‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 467 sur 864 · ÉLECTEURS ET ROIS DE SAXE DE LA MAISON DE AVETTIN · texte numérisé non relu

ÉLECTEURS ET ROIS DE SAXE DE LA MAISON DE AVETTIN

1 “ Avant le partage.

Frédéric 1er le Belliqueux 1423

Frédéric II le Bon... 1428 Ernest et Albert .... 1474 2° Lime Ernestine.

Ernest, seul 1494

Frédéric 111 le Sage.. 1486 Jean l,r le Constant. 1525 Jean-Frédéric le Magnanime 1532

3° Ligne Albertine.

Maurice 1547

Auguste 1553

Christian 1er 1586

Christian II 1591

Jean-George Ier 1611

Jean-George II 1656

Jean-George III 1680

Jean-George IV 1691

Frédéric-Auguste Ier. 1694 (Auguste 11 de Bologne. ) Frédéric- Auguste IL. 1733 (Auguste III de Bologne.) Frédéric-Christian .. 1763 Frédéric-Auguste III. 1763 (Comme roi, depuis 1806, Frédéric- Auguste 1er.)

4° /foi*.

Frédéric-Auguste ISr. 1806

Antoine 1er 1827

Frédéric-Auguste II. . 18.36

Jean 1854

saxe (Maisons de). On en compte six: lu Maison de Sure, di:e aussi Maison Impériale , à cause des empereurs d’Allemagne qui en sont sortis, 850-960; 2° 31ms ou de llilhiny, 960-1106; 3° Maison de Suppltnbounj , 1106-1127;

| 4° Maison des Guelfe «, 1127-1180; 5° Maison tTAsr.anie, 1180-1423, partagée, depuis 1260, en deux lignes : Saxe- Lauenboury et Saie-WiUembery, 6» Maison de l Venin, divisée, depuis 1485, en lignes Ernesline et Alberline. En 1554, le territoire de la ligne Ernestine fut divisé en 5 Etats : Weimar, Gotha, Altenbourg, Poesneck, et Franeonie, réunis, en 1566, sous deux administrations, Weimar et Cobourg, et, en 1567, le duc Jean-Frédéric ayant été mis au ban de l'Empire, sous la seule administration de Jean- Guillaume. Celui-ci prit Weimar pour lui-même, et abandonna le reste à Jean-Casimir et Jean - Ernest, fils de Jean-Frédéric. Ces princes tirent un partage en 1572, et furent par là les fondateurs des lignes de Cobourg et <ï Eisehgch.. La ligne de Weimar se scinda, 1603, en ligues de U eimar aiitée, Altenbourg, et Weimar cadette. La ligue de Cobourg s’éteignit en 1603, celle d’Eisenaeh en 1639, celle d’Altenbourg en l'-72. Gotha et Eisenaeh échurent, en 1610, à la ligne de Weimar. Ainsi se formèrent les lignes de Weimar, d1 Eisenaeh , et de Gotha. La ligne d’Eisenach s’étant éteinte en 1644 , ses possessions furent partagées entre les deux autres; de même, celles d’Altenbourg en 1672. La ligne de Weimar se partagea en branches de Weimar, d’ Eisenacli et d’/éna. Les deux dernières s’étant éteintes en 1690 et 1741, la branche de Weimar réunit leurs territoires. La ligne de Gotha forma, en 1680, sept branches, Gotha, Coboury, Meininjen , hoewluld, Eisenbercj, Iiitdburyhnusrn, et Saalfeld. En 1710. les branches de Cobourg, Mildburghausen, et Saalfeld, s'étaient éteintes; leurs possessions furent partagées entre les 4 autres : Gotha, Meiningen, llildburghausen, et Cobourg-Saalfeld. A l’extinction de la branche de Gotha, 1825, un nouveau partage eut lieu en 1826. Le duc d’Hildburghausen reçut Altenbourg, le duc de Cobourg eut Cobourg, et le duc de ! Meiningen prit Meiningen, llildburghausen et Saalfeld.

I La maison Ernestine de Saxe se compose encore auj. de quatre lignes: Sa je- Weimar- Eisenaeh, S-ue- Altenbourg, Saxe - Cobourg- Gotha , et Saie- Meiningen- llildburghausen. Leurs territoires ont une superficie totale de 921,000 hcct., | et 742,916 hali. Elles ont en commun la cour d’appel d’iéua et l'université d’Iéna, cette dernière sous la sur- | veillance du ernn-Mu de We-mar. F. 9.

saxe-altenbotjkg (Duché de', Etat de la Confédér.

' allemande du N., divisé par la principauté de lîrit s en deux parties, occidentale et orientale, a pour bornes au j N. la Saxe prussienne et le royaume de Saxo, â LE. et au ^ S. le royaume de Saxe, à l’O. la principauté de Schwarz- • bourg-Hudolstadt, et au N -O. le grand-duché de Saxe- Weimar. Superf. , 131,000 hect., avec 141,399 hab. Il est ' subdivisé en cercles d’Altenbourg et de Saal-Eisenbevg.

