent fiefs de l’Empire , de même que le Palatinat de Saxe en Thuriuge. Le nom et la dignité de duc de Saxe furent transmis à Bernard, comte d Aseanie, fils d’Albert l'Ours. La Saxe s’accrut sous lui des pays de Wittemberg et de Lauenbourg. Les petits-fils de Bernard, Jean et Albert, 126'/, furent les fondateurs de deux lignes : Stixe-Liiuenboury ou Vieille-Saxe ( P. Laüenboukg) et Saxe- Witlernberg. Les possessions de cette dernière furent érigées, en 1123, en Electorat de Saxe. — Au VIe siècle, les Sorties, peuplade slave, avaient occupé le pays entre 1 l.lbe, la Mulde , la Pleisse, l’Elster et la Saale. Othon l’illustre, après leur avoir pris le pays entre l’Elbe et la Mulde, en avait formé le margraviat de Misnie, peuplé dés lors aussi par des Allemands. Plusieurs dynasties gouvernèrent la Misnie jusqu’en 1 090 ; alors elle tomba entre les mains de la maison de II eltin. Le comte Conrad le Grand obtint la possession héréditaire du margraviat , et l’agrandit considérablement. Henri l’illustre y ajouta, en 1246, le pays de la Pleisse, et, en 1263 , la Thuringe. Ses successeurs partagèrent plusieurs fois leurs possessions, accrues encore de Cobourg et de Hildburghausen. Un partage définitif eut lieu en 1381 entre les fils de Frédéric le Sérieux. 1 rédérie le Belliqueux reçut l 'Oslerland (pays de l'Est), Balthasar la Thuringe, et Guillaume la Misnie; les deux premiers se partagèrent la Misnie après la mort de Guillaume, en 1407. Quant à Frédéric le Belliqueux, pour les secours qu’il avait prêtés à l’empereur Sigismond contre les Hussites , il reçut, lors de l’extinction de la maison Ascanienne, 1423 , la dignité électorale et le duché de Saxe. Dès lors le nom de duché de Saxe fut transféré peu à peu aux possessions de la maison de VVettin. A Frédéric le Belliqueux succéda, en 1426 , son fils Frédéric le Bon Celui-ci avait deux fils , Ernest et Albert. A la mort de leur père, 1464, l’ainé, Ernest, reçut le titre d’électeur. A la mort de leur oncle Guillaume , 1482, ils partagèrent les possessions de Wettin, 14'<5; Ernest obtint la Thuringe , Albert la Misnie; l’Osterland fut partagé en deux moitiés. Depuis ce temps, les pays Saxons n’out jamais été réunis. — Par la capitulation de Wittemberg, 1547, l’électeur Jean-Frédéric le Magnanime , de la ligne Ernestine , fut forcé de céder le titre d’électeur, ainsi que la plupart de ses possessions , à Maurice , de la ligne Albertine. Cette dernière règne encore aujourd’hui dans la Saxe royale, pendant que la ligne Ernestine ou ligne ducale ne conserva que quelques territoires, subdivisés en plusieurs duchés. E. S.
saxe i Royaume de | , Etat de la Confédération allem. du N., borné au N’, et au N.-E. par les provinces prussiennes de Saxe et de Brandebourg , à l’E. par la Silésie et le royaume de Bohême, au S.-U. par les principautés de lîeuss et la Bavière , à l’O. par la Saxe-Altenbourg et la Saxe-Weimar; 225 kil. de l'E. à l’O. , 150 kil. du N. au S.; superf. , 1,494,185 heet. , dont 2/5e de montagnes, 2/5e de co fines, et l/5e de plaines; pop., 2,225,240 hab. (41,363 catholiques romains); capitale, Dresde. Le royaume ùe .'axe, autrefois divisé en 5 cercles, Erzgebirge, Misnie, Leipzig, Voigtland, et Haute-Lusace , se compose, depuis 1835, de 4 cercles : Dresde, Leipzig , Zioickau , et Budissin, avec des chefs-lieux de même nom. Le pays est en partie très-montagneux. Au S., l’Erzgebirge forme la frontière du côté de la Bohême; à l’E., les montagnes de Lusace joignent l’Erzgebirge avec le Kiesengebirge en Silésie ; enfin la vallée de l'Elbe est adossée aux montagnes de grès de l’Elbe. L’Elbe, tieuve principal de la Saxe , la traverse du S.-E. au N.-ü. , sur une longueur de 112 kil. , et reçoit sur son parcours une foule de petites rivières. D’autres, telles quela'prée, la Mulde, l’Elster-Blanc, bien qu’affluents de l’Elbe, ne le rejoignent qu’en dehors de la Saxe. Le climat est tempéré et salubre, excepté la partie supérieure de l’Erzgebirge , dont le climat est tres-rude. Le sol , très-fertile , produit toutes sortes de céréales , du chanvre , des betteraves , des fruits, et, sur les collines, aux bords de l’Elbe, du raisin. On élève beaucoup de moutons. Le gibier abonde dans quelques contrées ; on pêche les truites et le saumon dans les torrents et dans l’Elbe. Parmi les produits minéraux, il faut citer le grès, l’ardoise, la houille; après l’Autriche et la Russie, la Saxe fournit le plus d’argent en Europe; l’Erzgebirge en produit 17,000 kilogrammes par an. Mines de fer abondantes, mines de plomb. Industrie active : ses toiles, ses cotonnades, laines, draps, dentelles, papiers , porcelaines et verreries , sont des articles demandés de loin. Leipzig est le centre du commerce intérieur, non-seulement de la Saxe, mais encore de toute l’Allemagne et de l’Europe centrale. Chemnitz, Plauen , Zittau, et Dresde sont aussi des villes commerçantes-, L’ense'gnement public se trouve développé à