1 Capitale, Altenbourg. Ce duché, un des pays les pins flo- 1 rissants de l’Allemagne, est traversé par les monts Thuringerwald et i rzgebirge, et arrosé par la Saale, la Pleisse 1 et ieurs affluents Les habitants s’occupent principalement ! de l’agriculture: dans les villes, il y a des fabriques de cuirs, d'objets en bois, et de porcelaines. Revenu de l’Etat : 3,014,000 fr.; dette publique : 5,047,000 fr. Le contingent militaire fédéral est de 1 .802 hommes. La buxe- Altenbourg occupe le 10e rang dans la Confédération allemande du N. : el e a une voix dans le Co iseil fédéral; chacun des autres duchés de Saxe, qui oc. up.i nt : Saxe- Weimar, le 5e rang ; Saxe-Meiningen, le 9e; Saxe-Cobourg-Gotha, le 1 1 e, a également mie voix.— En -eptembre i 1830, une insurrection eut lieu à Altenbourg, à la suite de laquelle le due Joseph-Frédéric accorda une constitution,

1 1831. Crie seule Chambre partage le pouvoir législatif avec le due. Pendant les années 1848 et 1849, le duché fut plu- | sieurs fois le théâtre de mouvements républicains. Un projet d'incorporation du pays au royaume de Saxe, formulé par une partie de la population, 1849, fut rejeté par la Chambre législative. Altenbourg a fait partie de l’Union prusso-allemamle. E. S.

sa XE-coBon kg-gotiia (Duché de), Etat de la Confédér. allemande du N., se compose des principautés de Cobourg et de Gotha. La principauté de Cobourg est bornée au N. parle duché de Saxe-Meiningen , des autres côtés par le royaume de Bavière, et arrosée par plusieurs affluents du Mein. La principauté de Gotha a pour bornes, au N. la province prussienne de Saxe, à LE. cette province ! et la principauté de Sel wnrzbourg, au S. la prov de liesse, à I O. les Saxes Meiningen et Weimar; elle esi arrosée | ar laWerra, l’UnstriU, la Géra, et l'Ilm. Le Thuringei h :tld tra- : verse les deux principautés. Superf. : 193,000 hect. (dont 54,870 dans Cobourg); pop. : 159,430 hab. (dont 47(014 dans Cobourg i. Capitale, Cobourg. Le pays est très-fertile, a beaucoup de mines de houille et de fer, des fabri- ! ques, quelques établissements scientifiques. Revenu de

SAX

ci M ° JL-llO

SAX

Cobourg : 800,200 fr, ; dette publique : 4,000,000 de fr. ; revenu de Gotlia : 4,280,000 fr. ; dette pub : 11,830,000 fr. Leur contingent fédéral est de 2,546 hommes. Les deux principautés ont une seule constitution, <jui date du 3 mai 1852, mais deux assemblées législatives, dont l'une à (Jobourg, l'autre à Gotha. Le chemin de fer de B' rlin à Francfort-sur-le-Mein traverse la princip. de Gotha de l’E. à l’O. Le duché a fait partie de l'Union prmso allemande, h. S.

SAXE-MElMNGEN-HILDBUBGHAI’St N (Duché de). Fat

de la Confédér. allemande du N., entre le duché de Gotha, la liesse pru-s.. la princip. de Sehwarzfourg et le duché de Saxe-Allenbourg i.u .N . ; ta princip. t-e ittü a ut . <t Bavière à l’E.; la Bavière et le duché de ( ’obourg au S.: le duché de Saxe-Weimar à l’O Superf. : 2,466 k 1. carr. ; 172.3 11 h. Il se compose : 1° du duché de Memnigeu, divisé eu 2 parties, Bas-i a.ys et Haut-Pays; 2° d’une partie de l’ancien duché d’Hildliurghausen; 3“ de la principauté de Saalfeld ; 4° du comté de Kambourg et d’une partie du bailliage d’Eisenberg; 5° de la seigneurie de Kranichfeld. Capitale, Met ningen. Le duché est traversé par le Thuringerwald, et arrosé par la Werra, la Sr.ale et l’ilm. La plupart des habitants s’occupent d’agriculture. Le pays produit beaucoup de céréales; il a des mines, surtout de sel. Il y a plusieurs sources minérales; celle de Liebenstein est très-renommée. Depuis 1H29, le duché a une constitution; le corps législatif se compose d’une seule Chambre. Revenu : 3,000,000 de fr. ; dette publique : 9,000,000 de fr. Contingent fédéral : 2,1-0 hommes Le duché a fait partie de l’Union prusso-allemande. E. S.

SAXE-weima k-eisk’IaCH ( Grand-duché de |, Etat de la Confédér. allemande du N., se compose île trois grandes et quelques petites parties, séparées par des territoires étrangers, et situées l’une à côté de l’autre dans la direction de fu. à l'E. Ces parties sont bornées au X. par la prov. de Saxe, à l'E. par le royaume de Saxe, au S. par la Bavière, les principautés de Keuss et de Schwarzbourg, et les duchés de Saxe, à l’O. par la Hesse prus-s. Superf. • 3,617 kil. carr. ; 273,252 hab., dont 9,824 catholiques. Le grand duché est subdivisé en trois cercles : Eisenach, Weimar, et Neustadt. Capitale, Weimar ; villes principales : Eisenach et Iéna. Revenu de l’État : 6,094,000 fr. ; dette publique ; 21,396,000 fr. Contingent fédéral : 3,685 hommes. 1 es montagnes du Thuringerwald, du Voigtland, de la Khoen, et quelques parties du Harz, couvrent le pays, arrosé par la Saale, l'Ilm et la Werra. Le pays est riche en bois, fer, houille, et sel; fabr. de draps, laines, toiles, et objets d’acier, l/enseignement public est très-développé. L’université et la Cour d’appel d’iéna sont des établissements communs à toutes les Saxes ducales. Depuis le xvije siècle, le duché de Saxe-Weimar a eu une série d’excellents princes, qui protégèrent les sciences et les beauxarts. Le duc Charles-Auguste combattit pendant la campagne de 1806 dans les rangs des Prussiens ; forcé, à la suite de la bataille d’iéna, d’entrer dans la Confédération du Rhin, il s'associa, en 1813, aux alliés, fut, au congrès de Vienne en 1815, créé grand-duc, et reçut tin accroissement de territoire de 155,00 ) heet. Déjà, en 1809, il avait donné à son pays une constitution représentative, à ce temps la plus libérale de l’Allemagne , et dont les bases ont été encore élargies en 1816, 1850, et 1852. Le pouvoir législatif s’exerce par le grand-duc et une Chambre. Le chemin de fer de Berlin à Francfort-sur-le-Mein traverse le grand-duché de Weimar de l'E. à l'O. La Saxe- Weimar a fait partie de l’Union prusso-allemande. E. S.

Saxe I Palatinat de), anc. comté d'Allemagne, date du règne de Henri Ier, qui, après avoir été élu roi de Germanie, 919, fit rendre la justice dans ses possessions en Basse-Saxe et Thuringe par des comtes palatins, siégeant à Allstaedt. Vers 1040, les comtes de Goseck reçuient le palatinat de Saxe, puis, en 1088, les comtes de Sommerseburg, dits aussi de Putelendorf. Après l’extinction de cette famille, 1180, le palatinat passa aux landgraves de Thuringe, en 1248 aux margraves de Misnie, en 1317 aux margraves de Brandebourg, en 1347 à la maison de Saxe de la ligne Ascanienne, enfin à Frédéric le Belliqueux, qui l’incorpora à ses autres possessions. F. S.

saxe (Prov. de), une des divisions du royaume de Prusse se compose d'anciens Etats des deux cercles de liante et B. -Saxe * P. ;i/u« bas , et de territoires enlevés au royaume de Saxe en 1815; bornée au N. par le Hanovre et le Brandebourg. à l'E. par le Brandebourg et la >ilésie, au S. par le royaume de Saxe et les Saxes grand-ducale et ducale, à l’O. parla I les- e prussienne, le Hanovre et le Brunswick. Dans ces derniers pays sont enclavés .mco'-o qneluues districts. 'upert. : 2 , 52s, 00O heet. ; 2,065.048 hab Ch.-I., Uagdebaur,/. Elle est divisée eu trois régences : Ma de-

bourg, Mersebourg, et Erfurt. Le terrain est en général plat, le sol très-fertile. Les montagnes du Harz et de la forêt <le l’huringe traversent la province, arrosée par l’Elbe, l’Elster,la Mulde, la Havel et la Werra. Récolte de céréales, chanvre, tabac, et fruits. Mines d’argent, do cuivre, de fer, de houille; sources salées. Industrie très-active des lins, des cuirs, des draps, d’objets en fer et en acier, des eaux-de-vie, et du sucre de betterave. Le commerce a son centre principal à Magdebourg. E. S.

saxe | Cercle de basse-), un des 10 cercles de l’anc. empire d’Allemagne, entre la Baltique et le Slesvig au N., le cercle de Haute-Saxe au S. et à l’E., comprenait les duchés de Magdebourg, de Brême, de Brunswick, de Uolstein, de Saxe-I.auenbourg, de Schwérin, de Strélitz, les principautés de Lunebourg, de Blankenbourg, les évêchés d'Hildesheim et de Lubeck, les villes libres de Lubeck, Hambourg, Brême, Goslar, Mulhausen et Xordhausen.

saxe (Cercle de haute-), un des 10 cercles de l’anc. empire d’Allemagne, entre ceux du Haut-Rhin, de Franconie, de Basse-Saxe, la mer Baltique et la Pologne, comprenait les duchés de Poméranie et de Saxe ( moins la Saxe-Lauenbourg), les principautés d’Anhalt, les électorats de Brandebourg et de Saxe, etc.

saxe ( Electorat de ) , anc. Etat de l’empire d’Allemagne ; ch.-l., Dresde. Plus étendu que le royaume actuel de Saxe, il comprenait : 1° le Cercle électoral, ch.-l. Wittemberg; 2<> le Cercle île la Thuringe saxonne, ch.-l. Langensalza ; 3° le margraviat de Misnie, divisé en bailliages de Misnie et de Dresde, cercles de Leipzig, de l'Erzgebirge, du Voigtland, etc.