un haut degré. L’Université de Leipzig , les hautes école» de Meissen et de Grimma, l’Ecole des mines de Freiberg, l’Académie forestière de Tharand , l’Académie des beauxarts de Dresde , ont une grande réputation. — Un réseau de chemins de fer, dont Leipzig est le noyau, met la Saxe en communication avec tous les pays voisins. Une grande ligne ferrée, du S.-O. au N.-O. , passant par Plauen, Zwickau et Leipzig, rejoint Munich et Berlin ; une autre ligne, du S.-E. au N.-O., passant par Dresde et Leipzig, joint Vienne avec Magdebourg et Hambourg, et va, partant de Dresde, directement à Berlin; une 3e ligne, de l’E. à l’O., passant par Budissin, Dresde, et Leipzig, joint les chemins de fer de Silésie avec ceux de l’Allemagne occidentale ei centrale. La force armée de la Saxe est de 26,628 hommes. Revenu de l’Etat, 51 millions de francs; dette publique, 253 millions de francs. La Saxe est placée au 2« rang dans l’ordre de la chancellerie fédérale ; elle dispose de 4 voix dans le Conseil fédéral, et envoie des députés au Parlement; son contingent est de 22,000 hommes. Les couleurs de la Saxe so it le blan • et le vert.
Histoire. — Par la capitulation de Wittemberg, 1547, Maurice de Saxe, de la ligne Albertine, avait obtenu l’électorat avec toutes ses dépendances, excepté les districts en Thuringe et en Franconie. Son successeur, Auguste,, céda Altenbourg et quelques districts en Thuringe à la ligne Ernestine; par contre, il acquit les domaines ecclésiastiques de Misnie, Mersebourg et Naumbotirg- Zeitz, enfin le Voigtland. Pendant la guerre de Trente-Ans, la Saxe changea plusieurs fois ses alliances. L’électeur Jean- Georges 1er, d’abord allié de l’empereur, depuis 1631 allié de Gustave-Adolphe, se réconcilia avec l’empereur parle traité de Prague, 1635, qui lui rapporta la possession de la Lusace entière et d’une partie de l’archevêché de Magdebourg. Ce fut là l’apogée de la puissance de la maison de Saxe , éclipsée depuis par la maison de Brandebourg, qui dès lors se mit à la tête du protestantisme allemand. Jean -Georges 1er, en partageant les possessions albertines, fut le fondateur de trois lignes : Weissenfels, Mersebourg, et Zeitz, qui s’éteignirent plus tard, de sorte qu’en. 1746 ces territoires se réunirent à l’électorat. Avec la conversion de Frédéric-Auguste Ier au catholicisme, 1697, et surtout avec son avènement au trône de Pologne, commence la décadence de la maison de Saxe eu Allemagne. A cause de la Pologne, la Saxe fut engagée dans les guerres entre la Russie et la Suède. La guerre de Sept-Ans, dont la Saxe fut choisie par Frédéric le Grand pour théâtre, ruina le pays presque totalement. Les électeurs Frédéric -Christian, 1763, et Frédéric-Auguste 111, relevèrent les finances par de grandes économies. Ce dernier surtout raffermit le crédit de l’Etat, améliora l’administration , et développa les établissements industriels et scientifiques. Dans les guerres de la Révolution, Frédéric- Auguste combattit la France jusqu’après la bataille d’iéna, 1606. Voyant ses Etats menacés par l’armée française, il entra, en vertu de la paix de Posen, dans la Confédération du Rhin, envoya un contingent de 20,000 hommes pour les campagnes de Napoléon Ier en Prusse et en Russie, et obtint en compensation, outre la garantie de ses possessions, la dignité royale. Par le traité de Tilsitt, 1H07, le roi de Saxe reçut le duché de Varsovie, nouvellement créé, et le cercle prussien de Cottbus; par la guerre de 1809 , la Gallicie occidentale, Cracovie, et quelques districts en Bohême. A l’ouverture de la guerre de 1813, le roi s’engagea, dans un traité avec l’Autriche, à coopérer au rétablissement de la paix ; mais, sommé par Napoléon de se déclarer pour ou contre lui, il lui ouvrit la forteresse de Torgau, et unit son armée à l’armée française. La bataille de Leipzig décida du sort de la Saxe. Le roi fut fait prisonnier par les alliés, et amené à Berlin. La Saxe reçut un gouvernement provisoire , d’abord de la Russie, ensuite de la