saxe (Marche orientale de), nom que porta la Marche de Misnie i V. re mot).

saxe (Marche septentrionale de), nom que porta la Marche de Brandebourg ( F. ce moi).

saxe (Miroir de). V. mikoik.

saxe (Maurice, électeur de) , de la branche Albertine, né en 1521, m. en 1553, servit Charles-Quint contre la France en 1514, et, quoique protestant, l'aida à ruiner la ligue des confédérés deSmalkalde; il gagna, en 15 47, la bataille de Muhlberg sur Philippe le Magnanime, landgrave de Hesse, et Jean-Frédéric, électeur de Saxe, chefs de l’armée protestante, et reçut de l’empereur, comme récompense, les domaines du dernier, son cousin I de la branche Ernestinel. En 1551, après avoir pris encore Magdebourg au nom de Charles-Quint, il se détacha de lui, pour s'unir à l’électeur de Brandebourg , au comte Palatin et au duc de Wurtemberg, sous prétexte de délivrer le landgrave de Hesse, prisonnier depuis sa défaite, faillit surprendre l'empereur malaùv dans Iuspriick, et lui imposa la convention de Passau, 1552, qui rendit aux protestants le libre exercice de leur culte, dont ils avaient été prives en 1547. L’année suivante, chargé par la Chambre impériale de combattre le margrave de Brandebourg, perturbateur de la paix publique, il le battit à Stevershausen , et mourut deux jours après, des suites des blessures qu'il reçut dans cette bataille. B.

saxe (Maurice, comte de), maréchal de France, fils naturel d’Auguste II , électeur de Saxe et roi de Pologne, et dt la comtesse Aurore de Kœnigsmark , né à Dresdeen 1696, m. en 1750, fut un des capitaines les plus illustres de son siècle. 11 n’avait que 12 ans lorsqu’il fit ses premières armes contre la France au siège de Lille. Il alla ensuite combattre contre les Suédois à la tête d’un régiment de cavalerie, et, à sun retour, âgé seulement de 15 ans, se laissa marier par sa mère à l’héritière des comtes de Lotien. Il ne tarda point à passer en Pologne pour y soutenir les droits de son père, et accrut encore sa réputation de bravoure. Voulant étudier l’art de la guerre , il se mit sous les ordres du prince Eugène dans la campagne contre les Turcs, et assista au siège de Belgrade, 1717. La jalousie, du reste bien fondée de sa femme, la poussa à faire prononcer son divorce, et à se rendre en France, en 1720, ou il fut nommé maréchal-de-camp. Il y commanda le régiment allemand de Greiler, étudia les mathématiques et la défense des places, et fréquenta beaucoup le tacticien Folaril. Puis il se rendit en Couda mie, 1726, où il fut élu due par l’inHuence de la duchesse douairière Aune Ivanovna , à laquelle il avait inspiré une grande passion; mais, n’ayant pu se faire reconnaître par la t/.arine Catherine Ire, il revint en France, fit partie de l'armée du Rhin commandée par Berwick, en 1733, se distingua à Philippsbourg et dans les deux campagnes suivantes, devint lieutenant-général en 1738, commanda, en 17 11, l'aile gauche de l’armée envoyée en Bohême sous les ordres de Bel'e-lsle, prit Prague et Egra, protégea avec beaucoup d'habileté l’Alsace contre les Impériaux, reçut le bâton de maréchal

SAX

SCÆ

«n 1743, défendit avec succès la ligne de la Lys pendant la campagne de 1.-44, et gagna sur les Anglais, en 1745, la bataille de Fontenoy , qui lui valut le domaine de Chambord et -10,000 livres de revenu. Une nouvelle victoire à Raucoux , 1740 , le fit nommer maréchal-général. Enfin , la bataille de Lawteld, 1747, et la prise de Berg-op-Zoom, bâtèrent la conclusion de la paix d’Aix-la-Chapelle, 1748. Le grand Frédéric 1 appelait le professeur de tous les généraux. •> Maurice de Saxe mourut deux ans après : Louis XV lui fit élever, dans le temple de S'-Thomas, à Strasbourg, un magnifique monument, œuvre du sculpteur Pigalle. Maurice était doué d’une force prodigieuse ; il rompait avec ses doigts un écu de 6 livres. Un a de lui un ouvrage où il s’est peint souvent au naturel : Mes Rêveries, 1757, 5 vol. inM°. Crimoard a publié : Leltres et Mémoires choisis dans les papiers du mare thaï de Saie , 1794, 5 vol. V, .-amt-ltene i amandier, Maurice détaxé. Pans, 1864.

saxe-teschen (Albert de ) , fils d’Auguste III, électeur de Saxe et roi de Pologne, né à Dresde en 1738, m. en 1822, épousa, en 1706, Christine, fille de l’empereur François II , fut nommé gouverneur des Pays-Bas autrichiens , où il ne put prévenir l’insurrection de 1789 , fit en vain le siège de Lille en 1792 , et, après la conquête de la Belgique par les Français, se retira à Vienne , où il cultiva les arts Ce tut lui qui donna le dessin du château de Laeken , prés de Bruxelles.

Saxe- weimar (Bernard de). V. bernard.

saxe-cobourg i Frédéric, duc de j. V. cobourg.

SAX1US, nom latinisé de Sax et de Sassi.

SaXU GRA.MMATICUS ou LONG US, savant ecclésiastique et historien danois, né en Sélande, d’une famille distinguée, m. en 1204. Il était prévôt de Roskild et secrétaire d’Axel ou Absalon , archevêque de Lund. Ce prélat l’engagea à écrire avec Suénon Aggesen l’histoire du Danemark , et l’envoya peut-être à Paris. Saxo mit vingt ans à composer, dans un latin goûté par Erasme , cette Chronique , qui commence à la fondation de la monarchie danoise , l’an 1038 av. J.-C. , selon l’auteur, par l’illustre guerrier Dan , né en Sélande, et qui va jusqu’au temps de M aldemar ler. Dédaignant la chronologie et la vérité historique, il s’en tint aux traditions populaires des Danois, et en fit la base d’un ouvrage romanesque, où il n’y a presque pas de dates, et où fourmillent les contradictions et les anachronismes; mais Saxo nous a conservé une foule d’anciennes et précieuses poésies, et son récit d’ailleurs, dans les sept derniers livres, se trouve assez souvent d’accord avec les sagas irlandaises , probablement antérieures, et qu’il semble n’avoir pas connues. V. Historia Daniœ , d Saxnne grammaliro , recensait et commentariis i/lustravil O. P.-E. Muller, Matoise, 1839, 2 vol. in-8°. Shakspeare a emprunté à Saxo le sujet d'Hamlet. A. G.

SAXONIA, nom latin de la Saxe.

SAXONNE (Suisse), en allemand Sœchsisclie Schweiz. On nomme ainsi la partie orientale du cercle de Misnie dans le royaume de Saxe, arrosée par l’Elbe, et couverte de montagnes de grès. Ses charmantes vallées et ses sites pittoresques lui ont valu son nom. Ce district a une superf. d environ 70,000 hect. Monts principaux, le Grand- Winterberg, le Kœnigstein, le Lilienstein, le Bastion. E. S.

SAXUXS (Pays des), en allemand Sailisenland, division de la prov. autrichienne de Transylvanie, au S. et au N .-ri., entre le pays des Madgyars a l’U., et celui des Szeeklers a l’E. Elle a une superf. de 856,410 hect., nue pop. de 450,000 hab., et est divisée en 9 justices et 3 districts. Ch.-l., Hermannstudl ; v. princ. : Cronstadt, Bistritz. Répartis de 1850 à 18o0 entre les cercles de Bistritz, de Cronstadt, d llermaunstadt, et de Broos. Ces Saxons, ’appelés par le roi Geysa II, eu 1143, sont venus des pays de Liège, de Trêves, et de Luxembourg. Ils ont conservé jusqu a nos jours leurs mœurs, leurs coutumes et leur langue, et sont principalement agriculteurs. !.. S.

SA 1 ( Jean-Baptiste ) , célèbre économiste , né à Lyon en 1767 , dune famille de négociants, m. en 1832, fut d’abord destiné au commerce, et travailla pendant quelque temps daus une maison de banque. Son goût le porta vers les lettres et les sciences; puis, la lecture des ouvrages d’Adam Smith détermina sa vocation pour les études économiques. 11 quitta le commerce, fut attaché au Courrier de Provence, publié par Mirabeau, et devint ensuite secrétaire du ministre des finances t lavière. En 1794 , il publia, avec Andrieux, Chamfort, Ginguené, et Amaury-Duval ! la Décode philosophique , littéraire et politique. Nommé membre du 1 rilmnat en 1799, i) prépara son principal ouvrage, le Traite d économie politique, ou Simple exposition de lu manière dont se forment , se distribuent , et se consomment les richesses

Paris, 1803, 2 vol. in-8», livre remarquable par la méthode! ’