Prusse. Un corps d’année saxon fut mis sur pied, et envoyé sur le Rhin à l’armée des alliés. Au congrès de Vienne, il fut question pendant longtemps d’incorporer la Saxe entière à la Prusse, et de dédommager Frédéric- Auguste par des possessions en Westphalie ou sur le Rhin. Mais la rivalité de l’Autriche, aussi bien que 1 l’opposition du cabinet anglais, fit échouer ce projet ; il y [ eut un traité de partage (février 1815), eu vertu duquel le roi de Saxe dut cédera la Prusse 1 ,870,000 hectares de territoire, avec 850,000 hab. Retourné dans ses Etats, Frédéric-Auguste employa le reste de son règne à réorganiser l’administration intérieure du pays. >on successeur, Antoine, 1827, continuait ce système, lorsqu'à lasuite de la révolution française de juillet 1830 éclatèrent des mouvements insurrectionnels à Dresde et à Leipzig. Le roi se vit obligé de renvoyer son ministère et de donne»
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mit constitution, 1831. Mais cette constitution, pas plus que celles des autres petits Etats de l'Allemagne, ne put bien se développer ; car la Diète de Francfort empêcha tout essor libéral. De plus, la noblesse pesait lourdement sur les autres ordres représentés dans les Chambres. L’esprit protestant du pays fut choqué, d’une part, par le catholicisme de la cour, et, d’autre part, par le piétisme luthérien du ministère. La nouvelle secte des catholiques allemands ayant gagné beaucoup de terrain , et le ministère ayant défendu ses réunions religieuses, 1 345, le mécontentement devint général, et, pendant le séjour du prince .lean à Leipzig' (août 1845), il y eut des démonstrations hostiles , suivies de conflits sanglants avec les troupes. La révolution de 1848 trouva ainsi un terrain préparé en Saxe. Au commencement de mars, lorsque la plupart îles autres Etats allemands avaient déjà cédé aux vœux populaires, le gouvernement saxon résistait encore ; des troupes prussiennes furent appelées aux frontières, pour aider à la répression d’une insurrection menaçante, lorsque la révolution de Berlin même rendit toute résistance du gouvernement impossible. Le gouvernement accorda dès lors les réformes demandées. De nouvelles Chambres furent convoquées d'après le suffrage universel, afin de réviser la constitution; la Saxe envoya aussi des députés a l'Assemblée nationale de Francfort. Mais cette dernière, menaçant, par son projet de constitution allemande, la souveraineté des petits Etats, la cour de Dresde refusa d’y adhérer, et de promulguer cette constitution. A la suite de ce refus, en mai 1849, une insurrection éclata à Dresde; elle ne put être réprimée qu’avec le secours des troupes prussiennes. Le gouvernement, pressé par les circonstances, conclut avec la Prusse et le 1 lanovre un traité pour l’établissement d’une union allemande; quelques mois plus tard, '.a paix à l’intcrieur étant rétablie, il abandonna aussi ce projet, qui laissait trop de prépondérance à la Prusse. Dés lors il rétracta les concessions faites depuis 1948; les Chambres furent dissoutes; l’ancienne Diete fut convoquée, et les fonctionnaires qui refusèrent d’y entrer furent destitués. D’après la constitution de 1831, la Saxe est une monarchie constitutionnelle; la couronne se transmet de mâle en mâle d'après l’ordre de primugéniture, mais aussi à la ligne féminine, dans le cas où la ligne mâle s’éteindrait et où il n’y aurait pas de princes étrangers ayant droit à la succession en vertu des traités. Le pouvoir législatif s’exerce par le roi et deux Chambres. La première Chambre se compose des princes de la maison royale et de 41 membres, eu partie députés du clergé, de l'université, et des grandes villes, le reste formé de seigneurs et de grands propriétaires nommés par le roi. La seconde Chambre se compose de 75 membres, dont 20 de la noblesse , 25 des villes, 25 des campagnes, et 5 du clergé évangélique. Le droit d’élection et celui d'éligibilité sont attachés à un cens assez élevé, ou à la qualité de propriétaire foncier. Dans le cas d'urgence, le roi peut rendre des ordonnances ayant force de loi. Les impôts ne sont regardés comme refusés que si les deux ( hambres ont émis un vote en ce sens , ou si une Chambre les a refusés à la majorité de deux tiers. Mais, dans ce cas même, le gouvernement peut encore lever l’impôt pour un an. A Antoine, qui abdiqua en 1836, ont succédé son neveu Frédéric-Auguste H, né en 1797, puis, en 1854, son frère, Jean, né en 1801. V. le Svjiplém.