la clarté, et l’esprit d’observation. Eliminé bientôt du Tribunat à cause de ses idées libérales, il se tourna vers l’industrie, fonda une vaste filature de coton, y renonça en 1812, découragé par les obstacles que les prohibitions et les droits d’enWée apportaient au développement de l’industrie. En 1814, la chute de Napoléon 1er lui permit de publier une 2e édition de son livre, refondu et augmenté d’un Epitoms des principes fondamentaux de l’economie politique. Cet ouvrage a eu 6 éditions ; on l’a traduit dans toutes les langues de l’Europe. Say n’a pas établi un système nouveau; mais il voulut rendre la science économique simple et populaire, et y réussit en exposant ses principes d’une manière nette et précise. Il la sépara avec soin de la politique , et en fit une science d’application , en déterminant le véritable rôle des capitaux et du travail, réhabilitant les savants, et prouvant leur influence sur la prospérité industrielle, établissant les bases du crédit , etc. Il s’attacha surtout à combattre les vieux préjugés de la balance du commerce, et attaqua vivement les systèmes prohibitifs. Dans le même but de populariser la science économique , il publ a : Catéchisme d économie politique, ou Instruction familière, qui montre de quelle façon les richesses sont produites, distribuées et consommées daus la société , Paris, 1815, in- 1 2 ; 2e édition, 1834, in- 12. Chargé par l’Athénée de Paris de donner des leçons d’économie politique dans cet établissement, il se vit entouré d’un nombreux auditoire. 11 fut appelé, en 1821, à la chaire d’économie industrielle fondée au Conservatoire des Arts-et-Métiers, et, en 1830, à celle d’économie politique, au Collège de l’ rance. 11 publia ses leçons sous le titre de Cours complet d'économie politique pratique , Paris, 1828-30, 6 vol. in-8°, ouvrage plus étendu que le Traité , mais développant les mêmes doctrines. On a aussi sa Correspondance avec Mnlthus sur les sujets économiques, 1820, 1 vol. in-8“, rééditée sous le titre de Mélanqes et correspondance d'economie politique, 1833, in-8°, et divers opuscules recueillis dans ses OEucres diverses. Bu.

SAYAN, SAYANSK ou SAYANIENS ( Monts), chaîne de montagnes de la Russie d’Asie, entre l’Iénisséi à l’O. et laSélenga à l’E., sur les confins de la Sibérie et de la Chine.

SAYBROOK, v. des Etats-Unis (Connecticut | , à 60 kil. N.-E. de New-Haven ; 3,500 hab.

SAYN , vge des Etats prussiens (prov. du Rhin), près de la rive droite du Rhin; 1,200 hab. Forges royales; fabr. d’articles en fer fondu, machines, etc. Ruines d’un vieux château. Beau château bâti en 1817 , avec galerie de tableaux. La maison seigneuriale de Sayn s’est fondue, au xin« siècle, avec celle de Wittgenstein ( E. ce mot).

SAY PAN , en espagnol San-Juse, une des îles Mariannes, au N. de Tinian; 35 kil. de tour. Sol fertile. 11 y a un bon port, Catanhitola.

SCABILLUM , espèce de petite pédale, qui s’attachait sous le pied, et dont le chef des musiciens de théâtre, chez les ane. Grecs et les anc. Romains , se servait pour animer les danseurs, et surtout les pantomimes. C. D — y.

SCAB1NS | de l’allemand Schœffen), nom donnéen l' rance, depuis la tin du vuie siècle, sous Charlemagne, à quelques-uns des Rachimbourgs , spécialement désignés dans chaque circonscription judiciaire pour assister, concurremment avec les hommes libres , aux jugements, afin que les tribunaux ne fussent pas désertés. Ils remplacent les hommes libres, qui ne sont plus forcés qu’à assister à 3 plaids généraux. De simples jurés , on en a fait des juges permanents , élus par les comtes ou les missi , avec le concours du peuple. Ils doivent être présents au nombre de 7 au moins.

SCAJiR, ch.-l. de canton (Finistère!, arr. et à 25 kil. N.-O. de Quimperlé, sur une hauteur prés de l’Issole: 693 hab.

SC.KVOLA (C.-Mucius), jeune Romain qui, pendant le siège de Rome par l’orsenna , l’an 246 de la ville, 507 av. J.-C., pénétra dans le camp et jusque sous la tente de ce prince, avec le dessein de le poignarder. Il tua par erreur son secrétaire ; conduit en présence du roi , il posa sa main droite sur un brasier ardent, et la laissa brûler, pour la punir, dit-il, de s’ètre trompée, et il déclara que 300 autres Romains avaient juré d’imiter son dévouement. Porsenna, effrayé de tant de courage , se hâta de conclure la paix avec Rome. Le surnom de Scævola signifie gaucher.

scævola I Quintus-Mucius ), préteur en Sardaigne, l’an 536 de Rome , 217 av. J.- C. , fut célèbre comme jurisconsulte.

scævola (Publius-Mucius) , petit-fils du précédent, fut un habile jurisconsulte. Consul l’an 621 île Rome, 132 av. J.-C. , il montra une grande fermeté au milieu de la sédition où périt Tibérius Gracchus.

scævola (Quintus-Mucius), cousin du précédent, fut

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augure, et consul l’an 637 de Rome, 1 16 av. J.- C., triompha des Dalmates avec Cæcilius Métellus, et se signala dans la guerre contre les Marses. Seul de tous les sénateurs, il osa vésister à Sylla , lorsque celui-ci voulut déclarer ennemis publics les membres du parti de Marius. Bon orateur, excellent jurisconsulte , il fut le maître de Cicéron, qui en a fait un des interlocuteurs de ses ouvrages, de Amivitià, de Oratore , de llepublica.

SCævola l Quintus-Mucius) , fils de Publius , fut consul l’an 658 de Rome, 95 av. J.-C., grand-pontife, proconsul en Asie , où son équité et son désintéressement furent si remarquables, que, dans la suite, le sénat le proposait en exemple à tous les proconsuls. Il se distingua aussi comme orateur et jurisconsulte , et périt, en 86, par les ordres du jeune Marius. Pompée était son gendre. Le Digeste contient des extraits d’un de ses ouvrages intitulé : Définitions.

SCALA (Les Della) , maison gibeline de Vérone. Ses principaux membres furent : Mastino 1er, podestat perpétuel de la ville après Eccelino le Féroce, 1259, et implacable ennemi des Guelfes, qu’il expulsa tous de Vérone , et qui le firent assassiner, 1277; — Albert 1er, podestat de 1277 à 1301 , vengeur de son frère Mastino; — Barthélemy Ier, fils d'Albert, podestat de 1301 à 1304 ; — Alboin 1er, frère du précédent, podestat de 1304 à 1311; — Cane Ier le Grand, 3‘‘ fils d’Albert , né en 1291, podestat en 1311, m. en 1329, conquérant de Vicence, de Padouc, de Feltre, capitaine-général des Gibelins en Lombardie, lieutenant et conseiller des empereurs Henri VII et Louis de Bavière; il fut un habile guerrier, un protecteur des ails et des sciences, et donna dans sa cour un asile au Dante ; — Mastino II , neveu du précédent, né en 1298, podestat en 1329, m. en 1351 , adversaire du roi Jean de Bohême en Lombardie et battu par les Morentins et les Vénitiens, qui ne lui laissèrent que Vérone, Vicence, Parme et Lucques; — Cane 1] , fils et successeur du précédent, 1351-59, avide et cruel, assassiné par son frère Cane III , 1359-75 , qui imita ses vices , et avec lequel finit la descendance légitime delà maison Della fcala; — Antoine et Barthélemy II, fils naturels de Cane 111 , qui régnèrent ensemble de 1375 à 1381, et qui moururent, le 1er, tué par son frère; le 2®, dans les montagnes de Forli, 1388, empoisonné par ses adversaires.

scala, v. du royaume d'Italie (Province de Salerne), près de la mer Tyrrhénienne, à 5 kilomèt. O d’Amalti ;

l, 393 babi.ants. bon évêché a été réuni à celui de Ra-

vello.

scala kova, anc. Nenpolis, en turc Kousche-Adassi, v. de la Turquie d’Asie (eyalet d'Aidiu , sur un golfe de son nom, à 66 kil. S. de Smyrne ; 20,000 hab. Connu, de café, riz, lin, chanvre. C'est, après Smyrne, l’échelle la plus fréquentée de toute la côte d’Anatolie.

SCA AB S, v. d’ilispauie (.Lusitanie), colonie romaine; auj. Sautillent.

SCALDES, anciens poètes Scandinaves, qui chantaient les dieux, les rois et les héros, vivaient à la cour îles princes, et les suivaient dans les combats. Leurs poésies, quelquefois gravées en caractères t uniques, plus souvent conservées par la tradition orale, furent plus tard recueillies, et formèrent 1’/ dda et les Sagas.

SCA LD i S ou TA BUDA, nom latin de l'Esc a üt.

SCA1.EA, v. du royaume d’Italie (Prov. de Cosenza! sur le gol ede Pmicastro, a 51 kil. N.-U. de Paola; 3,016. hab. Bâ iesur 1 emplacement de l’ancienne TÙlao, qu’avaient fondée les Sybarites.

SCAI.h TT A, lu g de Sicile, près du cap de son nom sur le phare de Messine. Jadis titre de principauté; ] ,123 hab

SCALIGER I Jules-César), célèbre philologue, fils d'un peintre en miniature de Padoue, nommé Bordoni , qui prétendait descendre de la maison Della Scala, né en 1484,

m. en 1558, se livra avec autant de succès que d’ardeur à l'étude des lettres, des sciences, et surtout de la médecine. La Kuvère, évêque d’Agen, l’amena dans cette ville comme son médecin en 1525. Scaliger s’y maria en 1529, et y passa le reste de ses jours. Sa réputation fut immense dans un siècle où l’enthousiasme pour les anciens ne connaissait point de bornes. D’un naturel vaniteux, il s’emportait dans les discussions , et mêlait à ses arguments beaucoup d’injures. On ne le reconnaît aujourd'hui que pour un prosateur estimable et un assez bon grammairien. Il a traduit en latin V Histoire des animaux d’Aristote, 1619, in-fol., le hvre des Insomnies d’Hippocrate, 1538, in-8", et annoté le Traite des plantes de Théophraste, et celui qui porte le nom d’Aristote. Parmi ses ouvrages, on estime : l)e Causis hnquœ latimv libh Xlll , Lyon, 1540, in-4°, le premier traite de grammaire qui soit écrit dans un esprit philoso-

phique; et Poetires libri vu, 1561, in-fol., ouvrage où il traite de l’origine et du but de la poésie , et passe eu revue les poètes les plus célèbres , livre plein d’érudition et de mauvais goût. 11 a laissé aussi des Poésies latines, qui n’ont aucun mérite. Scaliger eut de vives querelles avec Erasme au sujet de la latinité de Cicéron. J. T.

scaliger (Joseph-Juste), dixième fils du précédent, né à Agen en 1540, m. en 1609, devint célèbre comme philologue, et surtout comme chronologiste. Après avoir voyagé en Europe , embrassé le protestantisme en 1562, et professé la philosophie à Genève , il habita le château de la Roche-Posay, près de Tours, et y composa la plupart de ses ouvrages. Appelé par les Hollandais, il alla, en 1593, occuper à Leyde la chaire de Juste-Lipse. Une lettre qu’il écrivit à Dousa, en 1594, pour faire remonter les Scaliger jusqu’à Alain , restaurateur de Vérone au temps de la fondation de Venise , augmenta le nombre de ses ennemis, et le mit surtout en querelle avec Scioppius. Convaincii de mensonge par vanité , il répondit par des injures, et mourut en recommandant à ses amis de le venger. Il avait moins de génie que son père, mais plus d’érudition , d’esprit, de goût, et de facilité au travail. Trop hardi dans ses conjectures et ses corrections des auteurs latins, il a cependant un grand mérite comme éditeur et comme commentateur de Varron, Verrius Flaccus, Festus, Catulle, Tibulle, Properce, Perse, Ausone, Nonnus, et César. Ses traductions de Martial, de P. Syrus , des Distiques de Caton, en vers grecs, celles de l’Ajax furieux de Sophocle, des Hymnes d’Orphée , et de la Cassandre de I.ycophron , en vers latins , sont peu estimables ; mais on le regarde comme le père de la chronologie pour les ouvrages suivants : 0]ius de emendatione lemporum , Paris, 15B3, in-fol., dont la meilleure édition est celle de Genève, 1629; Thésaurus lemporum, Leyde, 1609, in-fol., et Amsterdam, 1658, 2 vol in-fol. On a de lui encore des Lettres laitues, l.oyde, 1627, in-8°, des Poèmes lutins, ibid. , 1615, in-8°. Il y a des choses curieuses dans ses Opusrula varia. Ses conversations ont donné lieu au Scaligerana , dont la meilleuie édition est celle de 1740. V. J. Bernays , Joseph-Juslus Scaliger. Berlin. 1855, in-8°. y J. T.

SCAI.LOWAY, vge d’Ecosse (Shetlands), bon port sur la côte S.-U. de Pile de Mainland ; 405 hab. Anc. capil. des Shetlands Château-fort. Pêche de la morue.

SCA. M AND RE ou XANTHE, riv. de la Troade, devait son second nom à la couleur jaunâtre de scs eaux, ou, selon quelques écrivains, à la propriété qu’il avait de teindre d’une couleur rousse la laine des brebis qui buvaient ses eaux. 11 se réunissait au Simoïs, et se jetait dans PHellespont au N.-E. du cap Sigée, dans une anse appelée le Port des Aohéens. 11 prenait naissance dans les montagnes Idéennes, au pied des murailles de Pane. Ilion, par deux sources, l’une chaude, et l’autre froide. C’est auj. le ICirlce- Keuzler, qui naît au pied de la colline où est bâti le village turc de Bounar-Bnclii , dont le nom signifie Tète de la source. Seulement, ce ruisseau ne se jette plus dans PHcllespont, mais, après avoir coulé dans cette direction, se détourne vers PO., et se jette dans l’Archipel, en face de Pile de Tauschan-Ada il’anc. Culyndæ |. Après les pluies abon dantes, il se déverse dans le Mendérè-sou (anc. Simoïs i par le lit que ses eaux remplissaient primitivement et qui est encore visible. C. P

SCAMÜZZI (Vincenzo), célèbre architecte, né à Vicence en 1552, m. en 1616, se fixa à Venise en 1533. Ses constructions les plus remarquables sont : les palais Lornaro et Trissiuo, les Procuraties neuves, à Venise le palais Strozzi, à Florence; le palais Ravaschieri, à Gènes; le palais du gouvernement, à Bergame; la cathédrale de Salzhourg, son chef-d’œuvre. On a publié après sa mort un grand traité d’architecture, qu’il n’eut pas le temps de terminer: lilea delL' architeltura universale, Venise, 1615, et 1697,2 vol. in-fol., trad. en franç. sous le titre il'OEuvres d'architecture de Sramozzi, Leyde, 1713, in-fol., livre mal conçu, sans méthode, mais très-précieux pour Part de bâtir. D'Aviler en a fait un bon abrégé sous le titre de Traité des ordres. B.

SCANDER-BEG (Georges Castrtot, connu sous le nom de), héros albanais, 4® fils de Jean Castriot, un des petits souverains de l’Albanie et de PEpire, et de la princesse serbe Woisava, né en 1404 ou 1414, m. en 1467, fut livré comme otage avec ses frères à Anmrat II, en 1423, quand son père se reconnut tributaire du sultan. Distingué par Amurat, séparé de ses frères, il fut élevé dans l’islamisme avec Mahomet II , apprit comme celui-ci plusieurs langues, se fit remarquer dés sa jeunesse par sa force, son adresse, son courage, vainquit en combat singulier an Tartare et deux Persans gigantesques, et mérita le sur-

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